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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Article de Presse.Ouest-France.

Article de Presse.Ouest-France.

HIER ET AUJOURD'HUI LES FRANCS MACONS A AURAY !

Un lecteur du Blog Thierry me communique une information parue dans Ouest-France, concernant un reportage dans le cimetière d’Auray, qui est plein de surprise. On y trouve la tombe ou repose Jean-Marie Barré je cite ensuite Ouest-France : « Le bienfaiteur de la ville. Il était l’héritier direct d’une très riche famille. Dès 1796, il a beaucoup donné de sa fortune pour la Chartreuse, le Cloître de Sainte-Anne-d’Auray et pour la Chapelle du Saint Esprit. Il était membre de la Loge Maçonnique « La Douce entente »installée à Saint-Goustan ».

Pour faire suite à cet article j’ai fait quelques recherches rapides. Yannick Rome qui a écrit un ouvrage sur la Franc-Maçonnerie en Bretagne relate qu’a Auray, la première loge Maçonnique du Grand Orient fût créée le 10 janvier 1792. Elle s’appelait « La Douce entente », elle fût créée par Vincent –Alexis Boullé, juriste , il deviendra procureur du district d’Auray, puis secrétaire du département c’est sans nulle cette Loge que fréquenta Jean-Marie Barré. Il cite également Guillaume Cohéléach, prêtre constitutionnel de Kervignac comme membre de cette même Loge. En novembre 1794 Vincent –Alexis Boullé est assassiné par des chouans qui lui reprochent d’avoir dénoncé des prêtres réfractaires, sous la terreur la Loge dû arrêter son activité.

Ailleurs Julien Daniélo dans sa thèse sur : « Les Ports d’Auray et de Vannes aux XVII et XVIIIème siècle écrit :

Beaucoup de personnes issues de la robe ou du clergé ne reconnaissent pas un intérêt porté par les négociants pour la culture. Pourtant c’est dans ces ports atlantiques que s’est épanouie la culture du négoce caractérisée par les loges franc-maçonnes ou les chambres de lecture.

Ces espaces portuaires sont donc à partir du XVIIIe siècle des espaces d’innovations idéologiques et culturelles en corrélation avec l’esprit des Lumières.

Ce contexte est-il favorable à l’implantation de la franc-maçonnerie qui a déjà conquis Lorient en 1744 ?

Apparue en France en 1725, la franc-maçonnerie s’organise en 1735 avec la Grande Loge de France et en 1773 se produit une scission qui aboutit à la création du Grand Orient de France. La suprématie de l’enseignement donné par des religieux et son emprise sur les cultures locales n’ont pas aidé les petites villes à être imprégnées tout de suite des idées franc- maçonnes. L’apparition d’une idéologie négociante ne prend forme qu’après l’expulsion des Jésuites de Vannes en 1762. A partir de cette date les principaux protagonistes de la vie économique et politique vannetaise et alréenne vont figurer parmi les futurs fondateurs des loges maçonniques en partie issus de l’élite portuaire. Aucune de nos deux villes ne voit la création d’une loge pendant l’Ancien Régime. Il faut attendre à Auray l’année 1791 pour voir la création de « La Douce Attente » sur le modèle des grands ports atlantiques où la franc-maçonnerie a déjà conquis les élites. . A Vannes on assiste la même année à la création de «La Société des Amis de la constitution de Vannes» en pleine période révolutionnaire. Mais il faut attendre le 19 juillet 1801 pour voir la création d’une véritable Loge Maçonnique nommée : « La Philantropie .»

Les loges maçonniques qui se rencontrent en nombre au sein des ports n’apparaissent qu’en 1791 à Auray et en 1801 à Vannes.

« La Douce Attente » est créée sous l’impulsion de francs-maçons d’Auray appartenant pour beaucoup à la loge de « L’Heureuse Alliance » de Lorient ou à celle de « L’Union » également à Lorient. Vincent-Alexis Boullé, ancien négociant âgé de 51 ans est l’instigateur de la fondation de cette loge. On y retrouve faisant partie de l’élite portuaire : Louis Bonnard négociant, Jean-Marie Bonnard capitaine de vaisseau de commerce, François Vannier capitaine général des douanes, Ange-Marie Guillon maire d’Auray, Pierre Cheminant négociant et Jacques Louis Martin négociant.

« La philanthropie » est créée par 14 francs-maçons tous demeurant à Vannes. La plupart d’entre eux ont séjourné à Paris puisqu’ils appartiennent à la loge «L’Océan français » à l’Orient de Paris. Retenons avant tout les noms du négociant vivant au N°13 rue Ferdinand Le Dressay Jean-Joseph Danet (1751-1820) ainsi que celui de Barthélémy Ange Xavier Guillo Dubodan fils du négociant et maire Jean-Vincent Dubodan (1752-1843).

Voilà, sans doute le fonds Maçonnique, le plus ancien d’Auray, si des lecteurs ont des documents ou des témoignages de cette époque, je suis preneur. Il a fallu attendre ensuite les années 1900 pour que renaisse la Franc-Maçonnerie à Auray. Une Loge du Droit Humain a vu le jour le 12 Août 1906 crée par Madame Pichon directrice d’école cette Loge se réunit dans la maison Bellevue à Saint-Goustan. Puis le 22 Mars 1908 Julien Rousseau Directeur d’école à Brec’h présent encore dans la mémoire collective pour œuvres sociales, en indélicatesse avec le Grand Orient de France, décide de créé la Loge « La Solidarité Bretonne » sous la bannière de la Grande Loge de France, quatre plus tard cette Loge se transfère à Lorient, elle a fété ses 100 ans en 2008 et travaille toujours, nouvelle interruption de 100 ans de la Franc-Maçonnerie à Auray, jusqu’au 01 mars 2008. A cette date des Frères de Vannes, Lorient et la presqu’ile de Quiberon, décident sous les auspices de la Grande Loge Nationale Française alors en pleine expansion, de créer une Loge nommée « Les Mégalithes » elle se réunira dans une auberge à Brec’h, puis au Manoir de Kerdréan, le Château de la Pierre ou fût de passage en son temps le célèbre Cadoudal. Elle travaille maintenant dans les environs d’Auray. Cette Loge suite aux troubles profonds qui secouèrent la Grande Loge Nationale Française, décide de rejoindre en décembre 2013 la Grande Loge de France elle est aujourd’hui la seule Loge Maçonnique travaillant à Auray.

Voilà un bref parcours Maçonnique à Auray de Jean-Marie Barré aux Mégalithes.

Auray fût également honorée par un Franc-Maçon célèbre qui posa le pied à terre le 03 Décembre 1776 à Saint-Goustan, il s’agit de Benjamin Franklin, venu demandé du secours au début de la guerre d’indépendance des Etats Unis, un lycée porte son nom à Auray. Ainsi le fonds Maçonnique n’est pas absent à Auray et d’autres pages restent à écrire…

JFG

Anecdotes et informations :

En 1907, le curé de Saint-Goustan constate un vol d'hosties consacrées. Pour lui, il n'y a qu'un seul coupable : les francs-maçons. Il fait installer un tabernacle coffre-fort.

Autre moment remarquable : en 1908, à Saint-Goustan encore, lors d'une procession, les francs-maçons d'Auray sont « horrifiés » de voir que l'ex-voto, un bateau, est porté par des marins en uniforme... Ils portent plainte. Lors du procès les militaires sont acquittés.

Yannick Rome

Paru dans Ouest-France du 26 Février 2015.

Le grand maître Marc Henry est l’invité ce vendredi de la loge d’Auray Le thème de sa conférence : « construire l’homme pour construire la Cité ».

Invité de la loge d’Auray, "les Mégalithes", Marc Henry, Grand maître de la grande loge de France intervient vendredi soir au Petit théâtre d'Auray. Il propose une conférence publique qui vise à donner des clefs de compréhension sur la Franc-maçonnerie.

Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama
Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama
Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama
Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama
Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama
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Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama

Documents Maçonniques Loge la Solidarité Bretonne à AURAY. Diaporama

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Publié le par jean françois

Articles classés du plus au moins lu.

Le lundi 26 : Idéologie de la précaution.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/l-ideologie-de-la-precaution.html

Le Dimanche 25 : Le Forgeron.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/la-planche-de-theodore-forgeron.html

Le Mercredi 28 : A Chacun son Tableau de Loge

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/a-chacun-son-tableau-de-loge.html

Le Mardi 27 : Gémissons !

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/gemissons-gemissons-mais-esperons.html

Le Vendredi 30 : Conférences, actualités.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/conferences-actualites.html

Le Samedi 31 : De Marc Aurèle à la F M

(pb technique à voir sur le site sur google)

Le jeudi 29 : Le Tarot Initiatique

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2015/10/tarot-initiatique.html

Bonne lecture ou relecture.

JFG

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Publié le par jean françois
Bronze Art du Bénin fin du XVIIIème British Muséum

Bronze Art du Bénin fin du XVIIIème British Muséum

DICTIONNAIRE INUTILE

Glockenspiel

Arrivé à la lettre G, le collectionneur de mots pour notre cher magazine se dit bien qu’il arrive dans une zone aussi dangereuse que balisée. Combien d’entre vous, chers lecteurs, se sont penchés sur cette fameuse lettre mystérieuse ? Je fus moi-même de ceux-là et mon intervention, bien que (très) personnelle, n’eut pas l’heur de plaire à tout un chacun sur les colonnes.

Tour à tour convenues (donc banales), audacieuses (donc malvenues), cacophoniques (donc inaudibles), ou répétitives (donc lassantes), les planches sur la lettre G se suivent au rythme des augmentations de salaire. Un rapide calcul (scientifiquement irréprochable) nous amène à chiffrer leur nombre à plusieurs centaines, voire légèrement au-delà. Donc choisir un terme commençant par G pour ce petit dictionnaire, certes inutile, relève de l’exercice périlleux car, fatalement, les dictionnaires, les vrais, ceux avec plein de mots, en contiennent beaucoup. Et pour les aventuriers de la lettre G, parions que plusieurs d’entre eux ont déjà été largement utilisés et commentés. Ce n’est pas l’absence de mot qui pose problème, c’est le trop plein de signifiants, de symboles cachés, ésotériques, exotériques, apophoniques.

L’avantage de Glockenspiel paraît donc tout à fait évident, il n’y a aucun sens caché là-dessous et aucun concept ésotérico-fumeux ne peut être extirpé, même aux forceps, des sons de ce jeu de grelots.

Qui oserait en effet faire parler des clochettes sur des sujets aussi importants que la place de l’Homme dans l’univers, la juste mesure que chacun doit accorder à l’autre (et réciproquement), l’éthique, la morale, la philosophie, les différentes strates ontologiques de la vie et autres sujets essentiels ? Qui ? Personne bien sûr et c’est rassurant.

Encore que…

En creusant un peu, le glockenspiel nous rapproche quand même du « Jeu des perles de verres » de Hermann Hesse. Il évoque alors l’harmonie qui ne s’exprime que dans la différence. Il nous parle de ces vibrations qui nous élèvent. Il résonne de ces pulsations qui, du fond de l’univers, se répètent dans notre corps. Ce qui n’est déjà pas si mal pour des grelots.

Je ne suis pas un mozartologue confirmé, mais il me semble que dans la Flûte Enchantée, c’est Papageno qui prononce cette phrase : « Si tous les hommes de bien possédaient des clochettes, leurs ennemis disparaîtraient bien vite. »

Théodore Neville.

Note: Jean-Pierre Bayard écrit:" Les sons immatériels des cloches et clochettes, chassent les démons, au même titre que les parfums; c'est le bruit sacré ou immatériel, ou le charivari, images de la résurrection."

Citation:

Les cloches et les canons sont les deux grandes voix des hommes : elles luttent avec le tonnerre, cette grande voix de la nature.

La conversation de Jean d' Ormesson

[ Jean d'Ormesson ]

Clochette Nécromancienne de Girardius XVIIIème Siècle Paris, Bibliothèque de l'Arsenal

Clochette Nécromancienne de Girardius XVIIIème Siècle Paris, Bibliothèque de l'Arsenal

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Publié le par jean françois
LA PIERRE DE SERGE

LA PIERRE DE SERGE

De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

DEMAIN LA PLANCHE DE THEODORE NEVILLE.

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Publié le par jean françois
LA PIERRE DE SERGE

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De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

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LA PIERRE DE SERGE

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De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

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LA PIERRE DE SERGE

De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

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De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

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De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

DEMAIN LA PLANCHE DE THEODORE NEVILLE.

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Publié le par jean françois
La Pierre de Serge

La Pierre de Serge

De Marc Aurèle à La Franc-Maçonnerie.

Marcus Annius Venus, nait à Rome en 121. Il découvre la philosophie à travers les thèses d’Épictète et devient l’élève de Fronton l’orateur. Après la mort de son père, il sera le protégé de l’empereur Hadrien, celui-ci le fait adopter par son fils Antonin le Pieux, il devient alors Marcus Aurélius Antonius. Il épouse sa cousine Faustine la jeune surnommée la mère des camps, affecté par sa mort en 176, démontrant ses qualités humaines et son éducation, il est porté sur le trône et devient : « L’empereur Philosophe » Il ne cessera de défendre l’empire contre les barbares. Il meurt en 180 sur le front du Danube sans doute de la peste. Stoïcien il a fait de sa vie une philosophie pratique, celle-ci est exposée dans ses : « Pensées pour moi-même ».

C’est cette philosophie de la pratique : « La Praxis », non pas en opposition à la : « Théoria », mais en complément indissociable qui rapproche Marc Aurèle de l’initiation Maçonnique car c’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon.

En effet aujourd’hui la philosophie telle qu’elle est dispensée dans nos universités n’est que cours magistraux théoriques. Les philosophes contemporains ne produisent le plus souvent que des exégèses des écrits de Platon. Dans leur vie quotidienne du moins celle qu’ils nous montrent , à part quelques mises en scènes médiatiques, ils ne se dévoilent que pour faire la promotion de leur « Théoria » oubliant « La Praxis » pourtant indispensable si l’on veut modestement faire évoluer la société.

La lecture des Pensées pour moi-même de Marc Aurèle remet la Philosophie au centre de la Cité place qu’elle n’aurait jamais du quitter, en nous recommandant « La Praxis » par préférence à la « Théoria », Marc Aurèle nous engage à la pratique de véritables Exercices Spirituels si bien décrits par Pierre Hadot dans son ouvrage : « Exercices Spirituels et Philosophie Antique ». Plus récemment Xavier Pavie dans son ouvrage : « Exercices Spirituels, Leçons de Philosophie Antique » reprend également ses thèses. Ces deux auteurs et bien d’autres spécialistes de la Philosophie antique comme Lucien Jerphagnon avec ses : « Leçons d’antan » plus particulièrement axées sur le Platonisme et le Néoplatonisme, nous livrent une propédeutique proche de la méthode maçonnique. La lecture de ces ouvrages nous mettent en harmonie avec notre progression initiatique, car ils mettent la philosophie au Cœur de la vie sociétale, comme un art de vivre, un chemin d’amélioration constante du monde, par rupture successives. Pratiquer des exercices spirituels, c’est faire connaissance avec soi et se soucier de son soi, plutôt que de céder à son inclinaison à la facilité matérialiste, évoluer modestement mais avec fermeté, volonté, du matériel vers le spirituel je sais que cela n’est pas dans l’air du temps, mais c’est à mon sens une nécessité pour qui veut mieux vivre en paix et harmonie avec lui même et avec autrui. Cela nécessite une exigence, une préparation, un balisage du chemin à parcourir. Travailler et persévérer sans cesse, c’est comme une thérapie de l’âme. Pratiquer d’abord un examen de conscience, puis s’astreindre à une ascèse quotidienne tant physique que morale, comme en Maçonnerie savoir écouter, pour savoir lire et écrire ensuite, savoir nourrir constamment son âme. Cette ascèse nous mène d’abord vers notre vérité intérieure, et elle rejaillira ensuite vers autrui, c’est cette réalisation réunification individuelle, qui deviendra ensuite collective, dans un espace sacralisé communautaire, puis dans la société toute entière. Cette « Praxis » dans la loge est comparable à celle du Lycée ou du Portique. Si dans la Philosophie Antique la transmission se fait de Maître à élève en Franc-Maçonnerie elle se fait avec le support du Rituel, la force de la tradition, l’exigence de la gestuelle. Le Rituel se substitue au Maître, le philosophe fait l’acquisition de ses savoirs au travers de principes fondamentaux qui sont exprimés par le Stoïcisme, l’Épicurisme ou le Cynisme, ces principes s’agrègent pour former un ensemble qui trouve sa cohérence dans la recherche du bien , du beau, du vrai. De même le Maçon par sa ferme volonté et sa progression initiatique, par son acquisition successive de niveaux de conscience dévoilés en lui même par les rituels, dont la pratique répétitive sont autant d’exercices spirituels.

Les exercices spirituels de la Philosophie antique, ont été absorbés par le Christianisme, puis ensuite au XVIème siècle la Méthode des Essais de Montaigne n’est pas sans similitude avec ces Exercices, en effet Montaigne ne fait pas autre chose qu’une découverte de lui-même, en découvrant les autres. Sa méthode l’amitié n’est que l’échange spirituel entre deux individus. Méthode reprise également sous une forme plus poétique par Antoine de Saint Exupéry, en érigeant les colonnes de la force et la beauté à la gloire de la différence qui enrichit les autres au lieu de les diviser. Toutes ses méthodes sont bien en raccord avec la méthode Maçonnique qui va de l’individuel à l’universel.

Au XVIIIème siècle René Descartes avec son discours de la Méthode et son célèbre « Cogito ergo sum », introduit le doute comme exercice spirituel, tout oublié pour mieux apprendre à l’instar de Pic de la Mirandole. Je termine ce parcours avec le XVIIIème siècle ou l’influence des Exercices Spirituels sur les mœurs de l’époque, le stoïcisme retrouvé et aboutit du Comte de Shaftesbury à la morale de Kant qui révolutionne la philosophie en affirmant la prépondérance de l’homme et le plaçant au centre, tout en ne niant pas l’existence de Dieu, il le réserve au domaine de la foi et non de la certitude. Rousseau enfin pratique ses Exercices spirituels en les mettant en harmonie avec la nature.

La Maçonnerie et en particulier le Rite Ecossais Ancien et Accepté ont absorbés toutes ces influences de la philosophie antique jusqu’au siècle des lumières. Sa pratique : « sa Praxis » n’est pour moi que la prolongation contemporaine de ces exercices spirituels, qui sont devenus des exercices Maçonniques se résumant : « à fuir le vice et pratiquer la vertu », porter la bienveillance et l’amour fraternel, faire sans cesse des progrès pour se rapprocher de la cité céleste d’Utopia monde nouveau, changer le monde pour le sauver ; vaincre nos peurs, admettre nos erreurs, aimer nos différences. Il y a beaucoup de travail sur le chantier, mais la construction des Cathédrales a parfois pris plusieurs siècles, « il n’est pas nécessaire de réussir pour….. ».

Enfin je vous livre une pensée de Marc Aurèle :

Se dire dès l’aurore : je vais rencontrer un indiscret, un ingrat, un violent, un perfide, un arrogant. Tous leurs défauts leur viennent de ce qu’ils ignorent les biens et les maux. Pour moi je connais la nature du bien, c’est l’honnête, et celle du mal, c’est le vil. Je connais aussi la nature du pêcheur : c’est un être de même race que moi, non pas de même sang ni de même père, mais participant à la raison et ayant sa part de la divinité ; nul d’entre eux ne peut donc me nuire, car nul ne peut me faire une chose vile, et je ne puis non plus m’irriter contre cet être de ma race ni le laisser de côté. Nous sommes nés pour collaborer, comme les pieds, les mains, les paupières, ou les deux rangées de dents, celle du haut et celle du bas. Il est contre nature de s’opposer les uns aux autres : et c’est s’opposer à eux que de s’irriter ou se détourner d’eux.

Livre II pensée 1. Éditions Folio 2€ ! Traduit du Grec et annoté par Émile Bréhier.

Note de Émile Bréhier: inspirées des principes du Stoïcisme, ces méditations pleines de sagesse révèlent un homme en proie au doute qui cherche la paix intérieure. Un examen de conscience étonnamment moderne à lire ou relire.

Je m’interroge à la lecture de ces Pensées, sur l’impérieuse nécessité qui s’est faite de réduire, d’amoindrir, voire de supprimer l’étude du Latin et du Grec et de proclamer la volonté du mieux vivre ensemble.

JFG.

HUMOUR ANTIQUE

La maîtresse demande à Toto : "Quand Rome a-t-elle été construite ?

- La nuit, madame !

- Ah bon ?! Et pourquoi ?

- Parce que Rome ne s'est pas faite en un jour !"

C’est un intellectuel qui est à court d'argent et qui vend ses livres. Il écrit alors à son père : "J'ai une bonne nouvelles : je commence à vendre des livres !"

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