Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
Vive la poésimage! Claude Legrand et Jacques Viallebesset sont des duettistes qui oeuvrent fraternellement de concert depuis plusieurs années.La cinquième saison est une ode à l'amour. Le titre est une référence à un poème de Cadou paru dans La vie rêvée. En matière de préface, Jacques Viallebesset reproduit un commentaire du regretté Christian Bobin à propos de son recueil : " Cathe
Un lecteur matinal me signale une coquille dans l'article du Blog 450 FM
Claude Collin cité dans l'article est bien passé Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France il est ensuite indiqué entre parenthèse (SCPLF) au lieu de (SCDF)
Avec ma demande d'excuse pour ne pas avoir rectifié cette erreur partielle.
La Fraternité est en dernière place dans le triptyque de notre devise républicaine, pourtant il ne peut pas y avoir de Liberté et d'Égalité sans la Fraternité.
La Fraternité semble une belle être une belle endormie que l'on ne réveille que quand il y a le feu. Pourtant, elle est, depuis que l'homme est apparu celle qui fait de l'homme un humain.
Elle est parfois une épreuve, toujours un bonheur pour ceux qui reçoivent ses témoignages et pour ceux qui la pratique.
Toutes les traditions, jusqu'aux plus anciennes ont dans leur "ADN" la pratique de la Fraternité, toutes les organisations humanitaires et universelles ont la Fraternité au coeur de leur action.
Elle est la conséquence du commandement : " tu ne tueras point"et de la loi d'Amour : " Tu aimeras ton prochain comme toi-même"
Sa règle d'Or est connue dans le monde entier : "Ne fais pas autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent"
La Fraternité qui est Coeur de la Franc-Maçonnerie a traduit cette règle par : "Fais aux autres tout le bien que tu voudrais qu'ils te fassent"
Il est écrit dans le premier chapitre des Constitutions de la Grande Loge de France : "La Franc-Maçonnerie est un Ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité "
Tous ceux, qui ont subit des malheurs et des épreuves dans leur vie, ont mesurés la Force de la Fraternité qui les as aidés à tenir debout et regarder avec espérance l'a venir, même quand il n'y a plus d'espoir c'est le propre de l'espérance.
Si la Fraternité n'efface pas totalement les souffrances elle contribue à les adoucir et permet souvent de les supporter.
Fort de ce constat, il m'est apparu qu'il fallait lui rendre hommage, parce-que elle nous permet de nous tenir debout. Cet humble essai, est une modeste contribution à cette belle dame qui est Force, Sagesse et Beauté, et qui met la joie dans les Coeurs.Je fais le voeu que notre monde en général et notre société en particulier, malgré ses excès, sa trop grande matérialité, sa tendance à l'individualisme, n'oublie la Fraternité reliance indispensable pour donner un sens à notre vie.
Jean-François Guerry.
ARTICLE DU BLOG 450 FM sur le Livre.
VU SUR LE SITE 450 FM – 26 Août 2024
Fraternité : Le liant essentiel pour un monde meilleur. 450 FM article de Yonnel Ghernaouti. Directeur de la Rédaction .26 aôut 2024.
Jean-François Guerry, dans son ouvrage La Fraternité au cœur de la Franc-Maçonnerie, livre une réflexion profonde et érudite sur un concept essentiel, mais souvent négligé : la fraternité. C’est à dire que beaucoup en parle et peu la pratique !
L’ouvrage met, ici et maintenant, les points sur le « i » et barre au « t ». Il s’agit d’un plaidoyer pour la réhabilitation de cette valeur, non seulement au sein de la franc-maçonnerie, mais aussi dans le monde moderne en général.
Caïn et Abel - Rubens
Ce livre se présente comme une exploration de la genèse, des défis et de l’importance vitale de la Fraternité dans l’histoire humaine. Il est préfacé par Claude Collin, passé très puissant souverain grand commandeur du Suprême Conseil de France (SCPLF).
Claude Collin
Dès les premières pages, Jean-François Guerry nous plonge dans l’essence même de la fraternité, qu’il décrit comme un besoin fondamental de l’humanité, un besoin de reconnaissance et d’appartenance. À travers une analyse historico-sociologique, il démontre comment la fraternité a évolué en parallèle avec la société humaine, devenant un marqueur ontologique qui distingue l’homme des autres créatures. La fraternité, selon Jean-François Guerry, n’est pas simplement une vertu ou un idéal moral ; elle est une nécessité pour la survie et l’évolution de l’humanité.
En revisitant les textes bibliques, notamment l’histoire de Caïn et Abel, Jean-François Guerry illustre les tensions et les défis auxquels la fraternité a toujours été confrontée. Il explore comment la notion de Fraternité a été mise à l’épreuve par le droit de l’autre et l’unicité, des concepts qui sont au cœur des relations humaines depuis l’Antiquité. À travers ces récits, l’auteur montre que la fraternité n’est pas seulement une question de lien familial ou social, mais un défi spirituel et philosophique qui pousse les hommes à transcender leurs égoïsmes pour reconnaître l’autre comme un frère.
L’une des forces de l’ouvrage réside dans sa capacité à traverser les époques et les cultures pour montrer l’universalité de la fraternité. Jean-François Guerry explore les traditions orientales, notamment l’hindouisme et le bouddhisme, où la compassion et la bienveillance sont des principes centraux. Il met également en lumière les contributions des philosophes grecs comme Pythagore, Socrate, et Aristote, qui ont conceptualisé la fraternité comme un principe éthique et cosmologique. Ces incursions dans différentes cultures et philosophies montrent que la fraternité est un idéal universel, transcendant les époques et les frontières.
Mais l’analyse de Jean-François Guerry ne s’arrête pas à l’histoire ou à la philosophie. Il nous invite à réfléchir sur la place de la fraternité dans le monde moderne, un monde où elle semble avoir été reléguée au second plan. L’auteur plaide pour une renaissance de la fraternité, affirmant que seule cette valeur peut permettre aux hommes de surmonter les divisions qui les séparent. Il voit en la franc-maçonnerie une institution capable de porter cet idéal, de le vivifier et de le répandre dans le monde. Pour Jean-François Guerry, la fraternité n’est pas seulement un concept à vénérer… C’est une pratique à adopter, un engagement à vivre au quotidien !
Selon l’auteur, la franc-maçonnerie a pour mission de former des hommes meilleurs pour créer un monde meilleur. Elle cherche à apporter la lumière de l’esprit dans la matière, à élever l’homme au-dessus de ses instincts pour le rendre plus fraternel. Dans cette perspective, la fraternité devient le ciment de l’humanité, le lien invisible qui unit les hommes au-delà de leurs différences et de leurs divergences.
Jean-François Guerry insiste également sur le fait que la fraternité ne doit pas être corporatiste ou exclusive, mais universelle. Elle doit englober tous les êtres humains, quelle que soit leur origine ou leur condition. Cette fraternité universelle est un défi, une épreuve, qui pousse chaque individu à chercher le bien, le vrai, et le beau, pour atteindre l’harmonie collective.
Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que les droits d’auteur sont versés aux fonds de dotation de la Grande Loge de France « Fraternité & Humanisme » qui a pour but de mettre en œuvre la solidarité qui doit relier et unir tous les êtres humains, de favoriser la vie culturelle et de contribuer aux recherches scientifiques et historiques sur la franc-maçonnerie et ses valeurs humanistes
Jean-François Guerry, , la bio
Jean-François Guerry, né en 1947 à Vanves, est un homme dont le parcours reflète une profonde passion pour la philosophie et la franc-maçonnerie. Après des études en agriculture, il débute une carrière dans l’industrie pharmaceutique avant de fonder une société de transactions pharmaceutiques. Il reçoit la lumière en 1987 au sein de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), au Rite Écossais Ancien Accepté
En 2013, fort de son engagement et de son parcours exemplaire au sein de la franc-maçonnerie, il fait le choix de rejoindre la Grande Loge de France (GLDF) et le Suprême Conseil de France (SCDF), deux institutions reconnues pour leur attachement au Rite Écossais Ancien Accepté (REAA), conférant à son engagement une légitimité indéniable au sein de ce rite prestigieux.
Il anime « La Franc -Maçonnerie au Cœur », un « blog d’information, de conversations sur le thème de la Franc-Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc-Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures » et organise des conférences en Bretagne qui attirent de nombreux participants.
Nous arrivons au terme de ce texte de Thierry Didier sur le Sacré, qu'il soit remercier de cette réflexion approfondie riche d'enseignements. Ce texte permet le partage par tous de ce qu'est le sacré, de son importance dans les travaux maçonniques. J'ai retenu dans cette dernière partie les mots de l'auteur : "Symboliser un objet est en effet le rendre disponible à l'interprétation par tous.... il devient universel... cela favorise l'égrégore". Cette communion fraternelle qui donne du sens aux travaux individuels réalisés avec le levier du collectif. Le Rite et ses rituels constituent un "continuum" nécessaire au maçon...
Bonne lecture.
Jean-François Guerry.
La suite et la fin.
La symbolique a une autre vertu peu évoquée : tous les actes, attitudes et paroles du maçon au sein de l’espace sacré étant ostensibles, il conviendra de ne pas « déchirer » le tissu équilibré qui constitue cet espace , qui est d’autant plus fragile qu’il est exposé à l’intime de chacun : l’interprétation symbolique de la pensée , qui est une forme d’adaptation des choses à l’univers particulier du Sacré, permet aussi d’adoucir les contours sémantiques , de raboter les angles et d’adoucir les arêtes d’une réflexion trop incisive, par une pensée qui se veut intégrative , universelle et donc adaptable en tous lieux et toute époque : symboliser un objet est en effet le rendre disponible à l’interprétation par tous , ceci passant donc par un traitement qui le rend universel : par exemple, la pierre brute n’est pas uniquement perçue comme une forme grise, grossière et froide, mais aussi comme la capacité qu’à, l’homme d’évoluer à la fois avec, et en dépit de cette masse qui à la fois le porte et le leste. Sortez l’homme de son contexte habituel, mettez-le dans une forêt épaisse, dans une promiscuité permanente aux éléments de la nature ou face à un virus, il va rapidement perdre de sa superbe, voire sombrer… L’espace sacré de la loge, même s’il semble hétéroclite dans sa composition et son évolution est globalement équilibré : l’égrégore qui y règne la plupart du temps témoigne de cet équilibre d’un endroit dont la caractéristique première est qu’il est séparé du milieu profane, et à cet égard très stable. A cet égard, la cérémonie d’initiation à un degré déterminé et une tenue régulière à ce même degré reflètent une même réalité, seul le temps les distingue : pour la cérémonie, le temps court de la théâtralisation de toute modification possible, et pour la tenue régulière, le temps long de la digestion progressive de ces mêmes modifications, Face à cette masse confuse et globalement neutre que symbolisent frères et loge, le nouvel initié n’a d’autres choix qu’opter pour des signes , mots et attouchements très codifiés, c’est-à-dire « chimiquement purs », Le rite, à travers ses degrés gigognes, le rituel, à travers ces phrases scandées où la précédente génère le contexte de la suivante, à travers aussi l’instruction maçonnique, où les mots, signes et attouchements sont toujours très codifiés. L’homme est en effet une entité trop fragile, trop composite pour pouvoir vivre et survivre dans un milieu sans logique d’existence : un continuum lui est nécessaire : il en provient, puis il le devient. C’est pourquoi lors d’une cérémonie initiatique, tout se déroule suivant un ordre immuable. Nous vivons déjà , excusez ce néologisme, cet équilibre ordonnantiel lors de la cérémonie d’initiation au 1er degré, qui mêle actes patents, lumineux et positifs, mais confrontés en permanence à une résistance naturelle du milieu qui permettra justement d’entériner le candidat : c’est pourquoi on parle d’épreuves , qui ne sont pas là pour entraver le récipiendaire, mais pour en légitimer l’action : si le récipiendaire dépasse ces épreuves, c’est que les diverses confrontations entre ses actes et l’opposition à ces actes se sont révélées fructueuses. Fructueuses ne signifie pas, dans l’art initiatique, que tout apparait comme une victoire solaire, un triomphe ostensible : le simple passage par le fer et par le feu d’une épreuve suffit à entériner le candidat : c’est pourquoi sont évoquées au 4ème degré les couronnes de Laurier et d’Olivier, la 1ère concrétisant la victoire exotérique, ponctuelle mais nécessaire, de l’initié sur son milieu, la seconde , l’olivier, inscrit cette victoire dans un contexte plus général, faisant la part belle à l’ésotérisme comme dynamique de fond de tout évènement existentiel, symbolisant plutôt les forces de la nature réarrangées , accompagnant de façon holistique l’initié dans son parcours.
Le froid, l’obscurité, la brulure, la noyade, le déséquilibre, la condamnation morale, la menace et le joug du serment, la stigmatisation des métaux, l’effacement de l’individualité au sein de la Chaine, la confrontation narcissique par le miroir, etc… appartiennent à ces « contre-mesures » qui semblent s’opposer au récipiendaire, mais qui complètent sa victoire en la légitimant, ne pouvant librement s’exprimer que dans un espace le leur permettant : ce sera encore une fois l’espace sacré. De plus, si la franc-maçonnerie est bien sur un travail individuel, c’est aussi un moyen de passer le relais sans oublier tout ce qui aura été conquis et assimilé par le collectif jusqu’au jour où ce fut à notre tour d’entrer dans l’arène. Cette vision d’un cumul est très importante, car elle permet à chaque nouvel initié de ne pas repartir de zéro, mais de bénéficier de l’acquis des générations précédentes. Ce cumul, bien réel, n’est pas visible : c’est en fait l’évolution de pensée de chaque maçon, à travers sa tenure, ses planches et ses prises de paroles, qui acteront discrètement cette progression à l’attention ensuite de tout un chacun. La perpétuation d’une tradition ne s’affirme pas uniquement dans le cumul solaire de valeurs ostensibles, aussi par des coupes sombres, des amputations aussi nécessaires que celle d’un membre humain qui serait écrasé ou infecté. Tous les actes que nous effectuons en franc-maçonnerie sont ostensibles et vivants : ils tranchent par là avec l’atmosphère du sacré, qui se doit d’être cernée, équilibrée, et finalement neutre, l’ensemble des figurations qui y prennent place, dont l’addition tendra naturellement vers zéro.
Thierry Didier.
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Dans cette cinquième partie du tout, j'ai retenu le 'Rôle'de l'espace sacré, de la séparation. La qualité de séparé ayant atteint le degré ultime de l'initiation, la vue d'en haut accès à ce qui est en bas....
Jean-François Guerry.
La suite....
Cette gymnastique mentale et intellectuelle aura pour vertu d’augmenter considérablement l’acuité de l’initié, l’obligeant à travailler sur 2 plans à la fois, la perspective étant définie comme un compromis entre la vision sensorielle et donc rationnelle de la Nature, et d’autre part de sa représentation graphique, et donc sujette à caution, dans l’espace. C’est uniquement sur le plan didactique que l’on distingue ces 3 volets, car, dans la réalité, l’homme est un savant mélange de ces 3 mouvements, un syncrétisme, un système complexe qui interagit en permanence avec sa propre constitution et son environnement. La voute étoilée, qui semble borner l’espace sacré au-dessus de nos têtes, est du même tonneau : elle est autant une perspective spatiale que temporelle, car la lumière qui nous en parvient fut émise il y a bien longtemps. La concavité de cette voûte en signe d’instinct la ligne de fuite, contribuant à distancier, à flouter une frontière bien visible. De même, les nœuds lâches de la houppe dentelée caractériseront plus un seuil qu’une véritable frontière, leur laxité structurelle s’offrant à celui qui désirera toujours étendre sa Connaissance. Toutes ces limites voilées, ces bornes imprécises seront là autant pour protéger l’initié que pour sauvegarder ce qui l’entoure : c’est pourquoi Le terme de « séparé », affecté aux éléments du sacré maçonnique impliqueront autant une distinction qu’un lien efficient entre toutes les parties de l’existence. Ainsi la séparation préservera-t-elle une mémoire avec le lieu de départ, qui est ici toujours le milieu profane. La séparation sera donc un endroit qui permettra de prendre conscience d’un isolement toujours référé à une origine, une terre mère. La séparation permettra de se construire sur ces éléments tels que la culture civilisationnelle, le souvenir, la tradition, si importants en franc-maçonnerie.
L'exploration du Sacré de l'âme Eloi Leclerc
D’ailleurs il est dit à un certain degré que le « Chevalier Kadosch commémore plus qu’il ne prolonge », vertu attachée à celui qui est séparé et apte à prendre de la hauteur face aux évènements du quotidien : commémorer qualifie une attitude qui, soit, célèbre, mais seulement le souvenir d’un élément et non l’évènement lui-même. Le sentiment de séparation apparaîtra d’autant plus fortement que le séparé sera imprégné des plus hautes valeurs qu’il aura su intégrer, car il devra lutter pour garder ses principes primordiaux, inculqués durant les cérémonies d’initiation et les instructions des grades. La séparation aura cette vertu d’exacerber les sentiments les plus purs, les plus intimes, parce que justement toute la frange de sentiments liés aux habituelles contingences journalières n’auront plus lieu d’être. Pour protéger ces sentiments rares et puissants, un relatif isolement rituel s’avèrera nécessaire : l’espace sacré en sera la garantie. L’espace sacré est en fait un système symbolique, bardé de toute part, à la façon des systèmes de sécurité d’un véhicule, qui éloigne au maximum l’initié du risque d’accidents et ceci afin de le rendre le plus neutre, le moins invasif, le moins freinateur possible. Pourquoi ? D’abord parce que la fragilité dudit initié implique de réduire au maximum les contingences qui pourraient le déstabiliser : n’oublions pas que l’exercice initiatique est tellement subtil que la moindre anicroche peut déformer une pensée, tordre une idée, ou imposer une contrainte. Ensuite parce que justement le but avoué de la finalité maçonnique est de déceler, détecter, les plus pointus des mécanismes afin de les intégrer à notre humanité.
Thierry Didier
Disponible en librairie Éditions Symbolon
Le Kadosch, le séparé....
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Un bug informatique a eu lieu ce matin, lors du passage du Blog en https pour plus de sécurité. Vous avez reçu plusieurs messages anciens. Mes excuses pour ce dérangement.
Normalement les 2 derniers messages reçus sont pour l'un un communiqué signalant ce problème et l'autre l'article du Jour. Que je vais vous réexpédier dans quelques instants pour ceux qui ne l'ont pas reçu.
Temple dans la Cité- Temple du Forum - Temple d'Auguste et Livie à Vienne France 20-10 av JC
ARCHITECTURE SACRÉE
Dans la suite de la réflexion de Thierry Didier, il est question entre autres de la gradation du sacré. On s'imprègne de sacré au contact des lieux sacrés. Au fur et à mesure de notre marche initiatique, on passe de l'exotérique à l'ésotérique, un pied dans chaque monde on parle de séparation et non de coupure pour un maçon...
Bonne lecture.
Jean-François Guerry.
Balustrade
L’espace sacré, même confessionnel, est toujours modelé par cette progressivité gradative : j’en veux pour preuve les églises catholiques, à l’entrée desquelles nous trouvons souvent des représentations monumentales, adaptées à la foi et à la raison des adeptes les moins subtils, pour aller, en progressant vers le chœur, à des formes plus ciselées, plus subtiles, plus fines, évoquant chez les plus éveillés d’autres valeurs, plus fouillées, plus travaillées. Cette gradation se rencontre aussi dans les églises byzantines avec les iconostases, sorte de limites physiques liturgiques entre le monde divin où opère le clergé célébrant, et le monde des simples fidèles, à qui l’on donne à voir sur l’avers de l’iconostase avec force couleurs et dorures les grandes fêtes chrétiennes, les prophètes, les patriarches, donc tous les intercesseurs et intervenants nourrissant la foi du peuple. Maçonniquement, la balustrade, symbole fort du 4ème degré, évoque cette séparation ontologique entre le monde tangible et le monde ésotérique, entre le Saint et le Saint des Saints, et d’une manière générale, entre les 2 mondes que génère immanquablement la recherche initiatique, et qu’il convient de réunir. Cette dualité est partout et tout le temps présente devant nos yeux : il convient simplement de s’y inviter, pendant le temps sacré, en tant que tiers inclus, afin de générer une pensée devenue pour le coup ternaire. C’est pour cette raison que les maçons sont qualifiés de la sympathique épithète de « frères 3 points ».
Tabernacle
L’espace sacré maçonnique n’est donc pas « coupé » du monde profane, ce qui en réduirait la portée symbolique et la conditionnerait uniquement à son contenu. De plus, cet espace n’est pas borné de façon formelle, mais plutôt « délimité » par des directions, des perspectives, nommées Nadir, Zénith, Orient, Occident, Midi, Septentrion, qui se vivent et s’établissent, c’est leur principe, à partir d’un foyer central qui est le point de vue, dans les 2 sens du terme, de l’initié. Un perspectif était à la Renaissance, un miroir : cette signification permettait d’appuyer la vision relative de l’observateur, en en faisant une force et non un défaut, apte ainsi à entériner cette porosité avec l’espace profane, porosité qui s’accommodera mieux du sentiment de séparation, moins radical que celui de clivage ou de coupure. Cette « relativité » de la vision de l’initié corrobore l’idée que l’espace sacré maçonnique est séparé, et non coupé du milieu profane. C’est pourquoi la notion de perspective correspond à un stade très avancé de l’art initiatique : elle est validée au 24e degré du REAA, Prince du Tabernacle, où 3 perspectives seront entendues comme les 3 volets dont la représentation particulière ne dépendra que de la capacité du moment du récipiendaire (il est indiqué au candidat que ce qu’il cherche a toujours été visible : D- « Comment êtes-vous devenu éclairé ? » R- « En étudiant le Livre de la Loi, perpétuellement ouvert aux yeux de l’Univers »). Le terme de perspective procède ici de la vision qu’a l’individu, de la chose vue, subjectivité de l’intellect de l’initié en en faisant malgré tout un incontournable de la pensée initiatique.
Thierry Didier.
LIVRE DE Thierry Didier
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L'homme à besoin de sacré, il est de bon augure de développer le sacré. Les lieux sacrés, sacralisés sont propices à l'élan spirituel et son essor...
Bonne lecture.
Jean-François Guerry.
SUITE de la Part II du 09/09/2024
Le nom augure provient du latin augere, qui signifie augmenter, c’est-à-dire qu’il amplifie une forme de vérité, sans toutefois la trahir ou l’abimer. Cette amplification passera chez le franc- maçon par la sacralisation d’un moment, d’un lieu ou d ’un acteur, facilitant du même coup sa prise en charge spirituelle. La spiritualité est en effet un élan et un appui qui visent, par leur amplitude, à sublimer le substrat qui en est l’objet. Certains moines et nonnes pratiquent également une forme de sacré, que je qualifierais d’alternatif, en produisant à l’intérieur de leur enceinte de vie et hors des temps de prière des éléments « usinés », alimentaires ou décoratifs, qui est une façon, bien sûr, d’être rétribués, mais également de créer des ponts avec le monde profane. Leur production, essentiellement manuelle, est symbolique, entendue dans son sens d’élaborée différemment, de constituée par des personnes qui ne voient pas le monde comme le voit un profane ou un païen : l’objet reste fondamentalement le même, mais ce qu’il porte en termes de message, voire d’aura rejaillira ensuite sur l’individu profane, qui est souvent demandeur d’un tel appel. Le sacré échappe donc au commun : ça n’est pas faire preuve d’hubris que de déclarer cela, et ça peut expliquer des regains soudains d’intérêt vis-à-vis d’éléments pourtant présents dans notre vie quotidienne, qu’on dérobe soudainement à notre regard et à notre intellect , créant alors un manque qu’on ne sait pas comment combler : je prendrai l’exemple de l’incendie de Notre Dame de Paris qui, en nous enlevant transitoirement un emblème spirituel de notre civilisation, provoqua un violent escamotage du réel, un vide matériel difficile à verbaliser, même pour le profane.
Plus globalement, cette carence à formaliser cet évènement généra une sensibilisation extraordinaire autour de la destruction, et partant, de la réfection de Notre Dame de Paris. Cette sensibilisation ne correspond pas, pour l’essentiel, à un sentiment confessionnel, mais va au contraire se substituer à ce dernier chez des esprits en mal de spiritualité : sauver la cathédrale de Paris va s’assimiler chez le commun à se sauver soi-même : de quoi, il ne le sait pas vraiment, mais ce sentiment diffus de noyade existentielle lui suffira pour s’émouvoir, et participer, par le don, ou même par une simple émotion, à restaurer sa légitimité de vivant…L’étymologie même de profane, qui signifie « devant le Temple » met en avant une forme de « promiscuité distinctive », d’approche différentielle dans laquelle le monde séculier n’est pas, et c’est heureux, l’antithèse du monde régulier, mais une forme de pendant nécessaire à la coexistence de ces 2 champs de l’existence. Ainsi, nous maçons avons coutume d’utiliser cette célèbre phrase à 2 temps : « Il faut laisser nos métaux à la porte du Temple…Pour ensuite les reprendre à l’issue de la tenue ». Ce qu’on appelle en franc-maçonnerie les métaux sont les failles et les travers affectant tout être humain, ontologiquement entaché du Péché originel. Ce qu’on appelle la tenue étant, elle, la formalisation du lieu sacré éphémère que le franc-maçon constitue symboliquement. La coloration exotérique classique nous porte à considérer ces métaux inhérents à l’humain sur le plan moral, comme une forme de concupiscence, de passions tristes, ce qui, effectivement en facilitent la visualisation mentale. Le caractère peccamineux des métaux, tels l’avarice, l’orgueil ou l’oisiveté sont bien identifiés chez l’humain d’après la Chute adamique.
Mais une autre lecture est possible, celle, ésotérique, de considérer que quiconque aborde un endroit sacré se voit peu ou prou transformé, ne serait-ce que parce que le milieu dans lequel il va pénétrer est par essence différent du milieu profane extérieur et qu’il devra, c’est une question de survie, s’adapter aux schémas particuliers en vigueur dans ledit « espace sacré ». Pour « exister » dans cet espace exigeant, il devra abandonner, au moins momentanément, ses « métaux » symboliques, c’est-à-dire certaines charges pénitentielles, certains fardeaux moraux, certaines lourdeurs métaphysiques portées par nos angoisses existentielles, visant par exemple la prise en compte de la mort, de l ’infini ou de l’intemporel. Un peu comme le Grand Prêtre de la religion hébraïque devait se laver à l’eau lustrale de la Mer d’Airain afin de pouvoir pénétrer dans le Saint des Saints du Temple de Salomon, l’initié devra se départir un temps de ce joug qu’est l’assignation aux limites de sa corporéité, morale, mentale et physique. C’est à cette condition qu’il sera en capacité à symboliser les objets du commun, c’est-à-dire les reformuler à sa main, en transcender la substance. Par exemple symboliser sur les 2 luminaires présents dans la loge, le Soleil et la Lune, amènera à une pensée nuancée, holistique, où la spécificité de chaque élément apportera une touche personnelle, chaque signification nouvelle apportant plus que la somme des symboles pris séparément. La structuration du sacré ne se formalise donc pas uniquement par rapport à l’extérieur, car l’espace sacré possède son équilibre propre, ce qui, nous l’avons déjà dit, ne préjuge pas, bien au contraire, des « luttes intestines » qui régissent justement cet équilibre ; ces luttes sont le résultat naturel de la confrontation ordinaire des idées et des circonstances. Même l’exercice de la symbolique va générer nécessairement des « parias » sémantiques et organisationnels, témoins d’une indispensable sélection des objets et des idées, sacrifiés sur l’autel du degré auquel on se situe. Cette part d’ombre, cette « Parole Perdue » est structurante, nous en reparlerons dans un prochain chapitre, portant sur l’harmonie cachée des choses. Néanmoins, rien avec le REAA n’est perdu ou définitivement écarté, et des éléments symboliques qui ne trouveraient pas leur place dans un degré déterminé se verraient naturellement « replacés » à un autre degré. Cette mise en place rituelle fut effectuée par les créateurs du REAA, qui ont fait en sorte que ledit rite constitue un continuum cohérent, mais aussi apte à inclure toutes digressions, pour peu qu’elles demeurent progressives et initiatiques (assassinat au 3ème degré, irruption violente au 6ème degré, désobéissance au 9ème degré, par exemple, mais aussi au 30ème degré, où est réévoquée la caverne d’Abiram). De ce constat découlera une indispensable gradation permettant de conserver toutes les idées, valeurs et principes en les plaçant à l’endroit qui leur sied le mieux. Un exemple : certains outils, supplétifs de la main de l’apprenti et du compagnon, aux 2 premiers degrés, deviendront une arme par destination au 3ème degré, puis un instrument de mesure au 12ème degré. Les grades et les degrés ne sont donc pas là pour fabriquer une hiérarchie stérile, mais pour poser à leur juste place des éléments déterminés. C’est pourquoi il existe des degrés maçonniques, qui permettent d’étager, d’échelonner les sens nouveaux sur différents grades, et donc de les protéger d’une éventuelle servitude que leur soumettrait une hiérarchie mal comprise. Je rappelle que hiérarchie signifie « gouvernance du sacré », et qu’à cet égard, son rôle est de mettre à la place qui lui est assignée chaque évènement symbolique, sans préjuger d’une quelconque prédominance ou prépondérance de tel élément par rapport à tel autre.
Thierry Didier.
LE DERNIER LIVRE DE Thierry Didier. Éditions Symbolon disponible dans toutes les librairies.
CONFÉRENCE CHATEAU ST ANTOINE MARSEILLE
Samedi 5 octobre 2024 Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures
XIIes Rencontres
Académie Maçonnique Provence
De l'Orient à
l'Occident...
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,
Nous vous souhaitons une excellente rentrée et espérons vous revoir très prochainement...
Nous poursuivons la présentation des XIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence qui se dérouleront le samedi 5 octobre 2024 au Château Saint-Antoine à Marseille.
Les trois conférenciers traiteront de sujets en relation avec notre thématique annuelle, à savoir :
De l'Orient à l'Occident..
C'est un honneur pour nous d'accueillir Abdennour Bidar, de tradition soufie,il est spécialiste de l'islam et des évolutions de la vie spirituelle dans le monde contemporain.
Abdennour BIDAR
Philisophe, essayiste
Les cinq piliers de l'islam
et leur sens initiatique
Au cœur de l’islam, comme des autres religions, il existe une voie d’éveil, un chemin conduisant à une conscience toujours plus subtile du secret de l’existence. Abdennour Bidar nous présente cette voie de libération du regard à travers les cinq piliers fondamentaux de l’islam : le témoignage de foi, la prière, l’aumône, le jeûne et le pèlerinage. Pour chacun de ces piliers, il nous invite à découvrir, à méditer et à vivre sa signification symbolique et initiatique.
Abdennour Bidar, est un philosophe et essayiste français, ancien élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, agrégé de philosophie et docteur en philosophie
Figure intellectuelle de l'islam libéral, il fut membre de l'observatoire de la laïcité et est toujours membre du comité consultatif national d’éthique ainsi que du Conseil des sages de la laïcité et des valeurs de la République du ministère chargé de l’Éducation nationale. Haut fonctionnaire, il est administrateur de l’État, dans une fonction d’inspecteur général de l’éducation nationale.
Ses ouvrages Un islam pour notre temps (2004), Self Islam, Histoire d'un islam personnel (2006), L'islam sans soumission (2008), Lettre ouverte au monde musulman (2015), L'islam spirituel de Mohammed Iqbal (2017), Les cinq piliers de l'islam et leur sens initiatique (2023) font de lui une des figures de l'islam libéral.
À l'issue des 3 conférences, vous pourrez rencontrer les conférenciers autour d'un verre et faire dédicacer leurs livres proposés par le Comptoir du livre, qui présentera une large sélection d'ouvrages sur la thématique du jour.
La participation aux frais pour la journée et de 25€ pour les non-abonnés et les frais de restauration comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ sont de 25€.
L'abonnement annuel est inchangé (35€) et te donnera accès gratuitement (hors repas) à cette dernière rencontre de l'année 2024 ainsi qu'aux manifestations organisées par les Académies de Paris, Lyon, Lille, Toulouse et Dijon.
À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.
Christophe Richard : Initiations tantriques, initiations maçonniques David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ? Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie. Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie Claire Reggio: Temple et lumière, une question d'orientation ?
PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
Ce livre propose une comparaison, très personnelle, entre initiations tantriques et initiations maçonniques. Précisons d’emblée qu’il n’est pas question ici des tantrismes non-dualistes de l’Inde et du Cachemire mais du tantrisme bouddhiste tibétain qui a absorbé avec plus ou moins de bonheur toutes les traditions qu’il a rencontrées.
L’intérêt principal de ce livre est de mettre en évidence comment le dialogue entre deux cultures traditionnelles, l’une orientale, l’autre occidentale, peut se nouer dans l’expérience d’un pratiquant. Chaque cas est unique certes mais ce n’est pas un hasard si de nombreux Francs-maçons vont chercher dans le bouddhisme, souvent tibétain, une pratique qu’il juge nécessaire à leur démarche.
Christophe Richard, après avoir réfléchi aux rapports entre nature et culture, interroge : Qu’est-ce qu’un rite initiatique ? Quels sont les principaux composants d’une initiation ? Qu’est-ce qu’une initiation tantrique ? Qu’est-ce qu’une initiation monastique ? Il dégage de ces questionnements une structure plus ou moins marquée dans les trois situations, maçonnique, bouddhiste tibétaine, monastique : mythe fondateur, rupture, modifications physiques ou vestimentaires, purification par les éléments, voyages réels ou symboliques, épreuves réelles ou symboliques, mort rituelle suivie d’une renaissance, serment. Repères intellectuels et historiques viennent ponctuer et soutenir le propos.
Au passage il traite des débats sur la nature de la Franc-maçonnerie : société initiatique ou pas ? tout en rappelant que certains historiens comme Charles Porset s’opposent à l’idée d’une Franc-maçonnerie initiatique, il met en évidence plusieurs points qui démontrent la dimension initiatique de l’Ordre maçonnique.
Dans un monde qui semble fasciné par son autodestruction, il en appelle au sursaut des institutions initiatiques pour rappeler l’être humain à la recherche de sa véritable nature.
« Un projet initiatique authentique, dit-il, a charge de provoquer un total bouleversement de notre façon d’appréhender l’existence. Il s’agit de passer des ténèbres à la lumière, pour le proférer à la façon des Francs-maçons, ou de reconnaître la claire lumière, pour le dire en termes bouddhiques.
Inutile d’appuyer sur le fait que semblable itinéraire ne peut être accompli qu’à la première personne. Le Franc-maçon est, certes, soutenu par les sœurs et/ou les frères de sa loge, tandis que le pratiquant du bouddhisme tantrique est guidé par son ami de bien, il n’en demeure pas moins que c’est à l’initié, et à lui seul, de cheminer vers la lumière. »
C'est un rameau fertile que Joseph. les bénédictions de ton père, surpassant en puissance celles de mes ancêtres, au-dessus-même des collines éternelles, s'accompliront sur la tête de Joseph. ! » L'appel à la transcendance « La religion chrétienne appelle l'Esprit Saint le Désiré des Collines éternelles. Ce désir d'infini au coeur de chaque être humain, je l'ai donc nommé désir des collines éternelles. Parce qu'il inspire à l'esprit humain un mouvement d'ouverture perpétuel qui, par-delà toute croyance arrêtée, se retrouve dans l'aspiration chrétienne à quitter la Chair pour l'Esprit, ou dans l'aspiration juive à remonter vers la Fontaine de Sagesse. Ainsi chaque être humain me semble être appelé à contribuer au long cheminement de l'humanité émergeant de son animalité. En développant en lui-même une vision spirituelle qui dépasse la vision matérielle consacrée au confort, au pouvoir, à l'image et peut-être même à une certaine forme de bonheur. Mais il s'agira d'une longue quête pour qu'en lui le spirituel se distingue du matériel, une quête qui exigera de lui l'élargissement de son champ de conscience intérieur pour se libérer de ses passions, et l'élargissement de son champ de conscience extérieur au-delà de l'apparente matérialité. »
IL ÉTAIT UNE FOIS UN MYTHE, HIRAM.
Les lumières du passé éclairent les ténèbres du labyrinthe de l’avenir. À chacun son guide, pour passer des ténèbres à la Lumière. Nous ne sommes pas égaux dans la vie, le poète chante la différence entre les trottoirs de Manille, et les beaux quartiers des villes lumières. Mais à la porte de l’Orient éternel, au moment de la pesée de l’âme, l’importance des métaux compte peu.
Chacun doit construire sa vie, se construire en même temps. Il est des moments d’échecs, ils sont sans doute faits pour prendre la mesure de notre capacité à revivre plus radieux que jamais, il est des moments de gloire, c’est là que l’on prend le pouls de notre capacité à rester humble.
Pour structurer son parcours de vie, son existence, s’accomplir c’est-à-dire être pleinement soi, il nous faut les scintillements d’un phare, qui indique le cap quand advient la nuit.
Les francs-maçons ont choisi pour l’accomplissement de leur vie, une méthode le symbolisme de la construction. La figure du sage, la figure du sage, emblématique et tutélaire de ce symbolisme est le Maître Architecte Hiram. Un Maître inspiré, transcendé par un principe innommable, ineffable plus grand que lui. Le mythe, la légende d’Hiram et de sa mort est au cœur de l’initiation maçonnique, Hiram est Osiris.
Hiram est peu présent dans les textes vétérotestamentaires qui constituent entre autres le substrat de la Franc-Maçonnerie spéculative. Cet homme venu d’ailleurs, de surcroit fils d’une veuve, orphelin de père allait avoir un destin fabuleux, c’est le lot des héros. Hiram est le soleil, la lumière, le feu de la forge de Tubalcaïn. L’abondance des mots pour décrire Hiram, n’est pas nécessaire, la contemplation de ses vertus, de son exemplarité suffit pour servir de guide, de clé pour ouvrir la porte du cœur des femmes, des hommes en général et des sœurs et des frères en particulier, de tous ceux qui sont capables de regarder avec l’œil de leur cœur.
Solange Sudarskis, signe un ouvrage sur le mythe d’Hiram. Il ne pourrait être qu’un ouvrage de plus, il apparaît cependant comme un manuel, une encyclopédie hiramique. Il répond brièvement aux questions, pour laisser plus grande, plus ouverte la ou les possibilités d’interprétation personnelle au lecteur, qui s’approprie le mythe, et les valeurs qu’il transporte pour en faire sa ligne de vie personnelle à son rythme, avec l’intensité qu’il choisit.
On trouve dans ce livre ouvert : l’explication des mots de la cérémonie d’élévation au sublime grade de Maître, une interprétation du mythe de la mort, une recherche de la Parole perdue, l’histoire légendaire du héros, une description des temples. Solange Sudarskis termine par une ouverture sur les semblables d’Hiram, un épilogue en forme de prologue à la recherche de notre semblable, Hiram est-il notre jumeau, notre ange ? Celui qui nous montre le chemin pour se rapprocher de nos semblables les chercheurs de vérité, pour se rapprocher d’eux par la pratique des vertus, et la plus grande d’entre elles la charité qui est l’amour fraternel. Hiram est mon semblable, mon frère, mon Maître.
Comme vous le voyez le mythe d’Hiram tel que proposé par Solange Sudarskis, répond à quelques questions, mais son plus grand mérite est de nous faire lever la tête et suscité bien plus de questions que les réponses qu’il apporte. C’est un rituel d’ouverture pour la pratique de nos travaux personnels, sur nous-mêmes. Il nous montre le chemin qui mène de la périphérie au centre du cercle entre l’équerre et le compas.
Jean-François Guerry.
Extraits du Livre :
« Au troisième degré, le psychodrame des cérémonies et des rituels offre le cadre et tous les processus nécessaires au développement psychique et à l’harmonisation entre les ténèbres et la lumière du franc-maçon. »
Les jeux de Rôle.
« Le jeu de rôle permet de créer un nouveau père, accessible émotionnellement, auquel il est possible de s’identifier. »
À SUIVRE : La recension va se poursuivre les travaux ne sont qu’ouverts.
À LIRE : « Il était une fois un mythe, Hiram. Par Solange Sudarskis.
183 pages 15 €- ISBN : 978-2-91-965640-0
Éditions : L’Académie Maçonnique de Provence et UBIK éditions.
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Jean-François Guerry
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