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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Thierry Didier- Jean-François Guerry
Mes frères me reconnaissent comme tel
Photo de soroushkarimi sur Unsplash

Mes frères me reconnaissent comme tel

 

La demande de la Question d’Ordre du 1er degré ne se contente pas d’être « en tête » de l’instruction de son degré, elle est aussi en tête de tout le processus initiatique. C’est pourquoi il ne s’agit pas, dans cette demande, de qualifier le récipiendaire d’Apprenti, mais plus généralement de franc-maçon, inaugurant ainsi le long chemin du rite. La demande de la 1ère Question d’Ordre du REAA ne suggère donc pas, contrairement à la plupart des Questions d’Ordre suivantes, la qualité, c’est-à-dire le grade de celui qui est tuilé. Comment expliquer cette « anomalie » ? Eh bien, de plusieurs façons : on peut y voir une façon de préserver le secret pour un individu profane qui tenterait de se faire passer pour un initié. Et dont on limiterait le préjudice en lui livrant une parole « neutre ». En le questionnant sans mentionner le degré, on limiterait ainsi la « casse » potentielle d’une malversation éventuelle.

Plus symboliquement, le mot de passe n’existant pas au grade d’Apprenti, puisqu’on ne passe pas dans ce cas de figure d’un degré à un autre, la demande n’habilite pas vraiment de passage, et demeure, d’une certaine façon, « profane ». La réponse, alors, de l’initié confirmé évitera l’écueil de l’imposture en prononçant une phrase qui n’est absolument pas prévisible, et qui en même temps caractérise parfaitement le statut ambivalent de l’Apprenti. En clair, en évitant de citer le 1er grade, on s’empêche d’éventuellement dévoiler la première injonction de tout le rituel. De plus, être « reconnu comme tel » objective l’idée de naître à partir du regard et de l’entendement de l’autre, mettant en avant la vision confessionnelle du Prochain, c’est-à-dire de soi-même, mais de façon délégataire. Le but avoué de cette délégation ne portera pas sur une volonté de dénier la responsabilité ou la légitimité de tel ou tel, mais de simplement créer ex nihilo un nouvel initié.

La Question d’Ordre possède cette ambigüité entre un continuum assumé par une demande et une réponse pratiquement concomitantes, tout en intégrant la morphologie séparatiste des 2 syntagmes. En effet, la réponse pourrait être simplement : oui, non ou peut être… En fait, la Question d’Ordre dictée par l’instruction s’empressera de changer l’angle du regard du récipiendaire, qui reste crédible dans l’absolu, mais en brouillant les paradigmes attendus, à savoir « quelle est votre nature, votre fonction ou votre dessein » ? La singularité de la réponse permettra au récipiendaire de s’échapper quelque peu de la droite ligne à laquelle semblait le condamner la question impérative et incisive posée par l’initiateur. La réponse de l’Apprenti sera donc performative, c’est-à-dire qu’elle prendra date dès le début, mais vis-à-vis finalement d’une chose qu’elle ne pourra pas maitriser, en l’occurrence la reconnaissance de ses pairs. Ceci est très important et signifie que « la forme peut engendrer le fond », ce qui ne correspond pas à la logique profane, mais peut s’entendre dans cette vision holistique qui caractérise l’initiatique, et dans laquelle l’avant et l’après finiront, après moults circonstances, à se fondre en un même ensemble. L’apothéose lointaine de cette fusion sera, en miroir, la réponse de la Question d’Ordre du 30ème degré : « Je le suis, son nom fut autre et le même pourtant », où ce sera l’ensemble des prochains possibles qui définira cette fois l’« univers complet ».

La réponse de la 1ère Question d’Ordre conditionnera une forme de mise en abyme, où l’apprenti se reflètera dans les yeux de l’initiant, qui y verra alors ses propres yeux, dans ceux du récipiendaire, etc… Car l’origine de l’initiatique ne peut provenir que d’une boucle générative, où la notion de préséance perd sa dominance et installe à la place une forme de maelstrom créatif qui en obère alors la légitimité. Non pas que cette légitimité fondatrice n’existe pas, simplement est-elle mise de côté face à l’apparition cyclique et inflative de la vie : la créature devenant un temps très court un créateur, quelque part assimilable au « Big Bang » des astrophysiciens qui, en postulant cette théorie, reconnaissent que tout était présent dès le départ, et que seule l’inflation qui a suivi a distribué dans l’univers les ferments originaux…

N’oublions pas que le mot « initiation » introduit étymologiquement un contexte de réitération, de recommencement perpétuel, et que c’est ce cycle sans début ni fin qui formalise, qui objective la vie elle-même. Alors, dans ce cas, quoi de mieux pour justifier son existence, que la reconnaissance de l’Autre : les kabbalistes l’ont bien compris en plaçant cette valeur au sein de la 2ème séphirah, Hochmah, la Sagesse, ou « « comment composer avec soi-même », qui consiste à générer, par effet-miroir, le principe créateur à l’origine ineffable, porté par la 1ère séphirah, Kether, la couronne. 

La Question d’Ordre est toujours délicate à mettre en place, car elle est censée établir par avance la situation personnelle du candidat au degré requis. Le souci ici est que le grade d’apprenti est le premier d’une lignée importante. D’habitude, nous verrons à tous les degrés ultérieurs que l’élaboration de la réponse de la Question d’Ordre est une sorte de mise en abyme dont on ne percevrait pas les étapes intermédiaires. Par exemple, pour le Compagnon : la réponse « J’ai vu l’Étoile Flamboyante » comporte des prémisses cachées où le candidat devra comprendre ce que lui inspire la Lettre G, en quoi doit-il âprement travailler, pourquoi fait-il un pas de côté durant sa marche, ou bien que lui enseignent les grands initiés ou les 5 ordres d’architecture.

Cette lente acquisition apportera une sorte de légitimité progressive, construite pas à pas en lien avec le grade considéré qui, pour finir, s’intégrera tout de go dans une courte réponse, « J’ai vu l’Étoile Flamboyante. » Si le Maître Maçon reconnait l’Apprenti, c’est qu’il verra en celui-ci des éléments qu’il retrouvera dans son propre parcours : c’est en cela que la succession des grades constitue une forme, ici encore, de mise en abyme, où chaque reflet viendra s’inviter dans le suivant, un peu plus large, un peu plus profond. Et c’est pourquoi les degrés du REAA vont être gigognes, permettant au nouveau maçon de ne pas repartir de zéro à chaque « naissance ». Peut-être direz-vous qu’un profane est toujours une page blanche : ça n’est pas faux, mais il possède également des prédispositions qui lui sont toutes personnelles, liées à sa culture, à son lignage et à son caractère. C’est l’instruction qu’on lui apportera qui se devra d’intégrer en son sein toutes transformations bénéfiques à son affranchissement. Cette « substitution » au 1er degré (« franc-maçon » en place d’« Apprenti »), ou du moins cette ellipse explicitera aussi pourquoi l’initié Apprenti ne peut pas faire sienne la réponse en utilisant la 1ère personne du singulier, ou bien, comme à certains degrés, l’adjectif possessif de la 1ère personne du singulier. Exemples : R- : « Mon zèle a été pris pour de la curiosité » (6ème degré) ; « l’acacia m’est connu (3ème degré) ; « Je porte volontairement le joug de mes frères » (25ème degré) … Il faut en fait considérer que le passage effectif d’un grade au suivant se glisse entre la demande et la réponse de la Question d’Ordre dudit grade.

La demande caractérisera alors simplement le principe interrogatif de la possession du grade : par exemple,« Êtes-vous Intendant de Bâtiments » (8ème degré) ? sans autre forme de procès. L’usage de l’ésotérisme ne sera pas ici à proprement parler destiné à cacher des choses, mais à utiliser le fait que le langage humain est habituellement extrêmement progressif et explicite, afin de détailler au mieux la pensée de son auteur. Ici, au contraire, l’usage veut qu’on puisse contenir en quelques syllabes toute la puissance et la variété de la transformation initiatique. L’ésotérisme le permet, en ne mettant aucune limite à la sagacité potentielle de l’initié. Pour cela, le langage habituel n’est pas adapté : il l’est, avec sa multitude de mots dès lors qu’il s’agit de coller au plus près de situations aussi nombreuses que changeantes et de les détailler (comme dans les rituels et les instructions).

Par contre, son arsenal sémantique se verra dépossédé lorsqu’il s’agira de contracter au maximum divers contextes en 3 ou 4 mots. Nous n’aurons dans ce cas que 2 possibilités. 1°) l’ellipse, où c’est un vide interrogateur, une omission convenue, une « « absence révélatrice », un mutisme signifiant qui illustreront par défaut un incompressible dialogue (« J’ai travaillé à me perfectionner », 14ème degré ; « J’ai vu la triple lumière », 27ème degré). Ou bien 2°) ce sera l’ésotérisme classique qui prendra la main, avec son cortège de formules hermétiques : « Les arbres sont bons pour la coupe » (22ème degré) ; « Comme vous, j’ai vu la grande lumière » (26ème degré); « Son nom fut autre et le même pourtant » (30ème degré) … L’ésotérisme sera ici une méthode pragmatique qui ne flirtera aucunement avec le nébuleux ou l’abscons.

Son caractère mystérieux sera simplement conditionné par le fait que tout son mécanisme ne sera pas en temps réel à la portée de l’individu, mais contiendra une arborescence de possibilités dont une seulement sera à terme conservée : à l’initié d’y trouver son compte. Un autre exemple : à la demande du 25ème degré : «  Êtes-vous Chevalier du Serpent d’Airain » ? : R- : «  Je porte volontairement le joug de mes frères » : il ressortira de cette courte phrase des notions et des aptitudes à conjuguer  par l’airain, alliage dur et solide, l’union sacrée contre les contraires ,  symbolisant des valeurs d’abnégation, de force vitale intrinsèque, de capacité sanitaire, d’efficience collégiale, de volonté irréfragable , de confiance en son Prochain, de responsabilité collective, de guérison métaphysique, de noble  courage. Le Chevalier du Serpent d’Airain sera donc un grade où sera mis en exergue la « bonne santé métaphysique » du récipiendaire, et sa lutte intestine contre un joug qui prendra toujours langue dans un déséquilibre des principes. La réponse se voudra donc contractée et nécessairement ésotérique, car il sera impossible d’expliciter ces différents états d’âme dans un langage exotérique, si ce n’est en ne travaillant qu’à la surface des mots, en se voyant contraint de les évoquer en temps réel, un par un, en les indifférenciant et donc en diluant le message, avec le risque de s’y perdre.

L’ésotérisme connait, lui, la parcimonie, celle de passer sous silence des formulations brillantes aptes à masquer l’essentiel, celle de ne pas être assujetti à la flèche du temps, de ne pas être soumis au diktat de l’esthétique oratoire ou de la rhétorique verbeuse. Alors bien sûr, ça n’est pas parce que nous utilisons le langage exotérique que nous ne tomberons pas dans certains de ces pièges ; c’est simplement que cette variété de mots, de styles et d’associations syntaxiques pourront, à tout moment, dépasser la pensée de celui qui formule la réponse à la Question d’Ordre. Là où la Question d’Ordre ouvrira encore plus de possibilités sera la confrontation fructueuse de la demande et de la réponse ; Il s’agira d’y voir ce qu’on appelle en physique une différence de potentiel, où plus les pôles d’attraction seront ontologiquement opposés, plus l’énergie qui s’en dégagera sera puissante. Et donc la Question d’Ordre recèlera en elle-même cette opposition fondatrice qui détonnera par rapport à la phraséologie classique.

En effet, le but du langage est avant tout de se faire comprendre, et donc de créer un continuum de mots qui s’assemblent sans difficulté, de façon à lisser, homogénéiser et donc s’approcher mimétiquement le plus près possible de notre pensée, qui est la fusion permanente des éléments qui l’ont précédé. Mais l’ordonnancement des mots disparait derrière la fluidité du langage exotérique, et la forme, qui se veut esthétique et fonctionnelle, peut finir par occulter le fonds, à savoir l’ordonnancement préalable né de l’action d’un principe créateur sur la créature (ce que le Compagnon franc-maçon appellera au 2ème degré la Loi Morale, et que le Maître Secret, au 4ème degré, appellera la Loi Universelle). 

Dans la Question d’Ordre, le caractère hétérogène sera tel que la forme ne pourra pas cacher le fond : c’est le but : conserver dans la trame des mots l’essence qui siéra à l’initié. Nous comprendrons enfin que, si la demande de la Question d’Ordre ne comporte pas le grade, c’est aussi simplement parce que cette demande porte sur l’origine de la filiation initiatique, et qu’à aucun moment finalement l’initié n’a de références suffisantes pour prononcer son grade. De plus, l’apprenti ne peut pas parler directement : il devra s’en remettre à une forme passive dans sa réponse. Cette forme passive nourrira son nécessaire mutisme.

Thierry Didier.

Thierry Didier se consacre de manière originale et personnelle à la connaissance et la transmission du R E A A à travers ses ouvrages qui sont autant de portes ouvertes à la réflexion de l'initié et profane en recherche.

JF GUERRY.

LIVRES DE THIERRY DIDIER
Mes frères me reconnaissent comme tel
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Mes frères me reconnaissent comme tel
Reprise ici d'un court article paru dans le blog le 19 avril 2020.
Mes frères me reconnaissent comme tel

RECONNAÎTRE

 

                  « Les symboles sont des portes ouvertes sur les réduits occultes de l’âme. »

                         Basil Ivan Rákóczi.

 

 

Le verbe se conjugue comme connaître. Il inclut l’acte de connaissance, c’est un verbe dynamique, actif. L’on comprend sa signification d’abord par son origine latine recognoscere, retrouver rappeler à sa mémoire. C’est aussi immédiatement en tirer les conséquences, faire un examen critique de ses actions.

 

Le verbe reste lié à  la connaissance de ce qui est, comme un retour au réel. C’est une opération fondamentalement intellectuelle, l’esprit reconnaît un objet, une chose, une action en reliant des images. Reconnaître c’est donc se lier à, faire reliance avec, et ce d’une manière certaine et véritable. Reconnaître s’est se confronter à la Vérité.

 

Les mots des francs-maçons sont des symboles sonores qui résonnent dans leur cœur, ils enrichissent les rituels, les francs-maçons se reconnaissent à travers ces mots, ils symbolisent les vertus qu’ils se sont engagés à pratiquer.

 

« Êtes-vous maçon ? Tous mes frères me reconnaissent comme tel. »

 

Dans une conversation entre maçons, l’on entend souvent l’expression : je te reconnais bien là ! Un peu comme ceux qui sont du même pays. Ils sont nés au même endroit, ont connu les mêmes épreuves et les mêmes joies.

Reconnaître c’est se relier à la vérité et à la lumière, c’est reprendre conscience, reprendre sa conscience en main, oublier son arrogance, faire preuve d’humilité.

 

Dans une société de la vitesse et de l’immédiateté, nous peinons à reconnaître nos erreurs, quant à la reconnaissance nous la noyons dans un flot de paroles, rarement suivi d’actes et de retour d’expérience, on oublie de reconnaître vraiment, c’est-à-dire la vérité, l’orgueil passe d’abord.

 

En ce moment l’on applaudit aux fenêtres dans un élan d’émotion, l’on redécouvre l’altérité, l’on se rend compte que notre cœur bat toujours, il était prisonnier en cage comme nous le sommes actuellement. Nos applaudissements sont les battements d’ailes de notre cœur qui veut se montrer, renonce à la pudeur. Ce qui passait pour de la mièvrerie, devient de la fraternité. Il nous reste à conclure avec la solidarité.

 

Reconnaître les êtres pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils ont.

 

Reconnaître pour les francs-maçons, c’est aussi re naître, c’est-à-dire s’initier.

 

En cette période de confinement nous avons le temps de reconnaître, de confirmer, d’admettre, d’accepter. Que nous nous sommes trompés sur le sens de la vie que nous avons privilégié le superflu par rapport à l’essentiel.

Reconnaître que nous avons trop ignoré non pas ceux qui sont « utiles » comme l’a dit notre président. Car enfin ils ne sont pas des ustensiles dont on se sert quand on en a besoin ! Mais ce sont des femmes et des hommes, au milieu et aux bouts de la cordée, maillons d’une chaîne dans laquelle nous sommes tous. Ils ont droit a être reconnus comme tels, en eux est la force qui nous soutient. Ils font partie de la grande loge universelle de l’humanité.

 

On les reconnaît à leurs œuvres. Ils sont les symboles vivants de ce qu’il y a de mieux dans l’homme. Ils font briller la lumière dans les ténèbres, ils ne parlent pas de morale, d’éthique et de vertu, car pour eux cela est naturel ils font leur devoir. Ils sont des exemples, ils sont du pays, ils font le pays, ils sont notre pays.

 

Je nourris avec vous l’espérance, qu’une fois l’orage passé, quand l’arc sera à nouveau dans le ciel, nous saurons leur témoigner notre reconnaissance par des actes, comme eux ont agi pour nous.

 

C’est à eux que je dédie ce modeste témoignage, à eux tous qui ont l’œil du cœur, et qui portent aujourd’hui le fardeau de nos erreurs et de nos ignorances, avec leur courage et leur amour fraternel.

 

Jean-François Guerry.

EN TOUTE FRATERNITÉ POÈME DE Philippe Jouvert mis en musique par l'auteur
Mes frères me reconnaissent comme tel

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D
Merci pour cette méditation sur une formule dont la sobriété même appelle le travail. Votre intuition me paraît être celle-ci : la reconnaissance maçonnique ne désigne pas une identité déjà possédée ; elle ouvre une responsabilité fraternelle et une filiation de travail.<br /> Je serais toutefois plus réservé sur certains enchaînements. L’explication par la protection du secret, les analogies cosmologiques et la référence kabbalistique me semblent relever de pistes symboliques intéressantes plutôt que de conclusions démontrées. Elles gagneraient à être soutenues par une comparaison des versions rituelles et par des références précises.<br /> De même, le silence de l’Apprenti peut être compris moins comme une impossibilité de parler que comme l’apprentissage d’une parole juste. Cette réserve ne diminue pas l’intérêt du texte : elle invite à distinguer avec netteté l’histoire du rite, sa fonction opérative et la liberté interprétative qu’il suscite.
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