AU SECOURS LA FAYETTE – PART II.
1775 Metz, le jeune Marquis millionnaire est en garnison à Metz, les soldats de Louis XV s’ennuient le sexagénaire combattant Victor François de Broglie est passé du héros des combats au service secret du « Cabinet noir du Roi ». Il trompe l’ennui de ses troupes en lançant une chasse sauvage aux prostituées dans les rues de Metz, le jeune La Fayette qui n’a jamais eu de propension pour les amours vénales, mais sa compassion pour les femmes publiques traduit son caractère, il prend parti pour ses femmes traquées, comme pour les proscrits et les marginaux.
Dans le Nouveau Monde un conflit entre le gouvernement royal et ceux que l’on appelle les insurgents ou les Bostoniens passionne le jeune capitaine qui écrit alors : « Du premier moment où j’ai entendu prononcer le nom de l’Amérique, je l’ai aimé. Dès l’instant où j’au su qu’elle combattait pour la liberté, j’ai brûlé du désir de verser mon sang pour elle ; les jours où je pourrais la servir seront comptés par moi, dans tous les temps et dans tous les lieux, parmi les plus heureux de ma vie. » Les voies de sa vie étaient tracées.
À la fin de l’année 1775 alors qu’il se rend pour un séjour à Paris, alors qu’il s’informe toujours des événements du Nouveau Monde, il cultive son esprit se passionne d’histoire, de géographie, de philosophie. Ségur son oncle par alliance et le Duc d’Ayen seront ses parrains maçonniques. La Fayette recevra la Lumière à la Loge La Candeur à Paris. Il a alors 18 ans, il sera fidèle à son engagement et son serment jusqu’à sa mort, il avait été ébloui par l’esprit de liberté, de tolérance ainsi que le niveau de la culture qui régnait dans les Loges parisiennes.
1776 – 1777 Le destin de La Fayette va s’accélérer, le 3 décembre 1776 Benjamin Franklin venant d’Amérique débarque au Port de Saint-Goustan à Auray, il se rend à Paris pour rencontrer le Roi, chercher des subsides et signer un traité d’alliance, ce voyage aboutira à l’indépendance des États-Unis. Il ira aussi en visite dans la Loge de Neuf Sœurs que fréquentait La Fayette. Franklin instruit de la personnalité du jeune La Fayette et de son enthousiasme pour les insurgents par Deane, donnera à la Fayette une Chaleureuse et Fraternelle lettre de recommandation à l’intention du président du congrès. Le destin du jeune Marquis est en train de s’accomplir, il s’empresse d’acheter un navire et de l’affréter pour un départ vers le Nouveau Monde, nous sommes en mars 1777 ce navire il l’appellera La Victoire !
La Fayette avait pris la mer contrevenant aux ordres du Roi et sans l’assentiment de son épouse, mai juin 1777 la traversée fut longue et pénible, il avait pris tous les risques son navire n’avait que deux canons et les hommes quelques fusils. Il écrit à son épouse qu’il veut faire adhérer à son engagement, il se veut Américain : « J’espère qu’en ma faveur vous deviendrez bonne Américaine ; c’est un sentiment fait pour les cœurs vertueux. Le bonheur de l’Amérique est intimement lié au bonheur de toute l’humanité. Elle va devenir le respectable et sûr asile de la vertu, de l’honnêteté, de la tolérance, de l’égalité et d’une tranquille liberté. » On mesure ici la vision de La Fayette sur ce que le Nouveau Monde allait devenir pendant de nombreuses années un phare de la Liberté éclairant le monde grâce à l’action de ses fondateurs. On mesure aussi que d’autres hommes peuvent éteindre rapidement cette Lumière de la Liberté symbolisée par la statue de Frédéric Bartholdi un autre Frère. Il est venu le temps d’appeler au secours La Fayette et les enfants de la veuve.
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Le 15 juin 1777 la vigie du navire La Victoire [1]après avoir quelques oiseaux inconnus poussait un cri : terre ! La Fayette et ses hommes accostaient à South Inlet en Caroline du Sud. Ils furent accueillis par des embarcations remplis d’esclaves noirs, un premier contact insolite sur la terre de la Liberté. Gonzague Saint Bris dans sa biographie de La Fayette, écrit, que quelques années plus tard Châteaubriand lors de son premier contact avec le nouveau monde fis la même expérience qu’il relata dans ses Mémoires. Il s’exclamera comme aurait pu le faire La Fayette : « Ce fut une esclave qui me reçut sur la terre de la Liberté »
Jean-François Guerry.
À SUIVRE…
[1] Le navire La Victoire – il n’existe aucune représentation de ce premier navire de La Fayette. (La Victoire est un navire de commerce français. C'est sur ce navire que La Fayette et Johann de Kalbeffectuent leur premier voyage en Amérique en 1777, avant celui sur l'Hermione, en 1780[2],[3].Elle est coulée au large de Charleston, le 14 août 1777par la flotte anglaise[2]. Source WIKIPÉDIA)
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