Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
30 Novembre 2015
Europe - Delphes
Europe, fille du roi de Phénicie, fût enlevée par Zeus, alors métamorphosé en taureau, pour l'emmener au-delà des mers.
De leur union naquit Minos, Sarpédon et Rhadamante.
Plus tard elle épousera le roi de Crète.....
Depuis quelques jours l’on entend un peu partout des termes, qui interpellent : « État de droit, État d’urgence. » Regardons un peu plus près ces notions, de manière factuelle en évitant toute subjectivité, je dirais en Franc-Maçon c’est à dire en me faisant par moi même son opinion, en restant également au plus près des textes officiels.
État de Droit : « Un état dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée …» De manière a éviter tout excès que pourrait provoquer par exemple : « un État d’urgence. » Le législateur sage évite ainsi toute dérive sécuritaire ou restriction abusive de Liberté individuelle ou collective.
Au sommet de l’État de droit se trouve la constitution, suivie des engagements internationaux, de la Loi, puis des règlements. La séparation des pouvoirs en particulier Judiciaire et exécutif gouvernemental est une garantie pour le citoyen.
Egalité de droits : « Aucun individu ou groupe d’individus ne doit avoir de privilège. » Voir les privilèges divers variés la liste est bien trop longue, nos politiques, en sont comme d’autres très friands, les groupes sociaux aussi en matière fiscale, sociale, régimes spéciaux de retraites d’un autre âge. Egalité de droits ?
D’aucuns sont intarissables sur l’affirmation, il faut des droits mais aussi des devoirs ! Le Franc-Maçon lui apprend rapidement qu’il faudra faire son devoir, envers lui-même, sa patrie et les hommes.
Il existe une Charte citoyenne en France des droits et devoirs voir ci-dessous.
Fait le 30 janvier 2012.
François Fillon.
Regarder attentivement les textes mis en évidence et faites vous votre opinion pour savoir si les Droits et Devoirs sont respecter en toutes circonstances.
A propos du devoir il peut être de différente nature, juridique, moral, citoyen comme énoncé dans la Chartre ci-dessus. Le devoir moral doit guider l’attitude, le comportement du citoyen, pour conceptualiser au-delà des mots le fameux moderne « Vivre ensemble ».
Observons le comportement des citoyens dans l’espace commun public, il suffit de se promener en centre ville lieu de prédilection du « Vivre ensemble », c’est le royaume des Tagueurs, pardon je ne sais pas faire la distinction avec les grapheurs, ils nous imposent « leur art » sur nos bâtiments publics et privés, le coût du nettoyage dans une ville moyenne de 250 000 habitants est de l’ordre de 600 000 € par an, puis viennent les vélos qui roulent sur les trottoirs, les voitures qui stationnent n’importe où, les piétons qui traversent en dehors de clous, les mégots sur les trottoirs etc… Ces attitudes qui sont la traduction externe de comportements plus profonds, ou est le « Vivre ensemble » le respect de l’autre. Il semble que le citoyen ne se respecte pas lui-même donc ne respecte pas autrui. Si cela vous paraît dérisoire c’est néanmoins un marqueur de notre société, nous ne sommes pas dans un pays sous développé.
Il est écrit également que le citoyen par le paiement de ses impôts participe à l’effort commun indispensable pour financer nos services publics. Quid de nos entreprises, qui délocalisent leurs impôts en travaillant en France, font elles leur devoir ?
A première vue, certains qui revendiquent la qualité de citoyen ne respecte pas les devoirs élémentaires. Et l’état respecte t’il les siens ?
Regardons au niveau Européen les Droits et Devoirs du Citoyen.
L’article 4817 :
Les citoyens européens disposent de droits liés à leur citoyenneté et garantis par les traités (art. 20-25 du TFUE) :
le droit de circuler et de séjourner, de travailler et d’étudier sur le territoire des autres pays membres, reconnu aux actifs et aux « inactifs » (étudiants, retraités, etc.) ;
des droits civiques et politiques : droit de vote et d’éligibilité (être élu) aux élections municipales et aux élections du Parlement européen dans l’État membre où ils résident ; droit de pétition devant le Parlement européen ;
un droit d’initiative citoyenne créé par le traité de Lisbonne (art. 11 TUE) : un comité de citoyens (ONG, association, parti politique, etc.), composé d’au moins sept ressortissants de sept États membres différents, a la possibilité, depuis le 1er avril 2012, de présenter une initiative citoyenne européenne (ICE), invitant la Commission à exercer son droit d’initiative, en vue de l’adoption d’un texte qu’ils estimeraient nécessaire. Cette initiative doit être soutenue par un million de citoyens ressortissants d’au moins un quart des États membres et représentant une proportion significative de la population de chacun des États concernés (par exemple : 3 750 signataires pour Malte, 74 250 pour l’Allemagne, 54 000 pour la France, etc.) ;
certaines garanties juridiques : la protection diplomatique et consulaire par un autre État membre sur le territoire d’un pays tiers, non membre de l’Union européenne (UE), si le leur n’y est pas représenté ; le droit d’adresser au Médiateur européen une plainte contre un acte de mauvaise administration commis par une institution européenne.
L’exercice de ces droits est assorti de limitations et de conditions. Ainsi :
les citoyens de l’UE peuvent, dans un autre État que celui d’origine, être élus conseillers municipaux mais pas maires ou adjoints ;
ils peuvent être fonctionnaires dans leur État de résidence mais uniquement pour des emplois ne mettant pas en jeu sa souveraineté ;
ils doivent justifier de ressources suffisantes pour s’installer dans un autre État.
Les Européens, citoyens ou non de l’UE, ont aussi des droits fondamentaux (civils, politiques, économiques et sociaux) que l’UE s’engage à respecter (art. 6 TUE). Il s’agit des droits énoncés par la Charte des droits fondamentaux du 7 décembre 2000. Celle-ci n’a cependant acquis la même valeur juridique que les traités qu’avec le traité de Lisbonne, ce qui la rend désormais contraignante pour les États. Le Royaume-Uni et la Pologne ont cependant obtenu un statut dérogatoire à son application.
Par ailleurs, le traité de Lisbonne prévoyait l’adhésion de l’Union à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales de 1950 (art. 6 § 2 TUE). Les négociations, débutées en juin 2010, se sont heurtées à certains points sensibles, comme la supervision par la CEDH des questions relatives à la politique étrangère et de sécurité commune (PESC). Un projet d’accord avait été finalisé en avril 2013. Mais la CJUE, à laquelle il a été soumis, a émis un avis négatif le 18 décembre 2014, mettant un coup d’arrêt à la mise en œuvre de l’article 6 § 2 du traité de Lisbonne, contrairement à l’engagement des États.
En matière de citoyenneté européenne, le traité de Lisbonne crée un "Corps volontaire européen d’aide humanitaire" (art. 214 TFUE).
Aucun traité n’énumère les devoirs du citoyen européen. Seul le préambule de la Charte des droits fondamentaux pose le principe que "la jouissance de ces droits entraîne des responsabilités et des devoirs".
Le dernier paragraphe n’a besoin de commentaires, le citoyen Européen a donc des droits mais aucun devoir hormis ceux de son pays !
Il y a même un droit que les citoyens européens n’exerce pas à ma connaissance et qui pourtant serait de nature à dynamiser l’Europe et la rendre plus solidaire. C’est le droit d’initiative citoyenne.
Pourquoi depuis 1950, date fondatrice de l’Europe, n’ont pas élaborés une chartre des Droits et Devoirs pour mieux « Vivre ensemble » et souder les peuples. Ce n’est pas faute de temps 65 ans se sont écoulés, est-ce faute de moyens donnés à l’Europe ?
Les institutions Européennes recensent depuis 2014 quelques 751 eurodéputés, 55 000 Fonctionnaires. Sont ils mal rétribués le salaire moyen mensuel est de 6500 € net, leur retraite de 6000 € net, les dépenses de fonctionnement augmenteront en 2014 de 25% en période de crise difficile de savoir le montant du coût probablement autour de 130 milliard si vous avez des infos plus précises ?
(Sources du Sénateur PS Marc Massion consacré au budget Européen)
Un état juste ne peut être un état qui donne des droits et n’exige aucun devoir, l’Europe ce groupement d’états n’a pas prévue de Devoirs communs pour les citoyens européens ?
Si la France, compense cette carence partiellement la balance penche quand même favorablement en faveur des droits où, se trouve la justice et le principe républicain d’Egalité ?
Le « Vivre ensemble. » peut il se pratiquer sans une exigence de devoirs ?
Nous avons des Devoirs vis à vis de nos enfants pour leur éducation, pour l’espérance d’un monde meilleur à construire avec eux, pour une planète préserver de la pollution et bien d’autres devoirs encore, alors peut être après nous aurons des droits à faire valoir.
Faire son Devoir est essentiel pour le Franc-Maçon libre et de bonnes mœurs il pourra prétendre alors peut être à être reconnu comme tel seulement par ses Frères qui sont aussi des citoyens.
JFG