Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
CONSTRUIRE, RECONSTRUIRE
Poser la première pierre, puis mettre un instant les outils à terre, se retourner et chercher le secours de ses frères, pour poser la seconde pierre, comme pour écrire un mot, une histoire, son histoire. En ces temps de mémoire où les hommes s’arrêtent pour regarder en arrière, la terre rougie du sang de leurs pères. Ils sont interdits, figés par l’horreur d’une guerre qualifiée de première, de mondiale, de grande comment une guerre peut-elle être grande ?

Les hommes cherchent dans les ténèbres de cette nuit, la lumière, la force qui a permis de reconstruire une cité débarrassée de la barbarie. Ils recherchent cette force qui a fait renaître la foi et l’espérance, cette lumière est en eux. Ils ont le devoir faire alliance entre eux pour combattre la folie de cette destruction et ses germes que sont le fanatisme, l’ignorance et l’intolérance.
Regarder un instant en arrière pour comprendre pourquoi le fléau de la balance a penché vers le mal, faire vivre cette mémoire pour pouvoir dire plus jamais ça !

Le franc-maçon par son passage de l’état de profane à l’état d’initié entre dans la voie du sacré, il place l’esprit au-dessus de la matière. Il commence sa course dans l’univers entier, pose les pierres une à une d’une humanité fraternelle, universelle. Il s’inspire des enseignements transmis par ses frères qui ont tracé le chemin de la vie véritable, celle de l’homme intérieur, la vie de l’esprit. Les outils en main il aborde l’avenir, il sait qu’il pourra dépasser avec humilité sa condition d’homme.
Faire alliance avec tous les hommes de bonne volonté ses frères, pour construire, reconstruire une terre plus belle, rouge d’amour quand le soleil se lève à l’aube, cette planète bleue sur l’horizon.
C’est bien avec la mémoire, cet art royal qu’il peut poser les pierres, construire chaque jour sans faiblesse son avenir. Les obus de la haine, de la peur ne sont pas son viatique. Il écoute sa conscience et son cœur en toutes circonstances, pour bâtir cette cité rayonnante de lumière et de vérité. C’est au pied de la colonne Boaz, qu’il trouve la force de se reconstruire.
JF.
En forme de modeste dédicace à tous les inconnus qui se sont sacrifiés à Verdun et ailleurs, ils avaient des noms, des pays, mais ils étaient d’abord des hommes à l’œuvre « pour que la paix règne sur la terre. »
TOUS FRANCS-MAÇONS
Cet article m’a été inspiré par lecture de la présentation du 30èmeForum de la PHILO qui se tiendra au Mans les 9, 10, et 11 Novembre prochain, présentation faite par le philosophe Roger Pol Droit sous le titre Tous philosophes.
Pouvons-nous êtres tous francs-maçons ? On constate pratiquement dans toutes les obédiences maçonniques une incitation au « recrutement »de nouveaux profanes. Certains Grands Maîtres souhaitent marquer leur mandat et assimile leur réussite à l’aune de la leur capacité à avoir éveillé des vocations.
Il est du devoir du franc-maçon de transmettre, de faire vivre l’institution dans son ensemble et les loges en particulier, une loge en manque d’apprenti s’étiole peu à peu et les maîtres doivent êtres remplacés, un chantier appelle sans cesse des pierres vivantes. Néanmoins la quantité ne fait pas toujours la qualité, et la démarche initiatique ne rime pas toujours avec le nombre des postulants.

Imaginons un monde qui ne serait composé que de francs-maçons humanistes tenant d’une franc-maçonnerie sociétale, un monde exclusivement adepte de la déesse raison, un monde ou le bien commun passerais toujours avant l’intérêt individuel, bridant ainsi les personnalités qui seraient soumises à l’appréciation de censeurs, de sages, un monde de justice, de vérité, de vraie fraternité, simple, beau, clair, net, mais il y a toujours un mais. Ce monde serait sans doute sur humain, au-delà de la raison humaine, un monde parfait ou régnerait l’ennui.
Ce monde serait comparable à une bourgade Autrichienne, adossée au flan de la montagne, une bourgade propre, ou l’on a presque peur de salir les trottoirs en marchant.
Nous serions tous semblables, tous identiques, respectueux des mêmes règles. Pour le philosophe nous serions Tous Grecs.

Par reflet nous serions Tous francs-maçonspas si simple il y a déjà tant d’obédiences différentes du moins en apparence, parce-que souvent l’on cherche les véritables différences qui les séparent.
La franc-maçonnerie se veut universelle, elle prétend rassembler ce qui est épars.
Peut-on imaginer dans la même loge un convaincu du Djihad, un trader de la city et un catholique intégriste pour former un triangle, si l’on ajoute un pèlerin d’Emmaüs, un hédoniste, un professeur et médecin est-ce que nous aurons une loge juste et parfaite, qu’en pensez vous ?
La franc-maçonnerie propose comme la philosophie de passer de la barbarie à la justice, de créer comme Platon une cité, une république nouvelle, pour certains une Jérusalem céleste, pouvons-nous êtres tous acteurs, constructeurs de cette cité.
Et que penser de la transgression dans cette cité, des désirs, des émotions, des imaginations individuelles. Nous ne pouvons donc pas êtres formés philosophes ou francs-maçons ce n’est pas une profession, un métier, avec règles donc des dogmes.
Roger Pol Droit termine sa présentation ainsi : « Le geste du philosophe n’est pas d’accumuler des savoirs, mais de creuser des lacunes, d’avancer dans la conscience de notre dénuement. D’expérimenter la fragilité de nos certitudes. Voilà qui est à la portée de tous. »
Je rajouterais que nous francs-maçons, notre geste c’est d’abord de nous connaître, de nous reconnaître dans la pratique du bien et dans notre volonté de propager l’amour de l’autre, dans le respect de ses différences, et cela francs-maçons ou pas, c’est aussi à notre portée.
JF.
LE SOUFFLE, L’ÂME
Rien n’est important hormis l’âme. Tout le reste n’est que futilité, habillage, cosmétique, illusion d’être de l’être, multiplicité des passages, paradoxes et contradictions de la vie.
Celui qui n’a pas ressenti en lui quelque chose d’inexplicable, d’innommable, celui qui n’est que raison sans passion, ne connaît pas le bonheur de sentir le souffle de son âme qui parle en lui. Il s’est éloigné de son pays, de ce pays qu’il a abandonné pour courir après des chimères. Quand il reviendra au pays, dans son pays il retrouvera le berceau où il souriait à la vie, balbutiait les premiers mots, quand il tendait les bras à sa mère, pour écouter battre son cœur et trouver le repos, fermer les yeux pour monter dans le train de ses rêves.

Chacun a son idée de l’âme, son idée à propos de l’âme, tout le monde a une âme et chaque âme est différente. Parfois elle s’incarne dans les yeux du frère qui rit ou qui pleure. On croit l’apercevoir au sommet d’une vague, ce n’est que son écume elle est la vague tout entière, quand le vent souffle, parle dans les feuilles des arbres c’est encore son âme.
Dans le souffle il y a l’âme, elle apparaît dans la parole après la première lettre, il y a la deuxième, jusqu’au tout. L’âme est dans l’homme, elle brille dans les ténèbres, elle est le chant du coq tourné vers la lumière, vers le feu qui illumine la terre.
J’ai franchi le seuil de moi-même, le voile est tombé, j’ai vu flotter mon âme comme le disait Plotin et je suis revenu dans le monde de la matière.

Un des mystères de l’initiation maçonnique est peut-être l’alliance des âmes entre elles. Je reconnais mes sœurs, mes frères parce-que nos âmes s’agrègent entre elles, elles sont à la fois une et universelle, elles sont la noblesse de l’humanité.
Quoi de plus beau que la paix de l’âme et la paix des âmes dans l’harmonie de l’univers, c’est un souffle chaud quand il fait froid en nous, c’est une source fraîche qui apaise le feu destructeur des passions, c’est bien la chaîne fraternelle qui donne à toutes les sœurs et les tous les frères un supplément d’âme.
JF.
Pour aller plus loin vers votre âme :
Le livre de François Cheng : « DE L’ÂME »
« Lorsque j'ai reçu votre première lettre, chère amie, je vous ai répondu immédiatement. Avoir de vos nouvelles plus de trente ans après m'a procuré une telle émotion que ma réaction ne pouvait être qu'un cri instantané.
Votre deuxième lettre, que j'ai sous les yeux, je l'ai gardée longtemps avec moi, c'est seulement aujourd'hui que je tente de vous donner une réponse. La raison de ce retard, vous l'avez sans doute devinée, puisque votre missive contient une singulière requête : "Parlez-moi de l'âme"...
Votre phrase : "Sur le tard, je me découvre une âme", je crois l'avoir dite à maintes reprises moi-même. Mais je l'avais aussitôt étouffée en moi, de peur de paraître ridicule. Tout au plus, dans quelques-uns de mes textes et poèmes, j'avais osé user de ce vocable désuet, ce qui sûrement vous a autorisée à m'interpeller. Sous votre injonction, je comprends que le temps m'est venu de relever le défi... »
CITATIONS
“Une âme morte est une âme complètement habituée.”
Charles Peguy.
Michel de Montaigne.
“Pénètre dans l'âme qui dirige chacun et laisse tout autre pénétrer dans ton âme à toi.”
Marc Aurèle.
“En amour, tel mot, dit tout bas, est un mystérieux baiser de l'âme à l'âme.”
Victor Hugo.
L’INTENTION GUIDE DE LA BONNE SANTÉ
Bien souvent trop souvent l’affirmation du moi, la tumeur de notre ego guide notre vie, fait grossir notre individualisme et nous éloigne de notre désir d’universel, de notre envie d’humanité.
Notre ego nous rend otage d’un duel entre la matière et l’esprit, entre le désir d’avoir et la réalisation de notre être. Quand l’esprit et la matière se combattent nous ne sommes plus qu’un champ de ruines, comment pourrions-nous êtres dans la joie de vivre, signe de la bonne santé de notre corps et de notre esprit.

Comment pourrions-nous vivre heureux à côté de nos sœurs qui ont faim et soif. Notre corps et notre esprit les deux moteurs de notre vie, doivent s’équilibrer pour pouvoir rendre harmonieux notre chemin de vie. Le sur régime de l’un ou de l’autre nuit à cette harmonie.
Il faut certes nourrir sans cesse notre être intérieur, mais pas des savoirs qui ne sont que des avoirs intellectuels, mais d’amour et de joies. Être capable de s’améliorer, de se perfectionner en amour fraternel, humblement de vivre avec les autres, dans la bienveillance et le respect de leurs différences, l’essentiel restant dans la direction où se porte notre regard.
Apprendre à connaître ce que l’on est, savoir où nous voulons aller, être constamment animé de bonnes intentions, nous aimant nous-mêmes et aimant les autres. Il n’est pas nécessaire de réussir à chaque fois ce que nous entreprenons, l’essentiel est dans l’intention.

Le franc-maçon sait qu’il doit travailler sans cesse de midi à minuit, du point du jour jusqu’au soleil couchant. Il a entre les mains les outils : La corde, qui nous relie à nos sœurs, nos frères, le compas, qui s’ouvre vers l’esprit et notre conscience tribunal permanent où préside la justice.
Le franc-maçon comme les profanes doivent dénoncer les excès des progrès techniques qui flattent notre vanité et donnent l’illusion de la puissance, valorise et nourrisse l’ego.
Il manque à tous ces progrès l’intention de la pratique du bien universel, à quoi sert de produire toujours plus si c’est pour faire mourir par le feu et l’eau notre terre.
Nous ne pouvons vivre pleinement que de produits, l’homme a besoin de rêves, d’une dimension qui le dépasse, il a besoin de sacré, d’amour universel. L’ivresse passagère de la consommation, du désir matériel renouvelé sans cesse, les drogues du corps et de l’esprit, les illusions qui perturbent notre vie, les excès du numérique, les philosophies du bien-être vendues en kit consommables de suite, ne sont pas des guides, ni des remèdes pour une bonne santé.
Seule l’intention du bien, du bon, du vrai, du juste est source d’harmonie et répand la joie dans les cœurs.
JF.
Image des coquelicots :nousvoulonsdescoquelicots.org/agir-ensemble.
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OrelSan - Tout va bien [CLIP OFFICIEL]
La fête est finie : https://orelsan.lnk.to/LaFeteEstFinie La tournée : https://orelsan.lnk.to/tour Instru : Stromae et Skread Réalisateurs : Greg & Lio Production: Quad Productions Producteur ...
MORT SYMBOLIQUE, MORT INITIATIQUE
Notre société moderne refuse la mort, elle cherche par tous les moyens à prolonger la vie. Elle ne veut pas voir « la mort en face. »Il suffit d’observer la manière dont s’organise le repos des corps, nous avons adopté la crémation, non pas par tradition comme en Orient, mais pour éviter la construction des sépultures qui rappelle à notre mémoire la présence de nos défunts. On ne veut plus être confronté à la mort, à nos morts, sans doute que les pierres tombales incarnent la mort, qui nous angoisse.

Pour les francs-maçons la mort est un thème central de l’initiation, on le trouve dès le cabinet de réflexion, puis dans la légende de la construction du temple de Salomon avec le meurtre de l’architecte Hiram Abif et plus tard dans les degrés qui vont au-delà du grade de Maître.
Si selon la formule connue de Montaigne : « Philosopher c’est apprendre à mourir. » S’initier c’est apprendre la vie de la mort. Mourir symboliquement c’est apprendre à vivre véritablement, c’est pourquoi l’initiation maçonnique propose un apprentissage de la mort et augmente ainsi la valeur de la vie.
Jean-Claude Sitbon dans son livre Hiram consacre un important chapitre au thème de la mort, en parcourant les divers rites maçonniques et en particulier les rituels de Maître Maçon.
Ainsi au Rite Écossais Rectifié l’on demande au futur Maître Maçon de lire cette formule : « Pensez-donc à la mort ! »

Il ne faut donc pas fuir la mort, il ne faut pas la craindre, elle pose le problème du sens de la vie, elle est indispensable à la vie : « Si le grain ne meurt…. »Penser à la mort libère, de la souffrance physique, pour les malades, pour avoir accompagné mon beau-frère médecin jusqu’à la dernière porte, je peux témoigner qu’il a beaucoup pensé à la mort, qu’il l’a abordé avec lucidité et courage en réconfortant ses proches, il ne vivait plus dans l’angoisse, mais dans l’attente d’une libération.
Avec la mort symbolique, l’initiation maçonnique propose une métamorphose de l’individu, elle associe la mort à la renaissance.

Jean-Claude Sitbon nous rappelle cette formule du poète Allemand Angelus Silesius :
« Je ne crois en nulle mort ;
Je meurs à toute heure
Et chaque fois je n’ai trouvé qu’une vie meilleure. »
Elle pourrait être associée à une phrase du rituel du grade de maître du Rite Écossais Ancien et Accepté : « le Maître a réapparu plus radieux que jamais. »
Chaque mort symbolique permet donc d’élever sa conscience, de se métamorphoser de passer d’un état à un autre, la mort renouvelle la vie.
En cette période de célébration de la mort, de nos morts, nous devons essayer de ne pas être dans la tristesse, mais garder le meilleur d’eux-mêmes en nos mémoires, comme nous le faisons régulièrement dans nos loges, en pensant à nos sœurs, à nos frères qui ont rejoint l’Orient éternel, mais qui sont encore présents dans notre chaîne d’union et éclairent nos travaux, rien ne meurt en effet tout se transforme.
Je cite comme Jean-Claude Sitbon notre frère Roland Gillard : « Nos cœurs ne doivent pas être le tombeau de nos frères. »Quand la chair quitte les os, la substantifique moelle de l’esprit s’élève.
JF.
Celui qui s’est choisi le centre pour demeure embrasse d’un seul regard toute circonférence.
Angelus Silesius Livre II, 24 Extrait du Pèlerin Chérubinique.
A LIRE : HIRAM Exégèses bibliques et maçonniques du mythes fondateur de la Franc-Maçonnerie de Jean-Claude Sitbon Éditions de la Tarente.
Chapitre : Le thème de la Mort dans la tradition maçonnique de la Page 179 à la page 228.
LA COLONNE DE LA VOLONTÉ
La mémoire est un silo de stockage, une réserve de nourriture pour notre esprit. Il suffit de mettre en mouvement notre conscience pour réaliser notre vie spirituelle, de commencer, d’initier notre esprit. Comment par la force de notre volonté, la force est nécessaire au commencement et à l’évolution, c’est elle qui fonde, qui soutient, et permet la réalisation de l’édifice humain elle permet de se construire. Ce n’est pas par hasard que l’on place l’apprenti franc-maçon entre les colonnes, c’est là qu’il reçoit et qu’il donne le meilleur de lui-même au pied de la colonne B.

Cette colonne qui plonge dans la terre pour recevoir les énergies telluriques et monte vers le ciel, cette colonne qui sert de boîte à outils pour l’apprenti.
Sous le chapiteau de cette colonne apparaît la fleur de lotus, qui se nourrit souvent dans les eaux fétides des ténèbres et qui donne une magnifique fleur. Sur le chapiteau de la colonne les grenades ouvertes répandent leurs pépins et leur sang rouge d’amour sur le monde.
C’est bien au pied de cette colonne de la force, de la volonté que l’apprenti va développer son âme.

Il n’est pas là par hasard, mais c’est de sa libre volonté qu’il a frappé à la porte du temple, armé du désir de connaître, de fuir le vice de pratiquer la vertu. Armé de cette volonté cosmique, universelle qui habite les hommes en recherche du bien. Le maillet et le ciseau en main, il a la volonté de construire un monde meilleur. Il frappe avec vigueur et discernement sur les pierres qui se polissent peu à peu.
Il lui fallait un lieu pour faire naître et façonner son être intérieur, c’est dans la loge, espace sacralisé que naturellement il a trouvé la force et la volonté pour accomplir l’œuvre de sa vie. La volonté des ouvriers, leurs forces unies, leur persévérance va permettre de réaliser ce temple spirituel universel.
C’est bien entre les colonnes du temple que l’apprenti franc-maçon a pris conscience de l’indispensable volonté pour vivre pleinement son initiation. C’est à la colonne B qu’il reçoit le salaire de son travail.
JF.
Je ne résiste pas à vous transmettre cet article d’Ouest-France ! Un exemple peut-être à suivre pour « les caïds »des quartiers difficiles !
JF.
Ille-et-Vilaine. Le maire « surprend » cinq enfants en train de nettoyer le bourg
En faisant sa visite hebdomadaire dans le bourg, Pascal Dewasmes, maire de Vieux-Vy-sur-Couesnon, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine) a surpris des enfants en train de jouer aux éboueurs. Il n’en revient pas de leur initiative.
Le maire de Vieux-Vy-sur-Couesnon aime bien faire un petit tour de bourg, en début de soirée, afin de voir si tout va bien, si tout est à sa place, ici et là, surtout vers le terrain des sports.
Justement, en début de semaine, c’est vers le terrain des sports qu’il aperçoit des enfants vêtus d’un gilet jaune fluo, de gants, et au milieu un petit camion, fabriqué de toutes pièces, avec des feux à l’avant et des catadioptres, et même un grelot, un seau pendu sur le côté, un sac jaune et un noir, des balais et des pelles !
« Je n’en suis pas encore revenu », s’exclame Pascal Dewasmes. « Bien sûr je les ai observés, et me suis intéressé à leur action, et ce qui les motivait ; leurs réponses m’ont fait craquer ! »
C’est vrai qu’ils sont craquants ces petits Vieuviciens ! Âgés de 10 à 12 ans, en CM2, en 6e et en 5e, ce sont des enfants conscients du désordre occasionné par la négligence.
« On avait remarqué en jouant qu’il y avait plein de déchets, des papiers et des bouteilles, sur le chemin vers le terrain des sports, raconte Lughan, 12 ans, alors avec mes copains, nous avons décidé de balayer et nettoyer en attendant le repas du soir ; nous sommes allés chercher le petit camion fabriqué par papi. »
« C’est la première fois que je vois des jeunes se livrer à cet exercice ! » raconte le maire « avoir déjà cet esprit écolo, c’est de bon augure ! »
C’est pourquoi Pascal Dewasmes les a invités à la mairie jeudi en fin d’après-midi, avec leurs mamans, pour qu’ils racontent encore, et pour recevoir une récompense : un stylo de la commune et un sac contenant carnet et livrets, venant de l’association des maires de France, contactée à cette occasion.
« J’avais envie de partager avec des confrères, ces enfants donnent l’exemple aux autres jeunes et aux adultes qui les ont vus, et que cela serve aussi d’exemple aux enfants et habitants des autres communes ! »
Et Joris, Meallan, Merwan, âgés de 11 ans, en 6e, et Sulyvan 10 ans, en CM2 à Vieux-Vy, ont aussi raconté : « Nous sommes allés chercher des gants de jardin, un peu grands pour nous, nous avons mis des gilets fluo et nous avons relevé une poubelle tombée dans les ronces, nous avons aussi accroché un seau sur le chariot pour y mettre les bouteilles car nous en avons trouvé des bouteilles vides aussi ! »
Les enfants sont enchantés et ont trouvé ça naturel… « Onettoie, on dépollue ! »
Source Journal Ouest-France en lecture libre le 30 octobre 2018.
SECRET OU DISCRET
Il y a ceux qui dissimulent dans le secret de leur cœur leur appartenance à la franc-maçonnerie. Il y a les discrets, les prudents, les craintifs peut-être qui pensent que cela peut nuire à leur carrière professionnelle ou qui pense que leurs amis, ceux qui n’en sont pas, sont hostiles à l’institution.
Et puis il y a l’autre versant de la montagne, ceux qui sortent de l’ombre, les vaniteux parfois, qui répandent à tout va leur appartenance, ceux qui se servent de l’institution et oublie qu’ils ont fait serment de la servir, c’est pour eux un hypothétique marche-pied pour atteindre on ne sait quoi d’ailleurs ! En général ils sont aussi atteints d’une maladie maçonnique souvent transmissible : « la cordonnite »ses symptômes sont reconnaissables, ces sœurs ou ces frères ressemblent à des généraux Mexicains paradant dans les loges.

Et puis il y a la grande majorité des sœurs et des frères ceux qui par leurs attitudes, leurs actes, leur exemplarité en toutes circonstances démontrent qu’ils en sont et pourquoi ils en sont. Tout le monde peut les reconnaître facilement grâce à leurs mots de passe et leurs mots secrets comme : « Je peux vous aider ? » « N’hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit je suis là. » ou encore « comment puis-je faire pour vous aider ? »
Et puis comment pouvons-nous porter en dehors du temple, les vertus, les messages reçus, si nous restons dans le silence et la discrétion totale ?
Je vous rassure j’ai rencontré des sœurs et des frères fiers d’en être, ils ne baissent pas les yeux quand ils sont découverts. Ce sont les mêmes qui quand ils rencontrent leurs sœurs, leurs frères, en dehors de leur loge, vont spontanément et discrètement leur serrer la main. Ceux-là ont une seule règle ne pas dévoiler autrui sans son consentement, c’est le respect de la liberté de chacun. Alors le dire ou pas, causer un peu ou pas ?
JF.
Causons un peu !
Tant besoin de savoir, et tant besoin d’amour ;
Les premiers mercredi et 3èmevendredis du mois
Je vais au Temple ! Je vais me ressourcer ! Je vais « communier ! »
Ne vais-je pas fuir,
Puisque je vais chercher « refuge »,
Puisque je vais fermer les yeux ?
Vais-je ouvrir mon cœur, vais-je me ressourcer ?
Tous les autres mercredis, tous les autres vendredis,
J’affronte les railleries, les regards sombres,
Les reproches muets de mes frères profanes…
Peu de gloire au travail m’accompagne,
Je trime sans discernement, m’esquintant le corps et l’esprit ;
Je m’éparpille, pris au piège de ma routine,
J’entretiens mon ennui ;
Quelquefois j’aperçois, heureux et festoyant,
Un frère du temple, un frère de l’ombre,
Il agite une « vague main », semble me reconnaître,
Comme tel,
Comme tel désarroi,
Telle misère de l’âme ;
Il est sincère, heureux, cela j’en suis sûr,
Heureux de me croiser, heureux de nos secrets,
Et je le suis aussi, mais ces comportements délicieux et furtifs
Sont induits par notre appartenance
Au même temple, poussiéreux,
Qu’avons-nous fait de nos talents ?
Qu’avons-nous fait de nos serments ?
La rupture semble inéluctable,
Consommée, avec le monde, le profane.
Le grand rassemblement des forces humanistes
N’accueille-t-il que des ombres ?
Bâtisseurs que nous sommes,
Où sont les ponts ?
Qu’avons-nous fait des hommes ?
Comment restituer, comment guérir de ce malaise de l’âme
Qui me ronge au dedans et annihile mes forces ?
Ma quête commence là ! C’est trouver des réponses,
C’est justifier cela ; ma présence là-bas
Et l’aventure ici ;
La grande, l’immense aventure de la vie.
Philippe Jouvert.
Avec l’aimable autorisation de l’auteur.
« Aucun chemin ne mène où il faut s’élancer. Chaque pied qui en folle confiance se place devant l’autre fait surgir le bout de chemin nécessaire au prochain pas. »
Christiane Singer.
Il faut faire naître en soi le paradis, comme le préconisait Angelus Silesius.
« Homme, si le paradis n’est pas d’abord en toi. Entends-moi bien, aucun chemin ne t’y mènera. »
Angelus Silesius. – Extrait du Pèlerin Chérubinique.
Note à propos du Pèlerin Chérubinique d’Angélus Silesius.
Itinéraire spirituel et social hors du commun que celui de Silesius Angelus (1624-1677) ! Médecin réorienté vers la poésie, protestant converti au catholicisme et devenu franciscain, la mystique l'habite ainsi qu'en témoignent ses vers : Le lâcher prise rend l'homme capable de Dieu. Mais lâcher Dieu même Est un lâcher prise que peu d'hommes saisissent. Point culminant d'une recherche silencieuse de trois ans, ces "épigrammes et maximes spirituelles pour enseigner la contemplation de Dieu", dont nous avons ici des extraits, sont considérées comme un des chefs-d'oeuvre de la littérature allemande. Silesius s'inscrit dans la lignée de la mystique rhénane, qui remonte à Maître Eckhart, et de la "théologie négative", selon laquelle Dieu est au-delà de tout, et donc au-delà de toute parole. Pourtant, la disponibilité intérieure nous le rend perceptible. C'est de cet éblouissement que jaillissent des mots sublimes, propres à rendre tangible l'ineffable, comme : "La rose est sans pourquoi." --Colette-Rebecca Estin
Source Babelio.