Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
« Oh, oh Ronan, Ronan… ». Quand Makiko apprend que son voisin de palier du 5e étage est décédé samedi soir dans l’attentat du quartier de l’Opéra, elle peine soudain à respirer. « Il est mort ? C’est sûr, c’est sûr ? », répète, dans un français approximatif, cette Japonaise au gabarit frêle domiciliée dans une petite rue du quartier des Gobelins, à Paris. Sur le pas de la porte, son mari, Pierre, tout aussi ému, tente de l’apaiser. « Comment mettre des mots ?…. » souffle-t-il avant de nous raconter longuement sa relation avec ce jeune homme de 29 ans, « cheveux bruns, petites lunettes », mortellement poignardé par le terroriste islamiste.
« Ronan ? Ce n’était pas un simple voisin de palier, c’était un copain », confie Pierre, grand gaillard de 61 ans. S’il ne connaissait pas les détails de la vie privée de Ronan, tous deux avaient un lien rare et précieux. Inestimable. Ensemble, ils se sont occupés jusqu’à sa mort d’un autre habitant de l’immeuble, trois étages plus bas : Michel, atteint d’un cancer du poumon.
Témoignage lu dans le quotidien le PARISIEN.
Vendredi 13
Les barbares ont frappé, une nouvelle fois, En plein cœur de Paris, des gens comme vous et moi.
Je n’ai plus de pardon, mon cœur s’emplit de haine Devant cette folie, et le temps de la peine S’amenuise chaque fois au profit du rejet.
Rejet de leurs croyances, de toute religion Dès lors qu’elles pervertissent avec de noirs projets De nobles idéaux, en armant leurs légions.
Rejet de ces démons qui salissent et qui tuent, Mes larmes sont taries, mes paupières rabattues, Et ma colère gronde ; tant d’innocents fauchés Et tant de vies broyées, par des monstres sans foi Prônant vindicte et haine dans leurs camps retranchés.
Ils frapperont encore, lâchement, surgissant De leurs putrides caches pour imposer leur loi, Et faire taire nos cœurs à nos âmes attachés.
Je veux me relever, en ces temps oppressants, Et ne pas me terrer ; relever ma raison Continuer de vivre après cette oraison, Et arpenter la terre, esquisser l’avenir, Loin des dogmes et des fous, et cimenter mon rêve D’un possible demain, sans larmes et puis sans trêve, Pour exister encore à défaut de bannir Mes idéaux de paix, de silence et de joie.
Un rescapé disait : « Je ne vous ferai pas Ce cadeau de haïr, car répondre à la haine Par un juste courroux ne serait-ce qu’une fois, C’est céder à son tour à de sombres appâts, A l’ignorance crasse qui derrière elle draine Des craintes et des peurs ; ce serait sacrifier Ma liberté chérie pour la sécurité, Mais c’est cause perdue, je rejoue à nouveau ».
Puissions-nous aujourd’hui trouver enfin la force Sinon de pardonner, car c’est impardonnable, Du moins de continuer, ils ont atteint l’écorce Nous pouvons résister face à l’insoutenable.
Philippe Jouvert.
Avec l'aimable autorisation de l'auteur.
Gilles Servat
POUR RONAN. PROPOSE PAR REMY LE TALLEC.
Je vous emporte dans mon coeur
Demain la route va me prendre Dans les anneaux de ses détoursQu’elle se décide me rendre Ou qu’elle m’avale pour toujours
Je vous emporte dans mon cœur REFRAIN Par delà le temps et l’espace Et même au-delà de la mort Dans les îles où l’âge s’efface
Et même au-delà de la mort Je vous emporte dans mon cœur
Demain je m’en vais l’âme en fêteVers la patrie de mes amours Avec un chant de joie en tête Avec pour vous un chant d’amour
Qu’importe demain la distance Si j’ai laissé un peu de moi Peu ou beaucoup quelle importance On ne mesure pas son émoi
Tous ces mots qui de moi s’envolentDemain vous ne les entendrez plus Les doux oiseaux de nos parolesS’ils ne se croisent jamais plus
Demain quand les étoiles tremblent Cherchez Arcturus ou Véga Et nous serons encore ensemble Si vous pensez encore à moi
Les historiens constatent la loi des cycles, aux périodes fastes succèdent des périodes sombres, chacun a cela en mémoire et feint de l’oublier. Les climatologues font le même constat, après la glace, le froid, vient le feu, le chaud. Il y a donc une loi des cycles, il existe un temps linéaire et un temps cyclique.
Certains pensent que cette loi des cycles n’existe pas où ils veulent y mettre fin, vanité humaine. Ils prennent ceux qui y croient pour des Nostradamus d’opérette, de doux rêveurs ou des utopistes, qui travaillent pour faire venir des jours meilleurs, ce sont ceux qui pensent : « Que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. »
L’éloignement de la spiritualité au profit de la matérialité, du subtil au profit de l’épais, de l’être au profit de l’avoir, s’observe tous les jours dans ce pseudo nouveau monde.
Le climat se dégrade et l’homme accompagne cette dégradation, la terre ne suffit plus à nourrir les hommes, les inégalités se creusent, des conflits naissent partout, fruits de cet appauvrissement. L’homme se matérialise de plus en plus et s’exclame surpris en regardant le monde qu’il construit : « Je ne veux pas croire ce que je vois. »
Cette inertie laisse les plus faibles d’entre nous au bord de la route, alors ils se réfugient dans des pseudo-religions, ersatz de spiritualité, pour exister, ainsi naissent les intégristes.
Alors comment faire, que faire ? Il faut libérer l’homme de cette matérialité, ce n’est pas la nier, mais la mettre, la contenir au niveau qu’elle n’aurait jamais dû quitter, la mettre sous contrôle, ne pas en faire le seul but de sa vie. Il faut faire croître en chacun peu à peu sans relâche, l’esprit à la place de la matière, laisser au cœur et à l’âme un espace plus grand. Utopie, naïveté diront les faux pragmatiques, ceux qui n’ont qu’une vision immédiate, ceux qui placent l’homme au service de l’économie, ceux qui affaiblissent la politique, ceux qui rêvent d’un monde dirigé et dominé par quelques uns, ceux dont le cerveau a la forme d’un coffre-fort fermé, ceux qui ne croient qu’au pouvoir de l’argent et de la science. Ils traitent les autres, l’autre avec mépris et dédain, les qualifient de doux prophètes !
Ceux-là qui refusent de croire que les premiers seront les derniers, que la roue du temps tourne, qu’un nouveau cycle viendra.
Le franc-maçon lui dans sa loge :« Tresse des couronnes pour les vertus, et, creuse des cachots pour les vices. »Il veut être plus juste, meilleur, plus spirituel, plus exemplaire. Il croît aux cycles du temps, il ne les oublient pas. Un jour le voile se déchirera pour laisser apparaître la cité céleste qu’il s’efforce de construire chaque jour, ici sur terre, alors ce qui est en bas sera comme ce qui est en haut, dans ce véritable nouveau monde les hommes seront tous deux fois nés.
Michèle Boulanger Drôle d’expérience que de voyager en pays communiste. Tout commence à l’aéroport. Tous les porteurs d’uniforme, qu’ils soient préposés à la vérification des passeports, à la sécurité ou au service des douanes ont dû, à mon avis, se faire sectionner les zygomatiques. En revanche, notre guide à Hanoï rit tout le temps, mais d’une manière un peu crispée.
LesFakirs,ces ascètes soufis ou hindous connus en Inde sous le nom de Sâdhusont en général des pauvres mendiants, imprégnés d’une haute spiritualité, rejetant la matérialité de leur corps et de la vie en général. On leur attribue des pouvoirs considérés comme surnaturels, ils résistent à des souffrances physiques extrêmes, ils ont recours à des produits stupéfiants pour ce faire en particulier le haschich.
Ces êtres extraordinaires apparaissent dans la littérature, par exemple dans les bandes dessinées d’Hergé avec son héros Tintin, dans le Lotus Bleu, Les Cigares du pharaon, les 7 Boules de Cristal où encore dans l’excellent Best Seller de Romain Puertolas :L’extraordinaire Voyage du Fakir qui était resté coincé dans une armoire IKEA. »Qui raconte l’histoire d’un Fakir du Rajastan , du nord de l’Inde, qui voulant s’acheter un nouveau lit clouté, après avoir vu un modèle qui lui convient dans le catalogue IKEA (le livre le plus lu au monde), entreprend un voyage en Europe pour en faire l’acquisition, il restera coincé dans une armoire et vivra des aventures hors du commun.
Mais que viens faire la franc-maçonnerie dans ces histoires de Fakirs ? Eh bien elle a aussi les siens. Ceux qui sont tombés dans la marmite de l’ego et se croient investis d’une spiritualité sans égal, ceux qui ont la faiblesse de croire qu’ont les attendaient depuis des siècles et des siècles, pour éclairer le monde de leurs lumières, les guides suprêmes, les guides spirituels dominants la plèbe des maçons de base incultes.
Comment reconnaître pour tels ces êtres supérieurs, savants en maçonnerie, il suffit d’examiner leur vêture, rien ne manque à leur gloire : Manchettes, médailles en nombre, larges tabliers brodés et dorés, moult cordons, sautoirs, gants décorés, ils rivalisent avec les généraux mexicains ou les sapins de noël.
Ils sont atteints d’une maladie redoutable : la cordonnite dans sa forme la plus aiguë.
La vanité semble avoir là atteint un paroxysme. Il est curieux d’observer que cette maladie si l’on n’y prend pas garde peut se transformer en épidémie, voir en pandémie. Les symptômes dans certaines obédiences, ou rites sont caractérisés par la taille et le décor des tabliers, plus les grades sont élevés plus les tabliers sont grands et décorés, alors que cela devrait être l’inverse. Cette spiritualité de façade, d’opérette a besoin de décors majestueux, l’exotérisme prend le pas sur l’ésotérisme. Comme si les oripeaux de la matérialité permettaient de dévoiler la connaissance cachée derrière les symboles.
Il convient une fois de plus d’avoir plus de respect pour les plus humbles de tous, les plus sincères, les plus droits, les plus rigoureux, l’habit ne fait pas le moine, ni le maçon non plus.
La qualité du franc-maçon est souvent inversement proportionnelle à la largeur de son tablier, il paraît qu’il y a même des francs-maçons sans tablier, alors ! Exhibition n’est pas initiation.
JF.
Note digressive n’ayant rien, mais rien à voir : Le Fakir est également un journal d’Amiens en Picardie, un média alternatif, indépendant, où l’humour n’est pas absent et dont la devise est : « Journal faché avec tout le monde ou presque. » Il est dirigé par François Rufin.
PIERRE DAC ET FRANCIS BLANCHE
ALLEZ DAC !
Au temps du jugement dernier, quand, comme il est dit dans la Bible, les premiers seront les derniers, ça fera une pagaille terrible : aucun ne voudra entrer le premier. »
Pierre Dac.
ACTUALITES
SUR GADLU –INFO
A ne pas manquer :
LES SIX TOUCHERS DE LA TERRE
Nous nous agenouillons en nous inclinant profondément jusqu’ à toucher la terre avec le front, les bras pliés, les mains à plat sur le sol, de chaque côté de la tête. Nous faisons le vide dans notre esprit, relâchant tout afin de nous unir avec la terre. Ensuite, nous acceptons tout ce que la terre a à donner, tout ce qui en sort. Sans peur, nous nous abandonnons à notre vraie nature.
Lire la suite sur GADLU-INFO
SUR HIRAM-BE
Géplu reprend un article de L’Express, une laïcité à fleur de peau !
« LA CONCORDE RÉPUBLICAINE N’EST PAS LE CONCORDAT »
Jean-Pierre Sakoun, Président du Comité Laïcité République vient de réagir dans l’Express à la remise du Prix Charlemagne à Emmanuel Macron, à l’issue d’une messe.
Le Prix Charlemagne, « que les dirigeants européens s’échangent aimablement pour se féliciter les uns les autres de leur engagement européen », a été créé en 1950. « Quelques Français l’ont reçu, Jacques Delors, Simone Veil en tant que présidente du Parlement européen, François Mitterrand en même temps qu’Helmut Kohl en 1988 et Valéry Giscard d’Estaing, avec retard, en 2003. (…) Notons cependant que ses deux prédécesseurs, MM. Sarkozy et Hollande s’en sont vu privés. »
« Il n’y aurait donc à première vue rien à dire de cet événement sinon « business as usual » ; après tout, fort peu de gens s’étaient émus de son pesant aspect religieux jusqu’à présent, continue Jean-Pierre Sakoun. Mais le caractère éminemment chrétien de ce prix entre en résonance avec les prises de position récentes du Président de la République. » (…)
Lire l’intervention complète de Jean-Pierre Sakoun, qui s’inquiète du « penchant pour les enseignements de l’Eglise » d’Emmanuel Macron et de ses critiques de la laïcité sur le site de l’Express.
SUR LE BLOG LA LUMIERE DE L’EXPRESS
La laïcité encore …
Philippe FOUSSIER au Cimetière du Père Lachaise (Paris), le 1er Mai 2018 (Photo GODF, recadré FK)
Jamais un discours de Philippe Foussier n’aura été aussi critique à l’égard d’Emmanuel Macron. L’allocation du Grand Maître du GODF le 1er Mai au Cimetière du Père Lachaise a surtout été l’occasion de concentrer ses tirs contre le Président de la République. Accusé de complaisance à l’égard des religions, et ainsi de porter atteinte à la Loi de 1905 sur la Laïcité, Macron est comparé à Nicolas Sarkozy. C’est dire la violence de la critique, car en 2008, le président de droite avait été sévèrement mis en cause après ses propos favorisant le rôle du curé comparé à celui de l’instituteur.
Non seulement Macron est rabaissé au rang d’imitateur de Sarkozy, mais Foussier regrette que le Président de la République ne se hisse pas au niveau de François Mitterranden renonçant à son titre de Chanoine de la Basilique de Saint-Jean-de-Latran. Seule trouve grâce aux yeux de Foussier, la ministre Marlène Chiappa, qui, lors de sa venue au GODF, prononça un discours très laïque. Le Président Macron appréciera.
Le Grand Maître du GODF pousse un coup de gueule au nom du combat contre le communautarisme, religieux notamment. Sans doute espère-t-il encore un peu qu’Emmanuel Macron redresse la barre. Ce dernier prononcera-t-il un discours laïc (annoncé et jamais fait)? Recevra-t-il les obédiences maçonniques comme le firent plusieurs ministres de l’Intérieur? Rendra-t-il visite au GODF, comme François Hollande en fin de mandat?
COMMUNIQUE DU DROIT HUMAIN
Vigilance et persévérance !
Au nom du Peuple Français, Le Gouvernement provisoire, Considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; qu’en détruisant le libre-arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; qu’il est une violation flagrante du dogme républicain « Liberté – Égalité – Fraternité »
Article Ier L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. À partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront interdits. […]
Décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, 27 avril 1848
L’esclavage est aussi ancien que les sociétés humaines. Dès lors qu’il y avait des vaincus, hommes, femmes et enfants, ces butins de guerre, devenaient des esclaves destinés aux travaux pénibles et soumis totalement au vouloir, y compris sexuel, et à l’arbitraire de leurs vainqueurs.
L’être libre devenait une marchandise.
Un demi-siècle après la première abolition de l’esclavage par la Révolution française le 4 février 1794 (rétabli sous le Consulat par Napoléon BONAPARTE), Victor Schœlcher, à la suite de la Révolution de 1848 et de la proclamation de la Seconde République, fut le maître d’œuvre du décret précité mettant en France un terme légal à ces pratiques inhumaines en contradiction avec les valeurs que le Siècle des Lumières portait en son sein.
Franc-maçon, sous-secrétaire d’État chargé des colonies et président de la commission de rédaction des décrets de l’abolition, Victor Schœlcher, met fin à des siècles d’une pratique particulièrement inhumaine, l’esclavage, consistant à « chosifier » l’être humain pour en assurer la propriété à un maître.
L’histoire de l’esclavage montre bien, depuis le VIème siècle avant notre ère et le cylindre de Cyrus, quelques actes de libérations d’esclaves, d’adoucissement de leur traitement, de conditions de libération… Mais, dès le Haut Moyen-Age, la traite arabique s’intensifie. En 1 000 ans, elle concernera 10 millions d’êtres humains arrachés de force à leur pays. De l’autre côté de l’Afrique, le commerce triangulaire déportera environ 11 millions d’hommes, femmes et enfants vers les îles et le continent américain, s’appuyant sur une économie de prédation.
Il faudra attendre le XVIIIème siècle pour que des courants de pensée philosophiques et des sociétés philanthropiques diffusent l’idée de l’abolition alors que dans la même période les révoltes d’esclaves se développent : pensons à la révolution haïtienne.
Les législations définitives d’abolition de l’esclavage s’échelonnent de 1335 (en Suède) à 1970. Certains pays ont promulgué des lois d’abolition, dont les décrets d’application n’ont jamais été signés. Presque tous les pays ont une législation proscrivant l’esclavage. Pour autant, l’esclavage perdure, notamment en Mauritanie, en Libye, dans la Péninsule arabique, au Pakistan, dans le sous-continent indien, sans y être sérieusement réprimé. On le retrouve encore dans de nombreux pays sous des formes dissimulées. L’ONU estime que 40 millions de personnes dans le monde sont victimes de cet esclavage moderne. Les principales formes contemporaines sont l’esclavage pour dettes, le travail forcé, l’esclavage sexuel, le mariage forcé, l’esclavage traditionnel et le travail exorbitant des enfants. La traite des êtres humains est, hélas, très lucrative pour les trafiquants.
En France, cette nouvelle servitude se retrouve dans l’esclavage domestique, les ateliers clandestins, la mendicité imposée et la prostitution forcée qui déshumanise l’être humain.
Pour les Francs-maçons du DROIT HUMAIN, une telle agression envers la dignité humaine et l’égalité, fondements de notre Ordre et de nos engagements, est insupportable. Ardents défenseurs des droits humains, ils soutiennent, selon leur choix personnel, les organismes qui luttent contre ce fléau.
FÉDÉRATION FRANÇAISE DE L’ORDRE MAÇONNIQUE MIXTE INTERNATIONAL LE DROIT HUMAIN
Charles Bernard Jameux
LIRE UN AUTEUR CHARLES BERNARD JAMEUX
Dans cet ouvrage, Charles fameux part à la recherche des sources intellectuelles de la franc-maçonnerie spéculative en proposant une hypothèse que l'on peut résumer ainsi : ' l'art de la mémoire " comme origine de la méthode maçonnique. ., L'art de la mémoire est une méthode mnémotechnique, enseignée depuis l'Antiquité, qui consiste à mémoriser des lieux et des images pour permettre à un orateur prononçant un discours de se promener dans son imagination, le long des endroits ainsi mémorisés, et de cueillir au passage les images lui rappelant les articulations de son propos. A la Renaissance, cet outil fut utilisé par les hermétistes comme méthode (l'acquisition de la connaissance par l'utilisation d'images magiques ou talismaniques comme repères mnémoniques. L'art de la mémoire a contribué à la transformation de la maçonnerie opérative en maçonnerie spéculative et donc à l'apparition des symboles maçonniques utiles à la construction du temple spirituel. Disparaissant donc progressivement en tant que tel, il se survécut sous une autre forme clans le contexte philosophique et historique de la dissociation en Occident entre pensée conceptuelle et pensée analogique ( Discours de la .Méthode, 1637) Cette recherche des sources intellectuelles de la maçonnerie spéculative met en lumière ce moment charnière qu'est le XIIe siècle pour l'histoire des représentations et pour l'histoire de la philosophie en Occident.
L’AUTEUR
Charles-Bernard Jameux fut l'élève de Jean Mitry et de Léopold Schlosberg à l'I.D.H.E.C. (actuellement la FEMIS) et a participé aux activités collectives du surréalisme de 1964 à 1969.
extrait tiré du site http://www.baglis.tv d'une table ronde intitulée "REAA ou RER ?" réunissant autour de Frédéric Foucaud, Charles-Bernard Jameux et Jean-Marc Vivenza Pour accéder à l'int...
Les francs-maçonsconnaissent cette méthode d’apprentissage initiatique pour la transmission des mots sacrés et secrets, l’on ouvre le chemin de leurs connaissances par la prononciation d’une lettre, puis le récepteur en ajoute une deuxième et ainsi de suite, pour finalement prononcer ensemble le mot connu des seuls initiés, qui devient parole transmise de génération en génération, gardant ainsi toute sa pureté, la véritable tradition fût transmise pendant longtemps par oral, par le souffle, ce même souffle que transmet le vénérable maître au nouvel initié.
Cette méthode constitue une chaîne initiatique mystérieuse. Ses premiers mots, ces premières phrases ne me sont pas venues ce matin au hasard. J’ai assisté hier soir à un concert du chanteur Denez Prigent accompagné par l’orchestre symphonique de Bretagne une première, comme un premier mot.
Le chanteur Breton auteur compositeur interprète, pratique le tuilage musical. On parle en musique de tuilage quand plusieurs chanteurs chantent à tour de rôle, et que le chanteur qui prend la suite du premier répète les dernières syllabes chantées par celui-ci et que le premier prend à nouveau la suite du deuxième, ainsi il n’y a pas d’interruption, de pause dans la diction et le rythme, ce qui permet aux danseurs qui accompagnent le chant de s’exprimer de manière fluide, cela créé dynamisme et harmonie.
Cela créé aussi une chaine qui relie intimement les chanteurs entre eux, et avec les danseurs, les deux arts sont alors en parfaite symbiose.
Ce tuilage musical est connu en Bretagne sous le nom de Kan ha diskan, le Kaner étant le premier chanteur, l’initiateur en quelque sorte, et le Diskanerle second chanteur le récepteur.
Ce tuilage peut être plus ou moins long, s’il est court il donne une certaine liberté au chanteur, tandis que plus long il donne de la puissance au chant. Ce tuilage musical est également pratiqué dans d’autres pays en particulier dans les pays de l’est et en Asie.
Dans son album de 2003 Sarac’hqui signifie bruissement produit par le vent ou la mer, Denez Prigent a fait une alliance entre la musique traditionnelle bretonne et plusieurs autres musiques du monde, rendant ainsi la sienne plus universelle.
Hier soir Denez Prigent a donné encore une autre dimension à son art, en ouvrant une nouvelle page du livre de sa musique, accompagné par l’orchestre symphonique de Bretagne, il y avait encore plus de force dans l’expression de son chant, un air de Brel, diront certains. Il contribue une nouvelle fois à la vie de cette musique spécifique en la renouvelant, belle transmission.
Denez Prigent ne chante pas que pour passer le tempsil met sa musique au service de causes humanitaires, il est passeur de mots contre les maladies, pour la défense de l’écologie, pour l’abolition de l’esclavage encore en vigueur dans certains pays, pour la liberté du Tibet, les infanticides en Inde vis-à-vis des filles, contre la prostitution etc..
C’est un beau tuilage, et comme quoi un tuilage peut en cacher un autre !
La simple curiosité n’est pas initiation, les francs-maçons attachent de l’importance au secret de l’initiation, les mots, les noms sacrés ne sauraient êtres dévoilés, et c’est bien naturel, car l’initiation est une révélation aux mystères petits et grands.
Ils ont aussi du mal à nommer, à dire ce qu’est le Grand Architecte de l’Univers, car chacun a son interprétation de concept à la fois multiple et un. Mais ils sont ensemble en recherche de plus de spiritualité pour donner du sens à leur vie.
Il n’y a pas de maîtres nommément désignés en franc-maçonnerie, tout aux plus des hommes reconnus comme tels par leur exemplarité, ayant réalisé leur initiation à force de travail sur eux-mêmes, par acquisition progressive des degrés initiatiques, propices à l’élévation de leur conscience, la pratique des vertus qui sont des sources d’efforts pour les profanes doit être pour eux le simple accomplissement de leur devoir et deviennent peu à peu une douce habitude, comme la pratique des arts libéraux.
Les francs-maçons sont avant tout des récepteurs, ils transmettent ensuite en rendant grâce à plus haut qu’eux, ils ne transmettent que ce qu’ils ressentent, que ce que leur cœur reçoit et re donne ensuite. Ils redonnent dans l’instant présent les valeurs des traditions dont ils ont eu la révélation en les adaptant, sans les dénaturées, ils redonnent ce qui leur apparaît comme primordial, nécessaire à l’homme, débarrassé de tout désir de paraître, de tout égoïsme.
Ils ressentent en eux le double courant qui les traverse, ce courant qui va du haut vers le bas et du bas vers le haut, ils se situent au centre du passage de ces énergies, là ou l’ego a laissé la place à l’harmonie. N’importe qui, s’il demande, s’il désire, cette lumière peut la recevoir en lui. Pas besoin de nom ou d’une autorité quelconque, ni d’une hiérarchie, sauf si elle est spirituelle, pour ressentir et répandre l’amour.
C’est par l’effacement de son moi que l’on peut s’éveiller et se mettre sur le chemin de l’initiation.
La référence à ceux que l’on nomme les grands initiés n’est souvent que la projection de son propre ego sur ces personnages, par effet miroir.
La société actuelle exacerbe l’ego, il ne suffit pas d’avoir, d’être riche matériellement, il faut toujours plus, il faut aussi être célèbre, c’est le sommet de la réalisation de l’homme matériel, l’apogée de l’égocentrisme, la starisation. On sonde en permanence la célébrité de nos hommes politiques, comme gage de leur efficacité, la communication remplace l’action publique au service de tous, sortir de l’anonymat à tout prix. C’est une véritable contre initiation !
L’anonymat est donc une véritable valeur spirituelle on se dépouille totalement de l’ego, pour essayer d’être le plus humble de tous,et n’être qu’amour, que vraie lumière, modestement bien sûr, l’initiation est le chemin, du voyageur anonyme, qui vers lui et vers les autres, peu importe son nom, peu importe leurs noms, ils sont nos prochains.
JF.
Réflexion sur anonyme : Qui ne fait pas connaître son nom, qui est sans nom, et pour autant qui n’est pas rien !
ALLEZ DAC !
Ce n'est pas n'importe qui qui peut être quiconque.
Sublime chanson méconnue d'un gars de Trois-Rivières vers la fin des années'90, avec de beaux jeux de mots sur certaines chansons québécoises / françaises bien connues!
René Guénon et son concept de tradition primordiale situe un cran au-dessus des religions l’initiation maçonnique, il lui donne son caractère universel, sans rejeter aucunement toutes les traditions religieuses. Sa tradition primordiale réunit ce qui est épars au-delà des dogmes restrictifs et séparateurs, elle englobe, ouvrant une voie vers l’un.
L’initiation ne peut se vivre que par la grâce d’une énergie que l’on peut qualifier de primordiale, comparable au Shakti des Hindous, cette force féminine, cette matrice dont le véhicule visible est une déesse, extériorisation d’une divinité masculine, une énergie qui mène à l’unité, à la connaissance de l’androgyne.
Le processus initiatique révèle cette énergie primordiale qui demeure en nous et dont nous avons l’intuition, cette force, cette énergie est le levier de notre spiritualité, elle permet d’agir sur les états multiples de notre être, elle actionne, elle est moteur notre spiritualité, elle stimule notre intellect.
Par la grâce, la force, de cette énergie chaque degré initiatique donne accès à un niveau de conscience plus élevé, et ainsi de degré en degré nous nous élevons sur la spirale vers les plus hautes sphères du monde spirituel, humble et conscient de l’inaccessible.
L’initiation souvent dérange, elle est incompréhensible, pour le profane, imprononçable elle ne peut qu’être vécue. Alors par ignorance, soit on la raille, la moque, ou on la combat, le mystère, le sacré, le secret n’ont pas bonne presse. Tout comme les énergies difficilement démontrées par la science, elles trainent avec elle le soupçon de la magie, comme des hérésies de la science.
Il faut reconnaître que les apparences sont trompeuses pour l’esprit rationnel, il y a comme un paradoxe à vouloir transmettre, initier, l’informulable, l’initiation ne s’enseigne pas. L’initiation ne peut-être qu’une école de l’éveil, un aiguillon pour réveiller et potentialiser cette énergie primordiale, cette lumière, qui sommeille en nous.
Faire re naître l’homme originel, pour le re connecter à l’un, au principe. Révéler le mot caché, secret, de passe, le Muthos pour le transformer en Logos.
Cela est plus difficile, plus subtil, que la passivité du mysticisme. Il faut sans cesse travailler dans l’athanor de la loge maçonnique, pour débusquer, dévoiler, les idées derrière les symboles. Il faut beaucoup de nos énergies humaines, pour comprendre cette énergie primordiale sans doute unique aux origines, pour retrouver l’être masqué par le paraître, pour vivre cette liberté qui mène à l’amour.
JF.
Pourquoi Jésus parle en paraboles. Luc VIII-10.
« Ses disciples lui demandaient ce que pouvait bien signifié cette parabole ? Pour vous, il vous a été donné de connaître le mystère du royaume de Dieu, mais pour les autres, il ne leur a été proposé qu’en paraboles.
Ils voient sans voir et entendent sans comprendre.
Source : Bible de Jérusalem.
ALLEZ DAC.
Parole perdue ?
Certaines gens donnent leur parole et ne la tiennent pas. Mais comment voulez-vous qu'ils la tiennent puisqu'ils l'ont donnée ?
Dans un monde sans sens, dans un monde homogène, sans limites, où le centre bouge sans cesse, où le chaos remplace l’harmonie, où à peine établies les règles sont bafouées, par l’individualisme forcené de quelques uns, qui du sommet de leur arrogance ignorent et méprisent les plus faibles, et glorifient les plus forts.
Ce monde profane, qui a libéré l’homme des contraintes, des dogmes, des intégrismes, mais qui détruit la nature, l’essence de son univers, ne suffit plus il est à bout de course, à bout d’humanité.
Il convient de retrouver un centre un point fixe pour étancher la soif d’absolu de l’homme. Il faut que le sacré réapparaisse, pour faire renaître l’homme véritable, débarrassé de ses apparences trompeuses. Il faut que l’homme puisse à nouveau contempler chaque chose, chaque événement comme une manifestation du sacré, en lui et dans le monde, alors sa vie pourra reprendre un sens.
Pour le franc-maçon l’initiation est le chemin de cette révélation, cette hiérophanie décrite par Mircea Eliade à propos des religions.
Le postulant aux mystères en passant le parvis du temple, du profane ou il errait a l’espace sacralisé du temple, il pénètre en lui-même en pénétrant dans la loge maçonnique. Il verra dès lors l’intérieur des choses et non plus seulement leur apparence. Seul l’espace sacré deviendra réel, cette véritable révélation sera porteuse d’un monde meilleur, plus humain, plus fraternel.
Le plus profane des hommes a ses lieux sacrés au plus profond de lui-même, sa première rencontre avec l’être aimé, le lieu de la naissance de son premier enfant, il garde son espace sacré à jamais dans son cœur, c’est son point fixe, son centre nécessaire, dans un univers fractionné, brisé, où l’homme erre au gré d’une société industrielle, société de la matière qui révèle de plus en plus son insuffisance. Comme le disait Antoine de Saint Exupéry : « On ne peut vivre de frigidaire, de politique, de bilans et de mots croisés voyez vous ! On ne peut plus vivre sans poésie, couleur ni amour. » Ou encore (…) tout lyrisme sonne ridicule et les hommes refusent d’être réveillés à une vie spirituelle. » Extrait d’une lettre qui aurait été rédigée le 30 juillet 1944, le 31 juillet son avion était abattu dans le ciel d’azur au large de Marseille.
Cette digression souligne l’impérieuse nécessité du sacré, du spirituel dans un parcours de vie.
Franchir le seuil entre le profane et le sacré, pénétrer dans le temple, dans l’espace sacralisé est une expérience humaine incomparable à nulle autre. C’est la vision d’un monde nouveau, qui était pourtant là, à notre portée de cœur. Alors les objets les plus simples deviennent des symboles profonds, agissent comme des leviers vers les idées, dévoilent peu à peu le mystère de la vie. Le temple devient un lieu de transcendance, le fil à plomb, les colonnes, les échelles montent jusqu’au ciel, notre irruption dans le temple est irruption en nous-même, une rencontre avec notre unité. C’est ainsi que le chaos se transforme en cosmos, et que nous participons humblement à notre place à sa construction.
L’apprenti les yeux ouverts, genou à terre, maillet et ciseau en main, découvre la vraie nature de la pierre brute, premier pas de sa construction spirituelle.
Je me suis souvent demandé en vain et je me demande encore, avant de ne plus jamais avoir à me poser la question, à quoi peuvent bien songer ceux qui ne pensent à rien.
Pierre Dac. Arrière-pensée : Cherche Midi Éditeur.
Vos vies sont menacées par les trains de banlieue Et vos histoires de gloire si dérisoire A ne pas se regarder dans un miroir N’essayez plus de me faire croire que vous appelez cela être heureux Vous avez voulu me voler et me prendre Mes seuls biens mes oiseaux mes pays Jusqu’au bleu tendre de mes nuits Sans savoir frères humains ce qui nous unit Ni même mes raisons de vous comprendre Mai
Sur un sujet très classique, notre B.A.F. A. B. nous a présenté un travail d'Apprenti original que nous avons le plaisir de vous faire découvrir ci-dessous. “La taille de la pierre brute.” Très vénérable, Mes bien aimés Frères, Pour vous en parler, laissez moi vous conter l’histoire de ce petit garçon à qui le grand père aimant et protecteur, appris tout minot comment utiliser un