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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
DE L'INTÉRIORITÉ

DE L’INTÉRIORITÉ

 

Ces quelques lignes, sont sans prétentions, sans affirmations, leur but est de susciter des interrogations, des questions. Le Franc-maçon dans sa loge comme à l’extérieur de sa loge quand il est à court d’argument pour expliquer à un ou des profanes sa démarche initiatique, répond souvent ma démarche est inexplicable il faut soi-même la vivre pour la comprendre. Certes le soi, n’est pas le moi extérieur des apparences, il touche à l’impalpable. L’extériorité, l’exotérisme met en relief les objets, l’ésotérisme s’intéresse aux sujets. La personne humaine n’est pas un objet, c’est un sujet en mouvement vers les autres : un animal social. Cette personne humaine qui n’est pas une table, un tabouret, un meuble, se caractérise par une vie intime, une vie intérieure. La purification de cette vie, la distillation incessante de sa richesse intérieure, fini par se répandre de son être intérieur, vers son être extérieur et dans le monde. Construire son Temple intérieur, ne consiste pas en un repli sur soi, mais en une extension de son être intérieur vers l’extérieur. La vie intérieure peut donc être un moyen de communication, une pulsation vers les autres, une transpiration de notre moelle au-delà de nos os.

Cette vie intérieure est propre à l’homme, parce que l’homme n’est pas une chose. Mais si l’homme n’est pas une chose, il peut vivre comme une chose. Cette vie n’est alors qu’un divertissement pour Pascal, un stade esthétique pour Kierkegaard, en clair une vie dégradée inauthentique selon Heidegger. Une vie de l’immédiateté presque animale, on peut s’interroger sur l’évolution de nos vies dans notre société, où la vie intérieure est souvent assimilée au « bien-être » plus préoccupé du soin du corps monétisé que du soin de l’esprit. On est dans l’hubris de l’avoir au détriment de l’être.

 

La vie intérieure personnelle, commence avec la possibilité de rompre avec le milieu extérieur : sommes-nous à couvert ? Pouvons-nous nous livrer en toute sécurité à nos travaux ? On voit ici, l’importance du gardien du seuil, du couvreur. Cette possibilité de rupture avec nos habitudes, cette décoïncidence, permet l’ouverture des portes du Temple intérieur. Une fois dans ce Temple de l’esprit, le Maçon n’aura de cesse par son travail intérieur dans le cadre collectif de se recentrer, d’aller vers le point d’unité au centre du cercle entre l’équerre et le compas. Ce mouvement qui a l’apparence d’un repli, d’une retraite, caractérise s’il s’arrête à cette première phase les religieux, les artistes, les poètes. Cette descente à l’intérieur de soi-même, n’est pas définitive pour le Maçon à contrario des anachorètes qui se retirent du monde et se consacrent exclusivement à l’Amour de Dieu, du principe on peut y voir là encore une forme d’hubris. Le Maçon lui explore l’initiation au nadir pour mieux remonter vers la Lumière et s’arrêter en position intermédiaire dans le monde des hommes, Amour de Dieu, Amour des Hommes. Le Volume de la Loi Sacrée est toujours ouvert pendant les travaux maçonniques, le Maçon s’inspire des mythes, des légendes, des symboles, pour nourrir sa vie intérieure. Cette vie intérieure difficilement abordable par les autres, invisible par les autres, est une vie pudique, humble, secrète. Ce serait une erreur de considérer que je n’offre à voir que mon apparence physique. Quand je suis, ni nu ni vêtu, je laisse entrevoir. Je propose à celui qui suit la même voie, d’entrer et de voir, c’est alors que se réalise une communication d’esprit à esprit mais surtout de cœur à cœur. C’est-là une partie du secret de la liberté et de la plénitude de la vie intérieure.

 

                                            Jean-François Guerry  

ÉDITIONS UBIK

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LA LUMIÈRE INTÉRIEURE EST UN PHARE POUR L'ESPRIT, UNE ANCRE POUR LE COEUR.

 

DE L'INTÉRIORITÉ

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F
Bonjour<br /> <br /> Dire à un profane pour un Franc-maçon que "sa démarche est inexplicable, ou qu'il faut la vivre pour la comprendre" revient à dire à un apprenti pour le même Franc-maçon "qu'il comprendra plus tard quand il aura l'âge"...<br /> Un Franc-maçon ne doit jamais être à court d'argument : il doit pouvoir parler de tout à tous avec les mots qui conviennent, sans rien révéler... Plus on vit et ressent ce que l'on fait, plus on est capable d'en parler, quelque soit l'interlocuteur.<br /> Nous ne sommes pas d'éternels apprentis comme se complaisent à le dire certains qui préfèrent se retrancher derrière "leur savoir incommensurable".<br /> Vivre l'initiation pour la comprendre est certes un plus, mais ce n'est pas une excuse pour ne pas savoir en parler ou l'expliquer. C'est la meilleure façon pour ne pas donner envie au profane de la demander...<br /> Bien fraternellement, de Frère Tuck.
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Bonjour Mon TCF TUCK, <br /> Des propos pertinents qui doivent peut être un peu mesurer tout en sachant que l'homme n'est pas la mesure de tout comme l'affirmait le sophiste Protagoras ! Pour ce qui est de la démarche inexplicable, il faut préciser que ce n'est pas en effet " la démarche" qui est inexplicable, mais le vécu de celle-ci. À moins d'avoir la capacité de lire dans l'esprit des autres de prétendre les connaître parfaitement extérieurement et intérieurement. Quant à la compréhension avec l'âge j'ai la faiblesse de croire et surtout de penser à cette permanence qui me tient depuis ma plus jeune enfance, jusqu'à aujourd'hui que comme Socrate j'ai une certitude peut être la seule : je sais que je ne sais rien. Ce qui m'encourage à apprendre, de moi-même, par moi-même comme le jeune apprenti mais aussi des autres. Il n'y a donc pas de mystères qui me sont révélés subitement en maçonnerie tout du moins puisque nous ne sommes pas en religion. Mais plutôt que des révélations, des dévoilements successifs qui demandent des efforts constants et surtout de la volonté. Faut-il tout donner sans contrepartie, l'allégeance à un Ordre initiatique suppose non une soumission mais une réciprocité. Avoir l'âge et le mot c'est aussi après avoir levé le voile être en capacité, ce qui suppose volonté et effort.<br /> Par ailleurs sans doute par une ignorance que je n'ai pas encore vaincue malgré mon âge ! J'avoue humblement, ne pas être en capacité de pouvoir "parler de tout à tous" et d'avoir les mots qui conviennent à chacun, cela relève à mon humble sens donc subjectivement du domaine de la psychologie voir même de la psychanalyse. Si effectivement le temps m'a permis parfois de parler de mon expérience personnelle, cela ne reste que la mienne. Toute personne étant une entité, une entièreté à elle-même donc différente de moi. Ce que je ressens est fondamentalement ce que je ressens et non pas ce que l'autre ressens ou est en capacité de ressentir du moins de la même manière que moi. C'est une des caractéristiques du symbolisme, il y a dans chaque symbole une face universelle et l'autre qui est une interprétation personnelle. Nous le constatons chaque jour dans les travaux de loge c'est ce qui renouvelle leur intérêt pour peu que le conférencier fasse une recherche personnelle, par nature donc différente de celles proposées dans les dictionnaires. Pour ce qui est des l'éternels apprentis qui auraient des savoirs incommensurables il me semble qu'il y a une contradiction comment revendiquer être un éternel apprenti et penser que l'on possède un savoir incommensurable ? Le savoir incommensurable me semble être l'apanage, le privilège de ceux-ci qui savent tout sur tout et son capable de parler en expert de toutes choses; N'y aurait-il pas un fond de vanité ou d'orgueil dans ces êtres d'exception ? Décidément , je préfère être de la classe des apprentis, celle de l'ouverture du cœur et de l'esprit. Pour conclure ce qui ne sont que mes sentiments personnels : je pense que "Vivre l'initiation n'est pas un plus" comme un supplément au menu de la vie, mais qu'elle est vie, elle est vie personnelle avant tout, même si elle est partagée dans un cadre collectif spécificité maçonnique. Plutôt que de répondre à tout sur tout, je préfère parfois confesser mon ignorance non par goût du secret, ou du mystère mais par sincérité. Je me défie des puits de science, car même la rationalité scientifique est remise à l'ordre du jour constamment. C'est peut-être par l'exemplarité que la transmission est plus fiable, solide et durable, sincère. Le Franc-maçon oscille, ou du moins essaye d'être entre la loi mosaïque et la loi d'amour du prophète Jésus. c'est là je pense (toujours subjectivement) que nous pouvons donner envie aux profanes de nous rejoindre. En effet comme tu le dis nous ne devons rien révéler car comment pourrions-nous le faire à moins de se prendre pour des dieux ou des demi-dieux ce que d'évidence nous ne sommes pas. Nous ne pouvons que prétendre et toujours avec humilité dévoiler à chaque occasion à ceux qui cherchent sincèrement un coin du voile à eux de le déchirer, comme des sculpteurs qui à chaque qu'ils dégrossissent la pierre brute, quand la poussière retombe ils voient peu à peu apparaître l'œuvre de leur vie. J'insiste ces mots ne sont que les miens.<br /> Jean-François Guerry