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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
ARCANE X L'HERMITE

ARCANE X L'HERMITE

ARCANE X : L’Hermite = Yod

 

Symbolisme :

Dans le triangle équilatéral initiatique, deux triangles involutifs compris dans un cercle sont surmontés d’un triangle évolutif et d’un soleil comportant dix rayons et la lettre YOD, Principe Créateur masculin.

Deux flèches d’énergies éclatent de part et d’autre du point d’union du positif et du négatif et créent deus microcosmes contenant chacun l’un des nombres cosmiques et situés à l’extérieur du triangle initiatique.

En bas, en dehors du triangle, un troisième microcosme contenant un point noir central montre la prépondérance de la Force masculine.

 

Le Yod première lettre du tétragramme sacré, est la main de Dieu, celle qui transmet, qui donne, c’est la signature du divin, la créatrice elle est à rapprocher du père. Mais aussi avec yésouah et la jérusalem céleste Yéroushalaïm. Au centre de la roue dont la plus petite impulsion peut produire de grandes choses.

10ème lettre de l’alphabet Hébraïque elle symbolise le retour à l’unité par la dualité, elle est aussi les 10 commandements, les 10 Sephirot. Sa forme en larme évoque l’humilité.

Dans le tarot de Moïse elle évoque la roue de la fortune. En revenant sur sa signification première la main de Dieu elle est le prolongement du souffle, du verbe, de la parole, de l’expérience qui mène à la connaissance.

 

Sur le plan de l’initié :

Il connaît la force du Principe Créateur masculin, symbolisé par la lettre YOD, première lettre du Tétragramme Sacré, YHWH. Il a appris à manipuler l’énergie intérieure créatrice dont il a découvert le secret. Il sait qu’en poursuivant ses efforts, il progressera sur le chemin de la vérité et que son action sera d’autant plus puissante qu’il n’agira pas.

 

L’Hermite s’éloigne du monde, il rentre en lui-même, pour pratiquer l’introspection, la force de sa méditation va décupler ses forces intérieures, appuyé sur son bâton de pèlerin qui lui transmet les forces telluriques, il transporte avec lui la Lumière de la spiritualité intérieure, grâce à sa lenteur il peut progresser sur son chemin intérieur.

 

Quant au profane :

Il s’agit d’un homme actif, énergique, volontaire, dominateur mais non tyrannique.

Un mur vient de se démolir en lui, montrant une voie mystique dans laquelle il s’engage résolument, pour certains, cela sera peut-être le chemin du monastère, pour d’autres, celui de la réussite sociale, intellectuelle ou sentimentale.

Dans tous les cas cela sera la suprématie de l’esprit sur la matière.

 

Le profane a pris conscience de sa force intérieure, il la tournera vers le monde et répandra un message de paix au-delà du matériel.

 

Synthèse :

Caractère solitaire, intellectuel, cultivé. Homme de Savoir et de Création. En rejet, refuse la solitude dans laquelle il se trouve par peur de lui-même.

 

JFG

 

Étiquette et Source : Extraits en italique de « En quête de la Parole Perdue de José Bonifacio » Éditions Télètes.

TAROT INITIATIQUE - ARCANE - X - YOD.
TAROT INITIATIQUE - ARCANE - X - YOD.
TAROT INITIATIQUE - ARCANE - X - YOD.

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Publié le par jean françois
Ile de Pâques, la Baie de Cook Ile de Pâques, Assassinat du Capitaine Cook le 14 Février 1779 Baie de Kealakekua à Hawaï, Débarquement de la Pérouse à Hawaï.
Ile de Pâques, la Baie de Cook Ile de Pâques, Assassinat du Capitaine Cook le 14 Février 1779 Baie de Kealakekua à Hawaï, Débarquement de la Pérouse à Hawaï.
Ile de Pâques, la Baie de Cook Ile de Pâques, Assassinat du Capitaine Cook le 14 Février 1779 Baie de Kealakekua à Hawaï, Débarquement de la Pérouse à Hawaï.
Ile de Pâques, la Baie de Cook Ile de Pâques, Assassinat du Capitaine Cook le 14 Février 1779 Baie de Kealakekua à Hawaï, Débarquement de la Pérouse à Hawaï.

Ile de Pâques, la Baie de Cook Ile de Pâques, Assassinat du Capitaine Cook le 14 Février 1779 Baie de Kealakekua à Hawaï, Débarquement de la Pérouse à Hawaï.

  La Pérouse de l’Ile de Pâques aux Iles Sandwich.

 

Le 09 Avril 1786 l’expédition est accueilli à l’Ile de Pâques. La Pérouse écrit : « Nous avons semé dans leurs champs toutes sortes de graines utiles, laissé dans leurs habitations des cochons, des chèvres et des brebis qui y multiplieront vraisemblablement »

 

La Pérouse civilise, fertilise cette terre désolée et pauvre. Les Pascouans manifestent leur joie à ces nouveaux venus, conservant néanmoins « la sale » habitude de voler des objets divers comme chapeaux et foulards, voulant éviter tout conflit La Pérouse pris au début le parti d’en rire.

 

Il découvrit les cavernes petroglyphes (cavernes ornées de gravures symboliques sur la pierre datant de la période de – 10 000 à – 5000 ans AV JC), il vit également leurs habitations en forme de pirogue pouvant accueillir jusqu’à 200 personnes. Il aperçu enfin les plates formes de pierre les ahu, qui portent les géants de pierre, les Moai.

 

La Pérouse précipita le rembarquement, il garda de cette visite à l’Ile de Pâques une certaine amertume :Nous n’avons abordé dans leur île que pour leur faire du bien ; nous les avons comblés de présents, fait des caresses à tous les êtres faibles, particulièrement aux enfants à la mamelle(…) nous ne leur avons rien demandé en échange et ils nous ont jeté des pierres et volé tout ce qui leur était possible d’enlever »

La figure du « bon sauvage » célébré par les penseurs des Lumières, ne restait là qu’a l’état de concept !

 

 

Les frégates prennent la route des Iles Sandwich (Hawaï) avec prudence, c’est là que fût assassiné le Capitaine Cook.

La Pérouse débarque le 30 mai 1786 Lesseps écrit : « Notre premier soin, se bornait à placer des sentinelles aux escaliers, aux écoutilles et à toutes les issues pour les empêcher de pénétrer à l’intérieur du navire… »

A bord de leurs frêles pirogues l’accueil fût cependant chaleureux, La Pérouse en conclu qu’ils avaient déjà été visités par l’homme blanc :  « Il me paraît certain que ces îles ont été découvertes pour la première fois par Gaëtan, 1542 » L’Espagne ayant caché cette découverte pour éviter sans doute l’invasion des pirates.

Après le troc le ravitaillement commença en particulier en eau douce qui manquait, après 48 heures le signal du départ fût donné. La Pérouse se fit la réflexion suivante : « A quoi bon prendre possession d’une terre qui ne nous appartient pas au nom de Dieu ou du triomphe de la Raison et du Progrès ? »

Le but du navigateur, du découvreur n’est t’il pas de répandre les Lumières, de parfaire l’histoire de l’homme, de découvrir des régions inconnues du globe, de rendre plus heureux en particulier les insulaires visités, les aider, les soulager dans leurs travaux, leur tendre la main plutôt que de s’emparer de leurs faibles richesses !

A suivre en route vers l’Alaska…..

 

JFG

 

Etiquette et Source : La Pérouse autour du Monde Edition de Conti.

 

 

Le Biscuit de l’Amitié Fraternelle.

 

Jacques le Bon : « L’histoire bien connue est celle du biscuit de l’amitié. Le renommé capitaine corsaire français Jacques le Bon captura le brick Oak en 1813. Découvrant que le capitaine était Franc-Maçon, non seulement il lui rendit la liberté, mais il lui remit le petit appartenant à un autre Franc-Maçon récemment capturé. Il suspendit un biscuit au cou du chien, montrant ainsi qu’il ne voudrait pas retenir un maçon, ni même le chien d’un Frère, ni le voir manquer de nourriture. Le biscuit fut serti et est toujours soigneusement conservé par la Loge Amity N°137 de Poole. »

 

Vous pouvez voir ce fameux biscuit sur le site internet de la Loge : The lodge of Amity N°137, Poole, Dorset. (google)

 

JFG

Source: Dictionnaire des Francs-Maçons de la Mer Éditions Kronos-SPM.

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Publié le par jean françois
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.
LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.

LA LUMIÉRE APPARAIT, LA NAISSANCE, LA CHARITÉ.

LA LUMIÉRE

Nous sommes le 22 décembre, il est peut être minuit ou midi, je ne sais pas ? Il fait nuit noire, je suis dans les ténèbres. Soudain j’aperçois une lueur, là bas au loin, à l’horizon ou bien est-ce là près de moi, très près de moi en moi peut être, comme un feu irréel qui brûle, une lumière, des couleurs qui ondulent, comme un corps qui danse dans la nuit, ce corps s’élargit de plus en plus ; je n’en crois pas mes yeux. Est-ce la fin de l’obscurité, le début, le commencement, le réveil, l’essor, l’espérance.

 

La Lumière se répand de plus en plus s’étend, prend de la force, me pénètre.

Je me lève passe mes mains sur mes yeux, comme pour ôter un voile. C’est comme un jour qui se lève, un jour nouveau ! La Lumière est maintenant partout, dans l’eau pure du torrent qui brille sous ses feux, elle illumine le sommet de la montagne, elle chasse l’ombre des forêts.

Je sors de ma prison, la Lumière brise mes chaînes, je ne me retourne pas, j’avance, je suis libre, enfin libre. Je marche sur le chemin dans les pas de celui qui est Lumière. Serais je devenu un enfant de Lumière, de la Lumière ? Je m’agrippe à ses rayons, pour pouvoir gravir marche après marche, sous les rayons de la Lune je passe par le Nord, puis vers le midi près du soleil, puis au centre entre les deux astres, sous le feu rougissant. Je tombe soudain à nouveau dans les ténèbres, j’erre à nouveau, puis je réveille, la grande Lumière commence à reparaître, je ne crains plus cette Lumière transcendante qui m’envahi, elle reflète sur mon Cœur en sang. Je marche d’un pas sûr, dans le labyrinthe sans crainte de l’erreur, la Lumière de la connaissance me guide, vers ma Jérusalem céleste.

Cette Lumière par mes sens, me mène à la connaissance, je n’ai pas besoin de l’expérience de la raison, j’ai l’intuition, la foi de cette connaissance.

Ainsi chaque matin j’attends le point du jour, pour voir réapparaître l’Etoile du matin.

Mais je pressens aussi qu’après la Lumière, viendra à nouveau le règne des Ténèbres, de l’ignorance, de l’obscurantisme, de l’intolérance, que les citadelles les mieux construites peuvent s’écrouler sous les coups des fanatiques, que je dois sans cesse rectifier, pour faire régner la Lumière.

Puisse l’année 2016 être l’année de la Lumière, Lumière du matin, rosée de Lumière déposée sur nos lèvres, Lumière de l’espérance dans nos Cœurs.

Bonne Année 2016 Lumineuse à tous.

La Franc-Maçonnerie au Cœur.    

JFG

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Publié le par jean françois

UN CADEAU POUR NOEL.

 

Mes B.A.F, Mes T.C.F à tous ….

 

Un cadeau de Noël transmis par nos Frères de la R.L. Lacydon Lodge 37 R.E.

OR. De Marseille.

En cliquant sur le lien :

 

https://www.youtube.com/channel/UCagKKOV3jdfC6AJvliESdoQ/videos

 

Savourer entre amis entre Frères, le Poème du Frère Rudyard Kipling, en Français et en Musique.

Bon Noël et Merci à nos Frères de Marseille.

JFG 

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Publié le par jean françois
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00
RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00

RENNES PLACE DE LA MAIRIE HIER 19 h 00

 

 

Neurone

 

Ainsi donc, ce serait là que tout se passe ! C’est dans cet amas aussi confus que précis de dentrites, de cytoplasme, d’axones et de myéline baignant dans la gélatine des cellules gliales que se nicheraient l’amour, la haine, la philosophie, la peur, la métaphysique, le génie, le souvenir des jours heureux et celui de nos leçons d’histoire, la stupidité, les mathématiques, les inventions les plus folles, les plus utiles, les plus meurtrières, celles que nous avons déjà oubliées et celles que nous n’imaginons pas encore. Des connexions par milliers, un peu de chimie, un peu d’électricité et les idées fusent, les pensées s’égarent, l’imagination s’envole.

Lorsque l’on regarde le schéma d’un neurone, la ressemblance avec un arbre est stupéfiante : des racines qui plongent dans la matière pour se nourrir, un tronc qui s’élance, une couronne qui se déploie. Comme si une structure commune sous-jacente était présente chez l’un comme chez l’autre. Le neurone se nourrit du reste du corps comme l’arbre se nourrit de la terre, puis chacun d’eux travaille au bénéfice de sa source.

Mais si on passe du schéma à l’image réelle, c’est une autre métaphore qui surgit : l’univers. On voit alors, telles des galaxies lointaines qui dansent paresseusement depuis des milliards d’années, les neurones qui s’enroulent et se déroulent et qui, comme les objets célestes, surgissent puis disparaissent dans un amas de matière que ces turbulences laissent indifférente.

En apparence autonomes sinon indépendants, les neurones se parlent, se font écho, se copient, se disputent la priorité aux croisements du conscient et de l’inconscient. Ils vivent, ils meurent.

Et l’observation de ces quelque cent milliards de neurones, connectés entre eux grâce parfois à près de cent mille synapses chacun, laisse perplexe le moins dubitatif des humains un tant soit peu habitué à penser son monde. Car enfin, dans ce fatras indescriptible d’échanges de messages électrico-chimiques, où se trouve la conscience ? Est-elle le produit inévitable de ces connexions incontrolées ou a-t-elle au contraire un ascendant sur eux ? Condamné à l’émerveillement face à l’infini de l’univers, l’Homme doit-il aussi se faire humble devant ses propres neurones ?

 

Théodore Neville- Dictionnaire Inutile-

 

Notre Frère Théodore, dans cette planche de fin d’année, mêle ensemble science, et conscience, imagination et raison, infiniment petit et infiniment grand, étonnement et espérance en l’homme, l’ensemble avec poésie. Belle construction neuronale en cette d’année tant mouvementée, mais ou l’homme libre reste debout, tourné vers l’avenir grâce à la fraternité humaine qui a pris cette année toute sa dimension.

JFG

 

HUMOUR ET NEURONES.

 

Le savant Heisenberg est arrêté sur l’autoroute pas un policier. Celui-ci lui demande ses papiers et l’interroge : « Vous savez à quelle vitesse vous rouliez ? » Non réponds Heisenberg, mais je sais où je suis.

 

Défi aux informaticiens même pas caps, d’écrire vos programmes en Alexandrins.

 

Quel est le comble de la science ? Un cheval vapeur, qui mange des racines carrées dans un champ magnétique.

  • Le Blog part en congés pour une semaine, je tiens à me consacrer à mes enfants et petits enfants. Je souhaite à tous les lecteurs, fidèles et occasionnels de Joyeuses Fêtes, que cette période soit propice à une communion avec tous ceux qui sont chers à votre Cœur. Que ce Cœur qui bat, puisse transmettre autour de vous et dans le monde, la paix et l’harmonie.

 

JFG

 

                          BON NOEL A TOUS

     Rendez-vous le 28 Décembre

        

 

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Publié le par jean françois
Bartolémius Commun origine Italienne.

Bartolémius Commun origine Italienne.

HUMEUR HUMOUR

Dans un lieu clos et couvert seul connu des initiés trône sur un joli perchoir un bel ARA bien emplumé qui dit on a des origines italiennes, il se nomme

« Bartolémius ». Il est le seigneur d’une troupe composée de beaux ARAS, dont certains sont turbulents, d’autres souvent endormis, il en a sur sa gauche, sur sa droite. Il paraît que certains d’entre eux passent leur temps à se donner des coups de becs, en ce moment ce sont ceux de gauche qui gagnent à chaque fois, normal ils sont plus nombreux, mais des fois ca change. Le jeu c’est de dire que les autres sont nuls et méchants, en fait ceux qui sont peu nombreux, s’agite beaucoup, mais sont peu ou pas écoutés.

Et puis il y en a deux en haut à droite, très à droite qui sont tout noirs, un chevelu qui s’y colle toujours pour aider, une blonde qui n’est pas si bête qu’on croit, ceux personne peut les voir, ils font peur à tout le monde ou presque.

Mais dehors dans la basse cour ça jacasse beaucoup et il paraît qu’il y a beaucoup de canards noirs qui en ont marre, les ARAS qui sont à gauche et droite, ils disent que les canards noirs, ils sentent pas bon, ils les écoutent pas, ils les mettent à part, le problème c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux.

Heureusement de temps en temps, pour faire croire que l’on s’occupe de la basse cour, les beaux sortent, se montrent un peu partout et disent à tout le monde, qu’ils sont là, que l’on va faire quelque chose, à propos des canards noirs et des autres aussi. Alors les beaux ARAS promettent, promettent, promettent, beaucoup avec moi ceci, avec moi cela ….

Dehors il y a une Valeureuse de droite, qui dit que ça va changer, alors Bartolémius il descend de son perchoir, se hausse sur ses ergots et par à la campagne, pardon en campagne, il commence par la Seine près de la Basilique Saint Denis, pas grand monde dans la Basilique d’ailleurs ! Mais dans les rues, partout ailleurs il y a du monde, et Bartolémius il connaît bien le coin, ca fait des années qu’il l’améliore, faut voir comme c’est beau, comme les gens sont heureux, faudrait peut-être organiser des tours touristiques, des visites guidées des monuments, des quartiers.

Bartolémius il est lancé, il donne des coups de bec à droite, au centre, à l’extrême droite, votez , votez pour moi, je vais m’occuper de vous.

Il jacasse contre la Valeureuse c’est pourtant pas une tigresse avec ses yeux de chat. Bartolémius il dit qu’elle fait la danse avec joli petit ventre devant les vilains canards noirs.

Mais zut la danseuse elle a réussi, elle est 1ère et Bartolémius 2ème, il est pas content, pas si mal pourtant aux J O les deuxièmes ils sont contents, ils prennent leur médaille quand même. Bartolémius, il est élu mais il ira pas avec la Valeureuse, tant pis pour ceux qui l’aimait bien, à qui il avait fait des promesses. Il s’en lave le bec et les ergots, il boude. Il a décidé de retourner sur son perchoir, il savait que ses amis compatissants après sa défaite, ils allaient le récompenser, ils gardaient sa place bien au chaud. Il aurait pu se faire ARAKIRI pas très drôle, il a dit ce n’était qu’un jeu ! Il savait que tout le monde avait besoin de lui sur son beau perchoir, personne ne peut le remplacer.

Les petits canards noirs, ils rigolent dans la mare des beaux Aras, ils vont pouvoir se reproduire tranquillement.

Mais attention il est pas seul Bartélomius, il y a le bel Haras (Ara) de Chantilly Worthius qui renonce aussi à son siège et pourtant lui il est arrivé 1er, il doit aussi avoir un beau perchoir quelque part !

Après tout ça pas étonnant que les volailles de la basse cour ne se précipitent pas aux urnes. Et pourtant, ils criaient Votez pour moi ! votez pour moi !.

Ah j’allais oublier de vous parler du général Drianus, celui des armées de l’Ouest et du monde, lui il est le plus fort, il a jurer et même signer qu’il ne prendrais qu’un seul siège, puis finalement il en a pris deux, il a dit vous voyez à l’ouest rien de nouveau depuis des années, tout le monde m’aime bien, c’est vrai quand même ! Personne, personne n’est capable de le remplacer, c’est pour ça qu’il se dévoue et prends deux sièges.

Elle est pas belle la vie dans la basse cour !

JFG

ARA : beau perroquet, Haras on y trouve des chevaux de courses.

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Publié le par jean françois
LA PEROUSE VOYAGE AUTOUR DU MONDE EDITION DE CONTI

LA PEROUSE VOYAGE AUTOUR DU MONDE EDITION DE CONTI

Le Départ : Voyage de La Pérouse.

 Après sept mois de préparatifs, le vent se levât et le 1er Août  La Boussole et l’Astrolabe appareillent de Brest aux cris de « Vive le Roi ».

C’est Jean-François de Galaup de Lapérouse qui rédigea lui même le journal de bord ou plutôt les diverses lettres qu’il expédia. Le navigateur s’en explique ainsi :  « J’aurais pu confier la rédaction de mon journal à un homme de lettres, il eût été plus purement écrit et semé de réflexions auxquelles je n’aurais pas pensé mais c’était présenter avec un masque et les traits naturels, quels qu’ils soient, m’ont paru préférables »

De nombreux documents sont parvenus avec les concours suivants :

Le Naturaliste Dufresne débarqué à Macao, Lesseps laissé au Kamtchatka, les anglais de Botany Bay qui chargèrent des cartes réalisées par l’expédition en trois ans de voyage, les mémoires du chirurgien Rollin sur les Pascouans et les Hawaïens, les rapports de Lapérouse sur le commerce des peaux de loutre avec la Chine. Les mémoires des ingénieurs Bernizet et Monneron sur les Îles brésiliennes de Trinité et Sainte Catherine, sur l’île de Pâques, l’Alaska et le –a Californie…

Le début du voyage se déroule sans problème, un seul incident avec Lamanon à Ténériffe, qui désirait explorer les environs Lapérouse le réprimande sévèrement. Le 17 octobre La Boussole et l’Astrolabe sont en vue de Trinidad, au large du Brésil, la pauvreté de l’île empêche le ravitaillement, on se dirige vers Sainte Catherine. Lapérouse écrit : « Il est très remarquable qu’après 96 jours de navigation, nous n’ayons pas un seul malade ; la différences des climats, les pluies, les brumes, rien n’avait altéré les santés des équipages ; mais nos vivres étaient d’une excellence qualité, on avait fait branlesbas tous les jours, l’équipage avait été divisé en trois quarts suivant la méthode du Capitaine Cook, et les officiers et moi avions le plus grand soin d’entretenir la gaîté : chaque soir, lorsque le temps l’a permis, l’on a dansé depuis 8 h du soir jusqu’à 10 »

La nourriture était excellente ainsi que le vin venu d’Espagne, même des crêpes de blé noir pour les Bretons, qui composent la grande majorité de l’équipage !

Les deux frégates firent voile vers le Horn, il fût franchi sans encombre, en conséquence Lapérouse décidât de faire marche directement vers la côte nord ouest de l’Amérique.

Une escale dans le port chilien de conception provoqua un moment de stupeur, à l’endroit où devait s’élever la ville il n’y avait rien, un tremblement de terre, suivi d’un raz de marée (en 1751 c’est à dire trente ans avant) avait détruit tous les bâtiments, la ville avait été reconstruite ailleurs et la nouvelle de ce tremblement n’était pas parvenue en Europe, donc les cartes n’avaient pas été remises à jour. Ce qui frappa également Lapérouse c’est la richesse et la fertilité du Chili, qui vivait en autarcie du fait de son éloignement des routes commerciales.

Lapérouse écrit : « Le régime prohibitif existe au Chili dans toute son étendue : ce royaume, dont les productions si elles étaient au maximum, alimenteraient la moitié de l’Europe; dont les laines suffiraient aux manufactures de France et d’Angleterre ; dont les bestiaux, employés en salaison, produiraient un revenu immense ; ce royaume dis je ne fait aucun commerce. Quatre ou cinq petit bâtiments lui apportent tous les ans de Lima du sucre et du tabac et quelques objets manufacturés en Europe ; (…) ils ne peuvent donner en échange que du blé , qui est à si vil prix, que le cultivateur ne met aucun intérêt à augmenter ses défrichements »

Au regret des matelots l’expédition quitte la Concepción le 17 mars, direction l’île de Pâques à suivre…..

JFG

Étiquette et Source : Lapérouse Voyages autour du Monde Éditions Conti.

L'Astrolabe

L'Astrolabe

 

Humour Maritime.

 

Dans l’année, Dieu visita Noé qui n’habitait pas très loin de la mer et lui dit :

« Une fois encore la terre est devenue invivable et surpeuplée et je dois agir. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Tu as six mois pour cela avant que je n’envoie la pluie pendant quarante jours et quarante nuits. »

Six mois plus tard, Dieu regarda en bas et vit Noé balayant sa cour, mais aucune arche.

« Noé ! » gronda-t-il, « je vais bientôt envoyer la pluie, où est l’arche ? »

« Pardonne-moi mon Dieu », implora Noé, « mais les temps ont changé. J’avais besoin d’un permis de construire pour commencer l’arche. J’ai dû me battre plusieurs mois avec l’inspecteur au sujet du système d’alarme pour l’incendie.

Pendant ce temps, mes voisins se sont réunis en association parce que je violais les règles du lotissement en construisant une arche dans ma cour et que j’allais obstruer la vue. On a dû aller devant le conciliateur pour avoir un accord.  

Ensuite l’Urbanisme a déposé un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour permettre à l’arche d’arriver jusqu’à la mer.

J’ai eu beau leur dire que c’est la mer qui viendrait à l’arche, ils n’ont pas voulu me croire. Obtenir du bois en quantité suffisante fut un autre problème.

Les associations pour la protection de l’environnement se sont liguées pour empêcher la coupe des arbres, sous prétexte qu’on allait détruire l’habitat de plusieurs espèces animales et ainsi les mettre en danger.

J’ai tenté d’expliquer qu’au contraire tout ce bois servirait à sauver ces espèces, rien n’y a fait. Quand j’ai commencé à rassembler les couples de différentes espèces animales, la SPA, le WWF et Brigitte Bardot me sont tombés sur le dos sous prétexte que j’enfermais des animaux sauvages contre leur gré dans des pièces trop petites pour eux ; qu’en agissant ainsi, je faisais acte de cruauté envers les animaux.

Ensuite, l’aménagement du territoire a voulu lancer une étude sur l’impact pour l’environnement de ce fameux déluge.

Dans le même temps, je me débattais avec l’Administration sur l’emploi de travailleurs bénévoles dans la construction de l’arche.

Je les avais embauchés car les syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais faire appel qu’à des travailleurs hautement qualifiés dans la construction d’arche et si possibles syndiqués.

Pour arranger les choses, les impôts ont saisi tous mes avoirs, prétendant que je tentais de fuir le pays illégalement, suivi en cela par les douanes qui ont ajouté que je voulais faire passer les frontières à des espèces reconnues comme dangereuses.

Aussi pardonne moi, mon Dieu, mais je ne sais même pas si dix ans auraient suffi à la construction de cette arche. »

Aussitôt les nuages se dissipèrent et un magnifique arc-en-ciel apparut. Noé leva la tête et dit :

– « Tu ne vas pas détruire le monde ? »
– « Pas la peine », répondit Dieu, « l’administration s’en charge ».

Auteur Inconnu déjà publié dans le Bulletin de l’ASPOMA

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Publié le par jean françois
LA FORCE TETH

LA FORCE TETH

ARCANE IX: La Force = Teth

 

Symbolisme :

Le polygone à neuf côtés égaux symbolise la frontière initiatique, contenue dans son cercle, exprimant avec ses trente-trois rayons le Soleil de la Voie Initiatique. Le rapport des rayons des deux cercles exprime la racine carrée du Nombre d’Or ou Principe Créateur Divin. Au sein de ce polygone, se trouve le triangle équilatéral initiatique et en son centre, la pyramide qui exprime le Nombre d’Or, dans de l’espace –temps, permanence de l’éternité.

 

L’arcane a une haute valeur, symbolique elle est l’élément indispensable de la Voie initiatique, elle se couplera avec la Justice, la beauté. L’énergie et la volonté sont les qualités de l’initié, sans la persévérance il ne réalisera pas le grand œuvre. Dans son athanor personnel, il s’efforcera de faire la liaison entre la terre et le ciel. Il est sur la trace des grands initiés, il se réalisera par le sacrifice, le nombre 33 se retrouve le long du chemin de sagesse. Il est l’âge de la mort symbolique, renouveau de l’esprit, avènement de la Jérusalem céleste.

 

La lettre 9 le Teth hébraïque, le signe du Lion, rappelle le début d’un cycle, l’énergie de l’apprenti du débutant, puis celle du 4ème degré début du perfectionnement, le rayonnement la resplendeur, la voie du Sud-est, le voyage vers l’intérieur de l’Ermite. C’est la voie du Labyrinthe intérieur, de la quête spirituelle en devenir pour l’apprenti et plus pour le Maître, ce changement d’état rappelle également le serpent en rapport avec la forme de la lettre, qui peut être aussi le Z.

En guémétria elle est la fin d’un cycle (3ème degré) et le début d’un autre (et plus). C’est l’éclair de l’imagination créative. Le 9 nombre de la gestation, est bien la volonté du Devoir, véritable alliance avec l’esprit, transmission dans le secret des grands mystères, Commencement du nouveau cycle.

L’énergie sexuelle symbolise la transmission, les 9 béatitudes du grand œuvre alchimique qui va s’accomplir.

Et aussi pour les Druides les 9 prophétesses de l’Ile de Sein.    

 

"L’Ile-des-Sept-Sommeils, Sein, l’île druidique,
Si basse à l’horizon, qu’elle semble un radeau
Entouré d’un millier de récifs à fleur d’eau !"

 

 

Sur le plan de l’Initié :

Cette Arcane est un hymne à la perfection pour le sage qui recherche la vérité. Cette perfection n’est pas du Monde d’en bas mais, par la Voie Initiatique, partant du principe créateur pour aller vers le Principe Divin, le Sage sait qu’avec de la Volonté, de l’Audace, de l’Énergie et du Silence, il pourra découvrir en lui-même la Pierre Philosophale qui transformera le plomb en Or.

 

Boaz est en lui, à l’entrée de son temple intérieur, s’il franchit le seuil par sa libre volonté, il est sur le chemin de l’orient, dans son ascension vers le Cosmos, il part sans se retourner, vers le centre mystérieux de la pyramide.

 

Quant au profane :

Cette Arcane lui indique le chemin à suivre, qui est celui de la persévérance, du courage, de la volonté et de l’audace, s’il veut obtenir la délivrance de son ignorance et accéder à un autre plan. S’il écoute en lui-même cette voie de sagesse, tout espoir lui est permis : sinon, il poursuivra son chemin qui le conduira à la sclérose de lui-même.

 

Débarrassé des scories du matériel indispensable passage de la matière à l’esprit, libérant son âme des métaux lourds, il voyage s’il le Veut pour conquérir l’or fin qui resplendit dans son Cœur, il à la clé d’ivoire, à lui de franchir l’espace qui le mènera au centre de l’idée.

 

Synthèse :

Persévérance, volonté, énergie, courage, pouvoir. Renforce la signification de la carte qui lui est couplée.

 

JFG

 

Étiquette et Source en Italique, extraits : En quête de la Parole perdu de José Bonifacio Éditions Télètes.

L'Hermite, Le Destin !
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Publié le par jean françois
LES MODERNES ET LES ANCIENS.
LES MODERNES ET LES ANCIENS.

Ou l'on démontre que les anciens sont plus modernes, que l'on pourrait le croire ! Il me vient une réflexion, l'on a pu observer avec les nouvelles Obédiences qui ont vu le jour ces temps derniers. Leur volonté de se référer aux Anciens, à la tradition, à la pureté originelle de la Maçonnerie. S'auto octroyant un brevet de véracité, et laissant supposer que les autres Obédiences bien plus anciennes s'étaient éloignées de la Tradition, comme une érosion, une dégradation, des règles, il est certain que la tentative constante de réactualisation des rituels génère la possibilité de l'oubli des fondements. Cette simple affirmation vouloir remonter le temps est t'elle suffisante pour justifier la création d'une obédience, malheureusement il s'agit le plus souvent de caser les cadres qui ont été remerciés, lors d'un schisme.

​L'article de Jacques Denville loin des polémiques va pouvoir remettre un peu d'ordre, Selon la célèbre devise ORDO AB CHAO, bonne lecture

JFG

MODERNES ET ANCIENS

Introduction

Au fil de ses lectures ou lorsqu'il écoute une planche un Frère rencontrera nécessairement la notion de Maçonnerie des Modernes et de Maçonnerie des Anciens; membre d'une Loge travaillant au Rite français il découvrira qu'il est rattaché aux Modernes et son frère du R.E.A.A. aux Anciens mais comme l'avertissement qui ouvre son rituel d'apprenti reprend un avant propos du Régulateur imprimé en 1801 selon lequel le Grand Orient a cru devoir en 1785 « ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d'altérer et rétablir ces premières et importantes initiations dans leur antique et respectable pureté » (1) le Frère éprouvera le besoin de comprendre ce qui se cache derrière ces termes de Modernes et d'Anciens.

Pour cela il faut interroger l'histoire générale de la Franc-Maçonnerie. Ensuite il conviendra d'en esquisser les suites dans la Maçonnerie française.

A) Modernes et Anciens: une querelle d'outre-Manche.

C'est à la Saint Jean de l'été 1717 qu'apparait la Grande Loge de Londres et de Westminster, fondée par quatre Loges qui souhaitaient notamment « mutualiser » leurs faibles ressources consacrées aux secours de frères dans le besoin. Si rapidement cette première obédience connut un développement certain il demeure cependant qu'elle ne regroupa pas toutes les loges existantes: son aire d'influence géographique était modeste ( même si très vite elle prit le nom de Grande Loge d'Angleterre), des loges préférèrent garder leur indépendance, d'autres prétendirent relever d'une structure plus ancienne ( la maçonnerie d'York par exemple). Rapidement le pasteur Desaguliers ( qui ne comptait pas parmi les fondateurs) estima que la Grande Loge ne s'imposerait pas sans s'appuyer sur la Gentry et la haute noblesse du royaume, ce qui modifiait sensiblement l'esprit de l'institution ! (2)
Le succès fut au rende-vous! Mais aussi des effets secondaires négatifs: devenue très à la mode, la Franc-Maçonnerie vit affluer nombre de curieux auxquels leur position sociale conférait des positions que ne justifiaient pas forcément leur mérite ! En même temps et parce que « très tendance » la Maçonnerie suscitait des publications nombreuses, les divulgations et des imitations caricaturales !!
En fait de 1730 à 1760 la Grande Loge d'Angleterre est en crise. Déjà en 1722 le duc de Wharton, Grand Maître est surtout connu pour ses débauches et son implication dans de nombreux scandales; en 1739 le Grand Maître élu à 22 ans ! En 1747 c'est Lord Byron
( grand oncle du poète) qui, à 25 ans, devient Grand Maître: constamment absent il ne réunira la Grande Loge que 3 fois en 5 ans ! De 1742 à 1752 45 Loges seront rayées des registres fautes d'avoir donné signe de vie; en 1755 sur 271 Loges répertoriées 199 seulement daignent faire rapport au Grand Secrétariat !!
La multiplication des divulgations compliquent encore la situation; en fait dès avril 1723 paraît « a mason's examination » publiée dans « The Flying Post » (3) mais surtout en

1730 la célèbre « Masonry Dissected « de Prichard: se créent alors des loges sauvages et on voit fleurir aux vitrines des pubs des annonces précisant « ici on fait des maçons pour 2 shilling six pence ». Et profanes informés ou maçons faits grace aux divulgations visites les Loges et surtout sollicitent les caisses de secours et autres trons de bienfaisance !!

  1. 1)  Rituel du Grade d'apprenti, Rite français, GLAMF, Maiso du ite français, 31 octobre 2012

  2. 2)  Bernard E Jones: La grande Loge dite des Anciens. Villard de Honnecourt n° 8, 1984.

  3. 3)  Toutes les divulgations citées ont fait l'objet de publication et d'analyse dans la revue Villard de Honnecourt, particulièrement les numéros 1 à 15.

La Grande Loge tente de remettre de l'ordre et de se protéger des visiteurs indésirables. C'est vers 1739 qu'aurait été prise la décision d'inverser les mots sacrés des deux premiers grades: les « faux » maçons se dénonçaient en utilisant au grade d'apprenti le mot devenu celui de compagnon décision réelle ou prêtée (4) aux Modernes qui va permettre de les accuser de violer la règle de l'intangibilité des usages maçonniques....

C'est cette même année 1739 en effet qu'est apparu un Comité réunissant 6 Loges indépendantes constituées essentiellement d'irlandais et de quelques écossais, or depuis 1730 le malaise grandissait entre la Grande Loge et des maçons d'origine irlandaise et écossaise qui outre le défaut d'être catholiques dans un pays protestant ( et profondément opposé au « papisme ») avaient émigrés , vers Londres particulièrement pour échapper à la misère à laquelle chez eux la présence de l'anglais n'était pas totalement étrangère
( notamment en Irlande). Les Loges anglaises s'étaient refusées à recevoir ces étrangers, hérétiques et de rang social médiocre !
Le 17 juin 1751 les 80 membres, la plupart irlandais, artisans ou commerçants des six Loges décident de transformer le Comité en une Grande Loge : la Très Ancienne et Honorable Société des Maçons Libres et Acceptés.
Un tournant intervient en 1752 avec l'arrivée en qualité de Grand Secrétaire de la nouvelle Grande Loge de Laurence Dermott (5). En 1756 il publie Hahiman Rézon (6) qui constitue en fait pour la nouvelle obédience le pendant des Constitutions d'Anderson pour la la Grande Loge; cependant c'est seulement dans la deuxième édition en 1764 que Dermott que en quelque sorte définir ce qu'est la Maçonnerie des Anciens en détaillant ce qu'il reproche à la 1° Grande Loge qui qualifie des « modernes »..... Les expressions sont nées: Modernes et Anciens, une terminologie paradoxale puisque les Modernes sont nés en 1717 et les Anciens en 1851 ! Soulignons qu'il ne s'est pas s'agit d'un schisme puisque les fondateurs des Anciens n'avaient jamais appartenu à la 1° Grande Loge.
Quels sont les reproches faits aux Modernes ?
D'abord d'avoir inversé les moyens de reconnaissances ( on vient de voir que ce n'est pas prouvé)

d'avoir supprime les prières ( reproche non fondé, on le sait maintenant) d'avoir déchristianisé les rituels ( pour être « plus universel »)

d'avoir négligé les fêtes de l'Ordre, particulièrement aux deux Saint Jean

était en fait

 

d'avoir négligé de préparer les candidats dans les formes
d'avoir abréger le rituel en négligeant les « lectures » ( nos catéchismes) d'avoir omis systématiquement la lecture des Anciens Devoirs
d'avoir supprimé sauf pour le tuileur le port de l'épée lors des initiations ( elle est en

usage en Irlande et à Bristol)
d'avoir abandonner la cérémonie d'installation du Vénérable

d'avoir changé la disposition des trois Grandes Lumières et des surveillants d'avoir supprimé l'office de diacre.

Cette inversion est aujourd'hui remise en cause par les historiens: à l'époque 1° et 2° grades se donnaient au cours d'une même tenue, (les mots étant en réalité un jeu de question/réponse comme le montre clairement la divulgation de Prichard) et les divulgations qui citaient les mots ne les attribuaient pas à l'un ou l'autre grade, ce qui enlevait tout intérêt à l'inversion. C'est lorsque se généralisera le grade de maître qu'apparaitra la nécessité « d'organiser » chaque grade, d'autant que le 3° se construira en puisant abondamment dans le 2°. Sur ces questions lire René Desaguliers dans Renaissance Traditionnelle n° 75/76, année 1988.Et « Les trois grands piliers de la franc-Maçonnerie », Desaguliers et Dachez, éditions Véga, 2011.

Dermott est né en 1720, il est artisan peintre. Initié à Dublin en 1740- Loge 26- il émigre en Angleterre dans les années 1747/48
L'auteur ne s'est jamais expliqué sur le sens de ce titre; de multiples possibilités ont été examinées, la plus courante étant « aide à un frère »; aucune ne convainc! Dermott a peut-être, en bon propagandiste, seulement suscité questionnement et inrérêt.

 

La multiplicité des reproches permet de comprendre qu'il ait fallu 60 ans pour rapprocher les points de vue!
Toutefois il ne faut pas imaginer un conflit violent amenant les frères à s'opposer durement. Certes les directions respectives des deux obédiences ne ménageaient pas les condamnations réciproques et les interdictions de se visiter mais « la base » respectaient peu les instructions; aucun rituel écrit n'existait et les pratiques rituelles des uns et des autres étaient suffisamment proches pour que chacun se fréquentent; d'autant qu'aucune administration centrale n'était suffisamment organisée ou efficiente pour exercer des controles et sanctionner les manquements. D'ailleurs il était fréquent que l'exemple vienne de haut de fréquentations prohibées: ainsi Thomas Dunkerley, grande figure et dignitaire de premier des Modernes introduisit-il le degré de Maître Maçon de la Marque chez les Anciens en le conférant au Grand Maître des dits Anciens.

En réalité la querelle fut souvent plus vive dans les « filles » des deux Grandes Loges anglaises, particulièrement dans les colonies américaines mais aussi sur le continent, à Vienne, Berlin, Namur pour ne citer que les points les plus « chauds ».

Les Anglais ont une solide réputation de pragmatisme et entre gens de bonne compagnie (7) les discussions sont toujours possibles. D'autant que les Modernes manifestèrent leur disposition pour peu qu'on ne remette pas en cause leur rang de 1° Grande Loge. De leur

coté les Anciens étaient conscients que le rapport de force leur était défavorable: en 1771 74 loges à Londres, 83 en province et 43 outre-mer pour 157 à Londres, 163 en province et 100 outre-mer pour les Modernes (8). Dans les années 1794/1797 les esprits sont ouverts à un rapprochement mais un durcissement des Modernes en 1803 bloquent la situation. Un pas décisif est fait en 1809 lorsque Lord Moîra, Grand Maître des Modernes déclarent que les mesures prises contre les « irréguliers » dans les années 1730/1739 n'étaient plus nécessaires et qu'il convenait de « revenir aux anciens landmarks de la société » ce qui était implicitement reconnaître qu'ils avaient été négligés. Une Loge dite de promulgation est installée le 21/10/1809 qui va successivement réintroduire les diacres, les fêtes des Saint Jean, la cérémonie d'installation du Vénérable. En 1810, en réponse, les Anciens crée un Comité d'étude qui conclut à la nécessité d'une union fondée sur des principes « d'égalité, honorables pour les deux parties, surtout préservant les landmarks de l'Ordre »

Un événement va accélérer les choses: ce sont deux frères de sang qui vont être en même temps Grands Maîtres des deux obédiences: le duc de Sussex pour les Modernes, le duc de Kent pour les Anciens: le 21 novembre 1813 sont signés à Kensington Palace
( résidence royale) l'Acte d'Union.

En 21 articles dont le plus célèbre, l'article 2, stipule qu'il est déclaré que « la pure ancienne Maçonnerie consiste en trois degrés et pas plus, ceux d'apprenti, compagnon et de maître maçon incluant l'Arche royale » (9)
Le 27 décembre 1813, à la Saint Jean d'hiver, une tenue de Grande Loge entérine l'acte d'union et proclame la Grande Loge Unie d'Angleterre dont le duc de Sussex est élu Grand Maître.Une Loge particulière est chargée de « promulguer et de préciser le système pur et sans altération de rituel et de cérémonie que la réconciliation permettait »; cette Loge portera d'ailleurs le nom de Loge de réconciliation. Dès 1816 elle fait entériner son travail par une tenue de Grande Loge et il est crée des Loges d'instructions dont le rôle est de faire des démonstrations des pratiques retenues aux Vénérables et surveillants des Loges; la plus célèbre est l' Emulation Lodge of improvement, qui a donné son nom au Rite Emulation et se réunit depuis 1823 chaque vendredi à 18 heures au Masonic Hall de Londres.

  1. 1)  Dès 1756 les Anciens eurent systématiquement pour Grands Maitres des hommes de la plus haute noblesse

  2. 2)  Jean François Var, Hahiman Rézon et la Grande Loge des Anciens, Villard de Honnecourt n° 15, année 1987.

  3. 3)  degré « complémentaire « au 3° degré ou grade organisé autour de la reconstruction du Temple de Salomon au cours de laquelle est retrouvé un secret perdu ou inutilisable depuis ce 3° degré ou grade.

La querelle des Modernes et des Anciens était close, à dire vrai pour le plus grand bénéfice des Anciens mais ceci est une autre histoire (10)

B)  MODERNES ET ANCIENS DANS LA MACONNERIE FRANCAISE.

L'implantation de la Franc-Maçonnerie en France est avérée à partir des années 1725/1730. donc à une période où n'avait pas débuté la querelle des Modernes et des Anciens. La Maçonnerie pratiquée par les toutes récentes Loges françaises était celle que connaissaient nos frères anglais et cela pour la raison très simple qu'il n'y en avait pas d'autres à ce moment là; le fait que les premières Loges aient été fondées par les tenants du prétendant stuartiste exilé en France ou par des partisans de la dynastie hanovrienne désormais sur le trône importe peu: les uns et les autres pratiquaient la même et unique maçonnerie; on sait d'ailleurs que les deux groupes fondèrent des Loges fréquentées indifféremment par les frères et tout particulièrement les frères français qui ne soutenaient pas plus une cause que l'autre; très vite d'ailleurs ces frères fondèrent des Loges .

Les premières divulgations nous renseignent sur les pratiques françaises d'alors: en 1737 le lieutenant de police Hérault fait diffuser une brochure « La réception d'un frey- maçon » : le mot J... accompagne bien le signe et l'attouchement d'apprenti et le mot B... celui de compagnon et cela conformément aux prescriptions des premiers catéchismes maçonniques anglais (11); la différence avec la pratique anglaise tient sans doute à notre cartésianisme qui ne pouvait se satisfaire de l'ambiguïté des divulgations anglaises: en France si les deux premiers grades sont généralement reçus lors d'une même tenue comme outre-manche alors, les grades ont été « organisés » et un Mot attribué à chacun d'eux. Les divulgations ultérieures sont fidèles à ce système: Le secret des francs-maçons de l'abbé Pérau (1742), Le catéchisme des francs-maçons de Trévenol, en 1744, puis en 1745 L'Ordre des francs-maçons trahis.( une compilation des divulgations précédentes par Pérau.(12)

Ces dates nous rapprochent des années qui virent en Angleterre l'organisation d'une nouvelle Grande Loge. Nous avons vu les reproches faits à la 1° Grande Loge dont les membres étaient qualifiés de « modernes » alors que ne méritaient le nom de maçon que les « anciens » respectueux des usages les plus antiques. Il se trouve que ces Anciens avaient quelques arguments à faire valoir (et nous avons vu qu'en 1813 lors de l'Union leur point de vue l'emportera largement); après tout par exemple sur cette question des Mots les irlandais en Irlande attribuaient B...au grade d'apprenti et J.. à celui de compagnon et les irlandais de Londres, fondateurs des Anciens, estimaient devoir s'en tenir à cet usage.... Plus globalement il leur fallait à leur tour une divulgation qui fit référence! Les Modernes avaient eu la Maçonnerie disséquée de Prichard en 1730, pour les Anciens le texte de référence serait Les trois coups distincts ( 13) L'auteur, anonyme, démontre que la Maçonnerie des Anciens est seule authentique puisqu'elle consacre des pratiques mais aussi des connaissances négligées ou volontairement omis par les modernes: ainsi de l'usage d'introduire le candidat à l'initiation une corde au cou ( le parjure était puni de la pendaison) qui figure dans le manuscrit Dumfries de 1712 ( cf. note 11); l'installation au coin sud-est du nouvel apprenti, là où selon le Dumfries toujours était posé la première pierre d'un édifice; ou encore la référence à la géométrie dont Euclide transmit les secrets aux Egyptiens: les Modernes ignorent ce fait important alors qu'il

10 )Gilbert Rousselin, L'acte d'union de 1813 entre les Modernes et les Anciens;

 

Villard de Honnecourt n° 8. 1983
Knoops, Jones et Hamer; The early masonic catéchisms, Quatuor Coronati Lodge, 1963.

Patrick Négrier: Textes fondateurs de la tradition maçonnique. Grasset 1996.
The three distinct knocks; traduction et présentation par Gilles Pasquier, Villard de Honnecourt n° 13, 1986.

est explicitement mentionné dans le Régius et le Cooke (14) et bien sur dans le Dumfries. Ce sont là quelques exemples des pratiques qui constituaient la Maçonnerie des Anciens ( peut-être en évoquerons quelques autres plus loin) et on aurait pu imaginer que la querelle des deux écoles allaient passer la Manche !
Et pourtant à l'époque il n'en fut rien. En expliquer les causes nécessiterait un travail d'une autre ampleur que cette modeste fiche mais nous pouvons évoquer quelques pistes: d'abord peut-être que les frères français s'étaient appropriés la Maçonnerie sous une forme certes désormais qualifiée de Maçonnerie des Modernes mais qui leur convenait depuis l'origine et qu'ils ne voyaient aucun intérêt à se jeter dans une querelle étrangère; d'ailleurs et parce que les français préfèrent de beaucoup entretenir leurs propres querelles ils avaient, tout au long de cette période plus des préoccupations en quelque sorte « institutionnelles » que tenant au contenu des rituels et aux usages: l'autorité dirigeante, Grande Loge ou Grand Orient selon l'époque, avait le plus grand mal à définir des règles acceptées par tous, à prendre le pas sur les « loges-mère » qui se multipliaient et tout simplement à assurer son pouvoir sur les Loges qui surgissaient partout. Enfin l'inventivité des maçons français avaient entrainé rapidement la multiplication de grades ou degrés nouveaux qui pour se développer et se répandre avaient besoin d'une Maçonnerie « de base », stable, disponible et satisfaite des pratiques existantes.

C'est d'ailleurs pour assurer cette paix que le Grand Orient décidera dès 1781 de proposer un rituel qui sera mis au point en 1785 et publié en 1801: le Régulateur du Maçon (15). Mais avant de passer du XVIII° au XIX° siècle il n'est sans doute pas inutile de donner une image synthétique de la situation : à partir de 1751 apparaissent les Anciens dont la divulgation de référence est « Les trois coups distincts », divulgation publiée en 1760; la Grande Loge créée en 1717 est dite des Modernes et ses usages avaient été révélés en 1730 dans « La Maçonnerie disséquée »de Prichard . Ce conflit se termine en 1813 par l'acte d'Union globalement favorable aux Anciens. Mais tout cela n'a pas eu d'influence sur en France où, avec quelques adaptations locales, se pratique une Maçonnerie directement inspirée par les divulgations du « type Prichard ». Comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, les français pratiquent la Maçonnerie des Modernes en toute innocence! Il n'est d'ailleurs pas question à l'aube du XIX° siècle de Rite français, sauf occasionnellement par facilité de langage pour signifier la manière de faire en France

Comment la Maçonnerie de France va-t-elle se retrouver impliquer dans une querelle des Modernes et des Anciens d'ailleurs à une époque où celle-ci est en passe de s 'éteindre outre-manche ? En fait il s'agira moins d'une querelle que de la naissance d'une seconde

« famille » maçonnique qui s'affirmera comme rattachée aux Anciens, ce qui induira que la première famille est elle liée aux Modernes; comme cette nouvelle famille se dit
« écossaise » l'autre sera dite puis se proclamera « française » et son Rite sera le Rite français tandis que les nouveaux venus seront les Maçons du Rite écossais Ancien et accepté. Derrière une terminologie adaptée au temps et au lieu l'histoire anglaise se ré- écrit en France !!

En réalité l'imagination fertile des frères français avaient très tôt permis l'apparition de grades et degrés qui s'ajoutaient à ceux d'apprenti, compagnon et maître. Dès 1743 on signale des maçons se décorant du titre de « maître écossais » et très vite les degrés les plus divers se multiplièrent au point que parallèlement aux trois premiers grades le Grand Orient fit une synthèse en quatre ordres des plus intéressants de ces nouveaux grades; c'est cet ensemble de 3 grades et 4 ordres qui constitue le Rite Français. Mais si tous les frères ne pouvaient que pratiquer les trois premiers.

 

Le Régius (1390) et le Cooke ( vers 1410) sont les deux plus anciens Devoirs
( Old Charges)
de la maçonnerie opérative au Royaume Uni. L'ouvrage cité à la note 12 en donne une traduction et une présentation

Le Régulateur du Maçon,1785/1801 édition critique par Pierre Mollier, A l'Orient 2004.

grades qu'à la manière du Grand Orient -il n'en existait pas d'autres- la plus grande liberté régnait au-dela pour les degrés et grades dont on disait qu'ils constituait
« l'écossisme » (16), système qui ne concernait que les « hauts grades ».
Une donnée nouvelle apparaît dans les premières années du XIX°siècle. Il ne nous appartient pas de faire l'histoire du Rite Ecossais Ancien Accepté ( puis ET accepté) et nous n'avons d'ailleurs pas la compétence nécessaire (17), rappelons simplement que lorsque de retour d'Amérique en France, où les révoltes des esclaves de Haïti les avaient forcé à se réfugier, des maçons dont de Grasse-Tilly, ramènent avec eux un système dont les trois premiers degrés ( sur 33) restait encore à fixer. Cela pris un certain temps puisque le « guide du maçon écossais » s'il porte la date de 1804 n'aurait pas en fait été publié avant 1813 ( coïncidence: c'est la date de l'union au profit des Anciens en 
( Angleterre ) et même pour certains auteurs 1821 ou 1823 !

Incontestablement le Guide des Maçons écossais puise abondamment dans le rituel

pratiqué alors en France mais il est tout aussi incontestable que sur bien des points il se rattache à la tradition des Anciens, au travers de la divulgation de 1760, « Les trois coups distincts » : le catéchisme reprend mot à mot des passages de cette divulgation, les mots des deux premiers degrés, la place des surveillants, le lien entre les trois principaux officiers et la trilogie Sagesse, Force et Beauté, les mentions des Evangiles: autant d'éléments probants quant au rattachement de ces degrés aux Anciens (18) et d'autres exemples sont donnés par Edmont Mazet: les Modernes ont pour grandes lumières le soleil, la lune et le maître de la Loge, les Anciens la Bible, l'équerre et le compas (19) Désormais on pourra à juste titre et à nouveau parler des Modernes, représentés en France par le Rite Français héritier direct de la première Grande Loge et des Anciens, avec un R.E.A.A. fidèle aux usages et à l'esprit de la seconde Grande Loge

 

Conclusion

Il y a bien en France ( et dans le monde) deux écoles maçonniques: les Modernes et les Anciens mais il ne faut pas faire l'erreur d'imaginer qu'il y a, du moins sur ce fondement, deux maçonneries: il y a une et une seule Franc-Maçonnerie ( nous ne considérons ici que la Maçonnerie respectueuse des landmarks ) avec des voies diverses car si il y a « de nombreuses demeures dans la maison de mon Père (20) il y a bien qu'une maison et qu'un Père.

Il faut d'ailleurs se réjouir que les voies soient multiples puisqu'ainsi chaque initié peut prendre le chemin qui convient le mieux à sa sensibilité, à sa culture, à son vécu.
Et cela va sans dire, et encore mieux en le disant, que rien n'est moins maçonnique que d'opposer les Rites
.

 

 

 

La raison de cette appellation a suscité plus de débats que le sexe des anges: volonté de se relier à l'outre-Manche (mais pas à l'Angleterre fondatrice de la Maçonnerie en trois grades), légende des Templiers réfugiés en Ecosse, influence des exilés stuartiste en France, suite du discours du Chevalier Ramsay (1738) lui- même écossais de sang......et bien d'autres hypothèses!!

Une multitude d'ouvrage traite de la question; parmi les plus anciens: Jean-Emile Daruty, Recherche sur le Rite Ancien et Accepté, ré-édition chez Télètes en 2002; et aussi Charles Porset, Osons penser, A l'Orient 2011.

Gilles Pasquier: Les Anciens et les grades de Métier du R.E.A.A., Villard de Honnecourt, n° 7, 1983.

Edmond Mazet Le soleil, la lune et le maître de la Loge. Villard de Honnecourt n ° 12, 1986
Jean 14, 2 

 

 

 

Jacques Denville.

Publié avec l'accord de l'Auteur - La première publication de ce article a eu lieu dans les Cahiers du Rite Français de la GLAMF.

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Publié le par jean françois
La Teignouse Baie de Quiberon, Le Fort Saint-Jean Marseille.
La Teignouse Baie de Quiberon, Le Fort Saint-Jean Marseille.

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FRANCS – MACONS  DE LA MER – VIII – HISTOIRE

 

Je reprendrais le voyage de La Pérouse, la semaine prochaine, aujourd’hui, je vais sur les traces du DUC D’AIGUILLON.

 

UN MARIN DE CIRCONSTANCE !

 

Emmanuel, Armand Duc d’Aiguillon né à Paris le 31 juillet 1720, il est le fils d’Arnaud Louis Vignot du Plessis Richelieu et d’Anne Charlotte de Crussol. Il hérite de son père du titre de Duc d’Agenois. A 17 ans il est mousquetaire du Roi.

Il devient véritablement célèbre en prenant le commandement de la Bretagne, après le Duc de Chaulnes, il a 33 ans. Louis XV veut un homme capable de faire front aux Anglais, dans un territoire ouvert vers l’Angleterre. Son obligation résider sur place, venant de l’extérieur de la Bretagne cela ne fut pas facile, il eut de nombreux ennemis.

Le Dictionnaire des Marins Francs-Maçons rapporte qu’en 1754 de passage au Croisic, un enfant de dix ans l’apostrophe ainsi : « Pour la troisième fois l’espoir de ma patrie, l’illustre d’Aiguillon, reparaît en ces lieux ». Cet enfant Paul Philippe Desforges sera membre fondateur de la Loge La Parfaite Fraternité à l’Orient du Croisic.

Pendant la guerre de sept ans en 1758, six vaisseaux anglais, huit frégates fortement armés, de nombreux navires de transport, sont devant Saint-Malo et débarquent à Saint-Briac, c’est le commandant Howe qui est à la manœuvre. Les anglais sont Dinard et sur les bords de Rance, les Français résistent. Le 11 septembre le général Bligh hésite, le combat fait rage sur la plage de Saint-Cast d’Aiguillon perd 300 hommes, les Anglais 1200 et sans doute plus de 800 prisonniers sont faits. C’est une belle victoire pour d’Aiguillon, il est accueilli en héros à Saint-Malo. Cette bataille sera sa gloire.

 

Plus tard il se heurte à plusieurs reprises avec les Rennais, dont La Chalotais, en exil à Saintes en 1768 il démissionne de ses fonctions. Il fût en 1774 ministre de la guerre et des affaires étrangères curieux mélange des fonctions, déjà les cumuls en politique ! A l’arrivée de Louis XVI, sonna pour lui l’heure de la disgrâce.

 

Une demande de patente Maçonnique adressée en 1774 au Grand Orient de France, par des Frères Briochins cette Loge prendra le nom de Duc d’Aiguillon. Il semble que cette Loge pratiqua un Rite Forestier.

L’activité maçonnique du Duc d’Aiguillon est restreinte, néanmoins attestée, dans des archives, détenues par Le Saulnier du Vauhello, Vénérable fondateur de la Loge « La Sincère Union » de Châtelaudren dans les actuelles Côtes d’Armor.

 

Bien plus tard, un Frère décédé connu à Rennes  pour tenir estaminet sur la Place Sainte-Anne et angle de la rue de Penhoët, sous l’enseigne « La Bonne Nouvelle », après avoir maçonné dans les Loges Rennaises et Malouines. Le Frère Jean-Claude Duchesne, connu pour sa bonne humeur, son empathie. Il cède son bar Rennais et prends une affaire à proximité de Saint Cast à Hénanbihen, c’est pour une semi retraite. Il devient membre fondateur la Loge le Duc d’Aiguillon à Saint-Cast, cette Loge fondée sous les auspices de la GL NF, travaille encore, son Rite est le R E A A, elle est actuellement inscrite sur les registres de la GLAMF. La particularité de cette Loge est d’avoir eu de nombreux membres éminents, ayant remplis des fonctions administratives au sein de la GLNF, des Grands Maîtres Provinciaux, des officiers provinciaux et nationaux. Egalement des membres du SCPLF encore en poste.

De mes visites au Duc d’Aiguillon, je retiendrais dans mon Cœur, la Grande Fraternité des Frères, les Agapes préparées par mon Frère Jean-Claude, les huitres au menu et la Tête de Veau !

 

Pour ma part, alors apprenti dans les années 1987-1990, je retiendrais que le Frère Duchesne avait « L’intelligence du Cœur ». J’ai eu le plaisir de maçonner avec lui, et la douleur de l’accompagner sur le chemin de l’Orient éternel quelques jours avant son départ.

 

J’espère que des Frères Lecteurs du Blog, ne manqueront pas d’enrichir, ces quelques souvenirs du Duc d’Aiguillon.

 

JFG

 

Se souvenir pour les Bretons :

Dans le Dictionnaire des Marins Francs-Maçons.

 

Alliard Daniel (1955-2008)

Engagé dans la Royale comme plongeur-démineur, enseigne de vaisseau de réserve, Daniel Alliard a ensuite fait carrière comme officier de police, carrière qu’il termina dans la protection de la jeunesse. Il était membre de la Loge « Etoile d’Iroise » et fondateur de la Loge « Bougainville » à Brest, dont il fût le premier Vénérable. Grand porte glaive de sa province, il est décédé à Brest  le 08 Avril 2008. Il était membre actif de la Loge maritime de recherche La Pérouse.

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