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Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
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LA MORT A MAUVAISE RÉPUTATION
« Loué sois-tu pour notre sœur la mort. »
Saint-François d’Assise.
Le profane placé dans le cabinet de « méditation » est mis face à la mort, à sa mort, mais aussi à sa régénération. Bientôt le coq chantera le retour de la lumière l’œil fixé vers l’Orient. Il règne dans le cabinet noir « un silence de mort » pour que le profane voit et médite. Il écrira sur une feuille blanche la fin d’un monde et la révélation d’un autre, une écriture circulaire. Une descente dans la ténèbre pour une ascension dans la lumière. Comment pourrait-il d’ailleurs y avoir de la lumière sans les ténèbres ? Louer la mort est privilège rare que seuls sont capables d’obtenir ceux qui ont fait le travail de vivre. Ceux-là ne craignent pas la mort. D’ailleurs en définitive avons-nous vraiment peur de la mort, nous avons plutôt peur de l’idée de la mort. Épictète disait à peu près : ce qui nous fait souffrir ce n’est pas la mort elle-même mais bien son idée, la mort sous forme de boutade n’est qu’un mauvais moment très court à passer, un instant entre l’avant et l’après. Celui qui loue la mort en réalité loue la vie puisque la mort fait partie de la vie. Ce passage entre deux portes, l’une se ferme avec un simple courant d’air et l’autre s’ouvre vers la lumière. On ne peut pas rester là immobile dans ce sas de décompression de la vie.
L’on pourrait chuchoter à l’oreille du profane inquiet devant la feuille blanche, n’en reste pas là, écrit une autre page ou autrement dit : « Ami, où que tu en sois, de grâce n’en reste pas là ! Tu dois passer d’une lumière à une autre lumière. » (1) D’une petite lumière trop faible, à la grande lumière qui éclaire le cœur. Tu t’interroges seul en silence, c’est le premier pas, on ne distingue jamais mieux dans cette vie la lumière qu’au milieu des ténèbres. Cette lumière nouvelle à la couleur verte vivante de l’espérance. Enivrer des lumières artificielles tes yeux ne voyait plus rien. La minuscule lumière qui brille devant toi sur cette table, ne demande qu’à grandir elle promet d’éclairer ta nouvelle vie.
« Quand la lumière brille dans les ténèbres, alors on la perçoit. À quoi bon la sagesse et la lumière si les hommes n’en font usage ? Cest dans les ténèbres et la peine que grandit le besoin de voir la lumière ». (2) Les hommes doivent vivre de la lumière de l’amour, quand vient la mort on s’aperçoit que l’on pas dit assez à ceux qu’on aime, qu’on les aime.
Quelle plus belle aventure que de sortir des ténèbres, de naître à la lumière, devenir un enfant de la lumière. Loués soient les enfants de la veuve, ces papillons de nuit, ces lucioles. (3)
Jean-François Guerry.
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Georges Brassens: Pensées des Morts.
Georges Brassens: Pensées des Morts -- (Alphonse de Lamartine - Georges Brassens), 1969. ꜜ ꜜ ꜜ Georges Brassens: Chant & Guitare Pierre Nicolas: Contrebasse Barthélémy "Mimi" Rosso: 2ᵉ G...
Texte de Lamartine
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LE JOUR DE LA LUNE, MOMENT OÙ LA ROSÉE DESCEND
Le doute nous oblige à concevoir, « la possibilité d’une transcendance indépendamment de l’idée de Dieu. » C’est le sujet qu’aborde Sophie Nordmann, inspirée par ses références majeures : Socrate, Descartes, Kant et Spinoza. Sa recherche de la transcendance en dehors de la théologie, est considérée comme originale et digne d’intérêt. Il y a des analogies avec l’initiation maçonnique. En essayant de ne pas tomber dans des poncifs, l’on peut acter que nos interactions avec les autres accroissent nos capacités de jugement, écouter l’autre fait partie des devoirs du maçon. De la même manière, pratiquer le doute constructif cartésien de manière habituelle nous permet de combattre nos préjugés et augmente notre altérité, notre respect de la dignité de l’autre, sans renoncer à penser par soi-même. Le maçon dans sa loge et son obédience en écoutant et fréquentant ses frères de milieux sociaux, de croyances religieuses et d’opinions politiques divers s’est accoutumé au dialogue, à la confrontation sans affrontement. Cet exercice, l’a amené à se questionner sur lui-même et sur ses responsabilités vis-à-vis des autres. Il change, il évolue, il est mouvement pléonasme en initiation constante, le bouleversement des certitudes érode peu à peu l’ego le plus rude.
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La recherche de la vérité et de la Connaissance impose le développement de l’énergie spirituelle, quelle peut être la source de cette énergie ? Pouvons-nous trouver un centre d’union autour d’une foi commune au-delà de nos différences et de nos croyances religieuses, ou pas ? Si l’on accepte le postulat qu’il n’y a qu’une Spiritualité. Que les spiritualités associées à des adjectifs sont des catégories, qui sont respectables mais associées le plus souvent à des croyances, des valeurs ou des dogmes. Je pense aux spiritualités religieuses, à la spiritualité qualifiée de laïque (La laïcité est une disposition juridique, qui contient des valeurs morales, est-elle pour autant spirituelle ?).
Pour moi, la spiritualité est une, sans adjectif. Elle est un élan, un essor de l’esprit qui nous mène vers le réel, elle constitue la base de la construction de notre être véritable, notre être spirituel.
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L’élan vital, la source de la spiritualité est ici en questionnement. Henri Bergson : « Qui dit esprit, dit avant tout, conscience. » Quand on pense initiation maçonnique scalaire, l’on pense élévation progressive de notre conscience. Bergson rajoute : « Mais qu’est-ce que la conscience ? (…) conscience signifie d’abord mémoire. » Mémoire, personnelle et collective comme une Force premier mot du maçon qui est en nous. Cette Force résulte selon Bergson d’un écart, d’un rayon de la Force divine, qui nous irradie et fait de nous des êtres spirituels. Il y a mon sens un mélange entre la matérialité, l’incarnation de cet élan en nous et le pur esprit. Nous recevons et gardons une partie infime de cette rosée spirituelle chaque jour déposée dans notre cœur, qui permet à la lumière de s’épanouir. Plus nous sommes en capacité par notre travail, nos efforts de recevoir cette rosée céleste, plus nous grandissons en esprit, c’est ce que l’on appelle le perfectionnement de l’homme et plus le perfectionnement de l’humanité. Il y a élévation mais aussi concentration spirituelle. C’est ce que le maçon appelle construire son être intérieur, une construction sans limite, infinie, une recherche d’absolu, donc inatteignable ce qui en fait la grandeur. Nous ne pouvons donc, être des parfaits, mais plus humblement nous pouvons prétendre être des amis de la perfection, c’est-à-dire des aimants de la perfection, c’est donc en conscience que le franc-maçon affirme : « j’ai à me perfectionner. » Les plus grands philosophes, comme les grands initiés étaient considérés non comme des sages, mais comme des amis de la sagesse et ils nous ont laissé en héritage des images et des symboles de sagesse.
Peut-on considérer que le Dieu principe, qui laisse un rayon de sa lumière pénétrer en nous est le principe créateur de cette sagesse spirituelle qui fait les belles âmes ?
Que dès lors notre devoir serait de faire croître la lumière de ce rayon en nous et dans le monde, de faire déborder cette corolle florale remplie de rosée céleste, ou de faire briller le plus loin possible cette étoile qui flamboie dans le ciel pour qu’elle illumine les sentiers qu’empruntent les hommes le cœur battant.
Le principe créateur, serait ce principe source indéfinissable, innommable, dont l’eau de vie permet faire les briques assemblées par le ciment de la fraternité pour construire l’édifice spirituel, notre cathédrale intérieure, une demeure accueillant la lumière. Si l’on peut concevoir une transcendance séparément de l’idée de Dieu. Il est difficile de concevoir l’absence d’un principe source où l’esprit s’abreuve pour faire œuvre amour et mettre de l’ordre dans le chaos. Ce principe que les Francs-maçons en général appellent Grand Architecte de l’Univers et que les plus nombreux d’entre eux honorent en travaillant à sa Gloire. Ce principe qui permet de dire que la Franc-maçonnerie est un centre d’union fraternel de tous les hommes, étant à la fois des êtres identiques et en même temps différents. L’on peut concevoir ce principe comme le point de rassemblement de l’âme et des âmes. C’est pourquoi le Maître Maçon veut mettre le cercle dans le carré et se rapprocher le plus possible du centre du cercle, du centre de lui-même, pour réaliser l’unité harmonieuse de son être.
Jean-François Guerry.
Songe et autres mensonges
Le soleil s’est levé, je me suis réveillé
Encore ensommeillé, titubant yeux mi-clos
Accroché à un rêve à peine entrebâillé
Je me suis étiré pour me remettre à flot
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
J'essayais d’assembler des fragments oniriques
Tandis que ruisselait une eau fraiche et limpide
J'entendais clairement des enfants intrépides
Interpeler gaiement des passants amnésiques.
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Ils riaient, ils criaient sous des postures hostiles
Mais ils n’en avaient cure, et redoublaient d’ardeur
À la moindre invective avec un tel bonheur
Que je voulus les suivre dans cette course futile
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Le soleil disparu derrière un cumulus
J'avançais prudemment à quelques encablures
Ils étaient peu nombreux mais avaient tant d’allure
Qu'ils vous hypnotisaient d’un geste de salut.
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Et puis tout me revint, avec que netteté
Je pouvais distinguer les couleurs, les odeurs
Mon rêve tout entier m’était restitué
Jusques à leurs frimousses de tendres chapardeurs.
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Un passant ulcéré brandit une sacoche
Eructant et criant à la face des mioches
Sans enrayer le flot de rires et de sarcasmes
Ni amoindrir jamais leur si bel enthousiasme.
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
J'ai continué longtemps à suivre ce cortège
De délices et de joie, d’innocence superbe,
Jusqu’au bout de la rue à l’entrée du collège
Temple du vivre ensemble et de l’amour en herbe.
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Que reste-t-il de ce temps là où nous osions
Sans craindre aucun regard croquer notre jeunesse
Qu'est-t-elle donc devenue la voie enchanteresse
Où goulûment hier nous nous engouffrions ?
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Je sortis de la douche torturant ma serviette
En jetant un regard dans le miroir glacé
Pourrai-je réveiller quand je suis cabossé
L'enfant enfoui en moi et fuir mes oubliettes ?
L’enfant s’en est allé, et sa candeur avec
Nous regardons encore mais nous ne voyons plus
Les années s’additionnent et nous mettent en échec
Et nous n’avons plus d’yeux que pour le superflu.
Le bonheur se construit chaque heure et chaque jour
Il faut savoir saisir chaque instant de la vie
Et rappeler sans cesse l’innocence tapie
Au fond de notre cœur pour faire jaillir l’amour.
L’enfant peut revenir si nous nous souvenons
Nous pouvons réapprendre à voir et à sourire
Alors le temps qui passe nous verra accomplir
Les futiles besognes qui nous rendent moins cons.
Philippe Jouvert.
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LES AVENTURIERS DE L’ESPRIT
Le terme « aventuriers de l’esprit » a été employé par Bernard Chevillat le directeur de la rédaction du livre magazine UTREÏA ! que m’a fait découvrir l’un de mes frères. Il apparaît dans un article intitulé la fin du voyage, dans l’ultime numéro 18 paru dans l’hiver 2020. Faute d’aventuriers de l’esprit, le magazine ne paraît plus qu’une fois par an au lieu de quatre, on le trouve dans les librairies ou sur internet.
Ce terme d’aventuriers de l’esprit correspond bien je pense aux profanes qui frappent un jour à la porte d’un temple maçonnique en quête de lumière. Hélas ils sont trop peu nombreux, sans doute de notre faute, nous hésitons a nous dévoiler, puis à communiquer, nous retranchant trop souvent derrière la discrétion, ou l’inutilité de communiquer des mystères incompréhensibles par nature. C’est donc bien une aventure pour celui qui cherche des réponses à ses questions existentielles et qui cherche un chemin de vie différent des propositions que lui offre notre société nourrie de matérialité ou tout se vend. Ou la recherche de la célébrité, la mise en scène de nos apparences sur les réseaux dits sociaux prétend nous offrir le monde réel. La téléréalité, ce voyeurisme des travers de la société et de ses citoyens intéresse bien plus que l’aventure infinie de l’esprit. Les voyages en solitaire ou avec un ami, un jumeau ne sont plus pratiqués que par les navigateurs ou les marcheurs de l’extrême. Scruter les chemins de la sagesse et leurs pierres de construction est quand même une plus aventure que l’espoir de gagner un écran plat ou un week-end à Venise aller et retour tout compris, rien compris, de la sérénissime. L’aventure de l’esprit, c’est emprunter les labyrinthes pieds nus pour sentir l’humus, pousser les portes pour sentir les essences du monde, celles qui parfument la terre et montent jusqu’au ciel.
Un pèlerin de Compostelle, un jacquet a bien plus à vous dire de la vie, qu’un abonné des Hilton. Il vous donnera le désir de la marche, seul ou avec un ami, un passeport pour le bonheur tamponné chaque soir, un vrai bon de fidélité.
Les sœurs et les frères marchent dans les pas de Salomon imaginent la caravane de la reine de Saba. Sur le chemin ils vont d’apocalypse en apocalypse, ils voient pleurer les yeux du cœur de larmes de joie, c’est lumière sur lumière. Dans leurs nuits brillent les étoiles, leurs jours sont pleins de soleil. Ils vivent, sont acteurs de tous les mythes, de toutes les légendes intemporelles universelles. Derrière le miroir des apparences ils voient simplement avec les yeux du cœur comme le disait Saint-Exupéry, ils sont tous des Petits Princes sur leur croissant de Lune. Bon sang quelle aventure !
Pas besoin de partir loin, tout est là, il suffit d’ouvrir la fenêtre, de pousser la porte du dedans et soudain l’arc apparaît dans le ciel. Les livres magazine ne sont jamais bien loin de mes mains, tout ce qui est écrit dedans ne meurt pas, continue à vivre dans mon esprit.
Jean-François Guerry.
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LES QUESTIONS EN QUESTION
En fait aujourd’hui, on ne se pose plus beaucoup de questions, même plus les questions sur nous-mêmes, qui je suis ? D’où je viens ? Où je vais ? Et pourquoi vers ceci plus que vers cela ? Il n’y a que quelques esprits ballots naïfs qui se posent ce genre de questions, qui font ricaner sous cape les autres. Bien sûr, les enfants qui voulaient grandir on toujours dis je sais, je sais, ils ont toujours autant d’impatience dans leur tête et leurs jambes, mais aussi ils trop souvent le nez collé et les yeux rivés sur leurs smartphones. Ils ne s’arrêtent plus assez au bord de l’eau, ni dans la forêt pour écouter le souffle du vent qui leur parle en agitant les feuillus, et ne prennent plus la peine de cueillir les pommes de pin des grands cèdres, et les châtaignes ocres promesses de délices. Leurs doigts pianotent sans cesse sur leurs pianos sans note. Quelle question ? D’où je viens ! De la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule c’est simple non ! Pourtant ces deux mots sont masculins ? Pourquoi l’amour ?
Avant, bien avant tout était simple, tout venait d’en haut, de Dieu, trop simple peut-être ? Maintenant, tout vient d’en bas la science a remplacé l’infinie beauté des cieux. Tout était dans la Bible, ce livre rempli de mensonges. Qui peut croire en effet que le monde a été créé en quelques jours ? Que l’eau peut se changer en vin, que les baguettes peuvent se multiplier, des baguettes magiques sans doute ! Tout ça, c’est du vent, de l’air en boîte, pour quelques millions de naïfs qui pensent encore que l’on peut s’aimer les uns les autres, ça dépasse la raison ! Il faut une sacrée foi.
Pourtant la Bible, comme nous ruisselle de violence et d’amour si l’on en discerne tous les symboles, alors ça marche, pas besoin de 220 volts, c’est mieux que les smartphones, ou même le catalogue IKEA où parait-il, il y a tout alors pourquoi en édité un nouveau tous les ans ? L’aventure de la Bible est extra ordinaire l’auteur et l’éditeur doivent êtres contents et satisfaits. La preuve quand on demande à quelques-uns de ses lecteurs naïfs d’où venez- vous ? Ils répondent d’une Loge de Saint-Jean, un genre de sésame qui ouvre une porte, qui sera refermée par un autre Jean, c’est compliqué ! L’enfant répond, tu ne comprends rien, tu ne regardes pas, il faut bien que le grain lève pour faire du pain. Il faut la terre, il faut l’eau, l’air, le soleil qui réchauffe, c’est ainsi que naissent les hommes, c’est simple non ! Oui sauf que pour que cela marche il faut le sel de l’amour, finalement les hommes ne naissent que grâce à l’amour.
Jean-François Guerry.
Un court Voyage au long cours.
Les sœurs et les frères sont d’éternels voyageurs, ils pérégrinent de par le monde, ils s’efforcent de voyager les yeux et le cœur grands ouverts. Ils font parfois des pas de côté, prennent des chemins de traverse mais pour mieux revenir au centre d’eux-mêmes, à l’essentiel. Ils recherchent un brin de sagesse dans tous leurs voyages. C’est pourquoi ils empruntent le labyrinthe de la vie pieds nus sur le sol. Ils sentent mieux monter en eux la force de la terre, qui les poussent plus loin, plus haut. En respirant l’air de la liberté des cimes, ils oublient leurs certitudes et leurs préjugés, ils ont regards du haut, ils découvrent la beauté de la terre et des hommes, plus l’on se rapproche de la lumière, plus les ombres s’effacent, plus les hommes se retrouvent, plus justes, plus humains, plus aimants les uns des autres. En voyageant on change de chair, elle est quitte les os. L’esprit grandit, se redresse devient plus radieux que jamais. Nul besoin d’aller au bout du monde, le plus grand des voyages est d’aller au bout de soi, à l’endroit lumineux où l’on rencontre l’autre soi-même et les autres nos frères. C’est l’endroit où nos attitudes prennent de l’altitude.
Jean-François Guerry.
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