Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
Cet article est reposté depuis Le Blog-Notes du Rite.
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Désolé de cette période de silence liée à un surcroit d'activité : création d'une nouvelle Loge, séances d'instruction et poursuite de la rédaction du Tome II de Trois pas en Loge Bleue. J'ai noté dans les courriers reçus une forte demande concernant la symbolique. Deux lecteurs m'ayant posé des questions à propos de la Lune, voici quelques éléments de base pour alimenter votre réf
Phèdre
Un jour, cher Socrate, je parlais de ces mêmes choses avec mon ami Eupalinos.
Je m’égare dans mes longues attentes ; je me retrouve par les surprises que je me cause ; et au moyen de ces degrés successifs de mon silence, je m’avance dans ma propre édification ; et j’approche d’une si exacte correspondance entre mes vœux et mes puissances, qu’il me semble d’avoir fait de l’existence qui me fut donnée, une sorte d’ouvrage humain.
A force de construire, me fit- il en souriant, je crois bien que je me suis construit moi-même.
Socrate
Se construire, se connaître soi-même, sont-ce deux actes, ou non ?
Qui sont-ils ? Que font-ils ? Ce magazine lève le voile sur les pratiques et les secrets d’une société secrète en plein essor. Témoignages de Varois et visites des temples du Var et des Alpes-Maritimes
A l’occasion d’ICom 2017, le grand rendez-vous de la franc-maçonnerie internationale qui se tiendra à Toulon, les 20 et 21 mai 2017, le groupe Nice-Matin a décidé d’éditer un magazine consacré aux francs-maçons du Var et des Alpes-Maritimes.
Qui sont-ils? Que font-ils dans les loges? Combien sont-ils? Quels sont les «frères et les sœurs» célèbres? Qui sont les «maçons sans tablier»?
Des dizaines de francs-maçons ont accepté de parler, à visage découvert, de leur engagement spirituel. Sans tabou. Ils nous ont fait visiter quelques-uns des plus beaux temples du Var et des Alpes-Maritimes. Quels sont les rites et les rituels? Que signifient les symboles?
Comment se déroule une initiation? Quelles sont les spécificités d’une franc-maçonnerie au féminin? Toutes les réponses se trouvent dans ce numéro en vente, en kiosque.
INTERVIEWS EXCLUSIVES
Ce hors-série permet également d’aborder la question du secret maçonnique avec quelques interviewes exclusives. Ainsi pour Philippe Charuel, grand maître de la Grande Loge de France, il faut conserver le secret.
«Le secret est de trois types. Le secret d’appartenance se comprend au regard de ce qui nous est arrivé. À chaque fois qu’il y a eu des persécutions, notamment durant la Seconde Guerre mondiale, certains ont été persécutés. Le deuxième secret, c’est celui du contenu de nos tenues, de nos rites et de nos rituels. Ça, c’est le respect de l’autre. On ne peut pas révéler ce qu’on fait dans nos travaux. C’est donner la chance, à celui qui va nous rejoindre, d’avoir le plaisir de la découverte. Le troisième secret, le seul, le vrai, le réel, c’est celui du vécu. Celui qui l’a vécu peut raconter ce qu’il veut: l’autre ne comprendra pas tant qu’il ne l’aura pas vécu.»
is pour Jean-Pierre Servel, grand maître de la Grande Loge nationale Française, le secret est source de malentendu.
«Je suis pour que les gens se dévoilent. Le secret nuit! Certains sont obligés et je respecte le secret d’appartenance: c’est le vrai secret. Mais pourquoi ne se dévoilerait-on pas? Comment peut-on rayonner dans la société, comme on le dit dans nos rituels, et faire prévaloir l’éthique qu’on apprend en loge si on ne se dévoile pas? À Toulon, il y a une vingtaine d’années, j’étais avocat. Une consœur disait que c’était les francs-maçons qui étaient à l’origine de chacune de ses défaites. Je me suis alors dévoilé dans Var-matin! Je lui ai dit, au travers de cet article, ce que j’avais à lui dire! J’ai parlé de la franc-maçonnerie. Je me suis demandé si ça allait me porter préjudice. Et bien non! Depuis je le dis car je suis fier d’être franc-maçon! Les gens pensent «s’ils se cachent c’est qu’ils ont quelque chose à cacher».
THEORIA ET PRAXIS.
Ces deux pans de la philosophie sont pour moi complémentaires, comme l’Equerre et le Compas. Sans rectitude logique de la pensée, sans force agissante, sans voie de recherche, comment envisager d’ouvrir son esprit, d’accueillir de recevoir des enseignements, de franchir des portes, de visiter les appartements de son subconscient. Ouvrir le compas de l’esprit, et tracer les plans de construction de son être par une Praxis quotidienne, vivre à soi-même, offrir à autrui le meilleur de soi. Pratiquer l’humble doute est salutaire à celui qui se forge des théories sur des bases dont le contrôle lui échappe. Mettre en Lumière l’exemplarité, concrétiser sa Praxis. « C’est au pied du mur que l’on voit le Maçon. »
JF.
Un texte sur la Philosophie tiré « des Flambeaux ».
PHILOSOPHIE.
Elle peut-être théorique ou pratique. Théorique elle étudie l’esprit humain sous divers aspects, conscients ou inconscients : sensibilité, intelligence, activité. C’est l’objet de la psychologie. Elle étudie aussi comment nous devons penser, en général (logique formelle) et dans l’élaboration des diverses sciences (logique appliquée, méthodologie) ; comment nous devons agir (morale)- quels sont les caractères du beau de l’art (esthétique)- Enfin les diverses solutions proposées au sujet des questions dépassant la science et relatives à la valeur de la connaissance, à la matière, à la vie, à l’âme, et à Dieu (Métaphysique).
Quant à la philosophie pratique, la seule qui soit populaire elle réside dans l’application d’un système de morale. Et comme le plus connu de ces systèmes est le stoïcisme, est dit philosophe celui qui oppose la plus parfaite sérénité aux coups du sort, et qui est capable sans broncher de recevoir une tuile sur la tête.
Philosopher, c’est donc essentiellement réfléchir, penser en tout désintéressement, penser pour penser, et non pour agir. C’est même penser sa pensée. C’est chercher à savoir comment on pense, et même pourquoi l’on pense, pourquoi l’on vit et agit, et pourquoi tout existe.
Ces divers pourquoi ne peuvent sans doute recevoir une solution certaine. Mais quelles jouissances pour l’esprit d’envisager, de parcourir les diverses solutions possibles, les plus probables. Celles-ci varient d’ailleurs avec les tempéraments et les tendances de chacun.
A chacun donc de construire son temple selon son style. L’essentiel est d’en construire un, pour s’y réfugier en cas d’alerte, et pour y adorer en silence les Dieux de son choix.
C’est là qu’il passera les plus belles heures de sa vie et personne ni rien ne pourra l’atteindre.
Heureux donc le philosophe qui, comme disait Lucrèce du temple serein de la sagesse, contemple la vie pleine de périls, et les hommes qui dans cette vallée semée d’obstacles, entreprennent à travers mille passions déraisonnables une course effrénée à l’abime.
Extrait de l’opuscule : « Les mots qui sauvent » de Charles Henrich 1945. Transmis par Claudius contributeur du Blog.
LE GRAND LIVRE DU TRICENTENAIRE DE LA FRANC-MAÇONNERIE, VUE PAR LA GLNF
Des racines de la franc-maçonnerie et de l’humanisme aux penseurs contemporains de l’initiation, 20 auteurs parmi les plumes les plus autorisées de la franc-maçonnerie (Jean-François Blondel, Gérard Charlassier, Alain Roger Coeffé, Roger Dachez, Jean-Louis Duquesnoy, Antoine Faivre, Bernard Girod, Christian Hervé, Norbert Hillaire, Yves Hivert Messeca, Jean-Pierre Laurant, Patrick Meneghetti, Pierre Meste, Bruno Pinchard, Remzi Senver, Thierry Thave, Philippe Thomas, Thierry Zarcone) ont accepté de répondre à l’appel de la Grande Loge Nationale Française pour offrir aux francs-maçons et aux chercheurs de la franc-maçonnerie le privilège de leur mémoire restituée et de leurs mystères mis en perspective dans des questions d’une actualité renouvelée. Ce sont 300 ans d’histoire, 3 siècles d’épaisseur, de réflexions, de mystères et d’émotions qui sont présentés en près de 700 pages. Qu’est-ce qui explique les 300 ans de la Franc-maçonnerie ? A quoi se destine-t-elle ? C’est à ces questions et à bien d’autres que ces prestigieux auteurs ont voulu répondre dans le cadre de l’animation éditoriale assurée par le Grand Orateur de la GLNF Jean-François Variot, sous l’autorité de son Grand Maître Jean-Pierre Servel.
En savoir plus sur http://www.hiram.be
Macron au Louvre : "Un rite initiatique, indispensable", selon Serge Moati
La marche solitaire et spectaculaire d'Emmanuel Macron, dimanche soir, au Louvre, évoque celle de François Mitterrand au Panthéon en 1981, qui avait été filmée par Serge Moati. Les commentaires du cinéaste.
Serge Moati fut le conseiller audiovisuel de François Mitterrand à partir de 1971, le cinéaste qui a réalisé la mémorable séquence du Panthéon, le 21 mai 1981. Il a signé de nombreux documentaires dont Quai d’Orsay, les coulisses de la diplomatie (2015), Adieu Le Pen (2014), Élysée 2012, la vraie campagne ! (2012). Pour Ouest-France, il commente la scénographie de la victoire d'Emmanuel Macron.
Cette arrivée solitaire d'Emmanuel Macron au Louvre, vous l’avez découverte comme des millions de téléspectateurs ? Ou étiez-vous informé de cette mise en scène spectaculaire ?
Je n’étais pas dans les coulisses, je n’étais au courant de rien. Alors, vous imaginez... J’ai été heureusement surpris, puis très ému par cette référence à l’investiture de François Mitterrand au Panthéon, le 21 mai 1981. Dimanche soir, je me suis retrouvé jeune homme ! J’avais 34 ans quand j’ai filmé Mitterrand.
Comment analysez-vous cette marche solitaire autour de la Pyramide ?
J’ai adoré. D’abord, le choix du lieu. Le cadre exceptionnel du Louvre et la Pyramide de Pei – geste architectural que Mitterrand imposa, en dépit d’intenses critiques. La Pyramide symbolise l’audace dont se réclame Macron.
Et puis, c’est beau cette marche dans la nuit. Un rite initiatique, indispensable. En quatre minutes, le nouvel élu s’avance, fragile, et au fur et à mesure, il incarne la fonction. Il devient Président au son de l’Ode à la joie, l’hymne européen. Rien à redire, c’est parfait.
Très emphatique aussi...
Mais c’est un moment où la France a rendez-vous avec son Histoire ! Dimanche soir, on l’a eu enfin, ce rituel républicain qui a tellement manqué lors du débat d’entre-deux-tours.
En tant que cinéaste, comment jugez-vous la réalisation de la séquence Louvre ?
Impeccable. Une mention très bien pour les éclairages. On voit d’abord Macron surgir du sombre ou plutôt on le devine. Il s’avance dans une demi-pénombre, trouée parfois de projecteurs, et monte sur scène pour déboucher en pleine lumière. Franchement, bravo ! Je ne sais pas comment ils ont fait, en coulisses. Ça semble simple, mais chorégraphier cela d’une manière aussi fluide, n’est pas évident. Là, le ou les directeurs photos étaient extrêmement forts.
Réussir ce type de prestation est compliqué. on est en direct, on ne refait pas la prise. Le long du parcours de Macron, hors champs, j’imagine qu’il y avait beaucoup de gens, vêtus de noir, pour le guider ou l’éclairer ou lui donner le tempo de la marche.
Ils avaient dû régler les détails en répétition...
Pas sûrs qu’ils aient eu le temps de répéter in situ avec Macron... En 1981, pour le Panthéon, c’est l’acteur Roger Hanin qui avait joué le rôle du Président, pendant la répétition. Résultat : le jour J, Mitterrand ne connaissait pas le parcours à l’intérieur du monument. Il était guidé par de jeunes socialistes, vêtus de noir. Cachés derrière les colonnes, invisibles à l’écran, ils lui indiquaient le parcours, lui tendaient discrètement les roses qu’il devait déposer sur les tombeaux de Jean Moulin, Jean Jaurès et Victor Schoelcher. Des petits malins ont baptisé cette scène « la multiplication des roses ». C’est vrai qu’à la télé, ces fleurs qui apparaissaient de nulle part, ça tenait du miracle ! (Rire).
En 1981, au Panthéon, vous avez eu des sueurs froides ?
Quand j’y repense... J’orchestrais le tout. De mémoire, je disposais de sept ou huit caméras à l’intérieur du Panthéon. Tout d’un coup, panique : Mitterrand avait disparu de tous les écrans de contrôle, je l’avais perdu !! Il était passé où ? Je me souviens de Gaston Defferre, qui craignait un attentat, et qui me criait dessus : « Retrouve-le, retrouve-le ! ». Defferre était ministre de l’Intérieur (Rire). Bon, on l’a retrouvé, on a eu chaud.
Soulagement général...
De courte durée. On avait pris du retard. Quand Mitterrand est sorti sur le parvis du Panthéon, face à cette foule immense, dingue, il a commencé à pleuvoir. La tuile. Daniel Barenboïm dirigeait les Chœurs de Paris qui interprétaient l’Ode à la joie, dernier mouvement de la 9e symphonie de Beethoven. Mitterrand était là, immobile, une rose à la main, cible parfaite pour un sniper.
Defferre, inquiet, voulait qu’on accélère la musique ! Barenboïm, exaspéré, a failli en casser sa baguette. La musique n’en finissait plus. Des minutes à « meubler ». Moi, je multipliais les plans larges et les gros plans, mais le visage de Mitterrand ruisselant... ». Enfin, tout s’est bien terminé. Dans l’émotion et la cohue.
Et vous êtes rentré chez vous, satisfait et heureux ?
Épuisé et vidé. C’est toujours étrange, cette impression, quand c’est fini... J’habitais près du Panthéon. Chez moi, il y avait plein de copains qui avaient fêté la victoire de la gauche. Ça riait, ça buvait. Je leur ai aussitôt demandé : « Alors, comment vous avez trouvé, c’était comment ? » Ils ont dit : « Quoi ? ». Ça rend humble...
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