SAINTE BARBE, LES MAÇONS, LES FRANCS-MAÇONS….
Ce que certains appellent le hasard, fait souvent bien les choses préparant, une visite de la Chapelle Saint Barbe du Faouët en terre Bretonne, sur les rives de l’Ellé. Ma main tombe sur le livre de Dominique Jardin : « Le Temple Ésotérique des Francs-Maçons. – Histoire et Symboles.» Dominique Jardin m’a gratifié d’une dédicace : ‘Pour JF… un très complice partage de regards.’
Sur la première de couverture du livre le tableau de Jan Van EYCK sur Sainte Barbe.
Cette sainte martyre remarquable pour sa foi et sa persévérance, est la patronne de biens des métiers, en particulier celle des Sapeurs pompiers et des maçons, ceux qui sont liés à la construction comme les élèves de l’Ecole Polytechnique ancienne école royale des travaux publics.
Un examen rapide de la vie ou de la légende de cette sainte en donne la raison. Fille d’un riche païen Dioscore qui fût paraît t’il descendant d’un Roi Perse, enferme sa fille dans une tour pour la préserver des regards, mais aussi pour l’empêcher de vivre sa conversion au Christianisme.
Cette tour comprenait deux fenêtres en l’absence de son père elle en fit ouvrir une troisième, cela n’est pas sans rappeler les trois fenêtres du temple Maçonnique, pour ‘Barbara’ elle réalisait ainsi la Trinité !
Son père furieux et quelque peu bizarre toujours selon la légende ! La fit soit brulée dans la tour, soit lapidée. La première version explique que les sapeurs pompiers et les professions liées au feu en firent leur patronne. De même pour les maçons en rapport avec l’ouverture de la troisième fenêtre.
Le choix de Dominique Jardin du tableau de Jan Van Eyck pour l’illustration de son livre n’est donc pas un hasard non plus. Il en fait d’ailleurs une description au début du livre pour extraits :
« La tour représente peut-être la Tour sud de la cathédrale de Cologne. Le dessin peut s’interpréter comme une métaphore de la construction de la tour de Babel, voire du temple de Salomon. » Le tableau : « montre les maçons opératifs en pleine activité… » A remarquer : « à droite la loge abrite les tailleurs de pierre, plus loin le maître d’œuvre dirige les travaux avec sa règle ; à ses côtés un tailleur mesure une pierre avec son équerre. Les pierres taillées sont disposées devant un tas de pierres brutes… » « On aperçoit la roue par les trois fenêtres. »
Symboliquement l’attitude humble de la Sainte s’oppose à l’orgueil de la construction de la tour. « Le fond bleu porte la lune à droite et le fond ocre fait penser au lever de soleil »
« La croisée triple à deux meneaux du deuxième étage, symbolise la trinité, thème essentiel de la légende de Sainte Barbe. »
Dominique Jardin nous fait également remarquer l’inachèvement de l’œuvre du peintre, peut être rapproché avec celui de la tour et servir de métaphore à l’inachèvement du temple idéal, comme de toute œuvre humaine.
Pour ma part je remarque le livre ouvert devant la Sainte comme une preuve d’espérance, elle tient la plume dans sa main.
Décidemment j’ai hâte de redécouvrir cette chapelle Sainte Barbe du Faouët nichée en contrebas, près de l’Ellé, dont la particularité est que l’on contemple son sommet, puis l’on descend ensuite vers elle. Peut être un nouveau message il faut contempler ce qui est en haut, puis savoir redescendre en bas…
JF.
A Voir : Les Chapelles Saint Barbe de : Plouharnel, du Faouët, de Roscoff, du Relecq Kerhuon, de Plestin les Grêves etc… Ainsi que les églises de Belgique, Malte, ou encore la république Tchèque.