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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LES PIERRES VIVANTES

LES PIERRES VIVANTES

 

L’été entre jeunesse et adolescence, je faisais régulièrement le chemin en Finistère, un chemin de rêves pour un adolescent perdu dans la ville lumière, ma lumière était ailleurs. Tu vas prendre le bon air, l’air de la mer me disait ma mère soucieuse de ma santé, mais c’est un autre air que je respirais le long des côtes déchiquetées par l’écume, j’étais chez moi.

 

De longues promenades à vélo, en recherches de coquillages sur les grèves j’étais libre, l’été s’écoulait doucement de quatre heures en quatre heures aux parfums de chocolat au lait, de crêpes à la confiture des fraises cueillies en plein champ par ma grand-mère.

 

J’étais dans un autre monde au-delà de la terre, en finis terrae. C’est à la proue de ce navire que j’ai fais inconsciemment les premiers pas vers moi-même, j’avais déjà ce pays en moi.

 

Plus tard quand le soleil s’en va, quand les menhirs font de l’ombre dans les prairies, en pénétrant dans les cairns, en suivant l’estran ma vie prenait une autre dimension, les pierres levées me délivraient leur message d’éternité.

 

Les celtes, les druides, les chrétiens ont faits de ces pierres leur temple. Plus tard encore, au milieu du passage, avant la fin de la terre, j’ai reçu la lumière dans ma loge, le maillet et le ciseau en main, j’ai frappé les premiers coups sur ma pierre.

 

Incapable d’expliquer le mystère de ces pierres, plusieurs années après je ne sais pas pourquoi, j’ai conduit mes petits enfants à leur rencontre. Elles restent toujours vivantes, elles sont les compagnes du finis terrae, elles jalonnent les cycles du soleil et de la lune, comme les témoins, les portes d’un autre monde.

JF.

LES PIERRES VIVANTES
C'est pourtant simple comme ....

BONJOUR

C’est simple comme « coucou », je te vois, tu existes
Vous savez ces « PERSONNE » que l’on ne croise plus,
Ces moitiés de nous-mêmes qui ne nous ont pas plu,
Ces détritus faisant leur dernier tour de piste ;

Bonjour ! Monsieur, Madame, et comment « halez-vous ? »
Sous ce soleil glacial, comment supportez-vous
Nos postures assassines, nos regards « faux fuyants »,
Notre inadaptation aux plaintes des mourants ?

Je vous salue Marie, Joseph, qui que tu sois !
Aide-moi je t’en prie à me sentir plus proche
Aide-moi à t’aider pour me faire moins moche !

Bonjour ! J’ai plein d’amour, du soleil sous mon toit
Des rires, et puis du pain, qui n’attendent que toi.

Viens ! Lève-toi ! Contemple ! Le temps s’arrête ici,
Suis-moi ! Aujourd’hui, toujours ! Tu vas vivre aussi.

 

Philippe Jouvert.

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur.

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Publié le par jean françois
 FRANC-MAÇON POUR CONSTRUIRE DES PONTS

FRANC-MAÇON POUR CONSTRUIRE DES PONTS

 

Pour ne pas rester collé à la glaise, pour sortir de sa torpeur, et de ses peurs, pour ouvrir des portes, pour s’élever vers la Lumière, pour chercher la Vérité, le franc-maçon constructeur de ponts, éternel naïf, est un bâtisseur de l’extrême. Il veut faire des ponts entre lui et les autres, entre la matière, et l’esprit, entre la raison et cette folie de la recherche du bonheur pour tous, entre son cœur et son âme.

 

Par des allers et retours constants entre la terre et le ciel, le long du fil qui descend de la voûte étoilée de sa loge, ce pont échelle, semblable au linga de l’Inde, ce poteau du sacrifice, ou se confond le sommet et les racines.

Le franc-maçon cherche à résoudre, l’inconnaissable mystère de la vie, il enjambe le cadavre de la mort, son cadavre, pour se redresser plus radieux que jamais. Il prie le Grand Architecte en silence contemplant les merveilles de la nature, espérant obtenir la liberté de passer le pont.

 

JF.

 

 

VICTOR HUGO A GUERNESEY

VICTOR HUGO A GUERNESEY

LE PONT.

 

Livre sixième des Contemplations : Au bord de l’infini. Victor Hugo

 

J’avais devant les yeux les ténèbres. L’abîme

Qui n’a pas de rivage et n’a pas de cime

Était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.

Je me sentais perdu dans l’infini muet.

Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile,

On apercevait Dieu comme une sombre étoile.

Je m’écriai :-Mon âme, ô mon âme ! Il faudrait,

Pour traverser ce gouffre où nul n’apparaît,

Et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,

Bâtir un pont géant sur des millions d’arches.

Qui le pourra jamais ? Personne ! Ô deuil ! Effroi !

Pleure !-Un fantôme blanc se dressa devant moi

Pendant que je jetais sur l’ombre un œil d’alarme,

Et ce fantôme avait la forme d’une larme ;

C’était un front de vierge avec des mains d’enfant ;

Il ressemblait au lys que la blancheur défend ;

Ses mains en se joignant  faisaient de la lumière.

Il me montra l’abîme où va la poussière,

Si profond, que jamais un écho n’y répond,

Et me dit :-Si tu veux, je bâtirai le pont.

 

Vers ce pâle inconnu, je levai ma paupière.

--Quel est ton nom ? Lui dis-je. Il me dit : - La prière.

                                   

 

Jersey, décembre 1852.

 

 

C’est avec le produit de la vente de ce recueil des Contemplations, que Victor Hugo acheta sa propriété de Guernesey, où il passa 19 ans en exil, après avoir été chassé de Belgique puis de Jersey. C’est là loin de tout, mais sans doute au plus près de lui-même qu’il écrivit la majorité de son œuvre, qu’il construisit un pont imaginaire entre l’ombre et la lumière.

 

Fils de franc-maçon il ne le fut pas lui-même, bien qu’on ait tenté de lui mettre à plusieurs reprises ce tablier qu’il ne porta pas. Sa pensée était maçonnique : humanisme, liberté de conscience, liberté politique, égalité sociale, laïcité, toutes ces valeurs exprimées avec gloire dans un discours marqué par le  symbolisme.

Il fut inhumé directement au Panthéon.

 

JF.

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Publié le par jean françois
Portrait de Saint-Pol-Roux

Portrait de Saint-Pol-Roux

SAINT –POL-ROUX, POETE SYMBOLISTE ET ROSE-CROIX

 

Saint-Pol-Roux poète symboliste aurait été membre de la Rose-Croix esthétique de Josephin Peladan surnommé « le pélican blanc. »Ce farouche opposant de Zola fonda avec Stanislas de Guaïta l’ordre Kabbalistique de la Rose-Croix. Il semble que le poète Saint-Pol-Roux fut membre de cet ordre, mais n’y fit qu’un bref passage sans doute quand il était à Lyon.

 

André Breton qualifie déjà à son époque Saint-Pol-Roux de poète oublié, et il considère qu’il fut un précurseur de son surréalisme.

 

La Bretagne celle du finis terrae sera pour notre poète sa terre d’inspiration pour la dernière partie de sa vie il décédera Brest en 1940. Il vécut dans son manoir de Camaret, c’est l’homme de Roscanvel  qui disait : « face à la mer on est plus près de Dieu. »

 

Saint-Pol-Roux a fait l’éloge du Verbe et de la Lumière, qui pour lui sont les forces premières. Ainsi il était l’ami des peintres de son époque, a qui il donnait ce conseil : « Ah ! Frères peintres tenez votre palette comme nous tenons la lyre.»

 

Les images, l’imagination, le rêve, les symboles sont les moteurs de la vie de Saint-Pol-Roux, les leviers de son écriture, les guides de sa pensée. André Breton dans son premier manifeste du surréalisme raconte à propos du rêve et de Saint-Pol-Roux, que celui-ci avant de s’endormir, faisait mettre à la porte de son manoir de Camaret un écriteau sur lequel on pouvait lire : « le poète travaille. »

 

C’est bien au-delà du réel, du commun, de l’habituel, de la raison que naît un autre monde, là ou débarrasser de ses encombrants, de ses certitudes, l’homme peut entrer en contact avec lui-même, éloigné des dogmes, des doctrines il peut apercevoir l’infinie puissance et beauté de son âme, cela se produit spontanément pour le rêveur, pour celui qui fait vivre son imagination, de manière totalement désintéressée. C’est dans ce monde des merveilles que nous entrainent les poèmes de Saint-Pol-Roux qui méritent mieux que l’oubli.

 

JF.

 

Voir Biographie du poète dans Wikipédia :

Naissance à Marseille le 15/01/1861 mort à Brest le 18/10/1940.

 

Aphorismes

 

 

Le soleil monte faire téter la vie.

Le Temps récite le rosaire du soleil.

Mais il y a des justices futures !

Que tout meurt hormis l'œuvre, poète, et qu'il t'importe de sculpter la Forme à mettre sur ta pourriture à la merci des vents futurs, si tu ne veux mourir totalement à la Nature. 

La joie de vivre est toujours ça de pris sur l’immortalité.

Le droit de l’artiste consiste à défaire le monde et son devoir à le refaire.

S’atteindre pour atteindre les autres.

Ne croire à rien c’est croire à quelque chose qui n’existe pas.

L’amitié c’est se couper en deux sans se faire mal.

L’enfant est une invention d’avant les miroirs.

 

Une nation, c’est une solitude qui a réussi : les enfants.

Une religion, c’est encore une solitude qui a réussi : les idées.

 

La solitude fait de la foule, la foule fait de la solitude.

Dans la foule on s’évite dans les autres, dans la solitude on se cherche dans soi.

Se trouver, problème, et se trouver c’est se trouver dans tous les autres, car, vu de très loin ou de très haut, on n’est qu’un : comme il n’ya qu’une fourmi, qu’un chien, qu’une poule, qu’un coq, il n’y a qu’un homme. Tous les autres gravitent dans ma tête et dans mon sang.

Le dévouement consiste à projeter son cœur dans la poitrine du prochain désemparé, le temps de rendre celui-ci plus fort ou bien meilleur. Le dévouement c’est la transfusion de l’âme.

 

Lumière : vitesse qui nous éclaire.

Le sourire évoque une petite fenêtre de l’âme qui s’ouvre.

Imagination, n’est-tu pas la moisson précédant les semailles ?

 

Tous les hommes, je les considère comme soit mes reflets, soit mes ombres ; le revers de cet orgueil serait que chacun d’eux me prît pour un de ses reflets ou une de ses ombres.

Successivement, les ancêtres se sont noyés dans le sang familial, les veines de leur postérité les charrient, et nous percevons leurs cadavres livides sur les plages intermittentes de notre conscience.

 

A parler cru, je ne m’em… jamais seul.

Dieu non plus.

Nous sommes au moins deux.

 

SAINT-POL-ROUX

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Publié le par jean françois
CYRANO ENTRE LUNE ET SOLEIL

CYRANO ENTRE LUNE ET SOLEIL

 

Savinien de Cyrano de Bergerac, philosophe, écrivain ; ne fût pas gascon, il est né à Paris rue des deux portes, comme une prémonition de ses deux œuvres principales : « L’histoire comique des états de la Lune, et L’histoire comique des états de l’Empire du Soleil. »Ce sont deux voyages initiatiques, hors du monde vulgaire des apparences, vers le monde du vrai, celui de l’âme.

 Que l’on aborde sur une barque solaire, ce monde du dessus, ce monde, au-delà de l’intelligence et de la raison où règne la beauté universelle du bien, on repose dans l’harmonie.

 

 

Fulcanelli a considéré Cyrano comme un des plus grands philosophes de l’hermétisme, Henri Le Bret son compagnon d’écriture qui a préfacé  L’Histoire comique des états de la lune,parle de Cyrano en ces termes extrait : « Cyrano a un goût pour la Liberté, une haine pour le dogmatisme et le plagiat, une certaine austérité dans ses mœurs, une générosité… »

Fût il un des premiers romanciers de science fiction ou le philosophe de l’hermétisme de Fulcanelli ? 

 

En tout cas il fût aussi le précurseur de Peter Wohlleben et de sa Vie secrète des arbres, et de son, Écoute les arbres parler.Cyrano pratiquait à l’instar des Druides, le langage universel qui permet de rentrer en contact avec la nature mère, comme les Druides parlent aux chênes séculaires, était il aussi un adepte du Shinrinyoku, cette sylvothérapie japonaise ?

 

Cyrano nous parle d’un autre monde, un monde caché, celui de l’alchimiste, ce monde où l’on accède par étapes successives de transformations, transmutations intérieures de notre matière spirituelle, par élévation de celle-ci. C’est le monde du Mercure des voyageurs de la sagesse, le monde du Soufre des hermétistes, le monde du feu régénérateur, un monde de combat entre la Rémoraet la Salamandre. C’est à travers les histoires de ce fabuleux bestiaire symbolique que nous entraine Cyrano, dans ce monde fantastique, utopique où règne la suprématie de l’esprit, un monde qui ne manque pas de Sel ! « Au frais ondin de la Rémora s’unit l’ardente Salamandre. »

Ce n’est pas par hasard que François 1era choisi la Salamandre comme emblème, il savait que le sang  de cette Salamandre, cette vapeur rouge qui s’élève au-dessus de la cornue pendant la distillation de l’esprit de nitre, cet acide hypoazotique qui a la propriété de dissoudre le plomb était un chemin vers la fabrication de l’or spirituel.

 

 

Les voyages de Cyrano vers la Lune et le Soleil sont-ils des voyages comiques ou cosmiques ?

Sous un masque de carnaval, sous cette comédie humaine se dissimule une œuvre qui touche à l’universel, qui oblige à pénétrer au-delà de la matière apparente. Pour ce jeu de la vie, Cyrano nous met en main le Jokerce fou du Roi, cette figure de clown sous laquelle se cache la vérité du sage.

 

 

Derrière ces mots comiques, ce bestiaire symbolique Cyrano nous ouvre la porte de la quinte essence, comme le fit Alcofribas Nasier, Séraphin Calobarsy, François Rabelais ce médecin du corps et de l’esprit, sublime dissimulateur de la substantifique moelle.

 

 

Cyrano adepte du rêve d’un monde nouveau, a vu au-dessus de lui le vol du Phénix l’oiseau du grand œuvre, Cyrano est un chevalier de l’épée, de l’esprit, de la Lune et du Soleil.

 

JF. 

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Publié le par jean françois
LE CHAR PHAETON MUSEE DU LOUVRE

LE CHAR PHAETON MUSEE DU LOUVRE

LA FRANC-MACONNERIE VEHICULE VERS LA CONNAISSANCE

 

La franc-maçonnerie puise ses enseignements dans diverses traditions, dont l’alchimie et son langage secret : la langue des oiseaux ou cabale solaire. Elle est un ordre initiatique accessible à ceux qui glorifient le travail, à ceux qui font l’effort de ne pas s’en remettre totalement à leur raison, mais ouvrent leur imagination, porte d’entrée de leur cœur.

 

 

La recherche de la Connaissance à notre époque fait singulièrement défaut, la tendance est de s’en remettre, à déléguer aux machines, aux ordinateurs le sens de notre vie.

 

Ce jardin secret de la Connaissance est donc le privilège d’une certaine « caste », d’une élite, bien éloignée des préoccupations des masses. Ce sont ceux qui malgré les pressions, continuent d’emprunter les véhicules, les chemins, vers cette Connaissance, Lumière de Vérité. Ils doivent êtres protégés, ils sont des phares isolés, récepteurs et diffuseurs des lumières, ils vont à contre –courant du paraître pour privilégier l’être.

 

Ces hommes retranchés dans leur loges à l’abri des regards, des bruits de la société, modestes combattants, pauvres chevaliers de l’esprit, ils luttent sans cesse contre l’ignorance et l’injustice, ces maux qui envahissent notre société, ils sont les croisés modernes engagés dans une guerre contre « le moi haïssable » de Pascal.

 

 

Ce sont des lanceurs d’alertes pour employer un terme à la mode, ils ont pris conscience des dangers des progrès illimités, ils sont les héritiers de Rabelais et Fulcanelli, ils savent que la « Science sans conscience.. »Ne peut être un chemin à suivre.

 

 

Il est temps de tisser des couronnes de laurier et d’olivier à tous les hommes, sans exception, qui ne sont pas dans les lumières artificielles, qui modestement, dans l’ombre, rêvent, imaginent, croient en un hasard objectif. Ceux qui inspirés par une réalité qui les dépasse, s’efforcent de décrypter le cosmos dont ils font partie. Ceux qui veulent mettre à bas l’hypocrisie, le patriotisme exacerbé, ce patriotisme qui rejette l’autre, notre frère, et qui doit être remplacé par la dictature du cœur, par la puissance infinie, indestructible, universelle de l’amour.

 

 

Monter dans un véhicule sur le chemin de la Connaissance, c’est l’espérance folle comme le disait André Breton de : « Transformer le monde et changer la vie. » Je veux bien humblement être de ce combat, avec mes faibles moyens.

 

JF.

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Publié le par jean françois
TENUE D'ETE
Comme tous les ans la loge "La Solidarité Bretonne" GLDF organise une tenue estivale à Lorient.

Le jeudi 2 août à 19h 30

Planche du F FB sur le thème: " Camelot entre Mythe et Réalité"

Tenue réservée aux FF suivant règlements de la GLDF

Renseignements réservation agape :

secretaire@solidaritébretonne.fr

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Publié le par jean françois
EXCURSION SOUS LA VOÛTE ETOILEE

EXCURSION SOUS LA VOUTE ETOILEE.

 

Dans le ciel de Guyane montent les fusées Ariane, messagères des temps modernes, le savoir et la technologie envahissent la voûte étoilée, pendant que les orpailleurs impunément déversent du mercure dans le fleuve, affamant et chassant les populations qui ne vivent que de la chasse et de la pêche.

 

Les Wayana se déplaçaient tous les sept ans le long du fleuve, suivant un rite ancestral pour ne pas épuiser les ressources naturelles, ils sont maintenant fixés par les structures occidentales, sédentarisés, près des centres de soins et des services de communication.

 

Ils continuent néanmoins dans leurs Tukusipans, leurs Loges, a ériger leurs « Ciels de Case », leurs voûtes étoilées, les Maluwana.

Qui sont décorés de peintures évocatrices du bien et du mal, c’est sous ce ciel de case, que se déroulent les rituels de passage et de purification, cela nous rappelle l’initiation maçonnique.

Selon l’ethnolinguiste Eliane Camargo dans la pensée Wayana, chaque être possède un double sous la forme d’entité qui se révèle au moment des rêves. Le ciel de case serait la porte d’entrée vers ce monde symbolique, comme le voyage du franc-maçon le long du fil à plomb, vers la voûte étoilée. 

 

 

Les dessins du ciel de case permettent aux chamans de relier les deux mondes, le visible et l’invisible. Lire le ciel pour y découvrir la Lumière.

 

Ces dessins sont l’expression de la création de l’univers, une véritable genèse, une cosmogonie qui se dévoile à l’initié.

 

Il y a donc dans la pureté du ciel de Guyane bien d’autres choses que des fusées, on peut y faire comme partout ailleurs sur terre une grande excursion dans l’univers entier à la recherche de soi-même, comme sous la voûte étoilée de ma loge.

 

JF.

 

Source et étiquette : le magazine livre ULTREÏA !, article Wayana le ciel de case par Aurélie Sècheret.

 

 

EXCURSION SOUS LA VOÛTE ETOILEE

Aurélie SÉCHERET

Biographie

Aurélie Sécheret, journaliste et auteur, se passionne depuis son plus jeune âge pour les cosmologies, la spiritualité, les ailleurs. Après avoir étudié l’histoire des religions, elle voyage depuis une quinzaine d’années en Afrique, Asie et Amérique latine, attirée par les syncrétismes, les expressions artistiques, la protection du patrimoine et de l’environnement.
Elle a réalisé un film sur les croyances religieuses dans les Caraïbes, des reportages sur l’écotourisme et des portraits d’artistes.

 

SOUS LA VOUTE ETOILEE

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Publié le par jean françois
Communication:

Il semble depuis plusieurs jours que certains abonnés ne reçoivent pas systématiquement les articles journaliers. Si certains d'entre-vous peuvent m'informer d'un dysfonctionnement habituel via la fenêtre commentaires je les en remercie par avance. Le titre du dernier article du 14 juillet est PLUS LOIN PLUS HAUT sur les chemins de la sagesse.

D'avance merci pour votre aide.

JF

 

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Publié le par jean françois
PLUS LOIN, PLUS HAUT, SUR LES CHEMINS DE LA SAGESSE.

Plus loin, plus haut, sur les chemins de la sagesse,c’était l’ambition d’ULTREÏA, ce magazine livre, vous le trouverez plus dans les kiosques, ce numéro 16, ce numéro de l’été a donc un goût particulier, comme la dernière vague qui vient s’échouer sur la plage avant que le regard se porte ailleurs.

 

ULTREÏA paraîtra une seule fois par an et seulement en librairie ou par abonnement, je vous avais prévenu, je vous avais dit qu’il fallait courir chez votre distributeur habituel !

 

Il y a déjà comme un parfum de nostalgie qui monte en nous, est-ce que la spiritualité œcuménique est si difficile à vendre en ces temps incertains où l’intolérance est plus en vogue ? Ou est-ce qu’en dehors d’Amazon il n’y a plus rien à voir, à écouter, à lire, la quantité a-t-elle définitivement eu raison de la qualité ?

 

Vous pouvez encore commander les anciens numéros de la revue directement, il ne faut pas hésiter ce sera pour vous des instants de joie inestimables ; des rencontres inédites, improbables, des photos magnifiques.

 

Le dossier de ce ultime numéro est consacré à la Beauté, bien connue des francs-maçons, la beauté inséparable de la force et de la sagesse est sans doute l’ultime étape de l’initiation, quand, au centre du cercle nous pouvons contempler toutes les merveilles de la nature et s’étonner en permanence de cette sublime harmonie. Alors une fois, une fois seulement comme le dit, le regretté Jacques ouvrez ce magazine, pour rêver, faire un voyage merveilleux.

 

Florence Quentin clôture son éditorial en s’inspirant de la formule de Saint-Exupéry : « Nous goûtions la fraicheur, l’odeur, l’humidité qui renouvelaient notre chair. Nous étions perdus aux confins du monde car nous savions déjà que voyager, c’est avant tout changer de chair. »

 

Enfin reprendre le cri des jacquets, comme l’ultime écho dans cette époque si avide d’artificiel, de la surface des choses, si loin de l’essence, cette époque où l’ésotérisme, la spiritualité apparaissent presque comme une anomalie, fait parfois sourire, une époque comme le dit Florence Quentin où « certains préfèrent aller jusqu’au bout du monde plutôt que de se traverser eux-mêmes. »

 

Si vous voulez vraiment gagner du temps pour aller vers vous-même, connaître le bonheur, l’ivresse, d’être en paix, courez chercher un numéro d’ULTREÏA pour aller plus haut ! Plus loin !

 

JF.  

 

La beauté

un chemin de vie

Bernard CHEVILLIATNelly DELAYMaxence FERMINEVincent MUNIERFlorence QUENTINÉric GEOFFROYJean-Marie GUEULLETTE

DOSSIER :

Philocalia. Cultiver l’amour de la beauté – Bernard Chevilliat
Le culte de la beauté dans l’art japonais une esthétique de l’impermanence – Nelly Delay
Rien que du blanc à songer Vincent Munier sous le regard de Maxence Fermine – Maxence Fermine – Photos Vincent Munier
Ivresse mystique et audition spirituelle en islam – Eric Geoffroy
Beauté et perfection morale dans l’Egypte ancienne :
une sagesse pour notre temps – Florence Quentin
La beauté d’un geste – Jean-Marie Gueullette

 

 

INTRODUCTION:

“Il y a dans la contemplation du beau en tout genre quelque chose qui nous détache de nous mêmes en nous faisant sentir que la perfection vaut mieux que nous”, écrivait Benjamin Constant.

Est-ce parce qu’il favorise notre contact avec l’infini que le beau jouit d’un tel privilège ?

Sans doute, comme l’affirme le texte qui ouvre ce dossier et nous invite à “cultiver l’amour de la beauté” (ou philocalia) : “Par sa plénitude ascendante, sa générosité, son universalité et sa gratuité même, la beauté contribue à évacuer les petitesses de l’âme et à élargir le coeur.”

Ce culte de la beauté fut porté à son paroxysme dans l’art japonais, nous rappelle l’historienne d’art Nelly Delay. Essentiel dans cette civilisation, celui-ci inspire depuis des siècles les gestes de la vie quotidienne des habitants de l’archipel, en les ritualisant. Un extrême raffinement qui évoque l’“éphémère splendeur des choses”, “la puissance de l’objet liée à son silence”. Tout autant que “le dialogue entre le temps qui passe et la beauté des objets tranquilles”.

L’écrivain-poète Maxence Fermine, auteur de Neige, rend quant à lui hommage à Vincent Munier dans un texte littéraire, Rien que du blanc à songer, “la première phrase qui vient à l’esprit lorsqu’on a la chance, voire le privilège, de contempler les merveilleuses images du photographe animalier”. Une rencontre écriture-image autour d’un même émerveillement devant la nature vierge, “source de bonheur que les enfants possèdent d’une manière innée, mais que les adultes perdent parfois”. Et que Vincent Munier “a su garder intact en lui”.

Émerveillement, et même “transport” divin : voilà ce à quoi, en islam, convient la musique – “un mode privilégié de réintégration dans l’Unicité”, selon notre chroniqueur Éric Geoffroy –, la poésie ou encore l’invocation du nom divin. “Autant de disciplines qui, dans le soufisme, réactualisent chez l’être humain le Pacte originel, faisant résonner en lui la parole primordiale Ne suis-Je pas votre Seigneur ?”

Pendant trois mille ans, l’Égypte ancienne célébra elle aussi la quintessence de la beauté, mais toujours dans une visée symbolique et éthique. “Être beau en Égypte ancienne, c’est aussi être digne, respecter l’autre, manifester de la compassion et de la fraternité. Face à un interlocuteur, il faut conserver noblesse et maîtrise de soi, un idéal à atteindre comme l’art tend à le faire : la laideur, le tumulte, le chaos s’opposent avec la même intensité à l’ordre du monde.”

Enfin, pour le théologien dominicain et ostéopathe Jean-Marie Gueullette, spécialiste des formes chrétiennes de la méditation et des questions posées par le développement des médecines alternatives : “Le beau geste est manifestation du mystère de l’être humain qui le pose, épiphanie de l’esprit dans la chair. Ouvrant ainsi à cette dimension incorporelle et indicible de l’être humain, elle peut être regardée comme manifestation du mystère de façon absolue, irruption de l’Altérité.”

 

Alexandra David-Néel

quête spirituelle et exporations

Joëlle DÉSIRÉ-MARCHAND

 

Voyageuse, orientaliste, féministe, cantatrice, conférencière, journaliste, franc-maçonne, bouddhiste, exploratrice, écrivaine, ermite ou femme du monde, on n’en finirait pas d’énumérer les mille visages d’Alexandra David-Néel. Elle se battit toute sa vie pour acquérir une place à la hauteur de ses ambitions dans une société marquée par une tradition patriarcale.
Indépendance d’esprit, force intérieure, intelligence, courage, détermination, orgueil et une longévité inhabituelle à son époque furent les atouts de celle qui s’inscrit dans la lignée des “passeurs”. 
Passeur de connaissances, passeur de religion, passeur d’une incroyable énergie pour les âmes en recherche.

EXTRAIT :  » Son témoignage sur le Tibet et sur l’Inde au début du XXe siècle est particulièrement précieux aujourd’hui. Si l’oeuvre d’A.David-Néel passionne les lecteurs, c’est aussi qu’elle révèle de manière discrète, mais partout présente, une expérience humaine sous-tendue par une démarche spirituelle. Alexandra adhéra très jeune au bouddhisme dans sa “conception purement philosophique”, celle qui accorde une importance capitale à la réflexion profonde. (…) Elle sera orientaliste, non comme les érudits de salons, mais en allant sur les lieux pour observer et comprendre les pratiques religieuses, pour s’en imprégner. »

 

L'appel du froid

par Michel Rawicki

Michel RAWICKI

Fasciné par la beauté des grands espaces froids du globe, Michel Rawicki sillonne avec passion les régions polaires, depuis plus de vingt-cinq ans. De sa quarantaine de voyages du Groenland à l’Antarctique, il a rapporté des milliers de clichés qui ont eu les honneurs des grilles du jardin du Luxembourg en 2016, à Paris.

Milarépa, le vagabond nu

Le "maître des maîtres" tibétain

André VelterMarie-José Lamothe

 

Son parcours spirituel, d’abord tragique, criminel, puis terriblement rédempteur et finalement allègre, est l’un des plus foudroyants qu’ait jamais accompli un être humain. Dix siècles plus tard, l’enseignement de “Mila-vêtu-de-coton” garde son pouvoir d’arrachement aux vicissitudes du monde, de mise en altitude de l’esprit…

EXTRAIT : « Quinze années durant, avec Marie-José Lamothe qui inlassablement traduisait ses oeuvres, j’ai vécu dans la rumeur des chants de Milarépa et souvent sur les sentiers de ses pérégrinations au Tibet et au Népal. Pour quelqu’un qui est né en 1040 et qui a rejoint la Claire Lumière en 1123, la qualité, l’intensité, l’évidence d’une telle présence ont de quoi étonner ceux qui s’en remettent et se soumettent aux illusions du temps.
Car Milarépa est présent. Sa Vie, ses Cent Mille Chants (qui sont en effet cent mille et plus par les échos répercutés de vallée en vallée), tout cela tient du récit d’aventure, de l’épopée, du florilège, mais aussi de l’art de vivre infiniment avec moins que rien. Il s’agit en effet de l’évocation minutieuse, d’abord tragique, atroce, criminelle, puis terriblement rédemptrice et finalement allègre, de l’un des parcours spirituels les plus foudroyants qu’ait jamais accompli un être humain. »

Les nombreux thankas illustrant cet article appartiennent au monastère d’Hémis (Ladakh). Très rarement exposés, ils ont été exceptionnellement sortis afin que Marie- José Lamothe puisse les photographier.

 

 

Le chemin du yoga

une spiritualité pas à pas

Philippe FILLIOT

Le yoga, tel que nous le pratiquons aujourd’hui en Occident, n’a plus pour but la libération de l’âme, ou bien une quête d’absolu, mais le bien-être subjectif et la santé globale. Néanmoins, cette dimension en apparence “physique” de la pratique posturale du yoga, qui semble s’éloigner des sources de l’Inde éternelle, n’exclut pas une authentique quête spirituelle.

EXTRAIT : « Le passé et le présent, la tradition et la nouveauté, loin de s’opposer, se rencontrent mutuellement dans l’expérience du yoga. »

 

Mégalithes bretons

aux aurores de l'humanité

Aliette ARMEL

 

Carnac, Barnenez, Trébeurden… au fil des promenades effectuées autrefois avec son grand-père passionné d’histoire, l’auteure nous fait partager sa fascination pour ces lieux où les monuments mégalithiques, vestiges d’un monde mystérieux, donnent la sensation d’appartenir à un univers dépassant les dimensions de notre simple existence humaine


 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAIT : « À travers les mythes, l’homme proposait une explication de ces phénomènes en les intégrant dans un vaste ensemble cosmogonique et spirituel, mais aussi en les reliant à l’histoire des époques qu’ils avaient traversées au fil de transmissions où la dimension religieuse occupe une place essentielle. Quand, dans l’enfance, je découvrais les
monuments à la suite de mon grand père, il m’emmenait tout autant visiter des églises que des cairns. »

Rencontre avec Jean Ziegler

"Jamais ils ne seront les maîtres du printemps…"

Bernard CHEVILLIAT

 

 

Après avoir opéré des années durant comme professeur de sociologie puis comme député du Parlement fédéral suisse, Jean Ziegler est devenu, de 2000 à 2008, rapporteur spécial auprès de l’ONU pour le droit à l’alimentation et il est encore aujourd’hui, à 84 ans, vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de  l’homme des Nations unies. 

Infatigable militant des droits humains et écrivain à succès, il s’est fait connaître par ses combats contre la financiarisation généralisée ou les “bénéfices obscènes” et il se présente comme le “témoin implacable du jeu sordide des puissants”, de la corruption et des prévaricateurs, le contempteur de la “violence structurelle” et le pourfendeur de l’écart inouï des richesses  et du “service de la dette”… Proche de nombreux chefs d’États non-alignés, il a côtoyé un nombre considérable d’hommes d’État d’envergure et porte une critique virulente sur l’“ordre cannibale” créé, selon lui, de par le monde par le capitalisme tout en alertant sur la désolation née de la faim dans le monde.  Après La faim dans le monde expliquée à mon fils, il vient de publier aux éditions du Seuil Le capitalisme expliqué à ma petite fille (en espérant qu’elle en verra la fin).

 Nous l’avons rencontré chez lui, près de Genève, en compagnie de son épouse, l’historienne Erica  Deuber-Ziegler.

 

 

 

La saga des manuscrits de Qumrân

Florence QUENTIN

 

 

 

“Providentielle” découverte archéologique !
En 1947, un jeune pâtre d’une tribu bédouine, qui poursuivait son chevreau égaré, débouche dans une grotte au cœur des falaises du Wadi Qumrân, au nord-ouest de la mer Morte (l’actuelle Cisjordanie), et voit apparaître dans le clair-obscur une série de jarres.
Elles abritent les fameux “manuscrits de Qumrân” qui apporteront un éclairage tout à fait nouveau sur l’Ancien Testament mais aussi sur le christianisme et les communautés de cette région, esséniennes entre autres.

 


EXTRAIT : « Plus de deux cents grottes seront fouillées à Qumrân et onze d’entre elles, aménagées intentionnellement pour y abriter ces écrits, révéleront des manuscrits majoritairement rédigés en hébreu ( la langue traditionnelle des textes sacrés juifs ), 20 % en araméen ( la langue parlée en Judée )  et quelques fragments en grec ( la langue savante de l’Orient hellénisé ). Sous forme de rouleaux, ils ont été enveloppés dans des tissus puis mis à l’abri dans des jarres en terre cuite. À part une centaine de papyrus, tous les manuscrits sont en parchemin de mouton et de chèvre, cousus bout à bout pour créer de longues bandes sur lesquelles les scribes écrivaient sur une seule face, à l’encre noire – avec quelques notations rouges, cependant. D’origine judaïque, ces précieux témoignages sont datés d’une période allant du IIIe siècle avant J.-C au Ier siècle après J.-C. »

Le mandala de pierre du Borobudur

Olivier GERMAIN-THOMAS

 

 

Chef-d’oeuvre de l’architecture indonésienne, ce sanctuaire s’accorde parfaitement avec la conception de l’univers dans la cosmologie bouddhiste.
Sa base représente kâmadhâtu, la sphère des désirs ; ses terrasses carrées, rûpadhâtu, la sphère des formes ; ses trois plates-formes circulaires et son grand stupa, arûpadhâtu, la sphère du détachement des formes.
Découverte, sur les pas de l’auteur…

EXTRAIT : « Je m’étais rendu sur l’île de Java pour y découvrir le Borobudur, considéré comme l’un des plus beaux monuments érigés pour le rayonnement et l’enseignement du bouddhisme. Grâce à Paul Mus , je connaissais son importance symbolique et son lien avec de nombreux textes du canon bouddhique, mais n’avais pas cherché à l’admirer par des photographies avant d’être face à lui. Le dessein était de préserver la force de l’étonnement, comme on reçoit parfois dans nos vies des visions inattendues qui laissent ensuite de profondes marques. 

Le choc ne fut pas au rendez-vous, mais offrit 

Wayana

la symbolique du ciel de case

Aurélie SÉCHERET

 

Au cœur de l’Amazonie, sur les rives du Maroni, les Amérindiens wayanas constituent l’une des principales entités indigènes de Guyane française. Au sein de cette société chamanique, les motifs décoratifs et symboliques sont partout présents, en particulier dans le ciel de case ou maluwana. 
Dotée de pouvoirs magiques et protecteurs, cette large pièce de bois circulaire relie mondes visibles et invisibles. Venus du fond des âges, les êtres mythiques des forêts obscures et des rivières troubles qui y sont représentés, revivent sous la forme de peintures d’argile savamment composées depuis des générations par les artistes wayanas.

 


EXTRAIT : « Le maluwana est une voûte céleste allégorique, placée sous le faîte du tukusipan, le carbet communautaire où sont célébrés les fêtes, les réunions publiques et surtout le maraké, un des principaux rituels de passage et de purification. D’après  l’ethnolinguiste Éliane Camargo, “dans la pensée wayana, chaque être possède un double sous la forme d’entité qui se révèle au moment des rêves. Le ciel de case est une porte d’entrée vers ce monde symbolique, il éloigne le mauvais augure et repousse les énergies négatives des gens de l’extérieur, afin de protéger tout ce qui peut constituer le corps des villageois. Les motifs graphiques à la fois fabuleux et surnaturels, peuvent tout aussi bien vous protéger que vous nuire, car les entités représentées sont susceptibles de se manifester sous leurs traits bienfaisants comme malfaisants.” Les symboles du maluwana proviennent de la cosmologie et de l’histoire de ce peuple issu de la fusion de plusieurs groupes amérindiens venus des forêts profondes du Brésil. »

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Publié le par jean françois
MEDITATION SUR LA VIE

MÉDITATION

 

VISION

 

Lorsque vint la Nuit et que le Sommeil étendit son manteau sur le visage de la Terre, je quittai mon lit et marchai vers mer en disant : « la mer ne dort jamais, et dans sa veille, un âme qui souffre d’insomnie trouve sa consolation. »

 

Lorsque j’atteignis le rivage, le brouillard des montagnes avait estompé la région comme un voile orne le visage d’une jeune femme. Je regardais les vagues abondantes, j’écoutai comme elles louaient Dieu et je méditai sur l’éternelle puissance qu’elles cachent en elles, ce pouvoir qui courre avec la tempête, qui s’élève avec le volcan, qui sourit à travers les lèvres roses et chante avec les ruisseaux.

 

Puis, je vis trois fantômes assis sur un rocher. Je marchai vers eux en trébuchant comme si quelque pouvoir m’y poussait contre ma volonté.

 

Lorsque j’en fus à quelque pas, je m’arrêtai comme si j’étais toujours sous l’empire de quelque force magique. A ce moment, l’un des fantômes se leva et d’une voix qui semblait surgir des profondeurs de la mer, il dit :

« La Vie sans l’Amour est comme un arbre sans fleurs ni fruits. Et l’Amour sans la Beauté, c’est comme une fleur sans parfum ou un fruit sans pépins…La Vie, l’Amour et la Beauté sont trois personnes en une. On ne peut ni les séparer ni les changer. »

 

 

Un second fantôme parla d’une voix qui ressemblait au grondement d’une cascade, et il dit :

« La Vie sans la Révolte est comme les saisons sans le Printemps. Et la Révolte sans le Droit est comme le printemps dans un désert aride….La Vie, la Révolte et le Droit sont trois personnes en une. On ne peut ni les séparer ni les changer. »

 

Alors le troisième fantôme dit d’une voix qui ressemblait à un claquement de tonnerre :

« La Vie sans la Liberté est comme un corps sans âme, et le Liberté sans la Pensée est comme un esprit confus…. La Vie, la Liberté et la Pensée sont trois personnes en une. Elles sont éternelles et ne passent jamais.

 

 

Alors les trois fantômes se levèrent ensemble et dirent d’une seule voix tonitruante :

                  Ce que l’Amour engendre,

                  Ce que la Révolte crée,

                  Ce que la Liberté soutient

                  Sont trois manifestations de Dieu

                  Et Dieu est l’expression

                  De l’Univers intelligent. »

A ce moment, le silence se mêla au frémissement d’invisibles ailes et au tremblement de corps éthérés. Et il l’emporta.

 

 

Je fermai les yeux, et j’écoutai l’écho des affirmations que je venais d’entendre. Lorsque je les rouvris, je ne vis que la mer enguirlandée de brume. Je m’avançai vers le rocher où les trois fantômes avaient été assis, mais je ne vis qu’une colonne d’encens qui montait en spirale vers le ciel.

 

Khalil Gibran : Pensées et Méditations.

MEDITATION SUR LA VIE

 

 Ce poème en forme de conte initiatique est un chemin de méditation sur la vie, pour la construction d’une vie, de sa vie, chacun est libre de remplacer le nom de Dieu par ce qui l’inspire le plus sur cette terre.

Khalil Gibran mourut à 48 ans ses écrits furent brûlés en place publique à Beyrouth, il fût déclaré hérétique par les autorités Turques en 1931, cela fait 87 ans, l’actualité actuelle nous rappelle que la censure est toujours présente. 

Le patriarche maronite de l’époque disait de lui « Par son fanatisme et son exagération, il est fou à lier… Théoricien qui n’est pas de ce monde, son but littéraire est d’empoisonner l’esprit des jeunes…

Khalil Gibran s’était mis modestement du côté des plus pauvres, des opprimés, il a dit :

« J’ai vu que l’homme savait qu’il était  la pierre d’angle de la création, et qu’il devait  s’élever au-dessus de la petitesse et de la médiocrité. »Ce message d’espérance est toujours valable, pour que la paix et la joie soient dans les cœurs.

 

JF.

HUMOUR !

Juste pour la mélodie, attention aux rencontres sur le sable de la plage, bonnes vacances.

 

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