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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Caricature Pierre Dac

Caricature Pierre Dac

 

De l’os à Moelle stop … stop … Pierre Dac

 

 

Monsieur et Madame Oléum ont la joie de vous annoncer la naissance de leur fille Aline.

 

 

Monsieur et Madame Têtebaissée ont la joie de vous annoncer  la naissance de leur fils  Alphonse.

 

 

Monsieur et Madame Moifor ont l’honneur de vous annoncer la naissance de leur fils Ambroise.

 

Un Os dans le calendrier par Ursulo Anstress

 

Le Printemps.

 

Le 21 mars : Le printemps revient. La nature se réveille. Une vague d’érotisme déferle sur le monde. C’est le terrible mois de Kama-soustral.

 

Le 20 avril : Vos enfants commencent à s’inquiéter de leur passage dans la classe supérieure : il serait temps ! Plus que soixante jours avant la « sortie ». C’est le mois de Sprint final.

 

Le 20 mai : C’était à prévoir ! Vos bambins s’y sont pris trop tard : l’aîné qui va passer son bac en juin n’aura jamais terminé ses révisions. Il va rater son examen. Ça n’a pourtant pas l’air de l’ennuyer pour autant ! C’est le mois de j’m’en fous pas mal.

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Publié le par jean françois
VOIR L'AUTRE

VOIR L’AUTRE

 

 

Ouvrir enfin les yeux, c’est peut-être un des bienfaits de ce confinement forcé. La première impression vue de ma fenêtre de Citadin, c’est le calme retrouvé. Les bruits de la nature ont repris leur place, ils ont chassé les bruits des machines. Les bouchons, les files comme disent nos cousins Belges ont disparu, l’on peut rentrer chez soi, en soi tranquillement. Cela nous ouvre un autre espace, une autre perspective.

 

Nous avons subi une sidération, une influence subite sur notre santé, presque une apoplexie, une perte de connaissance brutale, une perte de nos repères, de nos habitudes.

 

Nous sommes comme les habitants d’un astre qui a subitement disparu dans l’infini de la nuit étoilée. Nous sommes frappés au cœur, pourquoi un tel choc, parce que les autres, l’autre nous manque :

 

« Un seul être nous manque et tout est dépeuplé. »

 

Lamartine ne croyait pas si bien dire. Et là il n’y a plus personne, l’isolement nous confronte à notre « Je » à notre individualisme. Ce n’est pas un moment choisi de solitude, de repos, c’est une mise à l’écart de l’autre, une mise à distance, une distanciation obligatoire. Ce n’est pas cette distanciation volontaire par rapport à des personnages de fiction, c’est une distanciation réelle, vécue.

 

La franc-maçonnerie nous fait prendre conscience que seuls nous ne pouvons rien ou presque, qu’il nous faut leur secours. Sommes-nous subitement sourds et aveugles ? 

 

L’écrivaine américaine Helen Keller devenue sourde et muette à l’âge de 19 mois a écrit :

« L’unique chose qui puisse être pire que d’être aveugle est d’avoir la vue, mais pas de vision. »

En ce moment où tout est figé, c’est un temps propice pour avoir une vision, ouvrir l’œil du cœur, pour avoir une vision de l’autre, pour agrandir notre vision de l’autre, en faisant grandir notre œil du cœur ; en écoutant notre maître intérieur.

 

Nos organes de la vue et de l’ouïe entretiennent une correspondance particulière avec notre intellect, bien plus que les autres sens. Notre vue cherche la Lumière, cette Lumière est présente en nous et dans l’autre, voir la lumière de l’autre c’est voir sa propre lumière, ce qui en ce moment n’est pas possible physiquement est propice à nous faire réfléchir à une autre vision de l’autre, plus désincarnée certes, mais plus spirituelle. S’ouvrir au monde de l’autre, c’est s’ouvrir au monde en général. C’est aussi en voir l’essence, et pour nous francs-maçons partager ensemble le désir du sacré.

 

La première chose que demande le profane sous le bandeau du secret, c’est de voir la Lumière. Cette Lumière que nous partageons ensemble. C’est avec l’œil du cœur :

 

« Que l’on peut voir ce que l’on est, et être ce que l’on voit ou connaît. » écrit Frithjof Schuon.

 

L’œil du cœur est ce qui nous guide vers notre être intérieur, nous donne une vision du chemin vers la spiritualité comme une force agissante. C’est aussi cet œil du cœur qui nous guide vers l’amour de l’autre.

 

Celui qui croît au ciel, ou aux forces de l’esprit, en un principe créateur quel que soit le nom qu’il lui donne, voit avec l’œil du cœur ; Il voit l’autre et se voit lui-même tel qu’il est réellement.

Le soufi Mancûr El-Hallâj dit :

 

« J’ai vu mon seigneur avec l’œil de mon cœur ; et je dis : Qui es-Tu ? Il me dit Toi ! »

 

Cette période d’isolement forcé, peut nous conduire à une solitude consentie propice à la méditation sur l’importance de l’amour fraternel, propice à une autre vision de l’autre, au manque que nous ressentons face à son absence physique. Mais aussi à une autre vision de l’autre, à une conversion de notre regard, voir l’autre autrement qu’avec nos yeux fatigués par nos habitudes, le voir avec bienveillance et fraternité, surtout en ce moment de sidération.

 

Jean-François Guerry.

VOIR L'AUTRE

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Publié le par jean françois
Bonjour ! Amis lecteurs j'ai actuellement des problèmes informatiques avec la plateforme.

 

Si vous souhaitez vous abonner merci de m'expédier un mail (ou alias) à l'adresse suivante:

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Même pour procédure pour les abonnés qui ne recevraient pas les articles journaliers.

 

Avec mes excuses pour ce problème qui j'espère sera résolu rapidement.

 

Jean-François Guerry

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Publié le par jean françois
COURRIER DES LECTEURS
Reçu du bienfaisant Jean-Yves.

 

Deux textes sur le confinement, un rituel d'humour et d'amour fraternel.

Jean-François.

COURRIER DES LECTEURS

CONFINEMENT...

Les mots se saisissent de nos émotions, ou peut-être est-ce l’inverse… … la parole pourrait se faire l’écho de nos silences, de nos discrétions, de nos fuites. …. Les mots ont leur racine. Comme nous… Ils s’accrochent à leur sens, leur vrai sens.

 

Alors donnons un sens à un mot qui vient de s’échouer dans notre quotidien, et qui parle trop fort pour que nous ne l’entendions pas.

 

CONFINEMENT…

 

CONFINÉS, nous sommes confinés…. Aux confins, aux bouts pour certains d’un monde, à la frontière d’un espace, où nous avançons chaque jour vers un endroit reculé plus au moins vite, et plus ou moins conscient, dans un espace qui peut nous sembler immensément clos…

 

Nous pourrions nous approcher d’une autre frontière, celle que nous savions exister, qui nous semblait si éloignée de nous… Nous rentrons « à Notre maison », disent les enfants… il nous faudra nous y asseoir, sentir les limites géantes de ces murs, tout en ressentant la sécurité de ces pans érigés entre nous et un danger, nous entrons près de nos amours ou de nos haines, de nos différences, de nos indifférences, dans nos solitudes, dans nos mondes, de nos colères, l’extérieur ne barre plus le passage, n’édulcore plus l’intensité et nos vérités…

 

La salle de spectacle est fermée.

 

Avions-nous conscience que nous étions enfermés à l’extérieur, dans les sollicitations, isolés avec nos faux semblants, les yeux scellés à nos écrans, l’esprit asphyxié.

Avions-nous conscience de nous éloigner des bras, des mains, des rires, des baisers, de la chaleur des nôtres ?

Nos périmètres se réduisaient jusqu’à pour certains, l’oppression, l’épuisement… Avions nous conscience de chercher dans nos corps, désespérément la dimension nécessaire pour survivre…Que nous ne pouvions plus respirer qu’à des créneaux réservés où nous autorisions nos incarnations à s’étirer, prendre l’air, souffler, méditer…

Nous prenions des rendez-vous avec nous-même, maintenant l'agenda est libre. Nous avions brisé nos miroirs, plus de reflet, qu’avions nous peur de voir ? On a tourné le dos à une image réfléchie, à nos beautés, pour s’arguer de posséder la plus belle apparence sociale, économique, intellectuelle …

 

Et pendant tout ce temps, la nature continue à nous faire confiance, à nous suivre, misant sur nos humanités… Elle a sorti du tiroir, la psyché, le grand miroir inclinable à volonté et fait le tour d’un univers.

 

Regardons-nous !

 

Nous touchons ceux que nous aimons de l’autre côté de l’écran, de nos regards, et les mots viennent caresser nos liens… Doucement, nous passons de l’autre côté de nos démarcations, les langues déclinent le verbe aimer, les propos recourent au cœur, les claviers inscrivent au noir notre besoin d’être ensemble… les actes marquent la force de l’intention…le monde regarde enfin son voisin.

Et dans les endroits reculés de nos territoires, l’humanité continuait à veiller…Confiner, enfermer, isoler, boucler, reléguer, renfermer, mais aussi : « Toujours prêt à toucher aux limites de l’Être »… Dans un même moment, deux définitions occupent nos espaces… les opposés cherchent à révéler le meilleur de leurs enseignements …« L’ombre de la cage ne pourra jamais couvrir de son spectre la lumière qui se présente à la porte… »

L’HUMANITE EBRANLEE ET LA SOCIETE EFFONDREE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé « coronavirus » bouleverse la planète.
Quelque chose d’invisible est venu pour faire sa loi.
Il remet tout en question et chamboule l’ordre établi.
Tout se remet en place, autrement, différemment.

Ce que les grandes puissances occidentales n’ont pas pu obtenir en Syrie, en Libye, au
Yemen, …..ce petit machin a pu l’obtenir (cessez-le-feu, trêve….).

Ce que l’armée algérienne n’a pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (le Hirak à pris fin).

Ce que les opposants politiques n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (report des échéances
électorales).

Ce que les entreprises n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (remise d’impôts, exonération, credit à taux zéro, fonds d’investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques…).

Ce que les gilets jaunes n’ont pu obtenir, ce petit machin l’a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée….).

Soudain, on observe dans le monde occidental que le carburant a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu’ils ne savent meme pas quoi en faire.
Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n’est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d’une vie réussie.

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres.
Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l’argent n’a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l’univers pour rétablir l’égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants.
Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l’intelligence humaine face à la force du ciel.

Il a suffi de quelques jours pour que la certitude devienne incertitude, que la force devienne faiblesse, que le pourvoir devienne solidarité et concertation.

Il a suffi de quelques jours pour que l’humanité prenne conscience qu’elle n’est que souffle et poussière.

Qui somme-nous ? Que valons nous ? Que pouvons-nous face à ce coronavirus ?

Rendons-nous à l’évidence en attendant la providence.

Interrogeons notre " humanité » dans cette « mondialité » à l’épreuve du coronavirus.

Restons chez nous et méditons sur cette pandémie.

Aimons nous vivants !

COURRIER DES LECTEURS
COURRIER DES LECTEURS
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Publié le par jean françois
ENTRE DEUX MONDES

ENTRE DEUX MONDES

 

 

Le monde est en perpétuelle métamorphose, comme l’initié sur le chemin de la Lumière et de la Vérité. Il n’est donc jamais tout à fait l’homme neuf, régénéré qu’il désire être. Il peine à se débarrasser de ses bagages inutiles. Il est entre deux mondes, entre terre et ciel. Conscient de son devoir, mais pas toujours en capacité de le faire, il a, à se perfectionner.

 

Le monde avec cette crise sanitaire est dans un état de conscience particulier, un moment opportun à saisir, un Kairos, peut-être un moment de basculement, plu dans l’avant pas encore dans l’après.

Les collapsologues fleurissent avec le printemps, ils se répandent en même temps que le virus. Las ils sont prompts à dénoncer leurs propres turpitudes, il n’a jamais trop tard me direz-vous pour faire le bien de l’humanité, est-ce le bien ? Si oui les autres seraient le mal.

 

Ils ont perdu confiance, ils ont perdu la foi et l’espérance en leurs semblables. Il faut pour eux jeter le bébé avec l’eau du bain. Ils rêvent d’un monde totalement différent du monde d’avant, ou parfois du monde d’avant le monde d’avant.

Ils ont retrouvé la voie d’un manichéisme ancestral, ils sont le bien, et les autres, le mal leurs boucs émissaires ok Boomer.

 

Ils veulent dominer leurs passions, alors que l’autre serait par nature asservi aux siennes. Il existe pourtant une voie de sagesse, la voie du milieu de l’harmonie. Cette voie intermédiaire est celle de l’humilité. C’est une voie constructive, et c’est à mon avis le moment de réfléchir à cette voie, puisque nous avons une période de temps long.

Afin qu’au sortir de ce temps, nous puissions accélérer nos décisions, comme en temps de débâcle, quand le danger imminent, que le volcan gronde, rejette ses premières coulées de lave, il faut organiser le sauvetage, prendre la mer avec ce qui est nécessaire. S’interroger sur le fret que nous mettons dans le camion, quelle monture nous prenons pour aller le plus loin possible. Il faudra reconstruire le monde d’après. C’est le moment de penser par soi-même. Le moment de faire l’inventaire des encombrants inutiles que nous devons laisser sur place, oublier nos certitudes et nos excès. Oublier les objets dérisoires des plaisirs éphémères et embarquer avec nous nos désirs essentiels.

 

Trouver une place plus grande pour notre fraternité, notre solidarité pour la justice. Tous ces outils relégués au fond de l’atelier du monde d’avant, pleins des poussières de notre égoïsme, de nos ignorances, de nos fanatismes.

Pour avoir observé quelques collapsologues convaincus, leurs motivations sont louables. Ils mènent des combats nécessaires pour nous faire prendre conscience de nos excès. Ils ont aussi leurs limites, ils peuvent se nourrir en petites communautés dans des fermes biologiques et faire un peu de commerce équitable dans leur environnement immédiat. Mais ils ne peuvent pas être des parangons de morale, ou alors il faut qu’ils montrent l’exemple en renonçant à leurs téléphones portables par exemple construits à des milliers de kilomètres par des enfants, avec des matériaux extraits des mines par d’autres enfants. Leurs téléphones achetés grâce au R S A versé par les impôts de ces diables de capitalistes qui travaillent pour leur confort.

 

Non décidemment avec cette crise nous ne sommes plus tout à fait dans le monde d’avant, mais pas encore dans le monde d’après. Nous sommes peut-être au bord de la débâcle, à l’heure des choix, de l’espérance des bons choix. Il nous faut trouver la voie raisonnable, celle de l’harmonie et cela va nécessiter plus que jamais l’intervention de l’intelligence du cœur chère aux sœurs et aux frères, et sans doute un grand supplément d’âme.

 

Jean-François Guerry.     

LE BLOG : 
Avril 2020 : 30 026 visiteurs uniques. 
                           41 885 Pages lues.

 

 

Avril 2019 : 24 104 visiteurs uniques

                          31 686 Pages lues.

Merci de votre fidélité. Jean-François.

Appel du COVID-19 aux terrestres bipèdes

Cet appel reçu à la rédaction de Terrestres constitue un variant d'un monologue originellement reçu par Lundimatin (que nous remercions). Passé par le système cellulaire de Terrestres, son message a quelque peu muté. Si elle n'a pas le mérite de l'antériorité, cette version mutante nous a semblé digne d'attention

 

MÉFIEZ-VOUS DES CHEFS AUTOPROCLAMÉS QUI ME FABRIQUENT COMME ENNEMI !

Faites taire, cher.e.s humain.e.s, vos ridicules appels à la guerre. Nous autres, virus, nés il y a plus de 3 milliards d’années sommes des piliers du continuum de la vie sur Terre. Sans nous, vous n’auriez jamais vu le jour. 8% de l’ADN humain est d’origine virale et une partie code pour des protéines qui vous sont essentielles et vous constituent comme humains (pour le fonctionnement du placenta notamment). Nous sommes vos ancêtres, au même titre que les pierres, les algues ou les singes.

Mais surtout, cessez de dire que c’est moi seul qui vous tue. Vous ne mourez pas simplement de mon action sur vos tissus, mais de l’absence de soin de vos semblables. 

  • Si vous n’aviez pas changé une planète luxuriante et infiniment diverse en un vaste désert pour la monoculture du Même et du Plus, je n’aurais pu m’élancer à la conquête planétaire de vos gorges. 

  • Si vous n’aviez pas laissé une minorité s’accaparer une part croissante de la richesse de la planète, pas laissé vos dirigeants casser les services publics, vous auriez assez de lits, d’infirmières et de respirateurs pour survivre aux atteintes que je pratique dans vos poumons (entre 1998 et 2016, le nombre de lits en soin intensif pour 1000 personnes est passé de 5,4 à 2,7 en Italie, de 4,3 à 3 en France, de 7 à 6 en Allemagne). 

  • Si vous ne laissiez pas vos médicaments et vos masques être fabriqués par des travailleuses surexploitées à l’autre bout du monde, et si vos territoires étaient autosuffisants en aliments sains, vous seriez aujourd’hui mieux préparés.

  • Si vous ne stockiez vos vieux dans des mouroirs et vos valides dans des concentrations de béton, vous n’en seriez pas là. 

  • Si vous n’aviez rendu vos territoires si vides, si traversables à grande vitesse, croyez bien que je ne me déplacerais pas à la vitesse d’un aéronef. 

Cessez donc de me blâmer, de m’accuser. Tout cela est infantile. Loin d’être votre ennemi, je ne suis qu’une alerte de plus sur une planète que vous avez vous-mêmes déréglée. Dans votre « Anthropocène », je n’ai de puissance que celle démultipliée par votre folie de la mise en « système », en « économie » et en « valeur » du monde. Méfiez-vous des chefs qui vous envoient par dizaines de millions vous entasser dans les bureaux de vote le dimanche puis qui le lundi soir vous administrent une leçon paternaliste de civisme sanitaire en me désignant comme ennemi de la nation. Pensez par vous-mêmes, soyez solidaires.

JE SUIS VENU METTRE À L’ARRÊT LA MACHINE DONT VOUS NE TROUVIEZ PAS LE FREIN D’URGENCE

Je vous propose une conversion du regard. 8,8 millions de personnes meurent chaque année par la pollution de l’air dans le monde : il se pourrait donc bien que, par l’arrêt des machines industrielles, j’évite cette année plusieurs millions de décès ! Voyez donc en moi votre sonneur d’alerte plutôt que votre fossoyeur. Je suis venu mettre à l’arrêt la machine dont vous ne trouviez pas le frein d’urgence. J’ai suspendu le fonctionnement dont vous étiez les otages pour donner à voir l’ineptie de votre organisation sociale et de votre modèle économique. « Déléguer notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie à d’autres était une folie (…) Il n’y pas de limite budgétaire, la santé n’a pas de prix » : voyez comme vos gouvernants reconnaissent soudain leur politique comme nuisible ! Vous n’êtes pour eux que supports de la reproduction de leur système : ils sont pires qu’un virus.

Sans moi, combien de temps vous aurait-on encore fait passer pour nécessaires toutes ces choses dont on décrète soudain la suspension ? La consommation, la mondialisation, la plupart des activités salariées, les concours, le trafic aérien, les limites budgétaires, les élections, les salles de fitness, les spectacles de masse… : tout cela était donc « non essentiel », sans nécessité ! Soyez debout dans l’épreuve de vérité des semaines prochaines : vous allez enfin habiter votre propre vie, sans les mille échappatoires qui, bon an mal an, font tenir l’intenable. Vous allez désormais vivre avec vos proches. Vous allez habiter chez vous. Vous allez cesser de toujours courir, de travailler plus pour gagner plus ou moins. Vous haïrez peut-être votre mari. Vos enfants vous taperont sur les nerfs.  Mais avant le COVID, vos vies étaient souvent plus vides, vous n’étiez guère présent.e.s au monde. Il n’était plus vivable qu’à la condition de fuir sans cesse. Il fallait s’étourdir de mouvement, d’achats, de distractions et d’une sociabilité ivre, qui n’était que le revers de vos solitudes angoissée. Tout était tellement efficace que rien n’avait plus de sens. Remerciez-moi pour tout cela, et bienvenue sur terre !

RIEN NE DIT QUE LE NON-MONDE D’AVANT REVIENDRA : PENSEZ PAR VOUS-MÊMES ET CHOISISSEZ LA VIE

Grâce à moi, pour un temps indéfini, vous ne travaillerez plus autant, vos enfants n’iront pas à l’école. Ce qui s’ouvre devant vous, ce n’est pas un espace délimité de vacances, c’est une immense béance, riche de bien des possibles. Je vous désœuvre. Rien ne dit que le non-monde d’avant reviendra. Toute cette absurdité rentable (pour qui?) va peut-être cesser. A force de n’être pas payé, quoi de plus naturel que de ne plus payer son loyer ? Pourquoi verserait-il encore ses traites à la banque, celui qui ne peut de toute façon plus travailler ? N’est-il pas suicidaire, à la fin, de vivre là où l’on ne peut même pas cultiver un jardin ? Je vous place au pied de la bifurcation :  la vie ou l’économie. A vous de choisir !

L’enjeu est historique. Soit les gouvernants vous imposent leur état d’exception, soit vous inventez ensemble le vôtre. Soit vous vous bornez à suivre les consignes d’en haut, soit vous vous rendez disponibles aux vérités qui se font jour. Soit vous employez le temps que je vous donne pour imaginer et construire le monde d’après à partir des leçons de l’effondrement en cours, soit celui-ci s’aggravera. Le désastre cesse quand cesse l’économie capitaliste. L’économie est le ravage.

Face à moi, ne cédez ni à la panique ni au déni. Encore moins aux hystéries biopolitiques orchestrées sur grand écran par le « chef de la nation ». Les semaines qui viennent vont être déprimantes, terribles, cruelles. Celles et ceux qui veulent prendre soin de la vie devront se faire des habitudes nouvelles, et qui leur seront propres. M’éviter sera l’occasion de cette réinvention, de ce nouvel art des distances dans la solidarité. Chacun saluera comme il/elle voudra. Ne faites pas cela « pour le pays » ni pour obéir au gouvernement, faites cela par amour de la vie. Prenez soin de vos ami.e.s et voisin.e.s, de vos amours et de votre jardin. Repensez avec eux, souverainement, une forme juste de la vie. Faites des clusters de vie bonne, étendez-les, et je ne pourrai rien contre vous. Ceci est un appel non au retour massif de la discipline, mais de l’attention et de l’entraide

Quelle autre moyen me restait-il pour vous rappeler la puissance qui est en vous?

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Publié le par REFLEXIONS ET PARTAGE

Cet article est reposté depuis REFLEXION ET PARTAGE.

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