Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
INITIATION MACONNIQUE ET SADHANA
30 Janvier 2018
Rédigé par jean françois et publié depuis
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INITIATION MACONNIQUE ET SADHANA
J’étais dans les ténèbres de la caverne, puis mes yeux furent voilés, le pas hésitant, j’ai franchi la porte basse et j’ai reçu la Lumière entre les colonnes, découvert mon visage dans le miroir, aperçu l’invisible. J’étais derrière un mur affairé, préoccupé à l’inutile, l’esprit dispersé, persuadé de détenir le savoir, je glissais sur la surface des choses.
Il m’a fallu, pétri par l’orgueil pénétrer dans ce cabinet noir, pour renoncer à mes certitudes, prendre mon bâton de pèlerin, pour soulever le voile et découvrir ma conscience intérieure, guidé par la main experte de celui qui serait bientôt mon Frère, ce furent mes premiers pas, mon commencement, mon initiation, ma sâdhanâ.
JF.
« Il y a toujours deux consciences différentes dans l’être humain, l’une extérieure dans laquelle il vit ordinairement, l’autre intérieure et cachée dont il ne sait rien.
Quand on fait la sâdhanâ, la conscience intérieure commence à s’ouvrir et on devient capable d’aller au dedans et d’y avoir toutes sortes d’expériences. A mesure que la sâdhanâ progresse, on commence à vivre de plus en plus dans cet être intérieur et l’être extérieur devient de plus en plus superficiel.
Au début, la conscience intérieure semble être le rêve et la conscience extérieure la réalité de veille. Ensuite la conscience intérieure devient réalité et beaucoup de Sâdhaks ressentent la conscience extérieure comme un rêve ou une illusion trompeuse, ou encore comme quelque chose de superficiel et d’extérieur. »
Sri Aurobindo.
Laguna Beach US
Nouvelle contribution au Blog.
Rémy Le Tallec, mon ami, mon Frère Rémy le discret, sans faire de bruit, pour que le silence soit toujours d’or, mais aussi les paroles ciselées, cherchées, choisies déployées comme une lettre d’amour fraternelle conservée précieusement dans la poche profonde du cœur. Rémy le critique littéraire et musical de la célèbre revue de référence Chorus qui nous manque aujourd’hui, a accepté de contribuer au Blog, pour que la musique soit toujours belle et résonne dans vos cœurs. Qu’il en soit remercié.
Des sentiers bleus de lavande Jusque sous les pins des Landes Où le vent m'a caressé, J'ai cherché.
Le long de l'Hérault tranquille, Dans les rues grises des grandes villes, Sous la voûte céleste étoilée, J'ai cherché.
Aux merveilleuses fins d'automne, Quand la couleur des feuilles donne Aux arbres leur merveilleuse clarté, J'ai cherché.
Terre humide sous mes épaules, A l'ombre des larmes d'un saule, Sur l'herbe tendre, allongé, J'ai cherché.
Les jours passés me reviennent, Parfum d'une forêt vosgienne, Rivière où j'allais pêcher, J'ai cherché.
C'est ma sœur âme, ma frangine, La neige, ô la neige divine Chantait sous mes pas d'écolier. J'ai cherché.
Hier enfant dans ma chambre A l'aurore aux couleurs d'ambre, Pressentant le grand mystère, J'ai cherché.
Plus tard, aux premières conquêtes, A l'heure des premiers baisers, Si troublante qu'il ne m'en reste Rien d'autre que le besoin d'aimer, Quand tout le reste s'arrête, J'ai cherché.
Où où est la source? C'est une étoile sous la mer, C'est la Grande Ourse. Un voilier blanc sous l'azur Qui poursuit sa course. Où est l'eau pure? Où, où trouver l'air Qui fera de l'homme obscur Un homme lumière, D'nos âmes divisées Une âme entière? Où est l'eau qui désaltère?
Dans la guarrigue en Provence, En Inde sous le ciel immense, Au soleil de février, J'ai cherché.
La nuit langoureuse lascive Env'loppant toute âme qui vive D'une éternelle infinité, J'ai cherché.
La nuit, lumière indicible Où l'on perçoit l'invisible, Où se dévoile enfin L'éternité.
Dans les rêves où tout arrive, Où l'on peut voir l'autre rive Et s'envoler de l'autre côté, J'ai cherché.
Terre humide après l'averse, Par les chemins de traverse, Au cœur des vastes Cévennes, En été.
Respirant aux heures propices Le souffle des muses inspiratrices, Dans mes chansons, sur la scène, J'ai cherché.
Le berceau originel, Le foyer universel, Partout sur la Terre, J'ai cherché.
Et c'est ma dernière conquête. C'est mon ultime volonté. Dans mon corps et dans ma tête, Rien d'autre Que le besoin d'aimer. Dans l'infini bonheur d'être, J'ai cherché.
Où, où est la source? C'est une étoile sous la mer, C'est la Grande Ourse, Un voilier blanc sous l'azur Qui poursuit sa course. Où est l'eau pure? Où, où trouver l'air Qui fera de l'homme obscur Un homme lumière, D'nos âmes divisées Une âme entière? Où est l'eau qui désaltère?
C'est elle en moi, ce feu qui brûle. C'est elle, ce besoin d'aimer. Elle en moi qui coule et chaque cellule Contient l'infinie liberté. C'est elle en moi, ce feu qui brûle C'est elle, ce besoin d'aimer C'est elle en moi, ce feu qui brûle C'est elle, ce besoin d'aimer.
Chanson de Michel Jonasz –
Où est la source ? Est le neuvième album de Michel Jonasz sorti en 1992.
La chanson Arthur est un hommage au chanteur Arthur Simms, un des choristes de Michel Jonasz décédé en 1987 des suites du SIDA. Michel Jonasz interprète cette chanson sur scène avec un enregistrement de la voix d'Arthur extraite d'un solo dans la chanson 25 piges dont 5 au cachot.