L’APPAREIL MAÇONNIQUE DANS TOUS SES ÉTATS
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a Grande Loge De France présente cette double caractéristique d’être une obédience et un appareil. L’obédience, dérivé du latin oboedientia, détermine le principe d’une soumission et d’une obéissance à une autorité, à une cause ou à un système d’idées. Sa transposition en franc-maçonnerie traduit aussi l’aspect philosophique et symbolique que suscite, lorsque l’on dépasse la simple pratique liturgique, l’exercice profond de la démarche initiatique. La soumission obédientielle n’est donc pas une banale courbure de l’échine, mais plutôt une allégeance, c’est-à-dire une façon de s’en remettre à une autorité qui se devra en retour d’alléger les contraintes pesant sur ses membres, afin en quelque sorte de les protéger. Le nom, vieilli, « obédiencier » (14èmesiècle) signifiait : « religieux qui n’est pas titulaire du bénéfice qu’il administre ». Tout est dit : le maçon ne sera à aucun moment possesseur de ce qu’il communique, il ne devra donc en retirer aucune gloire, ni pouvoir sur ses disciples.
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C’est toute la difficulté de perception de l’appareil maçonnique, dont le nom dérivé du latin classique apparare signifie « préparer, ménager d’avance », lui-même composé de pre, « devant, avant », et parare, « ménager, arranger ». La difficulté avec l’appareil maçonnique sera que sa structure et son fonctionnement seront, comme tout appareil, articulé et structuré, alors que son aspiration particulière sera spirituelle et métaphysique : il y aura donc un hiatus structurel entre fin et moyen, entre structurel et fonctionnel. Et ceci contrairement à tout appareil séculier, politique par exemple, où l’on retrouve dans le but poursuivi, à savoir « verser dans la gestion de la ville », une intention en accord avec la trame structuraliste dudit appareil.
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Deux voies se dégagent pour mieux cerner les appareils au sens large, la voie qualitative et la voie quantitative, et ceci par le biais, pour la « qualité », de la symbolique des nombres ou arithmosophie, et pour la « quantité », de l’arithmétique classique. Le souci, avec l’arithmétique, sera qu’elle est indéfinie : il y a un premier, un deuxième, mais jamais fondamentalement de dernier. L’arithmétique définira des rangs et des séries reflétant parfaitement le caractère étagé d’un appareil classique, né du rapport de force entre ses éléments constitutifs. Loin de désavantager cet agencement vis-à-vis de la chose à exploiter, l’arithmétique fera la part belle à tout appareil prosaïque bâti sur une rationalité que l’on retrouvera de toute façon dans l’objet étudié.
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Je prends l’exemple de l’appareil militaire, dont l’organigramme pourra, à tout moment se réclamer d’une subordination du premier sur le deuxième, du « 100ème » sur le « 10ème », et ainsi de suite… Nous en arrivons là à un modèle dont le levier exclusif relèvera d’une prépondérance, d’une autorité, d’une suprématie, et donc d’une primauté qu’on ne pourra justifier que par une valeur rationnelle et entière. La difficulté de l’appareil initiatique, et donc en particulier maçonnique, sera que son architecture et son dessein produiront une aspiration philosophique, symbolique et métaphysique pouvant fourvoyer l’initié.
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Ce fourvoiement possible expliquera et justifiera l’existence, aux 2 premiers degrés, d’une structuration fondatrice bien perceptible au travers de la symbolique constructrice des outils, permettant d’échapper audit fourvoiement. Si, en politique, la volonté de structurer la cité se retrouve dans la construction intrinsèque des partis de l’appareil, il n’en sera donc pas de même en franc-maçonnerie, où l’ambiguïté résidera dans le fait que la construction progressive de l’initié va l’affranchir du nécessaire collectif humain qui l’a amené à ce qu’il est devenu, ceci par une forme de souveraineté individuelle et d’indépendance d’esprit. Ainsi, la voie qualitative aura ceci d’original qu’en déterminant l’appareil par rapport à des qualités, ces dernières n’escamoteront pas les autres, tout simplement perce qu’une qualité déterminée n’est jamais de même nature qu’une autre qualité. Cette indépendance des qualités favorisera le maintien d’une forme d’intégrité de chaque maillon de l’appareil maçonnique par la valeur ou la posture particulière investie en chacune d’entre elles. À SUIVRE…
Thierry Didier.
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