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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Philippe Dubach - Jean-François Guerry
IL EST OÙ LE BONHEUR

 

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Il est où, le bonheur ? Où sont nos libertés ?

"Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits..." Ainsi commence le 1er article de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1789.
Plus de deux siècles plus tard, les droits universels de l'homme semblent avoir été remplacés par une charte non écrite mais consciencieusement appliquée par nos contemporains que nous pourrions appeler : Charte du bonheur humain, dont le 1er article énoncerait :
"Les hommes ne peuvent être entravés dans leurs quêtes de bonheurs. Dans l'intérêt commun, personne ne peut retirer à l'autre son droit de consommer et de jouir des bienfaits de ce monde..."

Dans ce mirage aux libertés qui anime la planète, le moteur de l'humanité semble se résumer à une quête effrénée du bonheur.
Et pour atteindre le bonheur, nous l'imaginons comme lié à l'obtention de plus en plus de libertés.
Notre bonheur reviendrait à avoir des libertés...

Ce constat concerne en premier lieu, nous, les nantis des sociétés dites évoluées, où quelques individus accèdent à ce "trop pour eux-mêmes", combattant la frustration engendrée par une sur-offre non assouvie.

La frustration est devenue notre enfer...

 


Notre monde ressemble à un hypermarché où les rayons proposent à notre convoitise des milliers de tentations auxquelles notre lente évolution depuis la préhistoire nous invite à succomber pour la survie même de notre espèce.

Ainsi, il est possible que notre état d'éloignement à la véritable Liberté soit à l'origine de notre éloignement de la sagesse et la spiritualité, conséquences d'une recherche exacerbée de toujours plus de libertés et de bonheurs...

Dans cette quête, nous avons perdu de vue notre véritable liberté, dont l'origine n'est certainement pas située là où nous la plaçons.

Qu'avons-nous oublié ?
Qu'avons-nous fait de notre bonheur individuel et collectif ?
N'avons-nous pas succombé aux mirages de la liberté en redéfinissant le socle même de notre humanité ?

Le mot "liberté" désigne couramment l'absence d'entraves à nos actions matérielles.
Pourtant, ces libertés ne sont que des mirages, il ne s'agit en fait que d'un champ plus ou moins étendu de possibles.

Notre liberté se situerait-elle uniquement dans la longueur de la corde qui nous retient ?

Nous désignons également comme liberté la possibilité de penser selon nos désirs : la libre pensée.
Pour autant, on ne peut nier que nos pensées sont dépendantes de nos apprentissages, de nos expériences, le tout consistant en un formatage de nos cerveaux.

Ainsi, nos pensées sont créées à partir d'un substrat imposé que nous ne choisissons pas nous-mêmes, issu soit de l'extérieur, soit de nos apprentissages précédents.

Les dernières études scientifiques au sujet de notre conscience concluent que nos pensées apparaissent dans nos méandres cérébraux totalement indépendamment de notre volonté !

Nos pensées existeraient en avance de phase par rapport à notre prise de conscience de nos propres pensées !

Pour preuve, des imageries médicales de notre activité cérébrale ont établi qu'une idée est déjà présente dans notre cerveau avant même d'avoir l'impression de décider cette pensée...

Dans les faits, nous ne serions donc même pas libres de penser...
C'est un mirage avec lequel nous nous accordons, un libre arbitre "virtuel" tant il se distancie de la pseudo-réalité que nous nous sommes construite...

Ainsi, nous confondrions "avoir conscience de quelque chose" avec "liberté de penser à cette chose".
Par exemple, les mots que j'écris à cet instant me seraient soufflés par mon cerveau et non pas par une action de ma volonté.
Même si j'ai l'impression d'en être l'auteur, je n'en serais que l'acteur.

Vertigineux, n'est-ce pas ?

Lorsque l'on tente de prendre conscience de ce fonctionnement de nos pensées, nous avons un réflexe de rejet bien naturel.

Où serait l'humain, dans ce cas ?
Tous les fondements qui sous-tendent notre compréhension du monde et son apparence seraient à remettre en question ?
Quelle pensée hérétique et farfelue...

Ce qui se dresse devant nous, et que notre bon sens terrien rejette avec fermeté, est à l'image d'une révolution copernicienne : un passage de l'égocentrisme à une vision élargie !

Abandonner notre chère liberté pour en chercher une autre !

Nous sommes tellement certains que nos pensées sont libres que nous ne pouvons imaginer, et encore moins admettre, autre chose !

Pourtant, ne pas disposer de la liberté de nos pensées n'est pas incompatible avec notre humanité, car nous disposons d'une autre liberté, peut-être la seule : celle de porter notre attention sur nos pensées !

Notre regard intérieur, cet œil du cœur, qui crée la seule liberté ici-bas par la vision qu'il engendre.

C'est peut-être là que se situe l'enjeu de ce monde, qui a momentanément abandonné sa véritable conscience au profit d'une course virtuelle aux libertés.

 


Plus de 60 000 pensées sont produites par notre cerveau chaque jour.
Elles ne sont pas le produit de notre libre arbitre, mais de la seule activité autonome de nos cellules grises...

Notre seule liberté est de porter notre attention, c'est-à-dire de focaliser notre conscience sur les pensées que nous souhaitons regarder avec notre œil intérieur.

Cet exercice de regard intérieur est plus complexe qu'il n'y paraît : maîtriser notre conscience ne revient pas à maîtriser nos pensées, car cela est proprement impossible, mais consiste à focaliser notre regard conscient sur nos pensées.

Pour illustrer cette tentative d'explication, je vous propose l'image d'une projection de cinéma :
Durant la séance de projection, on peut soit se laisser aller à regarder le film, soit on peut commencer à choisir ce que nous regardons dans les images, en portant par exemple son attention de manière consciente à un détail dans l'image.

De cette manière, le film dévoile tout autre chose : une infinité de détails, de structures dont la prise de conscience modifie la première vision.

En s'exerçant à cette pratique, on s'aperçoit vite, avec l'exploration du vaste domaine de nos pensées, que notre cerveau est davantage un compagnon que le moteur de notre conscience.

Selon le formatage de notre cerveau, selon les expériences auxquelles il a été exposé, notre cerveau peut devenir soit notre meilleur, soit notre pire compagnon...

Nous vivons dans un rêve. Celui qui nous laisse croire que nous sommes acteurs et même auteurs alors que nous ne sommes que les spectateurs de ce monde aux libertés virtuelles.

Si l'homme ne possédait qu'une dimension matérielle, il n'aurait aucune liberté, simple pantin animé par les entrelacs de causes et de conséquences orchestrés par les lois du monde exprimé.

Mais l'homme éveillé témoigne, par l'expérience intime, d'une seconde nature, spirituelle, immatérielle, qui lui permet d'accéder à une toute autre liberté dont la nature se cache dans le plus profond de notre être.

L'homme spirituel est celui né de l'interaction de ses deux dimensions, permettant de transformer sa liberté spirituelle en action dans le monde physique.

Ne nous laissons pas succomber aux leurres des libertés, dans une posture inactive, confortablement assis devant nos écrans cérébraux.

Le chemin est long pour changer nos regards sur nos propres pensées, pour ne plus confondre bonheur et liberté, pour que Joie et Amour deviennent nos objectifs afin de poursuivre au-dehors l'œuvre commencée dans notre Temple intérieur.

Au-delà de notre liberté à reconquérir se situe l'action et le devoir.
Effectivement, toute liberté ne peut se réaliser sans la contrepartie du devoir.

Ce dernier point nécessiterait à lui seul un vaste commentaire...

Je me contenterai de souligner l'importance de la responsabilité qui incombe aux cherchants dont le regard se tourne vers leurs tréfonds et qui tentent, en inversant, de trouver la Lumière.

Car la quête de la Liberté est avant tout un devoir et un sacrifice qui passe symboliquement par la mort du vieil homme aux libertés factices, enfermé dans ses faux-semblants, pour qu’apparaisse le nouvel homme libre.

Notre devoir est de créer des ponts pour qu'en hommes libres nous traversions les abîmes que trouve l’Être en chemin vers la Lumière.


Philippe Dubach

IL EST OÙ LE BONHEUR

LE TERNAIRE ET L’INTIME

 

Pythagore le premier des philosophes, avait compris le génie du ternaire, avec sa Tétractys, ce triangle cosmologique avec ses nombres. La franc-maçonnerie qui tend à réunir ce qui est épars, qui veut mettre fin à la dualité pour faire l’unité, propose un itinéraire initiatique ou le ternaire prend place à chaque degré.

Peut-on envisager l’allumage des feux d’une loge à deux ? La création d’un creuset initiatique impose le ternaire symbole d’unité.

L’objectif de perfectionnement de l’homme passe par la réalisation de son unité, de son harmonie : Corps, Âme, Esprit. Le secret du nombre 3 est le nombre 1. La mystérieuse harmonie se réalise dans le cœur de l’homme, le maçon a juré de garder ce secret par serment devant le triangle formé par le Grand Architecte, ses Frères et lui-même.

Les figures géométriques symboliques entrelacées présentent sur les tableaux, cartouches et les bijoux maçonniques qui se dévoilent tout au long de la spirale ascendante initiatique, témoignent du passage indispensable du ternaire vers l’unité. L’élévation spirituelle du Maître Maçon n’est possible qu’avec la force de trois de ses Frères. Cette élévation célèbre la mort de la dualité des ténèbres au profit de l’unité radieuse de la Lumière. La célébration même de la mort de l’architecte nécessite la présence de deux Rois et d’un Intime qui portent son cœur au sommet du mausolée avec l’épée de justice.

Le 9 la triple répétition du 3 est le signe de la venue du 10 qui est un. Dans les loges de Saint-Jean, on apprend, que tout est un, et que un est le tout. Et nous travaillons pour : Que Tous soient Un. [1]

 

                                    Jean-François Guerry.

 

 

[1] Jean XVII- 21.

               LE BONHEUR DE LA LUMIÈRE
IL EST OÙ LE BONHEUR

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P
Bel article mon FF Phil, in fine, si j'ai bien compris, il nous faut faire des ponts. Sans aucun doute pour changer de rive pour aller sur une autre... Tu as évoqué les devoirs mais comme tout le monde sans les préciser. Ne dire qu'ils mériteraient à eux seuls un débat, c'est comme dire que nous devons respirer pour vivre, or cela nous le faisons naturellement. Oui, nous avons des devoirs mais nous sommes incapable de les définir car nous avons peur. Comme disait R.Gicquel la France a peur, ce qui incluait aussi les francs-maçons, qui comme nos politiques se réfugient derrière des mots, toujours des mots, rien que des mots... Liberté et moralisation ont bien du mal à cohabiter, commence par enlever ton bandeau personnel, ce sera déjà un bon départ et soit concret.
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