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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
Le jugement du Roi Salomon - Par Sébastiono del Piombo

Le jugement du Roi Salomon - Par Sébastiono del Piombo

            ÉLECTIONS, PEUPLE ÉLU

 

Cette réflexion, m’a été inspirée par la lecture du livre de Delphine Horvilleur : « Réflexions sur la question antisémite ».[1]

 

 

La notion d’élection, la qualité d’élu a en Franc-maçonnerie, a une autre signification que celle de peuple élu pour les hébreux quoique ? Delphine Horvilleur, non sans humour donne le titre suivant à un chapitre de son livre : « L’antisémitisme est une bataille électorale » et la citation introductive de ce chapitre est : « J’appartiens à ce peuple qu’on a souvent appelé élu…Élu ? Enfin, disons : en ballottage. » Tristan Bernard en 1942.

 

L’élection nourrit souvent la colère, les résultats des récentes élections en témoignent et pourtant dans des institutions justes, cela devrait être reconnu comme une force de la démocratie et de la politique propice à susciter l’harmonie, à maitriser les conflits et faire preuve de la maturité des citoyens, du respect et de la dignité de la personne humaine, en un mot les élections devraient démontrer la faculté des hommes à vivre ensemble.

L’élection pour les Juifs est un motif à l’antisémitisme. Cela a commencé quand Dieu a opéré un tissage, une « alliance » avec eux, une relation particulière qui semble à l’opposé de l’universel. À l’opposé pourtant du mimétisme de René Girard, et qui donc ne devrait pas apporter le conflit lié au même qu’il a théorisé, avec sa conséquence le bouc émissaire, et sa finalité de tous contre un.

Delphine Horvilleur en sa qualité de Rabin, précise : « Lorsque les Juifs disent dans leurs synagogues : « Nous sommes à part », simultanément ils lisent un texte qui dit : « D’accord, mais nous ne sommes pas les seuls ! »

Nous sommes donc dans une relation avec le principe plus complexe qu’il paraît. Le nous ne sommes pas les seuls, inclus une alliance du principe avec tous les hommes, l’amour de Dieu pour tous : la loi d’amour du christianisme, retour à l’universel. Ce qui trouble en fait, c’est que les Juifs ne pratiquent pas le prosélytisme.

Nous pouvons donc tous être des élus ? La Franc-maçonnerie accueille dans certains degrés dits d’élection, des Frères qui s’étant élevés spirituellement, ayant été fidèles et persévérants, reconnus pour tels, se sont glorifiés non pour eux-mêmes, pour leurs Frères et le principe, ont obtenus par leur travail et leur zèle la qualification d’élu. Ils ne sont donc pas élus de naissance, pas aristocrates de l’élection. Ce sont des Frères au mérite reconnu, ils ont la lourde charge de transmettre souvent par leur silence sur les colonnes la tradition par leur exemplarité. Respectant leurs serments de ne révélés les secrets qui leur ont été confiés, qu’a ceux qui les méritent par leur pensée et leur action, là encore rien d’inné, mais un travail initiatique. Les élus, se donnent rendez-vous au pied de la montagne pour en faire ensemble l’ascension. L’élection suppose élévation, dévoilement pour les Francs-maçons et révélation pour les religieux. L’élection est donc liberté, légalité et égalité pour tous ceux qui respectent les lois morales universelles et pratique l’éthique de leur mise en application. Les élus, ont choisit d’être des séparés, non pas par vanité ou orgueil mais pour servir leurs Frères, se sont donc des soldats au service de l’universel. Tous les élus méritent le respect de tous les électeurs, ils ont l’immense tâche de les respecter. Il y a des analogies entre les Juifs, les Chrétiens et les Francs-maçons, s’est factuel. Je termine par une note d’humour qui est duplicable entre Juifs et Francs-maçons.

« Deux Francs-maçons, assis côte à côte sur un banc, lisent la presse. Soudain, l’un d’entre eux se rend compte que son voisin est en train de feuilleter un journal antimaçonnique. « Mais comment peux-tu lire ce torchon ? lui demande-t-il.

En fait, ça me rassure, répond l’autre. Dans ce journal, ils affirment que nous, les Francs-maçons, nous avons le pouvoir, l’argent et nous contrôlons le monde. Si seulement…

 Jean-Paul Sartre aurait pu dire la même chose à propos des hommes qui ont peur des Francs-maçons.

« L’antisémite (l’anti Franc-maçon) est un homme qui a peur. Non des Juifs certes : de lui-même, de sa conscience, de sa liberté, de ses instincts, de ses responsabilités, de la solitude, du changement, de la société et du monde ; de tout sauf des Juifs (…) c’est l’homme qui veut être roc impitoyable, torrent furieux, foudre dévastatrice : tout sauf un homme ».

                          

                                             Jean-François Guerry.

 

[1] Delphine Horvilleur- Réflexions sur la question antisémite. Éditions le livre de poche.

ÉLECTIONS PEUPLE ÉLU
ÉLECTIONS PEUPLE ÉLU

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

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Publié le par Jean-François Guerry
SE GOUVERNER

SE GOUVERNER

 

La nature n’est pas bruits et fureurs en permanence, son spectacle est souvent apaisant, grandiose, exemplaire. Nous sommes muets devant ‘les merveilles de la nature’, sa simplicité et sa complexité et pourtant son harmonie. Elle est un exemple ordre. Certains degrés sont qualifiés d’Ordres de Sagesse.

Le spectacle qui nous est donné par certains est souvent médiocre au regard de celui de la nature, que ces mêmes hommes prétendent vouloir défendre. Les acteurs de ce spectacle sont incapables de se gouverner eux-mêmes, comment pourraient-ils prétendre gouverner le monde ?

L’éthique : c’est-à-dire la vie bonne semble avoir déserté notre société. Paul Ricœur disait pour qu’une vie soit bonne et une société juste, il faut une éthique de la personnalité. Cette éthique de la personnalité suppose une formation de celle-ci, par des exercices spirituels qui soient à la fois pensée et action. Il ajoutait qu’il fallait aussi des institutions justes, non pas gouvernées par un seul homme, mais par un Cercle d’Hommes, qu’il appelait : « Cercle de Conseil », pour faire face aux événements complexes qui se présentent à nous. Si l’on cherche un équivalent maçonnique, de ces Cercles de Conseil on trouve : « Les Conseils de Maîtres ». Dans ces cercles, on trouve des hommes de bonne volonté qui ont à cœur de se former eux-mêmes, pour pouvoir gouverner et leur première qualité est l’humilité.

         Le spectacle que nous donne le monde aujourd’hui est celui d’une émission de télévision réalité, irréelle formée par une succession de communications qui saturent les écrans, pour mettre en valeur des acteurs de série B, des pitres et des mauvais clowns aux torses bombés, aux visages botoxés et aux cerveaux malades de la célébrité. Le monde se donne en spectacle sur un plateau de télévision, c’est une série télévisée ou chaque épisode doit surprendre le spectateur béat et captif devant ses acteurs, le monde devient une fiction planétaire. Peu importe les messages pourvu que les acteurs soient bons. Les gouvernants se mettent en scène, suivent les influenceurs, qui doivent nous empêcher de penser par nous-mêmes, ils nous plongent dans nos ténèbres, flattent nos egos pour remplir leurs comptes en banque. La manipulation des consciences devient planétaire. La partie sera gagnée par la plus grande plateforme, le plus grand réseau ! Cette invasion, cette guerre cognitive nourrit le complotisme qui gagne paraît-il 50% des consciences, à force d’être saturé de communications on ne croit plus rien, c’est-à-dire que l’on croit à tout à la totalité de chaque récit, sans analyse ni synthèse. C’est le « Monstre doux » évoqué par l’italien Raffaele Simone. On mélange tout, dans un spectacle permanent : réalité, jeu télévisuel, messages politiques. Sondages et audimat dictent la gouvernance aux plus hauts sommets de la société.

« En substituant le divertissement à la délibération, l’émotion à la raison, nos sociétés se sont rendues disponibles à toutes les dramaturgies de la peur et de la domination ».[1]

Le principal but des acteurs de ce monde télévisuel, est de passer le tour suivant du grand jeu, d’échapper au gong et au buzzer en répondant le plus vite possible aux questions les plus complexes, sans hésiter à se contredire du jour au lendemain, l’essentiel est de passer un tour, d’éliminer le plus de concurrents possibles, vive les stratèges de ce jeu ! Et nous, on lève ou on abaisse le pouce en imitant César dans l’Arène, rien de neuf avec les réseaux sociaux, sinon que la gestuelle s’accélère, tik tok l’horloge avance. Fascinés, hypnotisés, hagards, on ne se gouverne plus, on ne pense plus, toutes lumières artificielles ont éteint les lumières de l’esprit, nous sommes retournés dans notre minorité dénoncée par Kant. Les obscurantismes télévisuels et médiatiques ont remplacé les obscurantismes religieux et politiques, c’est la course au bel et grand ego, celui qui passe le mieux à l’écran. L’ivresse des écrans, à remplacer les nourritures de l’esprit et le vin de la Connaissance.

Nous ne mesurons pas assez, nous Sœurs et Frères, la chance que nous avons de nous retrouver à couvert, dans nos loges, en silence d’écouter, de respecter les paroles de ceux que nous reconnaissons pour tels. Chacun respecte l’autre qui retrouve sa dignité de personne singulière, d’être humain. Chaque mot, chaque parole, chaque geste, chaque vêture, est un apprentissage à se gouverner soi-même, afin de pouvoir avec humilité peut-être un jour pouvoir prétendre à gouverner les autres, sans bruit, sans fureur. Ayant appris les vertus grandes et petites qui font l’homme. Loin des castings télévisuels, des maquillages des idées, des cavernes technologiques, il faut retrouver le temps long de la réflexion et de l’étude, loin des plateaux de nourritures préparées par les metteurs en scène de la célébrité. Parlons-nous, dans des Cercles de Conseil, dans nos Conseils de Maître. C’est apprendre à se gouverner, pour gouverner les autres.

 

                                            Jean-François Guerry.  

 

[1] Queen Mary University of London, People who watch entertainment TV are more likely to vote for populist politiciansScienceDaily, 27 mars 2017.

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Publié le par YANN
Du monde qui craque naît l'espérance

Du monde qui craque naît l'espérance

Une nouvelle espérance ?

 
En avril 2007, Jean Erceau m’avait demandé d’être l’économiste de service pour le numéro 147 de Points de vue initiatiques consacré à l’Ethique, à paraître au printemps 2008. Ethique et économie ! Quelle étrangeté, quel paradoxe ! "L'économie c'est la science du sordide, non de la pureté " disait non sans quelque raison Alfred Sauvy (extrait de La Vie en plus). Par fidélité envers Jean, je me suis donc risqué à quelques considérations aléatoires sur ce sujet ; il serait inutile et narcissique d’en faire ici le copié-collé mais je ne résiste pas au plaisir un peu sadique de reprendre quelques lignes, rédigées à l'époque entre Lhassa et Canton, qui me paraissent d'une brûlante actualité.
 
"On aimerait certes que la conscience des hommes maitrise la débauche de leurs oeuvres, et qu’on ne se prenne pas pour Prométhée dès lors qu’on entasse des cubes ou qu’on imprime des assignats. Ce n’est pourtant là que chimère : rien n’autorise à croire que l’homme soit capable d’assortir sa création matérielle d’une réflexion morale également ascendante. Comment donc des êtres réduits à une stricte condition parcellaire, et qu’éberlue l’orgie audio-visuelle, nourriraient-ils sagesse et raison ? Comment donc même ne sombreraient-ils pas dans ce qui en est exactement l’inverse ?
……………………………………………………………………………………………………………...............................................................
Il faut être réaliste et savoir observer notre Terre d'un œil clinique. À une société sans principe, sans âme et sans mœurs, où l’entassement de la quincaillerie, des barbarismes et de la fausse monnaie fait la religion de tous, … le 21ème siècle ne s’annonce pas d’une allégresse débridée. Nos enfants, certes, poseront leurs charters sur la caillasse d’une lune imperturbable. Mais ce n’est pas eux qui cueilleront, dans les jardins de Chiraz, les roses de Saadi."
 
Presque vingt ans plus tard le vaisseau spatial terre court à la catastrophe. 
 

Je ne peux me résigner à croire, comme John Kenneth Galbraith, que "l’optimisme trop affiché confine à l’imbécilité probable". Au printemps 2026, j’ai la conviction que plus une crise s’aggrave, plus elle renforce, paradoxalement, la conscience de la gravité du problème. D’où la formule de Hölderlin "là où croit le péril croit aussi ce qui sauve". Les sociétés recèlent l’équivalent des "cellules souches", à l’image de celles qui, dans un être humain, sont capables de régénérer l’organisme. Quand une chenille entre dans sa chrysalide, elle suit un processus d’autodestruction autant que d’autocréation. Je pense que nous sommes rentrés dans un processus de métamorphose historique, sans qu’il soit possible d’en prévoir les formes ni l’accomplissement. Les forces multiples qui vont dans ce sens sont encore dispersées. Peut-être un jour se rejoindront-elles. Un jour, s’il n’est pas trop tard, s’affirmera la conscience qu’il faut changer de voie. Postulons une possibilité d’espérance qui ne soit ni illusoire ni trompeuse car "le temps du monde fini commence" (Paul Valéry)

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

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Publié le par Jean-François Guerry
TRAVAILLER À RESTER VIVANT
Photo de filipmicunda_ sur Unsplash

TRAVAILLER À RESTER VIVANT

 

C’est une règle universelle qui touche les animaux sauvages, pour eux il en va de leur survie physique. Ils travaillent chaque à la recherche de leur nourriture non pour survivre mais pour vivre physiquement se renforcer et échapper à leurs prédateurs, et à tous les dangers naturels qui les entourent. Pour nous les femmes et les hommes, qui sommes des « animaux politiques », mais par surplus aux animaux des êtres spirituels. Il ne s’agit pas uniquement de la survie du corps, dans nos sociétés « civilisées » l’homo economicus a fait le nécessaire pour nourrir les corps, même s’il a oublié quelques brebis en chemin, l’homme n’est pas parfait : il a toujours à se perfectionner. Mais ce perfectionnement est avant tout celui de l’esprit, celui de la vie de l’esprit. Cette vie de l’esprit demande sans cesse des nourritures, car l’esprit ne s’impose pas de limites dans sa conquête de la liberté. Pour que l’esprit reste vivant, cela nous impose vigilance, persévérance, tempérance, bienveillance, vis-à-vis des autres. Mais bienveillance, dans le sens de bonne veille. Une veille par rapport aux adversités de l’esprit, mais aussi par rapport à notre tendance à la facilité, à l’apathie notre incapacité à être ému, à réagir par mollesse, indifférence. Indignez-vous ! Stéphane lançait ce cri en 2010, comme une semence, un ferment de l’esprit. Rentrons en résistance spirituelle ! Le Franc-maçon, ne dissocie pas la pensée de l’action, les adversaires de l’esprit d’ouverture, de l’ouverture du Compas veulent nous enfermer dans la rigidité de la règle, ils ferment devant nos yeux le Volume de la Loi Sacrée pour que nous ne puissions pas voir la lumière de l’espérance. La facilité de la consommation, nous consume à l’intérieur, elle nous éloigne de la lumière de l’esprit. On ne mange, on ne mâche plus, on ne remâche plus, on avale et tout devient sans saveurs. Nous perdons conscience de notre humanité, et pourtant nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde ![1] Il est donc de notre responsabilité de travailler à rester vivant, non seulement pour nous-mêmes, mais surtout pour les hommes nos Frères. Ainsi nous nous sentirons plus vivants : « aussi radieux que jamais », faire don de notre lumière même si nous ne sommes des frêles porteurs de flambeau, c’est contribuer au règne de la Lumière, à ce que le monde reste vivant.

 

                                                     Jean-François Guerry.

 

[1] Matthieu V-13- Le Sel de la terre et la lumière du monde. « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sûr sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre père qui est dans les cieux.

POUR RESTER VIVANT - SUIVRE LES CHEMINS INITIATIQUES- 
TRAVAILLER À RESTER VIVANT
Avec Thierry Didier auteur, philosophe, ouvreur de chemins spirituels, initiatiques, une réflexion originale.
"Ce que l'auteur tente de faire ici, au travers de quelques grands thèmes universels, généraux pour certains, plus confidentiels pour d'autres, interfaces entre un narratif et l'homme initié, son imaginaire, mais aussi sa capacité à toujours s'améliorer, toujours se dépasser et finalement trouver sa place dans ce concert général qu'est l'univers". (extrait 4ème de couverture du livre de Thierry Didier).
Livre disponible Éditions LOL et toutes les librairies. 373 Pages Prix 17,50 €.
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Publié le par Jean Dumonteil

 

Savez-vous que les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit ? Rien de mystique dans cette affirmation mais une réalité physique : il n’y a dans notre monde que des longueurs d’onde. Il n’y a pas de rouge dans la rose. Il n’y a pas de bleu dans le ciel. Il n’y a, dans le monde, que des ondes silencieuses, des vibrations sans éclat. La couleur naît lorsque l’œil s’ouvre.

Ce que nous appelons « rouge » est une rencontre. Ce que nous appelons « lumière » est une relation. Le monde ne se contente pas d’exister : il advient. Les couleurs n’existent pas en dehors de l’œil qui les voit. Non parce que tout serait illusion, mais parce que la couleur naît d’une relation. Le rouge n’est pas « dans » la rose ; il est dans la rencontre entre la lumière, la matière et l’œil vivant.

En écho à ce constat, me revient l’affirmation du célèbre Maître Eckhart : « L’œil par lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit. » Cette phrase ne parle pas d’un face-à-face ; elle parle d’un point unique, d’une source commune, d’un lieu sans distance, d’une rencontre. 

De même que quand l’œil se ferme, les couleurs disparaissent, il fait toujours nuit pour celui qui garde les yeux clos. La lumière est pourtant là, dans la simplicité de l’œil, dans la rencontre. Elle n’est pas ailleurs. Peut-être avons-nous seulement oublié d’ouvrir l’œil à cette relation si simple, si lumineuse, à la fois si humaine et déjà divine.

Hélas ! Ce que nos yeux voient aujourd'hui c'est la couleur noire de la guerre, et non la Lumière de l'Orient, c'est la terreur noire des femmes emmurées avec leurs enfants et les imprécations de leurs geôliers. À quand la lumière de l'espérance ? 

Jean-François Guerry

SIMPLICITÉ DE L'OEIL - BLOG SENTIMENT OCÉANIQUE -JEAN DUMONTEIL

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Publié le par Jean-François Guerry
LE COMPAS DE L’OUVERTURE

LE COMPAS DE L’OUVERTURE

 

Jürgen Habermas n’est plus il avait 96 ans, il a quitté le monde, la terre, mais son esprit reste présent. Récemment, il déclarait : « J’ai 90 ans et tous mes rêves politiques sont en lambeaux », amertume d’un rêveur âgé et solitaire ? Où constat d’un monde qui se dégrade en même temps que la démocratie. Ce qui fait le plus écho dans notre société mondialisée se sont les réseaux sociaux, qui fragmentent, compilent les mêmes pensées. Les opinions varient en fonction des vidéos des influenceurs décérébrés de Dubaï et d’ailleurs qui remplissent les auges des troupeaux de moutons, avec leurs stocks reçus d’un ou deux fournisseurs de pensées toutes faites, qu’ils transforment en dollars sur leurs comptes bancaires en échappant à toute contribution fiscale redistributive. Devons être soumis à la béatitude matérielle ou devons nous entrer en résistance et indignation en ouvrant en toute circonstances le Compas de l’Esprit ? Avons-nous encore, dans un monde de la globalisation des idées, l’utopie de la liberté de penser, et surtout la force de penser parfois contre nous-mêmes et de reconnaître nos erreurs ? J’ai la faiblesse de croire, que la quête de la vérité, même si le résultat est incertain, vaut mieux que les certitudes imposées sans dialogue fraternel. Et, que nous avons-nous Francs-maçons, la chance et le « Bonheur » de pouvoir toujours appuyer nos pensées et nos actions non sur des certitudes, mais sur les Trois Grandes Lumières. Nous avons le devoir de tenir toujours ouvert le Compas avec la pointe sur notre cœur.

 

                                            Jean-François Guerry.   

LE COMPAS DE L’OUVERTURE

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Publié le par Jean-François Guerry
Méditation

Méditation

ÉLÉVATION DES ÉTATS DE CONSCIENCE

 

L’initiation est mouvement de l’être, changement regard, conversion du regard. La méthode initiatique du Rite Écossais Ancien Accepté, n’est pas un empilement de degrés initiatiques, comme si un degré chassait l’autre, lui était supérieur. Il y a un continuum, un emboitement qui reste un et cohérent. On parle d’élévation d’états de conscience imagé par la figure d’une spirale dont le départ est posé sur terre et s’élève vers la voûte étoilée au centre de cette spirale on discerne un axe semblable à un fil à plomb, qui indique à la fois la direction, la continuité et la possibilité permanente de monter et descendre sur cet axe. Chaque redescente sert à confirmer le degré supérieur. Le passé aide à vivre le présent et permet d’envisager l’avenir. La recherche d’une invisible réalité transcendante à une autre n’est pas une réalité séparée et plafonnant au-dessus d’elle, mais une réalité supérieure en qualité d’être, et que l’autre ne peut atteindre d’un mouvement continu, sans un saut. Cela semble être en opposition avec le continuum initiatique. C’est partiellement vrai, sauf que pour effectuer le passage d’un degré à autre degré, d’un état de conscience à un autre état de conscience il faut un choc initiatique et ce choc se trouve dans la cérémonie liée à chaque degré. Il faut à chaque fois renoncer à s’enfermer satisfait dans un espace clos sécurisant, il faut se remettre en question et avancer, se perfectionner. Le chemin est le chemin, mais il est différent pour chacun. Pour certains il est une succession d’étapes plus ou moins longues, pour d’autres ces étapes ne sont que des escales, ces derniers voient la destination finale plus nettement. Cependant la conscience, la croyance en un absolu, ne donne pas aucun droit à la simplification, l’attente, la patience, la persévérance, fortifie la construction de la personnalité éthique et l’accès à la vie bonne. Les degrés d’élévation spirituelle, sont rarement jaillissement de l’être, révélation d’une nuit de feu, ils sont mouvements vers l’être. Souvent, nous posons les contours de notre personnalité, par la voie apophatique, par la négation de ce que nous ne sommes pas, avant d’être ce que nous sommes réellement. On ressent comme une présence en soi, qui nous parle et qui n’est pas encore nous-mêmes. Est-ce la voix qui nous dis : deviens ce que tu es, deviens ce que tu dois être ? Alors se met en place un processus de réalisation par notre volonté, c’est notre vocation profonde, qui oblige l’incarnation être ce que je suis et in fine se dévoile notre être spirituel.

Emmanuel Mounier philosophe de la personnification, voyait trois exercices propices à la formation de la personne : d’abord la méditation, nous dirions la pensée à la recherche de notre vocation qui est suivie par l’engagement c’est tout simplement la libre volonté. Puis la reconnaissance de l’incarnation de cette volonté et de cette pensée en nous. Enfin, le dépouillement qui est initiation au don de soi et à la vie en autrui. Ce qui fait dire aux personnalistes : « L’affirmation centrale du personnalisme est l’existence de personnes libres et créatrices ». On reconnaît l’homme libre à son détachement progressif des choses matérielles au profit des choses spirituelles, il est de plus en plus conscient de son état d’être spirituel.

 

                                    Jean-François Guerry.

ÉLÉVATION DES ÉTATS DE CONSCIENCE

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DELA MATIÈRE À L'ESPRIT

DE LA MATIÈRE À L’ESPRIT

 

 

A

ndré Malraux, avec Jack Lang, sont les deux derniers ministres qui restent présents dans notre mémoire. Le dernier cité, parce qu’il est l’initiateur de la fête de la musique, un des arts majeurs, créateur du lien entre les hommes. Un art qui harmonise nos relations, enchante, introduit dans la joie dans nos cœurs. D’André Malraux au timbre de voix inoubliable, nous avons retenu qu’il fut un écrivain, un aventurier, un résistant, et un homme politique. Et l’on peut dire sans honte, cela avait de « la Gueule », d’avoir un ministre engagé contre le fascisme, notamment auprès des républicains espagnols. Cela avait de « la Gueule », d’avoir un ministre ayant participé à la Résistance de la France et à sa libération en 1944. André Malraux, était un ministre et non pas un oiseau de passage. Il demeura dans son ministère, représenta la culture française de 1959 à 1969, deux quinquennats ! Un ministre qui imposait le silence du recueillement, lors de ses célèbres oraisons funèbres. On retiendra, celle adressée à Jean Moulin lors de sa panthéonisation en 1964. Jean Moulin qu’il rejoindra en 1976. Issu de famille modeste, son père employé de commerce et sa mère fille d’épicier, il n’était pas destiné à marquer l’Histoire. Donnant tort, à cette prédestination sociale, il fut un exemple de la méritocratie républicaine.

 

 

       Mais mon propos n’est pas de faire le panégyrique d’un des seuls ministres de la culture dont le nom nous reste en mémoire. La République reconnaissante, a permis que son patronyme, orne les frontons de nombreuses écoles et lycées. Le nom de celui qui a écrit l’Espoir et La Condition humaine, mots prémonitoires d’un projet humaniste. De celui qui, fut aussi le créateur des Maisons de la Culture. Mon propos à cet instant est plutôt de rendre humblement hommage à celui qui, s’est vu attribuer, des propos qu’il n’a pas dit, et qui malheureusement, sont trop souvent réemployés. En effet Malraux n’a pas affirmé : Le XXIème siècle sera religieux. Il l’a d’ailleurs démenti lui-même avec vigueur : Je n’ai pas dit cela ! Ce que je dis est plus incertain : je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire.

 

Cela lui a valu, d’être considéré comme un mythomane. L’avènement spirituel se concrétise à la fois par la pensée et la pratique. Binarité, que Malraux a mis en œuvre dans sa vie. La déclaration de Malraux a été déformée par une confusion entre le religieux, et le spirituel. Plus encore, Malraux compléta, pour répondre à ceux qui le qualifiaient de mythomane : Je fabule mais le monde commence à ressembler à mes fables. Par ses mots, on peut se questionner : est-ce que ce fut son souhait, la réalisation d’une utopie humaine ?

L’homme peut-il par sa recherche de la sagesse, la conscience de sa force, son désir de beauté et d’harmonie franchir la porte étroite de la spiritualité ?

         Cette porte qui ouverte peut, le transformer, le métamorphoser d’individu en personne. Réalisant ainsi, l’intuition de Malraux : la possibilité d’un événement et d’un avènement spirituel en lui.

 

Toujours avec l’intransigeante humilité, interrogeons-nous sur l’éventualité de concevoir cet événement, cet avènement personnel, et de transformer cet événement, avènement planétaire.

 

Cette démarche, ces premiers pas de l’homme dans le monde de la spiritualité, s’apparente à un voyage inconnu pour l’homme. L’homme est issu de la matière l’homo humus, l’homme trop lié, trop attaché à la matière. Quand il s’est dressé sur le compas de ses deux jambes, l’homme a commencé son aventure spirituelle, en commençant sa marche vers la Lumière et suivant en suivant l’étoile flamboyante.

    La première question se pose immédiatement pourquoi entreprendre une démarche spirituelle ? Cette interrogation, c’est sans doute posé à lui, quand il a regardé le ciel ou quand il a pris conscience de sa finitude charnelle, et l’urgence de donner un sens à son bref passae sur terre. Alors, sans doute a-t-il voulu, prolonger son aventure, l’Esprit d’Aventureétait peut-être né ?

     Puis viendrons les questions, comment et pourquoi réaliser ce projet utopique ?

 

L

e pour quoi, le premier pas. C’est d’abord l’intuition, la conscience d’un manque. Le constat de ceux qui, sont arrivé au dénouement leurs devoirs d’homme. Par dénouement on entend, l’accomplissement de leurs devoirs, par la pratique des préceptes, somme toute assez simple du stoïcien Marc Aurèle : Mange comme un homme, bois comme un homme, habille-toi, marie-toi, aie des enfants, exerce tes droits et tes devoirs.[1] L’issue de ces devoirs, c’est d’arriver à destination, au midi de sa vie, au mi-temps. Cet instant où naît un souffle nouveau qui vient les envahir, et les interpelle : et alors maintenant qu’allez-vous faire ? Et comment ?

 

Ils font le constat d’un manque, d’un désir d’autre chose. Antoine de Saint-Exupéry dans une ultime lettre en 1944 écrivait : Ah ! Général, il n’y a qu’un problème, un seul de par le monde. Rendre aux hommes une signification spirituelle, des inquiétudes spirituelles. Faire pleuvoir sur eux quelque chose qui ressemble à un chant grégorien. Il poursuivait ainsi sa lettre : On ne peut plus vivre de frigidaires, de politique, de bilans et mots croisés, voyez-vous ! On ne peut plus.

C’est ce constat que tout homme sincère, voulant donner un sens et du sens à sa vie, fait un des premiers jours d’automne, avant que l’hiver de sa vie ne l’emporte. Cet homme aspire à vivre comme un paradoxe un printemps spirituel. Cet homme aspire à pousser la porte de son jardin intérieur, pour parcourir les chemins bordés de roses rouges où la rosée céleste glisse ses larmes de joie sur les pétales de velours.

Dans cet élan vers la spiritualité, Saint-Exupéry exprimait son désir d’un au-delà de la matière, son désir de vie, de poésie. Comme Malraux, il ne voulait pas que les hommes n’entendent plus que la voix des robots, ne comprennent plus que les robots, que milliards d’hommes soient façonnés et se façonnent eux-mêmes en robots identiques. Il ne voulait pas que les hommes ne deviennent que des créatures artificielles, des golem informes inachevés, formatés par des algorithmes, dénués d’émotions et d’amour. Il est indispensable de mettre de l’esprit dans la matière, de convertir son regard à la spiritualité, afin de ne pas devenir des créatures écervelées à la merci de tous les inventeurs d’engins techniques si performants soient-ils et trop souvent mis dans les mains des « ingénieurs du chaos. » [2]

C’est pourquoi, il faut que l’homme soit capable de créer quelque chose de plus permanent que lui-même, quelque chose qui le dépasse. C’est pourquoi, il faut combattre pour la pluralité des esprits, contre l’uniformisation des applications numériques par exemple. Il y a une forme de cynisme dans l’utilitarisme, dans la recherche de la création de cerveaux unifiés. Cet utilitarisme mondialisé, qui se présente à nos yeux comme une forme d’universalisme, est en réalité un totalitarisme déguisé. Ainsi les réseaux sociaux enferment les hommes dans l’écran de leurs ordinateurs, dans l’anonymat où ils collectionnent des amis virtuels, inconnus, sans âme, sans corps, sans avenir, jetables d’un seul clic.

C’est une entreprise d’anéantissement de l’esprit à laquelle nous assistons au profit du règne de la matière et au seul profit de quelques-uns. C’est la mort du cœur et de l’âme.  

C’est pourquoi, il faut persévérer à penser par soi-même et ne pas se soumettre à une quelconque intelligence artificielle. Intelligence artificielle, qui n’est en réalité qu’un procédé de copier-coller potentialisé par des capacités techniques.

Vous pouvez d’ailleurs faire le test à la même question vous aurez la même réponse et plus la question posée sera complexe, plus réponse sera complexe et moins vous serez en capacité de comprendre la réponse. In fine, vous ne serez que des récepteurs passifs, des perroquets en cage que l’on dresse et dont on engraisse l’esprit avec des certitudes.

 

Il faut donc toujours être en cohérence avec son esprit. Ainsi, Socrate disait : Mieux vaudrait, me servir d’une lyre dissonante et mal accordée, diriger un cœur mal réglé ou me trouver en désaccord ou en opposition avec tout le monde, que de l’être avec moi-même tout seul et de me contredire. En conservant notre responsabilité intellectuelle, nous garantissons le socle de notre responsabilité morale et de notre conscience. C’est bien la pluralité des esprits qui fait progresser le monde et non leur mise en coupe réglée par des algorithmes. C’est donc la primauté de la pluralité des esprits, de l’esprit qui peut sauver le monde de la soumission informatique ou numérique. Il nous faut préserver la fameuse « liberté d’esprit » qui peut se lire à plusieurs niveaux.

L’homme est avant tout un être spirituel, c’est ce qui le différencie de l’animal et de la machine. Il n’est pas et ne doit pas devenir un objet, c’est sa dignité de rester un sujet. Un sujet composé du triptyque Corps, Âme, Esprit. Puisqu’il faut un corps porteur de l’Âme et de l’esprit. Mais ne travailler qu’au « bien-être » de son corps, c’est le faire grandir au détriment de son esprit. Il faut lutter contre cette dualité pour parvenir à l’harmonie. Il n’est pas possible de n’être qu’un athlète dans une salle de sport, ou un rat dans une bibliothèque. Ni l’un, ni l’autre, ne garantissent soit la certitude de devenir un Apollon ou un savant, ce serait vanité. D’ailleurs les grecs l’avait déjà compris le lycée d’Aristote et l’Académie de Platon se trouvaient à proximité d’un gymnase. En effet les gymnases de l’antiquité se sont progressivement transformés en centres spirituels. D’où l’expression connue : mens sana in copore sano. [3](Rien de tel qu’un corps sain dans un esprit sain.). L’homme a donc un impérieux besoin de vivre par l’esprit et pas seulement par le corps.

Pour se réaliser pleinement, complètement, ce besoin de spiritualité et ce besoin de sacré, consubstantiels à l’homme doivent pouvoir se réaliser.

Reste à savoir, comment réaliser cette double vie matérielle et spirituelle, par quels moyens, méthodes, dans quel cadre, seul ou en groupe en communauté ?

 

L

e comment, contient en lui le début du commencement. C’est le moment où, l’esprit se met en marche, guidé par l’intuition. Il va frapper à la porte basse, celle des mystères, où il est écrit : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira…[4] C’est donc en profane ni nu, ni vêtu, mal chaussé pied nu, marchant comme un boiteux, courbé sous le poids de mes vanités, de mes suffisances, de mes certitudes. Puis, un souffle, une voix éclairée, déchirant le voile de mes ténèbres : pour laisser entrevoir la Lumière. Non pas cette lumière artificielle qui brille d’un éclat trompeur. Mais la Lumière éternelle qui brille à l’Orient, dont la flamme régénère tous ceux qui l’approchent pour en faire des enfants de la Lumière et de la Vérité.

À tous ceux qui ont le privilège, de regarder cette Lumière, il est dit : fais aux autres tout le bien que tu voudrais qu’ils te fassent [5]. Alors la Nuit obscure se transforme peu à peu en un jour de joie, l’extériorité et l’intériorité avancent ensemble dans les voies qui nous sont tracées. Une nuit de feu, suit la Nuit obscure, la vie réelle commence dans le silence de la méditation. C’est le moment et le lieu où commence la pratique des « exercices spirituels »[6] qui sont de formation et d’application, maïeutique et propédeutique. Comme la méditation, le dialogue, la contemplation… Exercices qui vont convertir notre regard sur notre vie, la vie des hommes et le monde. Autant de pratiques pour se transformer et vivre en accord avec ses idées. La partie raisonnable de notre âme s’éveille, dit Platon. Nous remettons de l’ordre dans nos désirs et nos passions pour atteindre l’ataraxie, c’est ce qui nous permet de dire quand la paix règne en nous, que la paix règne sur le monde. Notre marche continue, comme Épicure dans son Jardin, nous nous dépouillons des biens inutiles, de ces métaux qui ne sont pas d’Or pur spirituel, nous abandonnons nos préjugés pour ouvrir le compas de notre esprit et de notre cœur. Nous sommes, pour un temps au moins dans la cohérence entre notre pensée et notre action. Capables, comme l’écrit Georges Friedmann de : Prendre son vol chaque jour au moins un moment qui peut être bref, pourvu qu’il soit intense. Chaque jour un exercice spirituel seul ou en compagnie d’un homme qui veut lui aussi s’améliorer, aimer tous les hommes libres, s’éterniser, s’améliorer en se dépassant. [7] Georges Friedmann avec sa vision de sociologue et philosophe, suggère que le « comment » de la pratique des « exercices spirituels » peut se réaliser seul ou à plusieurs dans une communauté de travail. Seul, ce peut-être la tendance à l’isolement comme un retrait dans le désert hors du monde en anachorète, une forme d’égoïsme, un face à face avec Dieu, avec le principe. Un enrichissement personnel excluant ou presque, toute transmission sauf si, ce n’est la transmission, de la vertu d’humilité par l’exemplarité de sa simplicité avec l’écueil que ce mysticisme se transforme en une sorte de vanité, la beauté et la pureté de l’ascète. Je me défie toujours de la pureté on ne sait quelles sont ses limites, nous en connaissons que trop les excès. Il faut donc partager sa quête. La perfection doit rester une voie, elle est par nature inaccessible à l’homme dans sa finalité, elle sera toujours la quête, comme celle de l’inaccessible étoile de Don Quichotte. Je préfère pour ces « exercices spirituels » à la fois un travail personnel et un travail collectif, ce qui correspond exactement à la méthode initiatique maçonnique. L’initiation ne peut être qu’individuelle, mais favorisée dans le cadre collectif de la loge qui potentialise le murissement de l’individu en Personne. La méthode maçonnique pose des marqueurs le long du chemin initiatique, comme des repères de l’évolution spirituelle de l’adepte. Le Rite initiatique féconde, nourrit, la loge maçonnique favorise l’élévation spirituelle, elle est une ruche réceptacle du miel de l’esprit, ses abeilles sont les Maçons capables de lui apporter les ingrédients nécessaires. Sans cesse renouvelées, les alvéoles se remplissent de miel d’or, de gelée royale. Si vous jugez ici mon écriture comme automatique, c’est parce que ma main est plus guidée par mon cœur que par mon intellect. Tout éveil et tout essor spirituel, n’est possible que par une volonté personnelle qui s’amplifie au contact des autres, dont je me sens responsable. C’est pourquoi le fondement de la Franc-maçonnerie est la Fraternité. Cette Fraternité qui est horizontalité est aussi la marche vers la verticalité spirituelle. Il faut ici se rappeler les mots de Victor Hugo évoquant le perron suprême de la république et ses trois marches Liberté, Égalité, Fraternité. La dernière de ces trois marches, la plus haute est la Fraternité. Je pense que sans cette dernière les deux autres ne sont que pierres inertes. Sans la Fraternité pas d’accolades fraternelles, pas de baisers fraternels, pas de pensées fraternelles. Le monde ne peut pas tenir debout sans elle. C’est cette Fraternité qui nous fait Humain. C’est pourquoi la Fraternité est au cœur de la Franc-maçonnerie [8]Osez la Fraternité !

 

                                                                       Jean-François Guerry.

 

   

 

[1] Marc Aurèle – Pensées pour moi-même.

[2] Giuliano  da Empoli- Les ingénieurs du chaos. Essai aux Éditions Lattés 2019.

[3] Juvénal (Fin du 1er siècle début 2ème siècle) Poète Romain. Célèbre pour ses Satires.

[4] Luc XI-9 à10.

[5] Règle d’Or Maçonnique.

[6] Jean-François Guerry. Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie Éditions Académie Maçonnique Provence et Éditions Ubik Marseille 2021.

[7] Georges Friedmann. - 1902- 1977. Philosophe, Sociologue Français. Extrait de La Puissance et la Sagesse, Éditions Gallimard Paris 1977.

 

[8] Jean-François Guerry- La Fraternité au cœur de la Franc-maçonnerie. Éditions Le Compas dans l’œil Paris 2024.

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