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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
La plume de l'ombre est la source des formes et des couleurs du monde matériel dont l'homme tombe amoureux

La plume de l'ombre est la source des formes et des couleurs du monde matériel dont l'homme tombe amoureux

LA TOURTERELLE ET LA COLOMBE…

 

 

J’ai chez moi un oiseau de bois posé près d’une fenêtre, chaque matin, j’assiste à un curieux rituel, soudain deux tourterelles se posent sur le rebord de la fenêtre et chantent à perdre haleine, un chant de pleurs et d’appels à l’oiseau figé qui ne peut voler vers elles, cela m’a rappelé deux passages « du Cantique des Oiseaux » de Fârid-od-dîn ‘Attâr :

 

« Salut, Ô tourterelle à la voix familière

Toi qui partis joyeuse et revins affligée

 

Ta tristesse a pour cause ton sang qui s’est figé

Et l’étroite prison où tu es comme Jonas

 

Toi perdue dans le ventre de la baleine ego

Jusques à quand subir tout le mal qu’il te fait ?

 

Arrache donc la tête de ce poisson si vil.

Afin de te frotter au sommet de la lune.

 

Si tu peux te sauver de la baleine ego

Tu seras de Jonas un compagnon intime. »

 

Ainsi après avoir souri à ce chant dérisoire des deux volatils, impuissants à rendre vie à mon oiseau de bois, étrangement j’ai eu comme une envie, il me fallait ouvrir ma fenêtre, espérant voir s’envoler mon oiseau de bois, se libérant comme un golem retrouvant par je ne sais mystère la vraie vie.

 

Juste après dans le livre du poète soufi, apparaît la colombe.

 

« Bienvenue, Ô colombe, chante ta mélodie !

Afin que les sept cieux répandent sur toi leurs perles

 

Tu portes le collier de la fidélité, ce serait donc que tu fusses infidèle

 

Tant qu’il reste de toi, même un cheveu toi infidèle tu seras des pieds à la tête.

 

Si tu entres en ce cercle en sortant de toi-même

Tu trouveras le sens vers le sens, en sagesse.

 

Et lorsque la sagesse t’aura conduite, c’est Khezr qui te fera boire à l’eau de vie.

 

Leili Anvar dans sa traduction du poète, explique que Khezr en Arabe signifie le verdoyant il est une figure initiatrice par excellence. Il serait l’initiateur de Moïse. Il représente la dimension ésotérique de la loi, et Moïse la dimension exotérique. Khezr est le gardien de l’eau d’immortalité au cœur des ténèbres, il symbolise la dimension interne de l’homme, l’âme potentiellement immortelle de tout être humain, qui dans ce bas monde ténébreux, aura su boire à la source de sagesse.

 

Les tourterelles de ma fenêtre essayent donc par leur chant initiatique de réveiller l’âme de mon oiseau de bois, de le faire revivre. Fidèles et persévérantes elles reviennent chaque matin. Il me vient un désir fou, qu’un matin mon oiseau ait disparu, et revienne le lendemain chanter à ma fenêtre libre.

 

Jean-François.

 

PS : Vous me direz mais que viens faire cette pensée dans un blog maçonnique, je n’en sais rien moi-même.

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Publié le par jean françois
LE DEHORS ET LE DEDANS...

LE DEHORS ET LE DEDANS …

 

« Tous ces regards qui me mangent…Ah, vous n’êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. Alors c’est ça l’enfer, je n’aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril. Ah ! Quelle plaisanterie. Pas besoin de gril :« l’enfer c’est les autres. »

 

Ainsi se termine la pièce huis clos de Jean-Paul Sartre, elle met en réflexion la honte de soi, par le passage sous le regard d’autrui, par le conflit des consciences ou alors plus sûrement au deuxième degré, elle incline à ne pas vivre en fonction du regard des autrui et donc ne pas passer sa vie à soigner son apparence, il faut sortir de ses habitudes, briser la carapace, se libérer pour ne plus être victime du jugement des autres. Acquérir cette liberté, passe par la liberté, le dévoilement de son être intérieur, faire en sorte que l’invisible devienne plus visible, envahisse le réel.

Alors se pose à nous la question est-ce que l’existence précède l’essence ou l’inverse, quelle est l’importance du dehors et du dedans. L’homme conscient de son existence de son libre arbitre, peut en éprouver une certaine angoisse, comme Kierkegaard et mettre sa destinée entre les mains d’un principe supérieur, ne s’attachez qu’au-dedans, jusqu’à devenir un solitaire mystique, se démembrer en quelque sorte, rompre le triangle corps, âme, esprit. Il devient un chevalier solitaire errant à l’intérieur de lui-même, emprisonné dans son être intérieur, son existence en tant qu’homme devient un cauchemar.

 

La franc-maçonnerie propose un chemin harmonieux, du dehors au-dedans avec un retour unifié au dehors, elle propose une initiation, un commencement, un chemin vers l’être intérieur, puis une réciprocité fructueuse entre le dedans et le dehors, après avoir franchi la porte qui est en dedans, après avoir aperçu derrière la voile la lumière de la Connaissance, être capable de revenir dans le monde en étant autre et le même en même temps.

Trouver cet équilibre entre le dehors et le dedans,  recevoir la première lettre, puis donner la seconde, pour passer du secret au sacré. La pratique collective grâce au ciment de la fraternité peut permettre cette réalisation de la plénitude, de la complétude de l’être. Cela suppose une maîtrise, un contrôle permanent de soi, être sans faiblesse, comme le décrit Montaigne dans ses ESSAIS :

 

« Le Monde regarde toujours vis à vis, moi je replie ma vue au-dedans, je la plante, je la mure. Chacun regarde devant soi, moi je regarde dedans moi, je n’ai affaire qu’à moi, je me considère sans cesse, je me contrôle, je me goûte… Moi je me roule en moi-même. »

 

La franc-maçonnerie demande l’apprentissage de soi, le soin de soi, qui permet l’amour d’autrui, ne fais pas autrui….

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
À LA DECOUVERTE DE LA BEAUTÉ

À LA DÉCOUVERTE DE LA BEAUTÉ

 

 

En faisant le chemin du monde visible, vers le monde invisible, en cherchant sa place juste place dans le cosmos, l’homme réduit progressivement sa distance avec le divin et il se rapproche de la beauté. C’est par la découverte de son moi intérieur, par l’ouverture de son esprit, qu’il prend conscience de l’existence de son âme et de sa force qui le mène vers la beauté, qu’il pourra contempler dans la phase ultime de sa recherche spirituelle.

 

Il devient peu à peu un reflet, une image du divin. L’homme devant la beauté de la nature se met peu à peu à l’aimer, il admire la création, il s’ouvre au souffle inconnu qui le dépasse et l’envahi dans tout son être. Conscient que sa qualité d’homme limite sa compréhension au comment, sans atteindre le pourquoi. Il trouve son harmonie dans la contemplation, à chaque lever de soleil, il s’émerveille, chaque soir il suit la caresse de la lumière qui descend sur les vagues et s’allonge pour dorer le sable.

 

La beauté est la conséquence et l’essence du bien et bon elle devient l’acte final, suprême, de cette pièce éternelle, qui porte le nom de vie.

Simone Weil a suggéré : 

« Quand quelqu’un… s’est mis à contempler ce beau-là, il a à peu près atteint la perfection. »

 

Le franc-maçon dans sa quête initiatique cherche la source du beau, c’est pourquoi il soulève le voile qui l’empêche de voir l’invisible, de voir cette lumière éternelle qui brille au fond de son cœur. Il ne refuse pas le visible, la beauté humaine il sait qu’elle est le secret, la beauté du divin, il voit dans cette beauté de l’homme la manifestation du principe, d’un principe, du Grand Architecte de l’Univers, la beauté est le signe secret, du sacré. 

Quand il n’y a plus qu’un seul œil, il y a réunion du principe et de sa créature, alors vient le temps de la contemplation, le temps de la révélation de l’ultime beauté, de l’un retrouvé. C’est le cantique des oiseaux, comme un chant qui envahit l’air et les vallées, c’est le cantique des cantiques, le chant d’amour réciproque entre le visible et l’invisible, qui s’élève pour fêter la liberté.

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LE PARFUM DE LA ROSE

LE PARFUM DE LA ROSE

 

 

C’était, je ne sais plus quand, mais c’était un matin brumeux, au début de l’automne, comme au sortir d’un rêve, quand on marche sur un sentier qui se découvre peu à peu. Je poussais une porte imaginaire, je rentrais dans un jardin aux mille plantes asséchées qui tapissaient le sol, mes pas s’enfonçant dans cet humus. Puis soudain resplendissant, brillant de mille feux de la rosée apparut une rose exhalant son subtil parfum. J’eus la sensation d’être au bout ou peut-être au commencement du voyage, j’avais laissé en chemin mes certitudes, mes préjugés, toute ma science, mes savoirs, tout ce monde visible, je suivais le parfum de cette rose de la Connaissance.

 

Jusqu’à présent, j’avais regardé les choses sans les voir, je passais errant dans le monde des apparences. Soudain mon esprit était en feu, il touchait les flammes de la vérité. Je quittais le monde passif des objets. Pourquoi, le parfum, le parfum c’était donc cela et rien d’autre, ce parfum intemporel que l’on ne distingue que quand on est libre, totalement libéré, alors il entre en nous, il suffit de se pencher, puis de respirer profondément, de regarder plus haut, pas son doigt, mais le ciel.

 

Je croyais tout savoir et j’ignorais l’essentiel, il me manquait l’essence le parfum de la Connaissance de soi. 

 

De la rose enfin je sentais le parfum plus léger que l’air, glissant sur moi, en moi, je marchais sur un chemin plus lumineux, mon âme flottait vers l’invisible, l’incompréhensible, j’étais en mouvement vers moi-même en suivant le parfum de la rose qui brulait d’un feu éternel. J’étais en en marche, il faut être en mouvement disait Pascal : 

 

« Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passion, sans affaire, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. » 

LA ROSE ET LE VIN : LA CONNAISSANCE

Ayant quitté l’avoir, j’étais dans un état de bien-être véritable, je quittais temporairement ce jardin mystérieux, en laissant la porte entre ouverte pour que passe toujours le parfum de la rose.

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
SABOTAGE !
SABOTAGE !

SABOTAGE !

 

 

C’est bien connu les francs-maçons pratiquent entre eux l’entraide, souvent critiquée d’ailleurs par les profanes et peut-être les envieux. Cette solidarité qui en principe se fait dans l’honneur découle de leur fraternité. « Désormais tu n’auras plus que le nom de frère…. »

Curieusement cette solidarité est mal vue, alors que chaque l’on réclame plus d’égalité et de solidarité à l’état qui bien sûr doit tout faire en ce domaine !

Personne ne s’offusque de la solidarité des gens de lettres, des gens d’armes, des journalistes, des marins-pêcheurs ou non, de celle des diplômés des grandes écoles, toutes ces solidarités apparaissent comme normales, elles seraient donc supérieures à celles des francs-maçons, curieux non ? D’autant plus qu’a priori rien ne prédispose les francs-maçons qui viennent d’horizons différents, de toutes les catégories professionnelles et sociales à une solidarité aussi forte. Ce n’est pas net, il doit y avoir un mystère ! C’est sûr il y a un complot là-dessous et puis ce secret…

 

Eh oui il y a un secret celui de la découverte de l’amour fraternel et de sa culture, le jeune franc-maçon n’est pas tout d’un coup plus fraternel et solidaire, il travaille pour l’être réellement, dommage on n’attrape pas la solidarité ou la fraternité comme la rougeole et en plus ce n’est pas chez les francs-maçons une maladie infantile. 

TRONC

 

Il doit y avoir une sorte de sabotage ! De ce genre de sabotage particulier que connaissent bien les Compagnons du Devoir. François Icher a écrit à ce sujet : 

 

« (…) chaque société compagnonnique à pour devoir de veiller à ses membres les plus faibles, ainsi que tous ceux qui sont malades, hospitalisés, dans le besoin ils seront visités quotidiennement, leurs montrant ainsi qu’ils appartiennent à une famille soucieuse de leurs intérêts, de leur santé, de leurs enfants. Un tronc commun, appelé « boite » ou « sabot », une caisse de secours alimentée par les amendes et les dons permet de subvenir à leurs besoins. »

 

Le sabot est donc l’ancêtre des secours mutuels, de nos caisses de retraite, de nos mutuelles santé et prévoyance, notre sécurité sociale en somme. Celui qui gère mal « le sabot », s’en empare est considéré comme un renégat, il est qualifié de saboteur.

On retrouve cette coutume chez les francs-maçons, dans leur engagement à employer d’une manière juste « les métaux », ils ont aussi leurs œuvres de solidarité. Leur sabot est le tronc de la veuve.

Puissent nos dirigeants s’inspirer de ces exemples, de cette tempérance, cette prudence dans l’usage des biens matériels de ce monde, encourageons-les à gérer au mieux nos contributions à la solidarité nationale, sinon ils seront considérés comme des saboteurset non comme de bons compagnons ou de bons frères.

 

Jean-François.

Aux sources de l’Art royal Livre des Proverbes, relatif à la Sagesse. 

« Nest - ce pas la Sagesse qui appelle ? Et l’intelligence qui donne de la voix ? 

Au sommet des hauteurs qui dominent la route, à la croisée des chemins, elle se dresse ; 

près des portes qui ouvrent sur la cité, sur les lieux de passage, elle crie : 

“C’est vous, braves gens, que j’appelle ; ma voix s’adresse à vous les hommes. 

Niais, apprenez la prudence, insensés, apprenez le bon sens. » (Proverbes, 8, 1-5) 

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Publié le par jean françois
OUPS J'AI OUBLIÉ LES TEXTES DE JOHN LOCKE et PIERRE BAYLE 

EXTRAIT DE LA LETTRE DE JOHN LOOCKE SUR LA TOLÉRANCE

 

« Je crois qu’il est d’une nécessité absolue de distinguer ici, avec toute l’exactitude possible, ce qui regarde le gouvernement civil, de ce qui appartient à la religion, et de marquer les justes bornes qui séparent les droits de l’un et ceux de l’autre (...)
Il est du devoir du magistrat civil d’assurer, par l’impartiale exécution de lois équitables, à tout le peuple en général, et à chacun de ses sujets en particulier, la possession légitime de toutes les choses qui regardent cette vie. Si quelqu’un se hasarde de violer les lois de la justice publique, établies pour la conservation de tous ces biens, sa témérité doit être réprimée par la crainte du châtiment, qui consiste à la dépouiller, en tout ou en partie, de ces biens ou intérêts civils, dont il aurait pu et même dû jouir sans cela (...) 

Or, pour convaincre que la juridiction du magistrat se termine à ces biens temporels, et que tout pouvoir civil est borné à l’unique soin de les maintenir et de travailler à leur augmentation, sans qu’il puisse ni qu’il doive en aucune manière s’étendre jusques au salut des âmes, il suffit de considérer les raisons suivantes, qui me paraissent démonstratives. 

Premièrement, parce que Dieu n’a pas commis le soin des âmes au magistrat civil, plutôt qu’à toute autre personne, et qu’il ne paraît pas qu’il ait jamais autorisé aucun homme à forcer les autres de recevoir sa religion. Le consentement du peuple même ne saurait donner ce pouvoir au magistrat ; puisqu’il est comme impossible qu’un homme abandonne le soin de son salut jusques à devenir aveugle lui-même et à laisser au choix d’un autre, soit prince soit sujet, de lui prescrire la foi ou le culte qu’il doit embrasser (...) 

En second lieu, le soin des âmes ne saurait appartenir au magistrat civil, parce que son pouvoir est borné à la force extérieure. Mais la vraie religion consiste, comme nous venons de le marquer, dans la persuasion intérieure de l’esprit, sans laquelle il est impossible de plaire à Dieu. Ajoutez à cela que notre entendement est d’une telle nature, qu’on ne saurait le porter à croire quoi que ce soit par la contrainte. La confiscation des biens, les cachots, les tourments et les supplices, rien de tout cela ne peut altérer ou anéantir le jugement intérieur que nous faisons des choses. » 

 

DE LA TOLÉRANCE PAR PIERRE BAYLE écrit après la révocation de l’Edit de Nantes

Extrait :

« Il n’y a pas dit-on de plus dangereuse peste dans un Etat que la multiplicité des religions, parce que cela met en dissension les voisins avec les voisins, les pères avec les enfants, les maris avec les femmes, le prince avec ses sujets. Je réponds que bien loin que cela fasse contre moi, c’est une très forte preuve pour la tolérance ; car, si la multiplicité des religions nuit à un Etat, c’est uniquement parce que l’une ne veut pas tolérer l’autre, mais l’engloutir par la voie des persécutions. Hinc prima mali labes1, c’est là l’origine du mal. Si chacun avait la tolérance que je soutiens, il y aurait la même concorde dans un Etat divisé en dix religions que dans une ville où les diverses espèces d’artisans s’entresupportent mutuellement. Tout ce qu’il pourrait y avoir, ce serait une honnête émulation à qui plus se signalerait en piété, en bonnes mœurs, en sciences, chacun se piquerait de prouver qu’elle est la plus amie de Dieu, en témoignant un plus fort attachement à la pratique des bonnes œuvres ; elles se piqueraient même de plus d’affection pour la patrie, si le souverain les protégeait toutes, et les tenait en équilibre par son équité. Or il est manifeste qu’une si belle émulation serait cause d’une infinité de biens ; et par conséquent la tolérance est la chose du monde la plus propre à ramener le siècle d’or, et à faire un concert et une harmonie de plusieurs voix et 

«hinc mihi prima mali labes », Virgile, Enéide, II, 97 : « c'est ainsi que j'ai commencé à glisser dans le malheur» 

1

instruments de différents tons et notes, aussi agréable pour le moins que l’uniformité d’une seule voix. Qu’est-ce donc qui empêche ce beau concert de voix et de tons si différents l’un de l’autre ? C’est que l’une des deux religions veut exercer une tyrannie cruelle sur les esprits, et forcer les autres à lui sacrifier leur conscience ; c’est que les rois fomentent cette injuste partialité, et livrent le bras séculier aux désirs furieux et tumultueux d’une populace de moines et de clercs ; en un mot, tout le désordre vient non pas de la tolérance, mais de la non-tolérance. » 

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Publié le par jean françois
DE LA TOLÉRANCE

DE LA TOLÉRANCE MAÇONNIQUE

 

 

Les Francs-Maçons ont fait de la tolérance une vertu cardinale, pourquoi et comment ?

 

Pourquoi sans doute parce que l’institution, dans sa forme spéculative est née après les guerres de religion, on peut parler dès lors d’une vertu moderne, une vertu qui terrasse les dogmes, les préjugés, les interdits. Les Francs-Maçons se définissant comme des hommes libres, libres dans leur conscience et leur expression, ils voyagent comme le firent les compagnons opératifs, ils se confrontent aux diverses opinions, ils font l’éloge du pluralisme, dont Diderot disait à peu près « qu’il est l’enfant du plus jamais çà.. »En référence aux guerres de religion meurtrières, « qu’importe qui se trompe pourvu que la paix règne.. »

John Locke et Pierre Bayle ont écrit sur la tolérance voir ci-dessous..

 

Après le pourquoi sur le plan historique, le pourquoi de la tolérance comme vertu maçonnique, simplement comment réunir ce qui est épars, et faire œuvre de la promotion d’un véritable centre de l’union des hommes, sans être tolérant ? La tolérance n’est pas innée elle est opposée à cet ego qu’il est bien difficile de ravaler. Il est plus facile de se déclarer tolérant que d’être véritablement, passer du particulier à l’universel nécessite humilité et abnégation.

Faut-il être tolérant en toutes circonstances, la réponse est évidemment non, ce serait un aveu de faiblesse, il des actes intolérables, barbares, indignes de l’être humain. La tolérance a besoin des trois piliers que sont, la force (courage), la beauté et la sagesse.

 

Comment pratiquer la tolérance, d’abord par une écoute bienveillante pour pouvoir se faire son jugement, les opinions doivent être argumentées, et nous devons accepter les différences de points de vue, sans succomber avec faiblesse dans un « tout se vaux », un égalitarisme qui tire vers le bas. C’est le piège de nos sociétés occidentales. On apprend en loge que les pensées différentes ne sont pas des agressions, elles méritent au minimum le respect et l’écoute qui n’est pas forcément l’adhésion. Cela suppose d’être disponible à l’autre, c’est grandir en humilité.

 

Albert Camus disait à peu près :« la tolérance est l’exercice de la modestie, tout n’est donné, complétons ce que nous savons parce que savent les autres… »

 

La tolérance est donc une vertu de nos sociétés occidentales, mais elle ne doit pas devenir elle-même extrémiste, elle ne doit pas refuser même les réactionnaires se serait une forme d’intolérance. Ménager tout le monde, respecter tout le monde en toutes circonstances, cette véritable langue de bois universelle est une régression de la liberté et mène à une forme d’homogénéité, tout n’est pas semblable, ce serait la création d’une nouvelle église unique, une idéologie de la tolérance, la tolérance ne peut se transformer en une forme de lâcheté.

La Franc-Maçonnerie prône pour un centre d’union des différences, pour une finalité d’enrichissement réciproque. Comment autrement pourrions-nous, nous perfectionner en ignorant les richesses et l’amour de l’autre ?

 

Jean-François. 

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Publié le par jean françois
LE BIEN ET LE MAL !

LE BIEN ET LE MAL !

 

 

La morale ou la vertu, la morale se pèse au regard de la société dans laquelle ont vit, elle se mesure, se jauge en fonction de l’acceptable qui varie dans l’espace et le temps. La morale d’hier est « vintage ». Il nous reste quelques valeurs à défendre comme la fraternité, la solidarité, le désir d’égalité, la liberté, mais force est de constater que mêmes ces valeurs qui devraient nous rassembler sont souvent absentes.

 

La pratique de la vertu, fait partie de la construction de l’homme, pour qu’il soit en harmonie avec la nature qui l’entoure, l’homme sera alors plus juste, plus courageux, plus à même de s’aimer et d’aimer ses semblables. La vertu est donc au-dessus de la morale, elle est mère de la morale en quelque sorte. C’est pourquoi un des préceptes du franc-maçon est de fuir le vice et de pratiquer la vertu, pas de la dire, pas d’être moralisateur, mais de faire.

 

Jean-François Bouthors, dans un « Point de vue » paru hier dans le journal Ouest-France fait preuve de courage en écrivant un article au titre de : Besoin de plus de morale que de vertu. Sa réflexion se fait par rapport au départ de notre ministre de l’écologie science qui a besoin de morale et certes encore plus de vertu ! Cependant peut-on être vertueux sans respecter la morale ? Bien sûr il faut se défier particulièrement des parangons de morale, comme de tous ceux qui exigent des autres une moralité irréprochable, qu’ils ne respectent pas pour eux-mêmes. Ils oublient de montrer l’exemple.

 

On ne peut opposer pour moi la vertu et la morale, elles sont des amies qui ne demandent qu’à se fréquenter. En matière politique comme le souligne justement Jean-François Bouthors on ne recrute pas des Trappistes, mais des hommes efficaces, c’est nécessaire, indispensable, mais il semble que cela soit insuffisant. La mesure, la sagesse, ne nuisent pas à l’exercice. Il faut des hommes complets, c’est-à-dire des hommes qui ont une connaissance de ce qu’ils sont et de leurs capacités.

Alors le titre du Point de vue aurait pu être : Besoin de vertu et d’exemplarité.Mais envisager aujourd’hui de faire de la politique, c’est vouloir bien souvent faire carrière pour soi-même, se servir avant de servir les autres, il faut aller vite, être dans la lumière des apparences, c’est ce qui détruit la noblesse de la politique, nos élus dans leur immense majorité donnent beaucoup et reçoivent très peu.

 

La pratique de la vertu commence par la véritable connaissance de soi, par l’humilité de la descente avant de songer à entamer la montée. Marie-Magdeleine Davy a écrit en épilogue de son livre « La connaissance de soi » :

(…) « Tant que l’homme n’a pas trouvé en lui son propre soleil, il le cherche à l’extérieur ; a-t-il réintégré en lui-même son centre, le voici éclairé et éclairant, possédant son soleil à l’intérieur. On peut lui donner le nom de sage, d’homme vivant ou d’homme de lumière. »

 

C’est sans aucun doute de ce genre d’homme dont nous avons besoin en politique et dans la vie en général. Cela pourrait clore le débat la vertu ou la morale ?

 

Jean-François.

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Publié le par jean françois
L'atlantide  photo le site de l'histoire

L'atlantide photo le site de l'histoire

VERS LA SAGESSE…

 

 

Les mythes sont universels, c’est une découverte de l’homme voyageur dans l’espace terre. Ils envahissent et nourrissent notre imagination. Le monde des mythes est qualifié d’irréel et pourtant, la connaissance des mythes l’étude de leur symbolisme modifie nos comportements, jusqu’à la transformation progressive de notre être, sa métamorphose.

 

Les francs-maçons sont nourris au mythe d’Hiram l’architecte du temple de Salomon, ils quittent progressivement le monde des apparences, la surface des choses, pour conquérir leur être intérieur, l’essence du réel.

L’art Royal manie la fiction pour dévoiler le réel, c’est un levier vers l’essentiel, il tire sur le voile, pour laisser entrer la Lumière.

 

Cette véritable conversion du regard sur soi, nous permet de la voir la vie autrement avec un peu plus de sagesse.

Notre société matérialiste, glisse vers l’hédonisme, l’égoïsme, l’individualisme, le rêve de l’homme devenir un Demi-dieu, on redécouvre Épicure et Lucrèce en dévoyant leurs pensées, en les transforme en penseurs de l’utile, du plaisir au présent, on rejette le surnaturel.

Atlantide détruite : Blog interligne d'Armelle Barguillet

 

C’est pourtant l’affirmation de l’irréel qui est le chemin de la sagesse. En 1789 comme un désir, on posait cette affirmation :

« Les hommes naissent libres et égaux en droits. »

230 années plus tard qu’avons-nous fait de cette affirmation, si ce n’est une utopie ! Devons-nous, pour autant engloutir cette utopie, comme l’Atlantide sous nos vagues d’orgueil et de vanité ?

Ou continuer à jeter des pavés sur le conformisme et la résignation, comme certains d’entre nous l’on fait en 1968, avant docilement de rentrer dans le rang des mondialistes et des capitalistes sauvages qui détruisent notre planète. Devons nous même dans nos rêves, arrêter de crier : 

« Soyez réalistes : demandez l’impossible. »

 

S’imprégner des enseignements des mythes, les faire vivre en nous, dans nos rêves, pour qu’ils deviennent réalité, c’est faire quelques pas sur le chemin d’une sagesse inatteignable, c’est un peu se prendre pour Ulysse, quelle aventure, quelle joie !

 

Jean-François. 

Ulysse

Ulysse

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Publié le par jean françois

Chers lecteurs , chers abonnés,

J'ai été un peu absent du chantier depuis quelques temps, des problèmes informatiques que j'espère résolus, et j'étais pris sur d'autres chantiers, merci de votre patience et de votre fidélité.

Jean-François.

Pour écrire au Blog : courrierlafmaucoeur@gmail.com

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