TRAVAILLER À RESTER VIVANT
C’est une règle universelle qui touche les animaux sauvages, pour eux il en va de leur survie physique. Ils travaillent chaque à la recherche de leur nourriture non pour survivre mais pour vivre physiquement se renforcer et échapper à leurs prédateurs, et à tous les dangers naturels qui les entourent. Pour nous les femmes et les hommes, qui sommes des « animaux politiques », mais par surplus aux animaux des êtres spirituels. Il ne s’agit pas uniquement de la survie du corps, dans nos sociétés « civilisées » l’homo economicus a fait le nécessaire pour nourrir les corps, même s’il a oublié quelques brebis en chemin, l’homme n’est pas parfait : il a toujours à se perfectionner. Mais ce perfectionnement est avant tout celui de l’esprit, celui de la vie de l’esprit. Cette vie de l’esprit demande sans cesse des nourritures, car l’esprit ne s’impose pas de limites dans sa conquête de la liberté. Pour que l’esprit reste vivant, cela nous impose vigilance, persévérance, tempérance, bienveillance, vis-à-vis des autres. Mais bienveillance, dans le sens de bonne veille. Une veille par rapport aux adversités de l’esprit, mais aussi par rapport à notre tendance à la facilité, à l’apathie notre incapacité à être ému, à réagir par mollesse, indifférence. Indignez-vous ! Stéphane lançait ce cri en 2010, comme une semence, un ferment de l’esprit. Rentrons en résistance spirituelle ! Le Franc-maçon, ne dissocie pas la pensée de l’action, les adversaires de l’esprit d’ouverture, de l’ouverture du Compas veulent nous enfermer dans la rigidité de la règle, ils ferment devant nos yeux le Volume de la Loi Sacrée pour que nous ne puissions pas voir la lumière de l’espérance. La facilité de la consommation, nous consume à l’intérieur, elle nous éloigne de la lumière de l’esprit. On ne mange, on ne mâche plus, on ne remâche plus, on avale et tout devient sans saveurs. Nous perdons conscience de notre humanité, et pourtant nous sommes le sel de la terre, la lumière du monde ![1] Il est donc de notre responsabilité de travailler à rester vivant, non seulement pour nous-mêmes, mais surtout pour les hommes nos Frères. Ainsi nous nous sentirons plus vivants : « aussi radieux que jamais », faire don de notre lumière même si nous ne sommes des frêles porteurs de flambeau, c’est contribuer au règne de la Lumière, à ce que le monde reste vivant.
Jean-François Guerry.
[1] Matthieu V-13- Le Sel de la terre et la lumière du monde. « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir, avec quoi salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sûr sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre père qui est dans les cieux.
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