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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
LES FRANCS-MACONS ERMITES EXTERIEURS - Communauté et ou fraternité
LES FRANCS-MACONS ERMITES EXTERIEURS –
Communauté et ou fraternité.

 

La Franc-Maçonnerie une école, une communauté, une fraternité, une maison pour vivre sa spiritualité. On parle souvent de Maison de Maçons, à l’instar des Maisons de vie de l’ancienne Égypte, ou des ashrams d’orient ou encore des communautés monastiques chrétiennes de l’époque médiévale. Tous ces refuges propices à l’essor, au développement de la vie spirituelle et à la connaissance de son véritable soi intérieur.

Se retirer du monde profane, de l’agitation, abandonner ses métaux à la porte de la maison, du temple, renoncer à tout ce qui n’est pas essentiel pour aller à la rencontre de soi-même. Pratiquer une ascèse physique et spirituelle, viser un niveau élevé de purification est un exercice long et difficile. C’est d’abord un chemin vers nos contrées les plus obscures, passage indispensable, vers nos contrées les plus lumineuses. Cette ascension, vers les plus hautes sphères de la spiritualité, n’est qu’une étape de l’initiation maçonnique, la réalisation ultime est dans le retour dans le monde profane après avoir vu les frontières de l’éternel orient, derrière le voile des apparences. Connaître l’humilité et la modestie devant la grandeur des mystères de l’univers, et être capable de revenir chez soi, à sa place dans le monde intermédiaire des humains.

La recherche de l’absolu en dehors du monde, dans le désert pour écouter dans le souffle la parole divine, créatrice de paix et d’harmonie en soi, peut s’avérer dangereux sans préparation, sans l’aide d’une communauté de cherchants.

Mais l’entrée dans une communauté cloisonnée aux règles strictes et souvent soumises à Maître spirituel, demande une confiance absolue en ce Maître. Toute collectivité, communauté, quand elle prend de l’importance subie une sorte de pesanteur qui la tire vers le bas, le désir de quantité, uniformise, vulgarise, il faut se mettre au niveau de l’ensemble des membres. Les règles, les statuts de la communauté, peuvent naturellement prendre le pas  sur la recherche de spiritualité de ses membres. La spontanéité, l’imaginaire, la liberté de l’esprit peuvent être mis à mal.

Le Franc-Maçon ne s’accomplit spirituellement que dans sa loge, là où les affaires diverses sont réduites à leur plus simple expression quand le sacré domine le profane, quand l’esprit est au-dessus de la lettre. Il convient certes, de rectifier sans cesse avec l’équerre, la Franc-Maçonnerie est un ordre initiatique, mais à la fin de chaque cycle de progression, commence un autre cycle, et le compas, doit donc être placé à chaque fois sur l’équerre pour pouvoir ouvrir la porte suivante.

« Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » Marc II, 27- Cette parole attribuée à Jésus par Marc dans l’épisode où les épis sont arrachés, les pains réservés aux prêtres, sont donnés aux compagnons, l’homme, doit resté Maître  des règles, la désobéissance peut être, un acte de fraternité.

Le Nous de la communauté ne doit pas être restrictif, il doit laisser sa place au Je de la volonté, je veux être fraternel au-delà des règles, il y a toujours du pain a partager même pour ceux qui n’ont pas réservé leur place, la Franc-Maçonnerie est un centre de l’union des hommes, elle n’exclut pas, qui serais-je pour juger mes semblables.

Les communautés sont fragilisées par la vie contemporaine, l’homme devient de plus en plus individualiste, il veut se prendre en charge totalement, dans ce monde en perpétuel mouvement, en crise, et en création constante, les communautés sociales, politiques et spirituelles, les religions même sont à bout de souffle, ayant privilégié les apparences, la lettre à l’esprit.

Il s’est produit une fracture, une dissociation, il faut remettre de la fraternité dans tous nos actes, du respect pour autrui, du devoir et de l’exigence pour nous-même, se réunifier, retrouver l’Adam originel qui efface toute les frontières. Il n’y a qu’un seul sommet où siège la vérité ultime supra humaine. S’il y a plusieurs pièces, plusieurs communautés, par la force de l’esprit elles doivent se réunir dans la maison commune où tous les hommes sont Frères.

La fraternité ne s’arrête pas aux frontières d’une ou des communautés, elle est universelle, c’est pourquoi selon la formule de Marie Magdeleine Davy l’homme intérieur contemporain sera un « ermite extérieur »

Je cite : Le Désert intérieur 

" La vocation des hommes nouveaux - dont l’ère s’annonce et a déjà commencé - sera d’être voués au " sanctuaire de l’homme intérieur ". Ces derniers mots appartiennent aux Pères du Désert de Gaza. Tout se poursuit. La nouveauté est que ce " sanctuaire " ne sera plus fréquentée par une très faible minorité choisissant le désert extérieur comme lieu d’élection, mais par un grand nombre vivant parmi la foule tout en se tenant dans le désert du dedans.
Les ermites extérieurs doivent abandonner leur famille, leur patrie, leur demeure. Les ermites intérieurs sont aussi affrontés à une séparation. Ils s’évadent de l’omnitude, de la conscience commune, des formes sclérosées, des antihumanismes et parfois de certaines formulations religieuses aliénantes.

Les Francs-Maçons ayant franchis la porte de leur temple, seraient  donc des ermites extérieurs ?

JF.

LES FRANCS-MACONS ERMITES EXTERIEURS - Communauté et ou fraternité

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Publié le par jean françois
LA CARTE DE FREDERIC

LA CARTE DE FREDERIC

DE CINCINNATUS

Je m’extasierai toujours devant l’importance de la « production littéraire » de notre frère JFG.

Il lui en faut du temps et du courage pour rédiger de si nombreux articles, lesquels nécessitent nombre de lectures et de recherches.

Quand bien même « internet » facilite t’il grandement les choses puisque en quelques clics on obtient le renseignement que l’on cherche sans avoir à se rendre à la bibliothèque comme on le faisait à « mon  époque », j’imagine que le rédacteur du blog passe un temps infini devant son écran, soyons en lui reconnaissants!

Hélas, outre les efforts que cela exige de lui, il faut aussi que notre cher épistolier fasse preuve d’une singulière  abnégation car il n’est guère payé en retour !

En effet, si j’en juge par l’assourdissant silence des frères qui ne donnent pratiquement jamais leur avis au sujet des articles publiés, cela est un peu frustrant pour leur auteur!

J’en viens à regretter l’époque, de triste mémoire je vous l’accorde, où les « Myosotis » étaient un centre d’échanges extrêmement riches entre les frères, lesquels se « lâchaient » parfois quelque peu, mais au moins disaient-ils ce qu’ils avaient sur le cœur comme il convient de le faire pour des hommes réputés « libres », ne le seraient-ils plus ?

Certes, 130000 contacts pour ce blog en 2017, c’est un beau score, les Maçons s’intéressent donc à ce que dit JFG, mais pourquoi les frères ne viennent-ils pas « enrichir »  les multiples « planches » de notre auteur prolifique ? Ils ont forcément un avis, du moins je l’espère, qu’attendent-ils donc pour l’exprimer de temps en temps ? (Une image faisant intervenir d’aimables quadrumanes me vient à l’esprit…mais je n’ose y avoir recours !)

Apporter un commentaire aux articles de JFG serait rendre justice à ce dernier et lui fournir une bonne raison de continuer !

GLEFU

GLEFU

VOEUX DE LA GRANDE LOGE EUROPEENNE DE LA FRATERNITE UNIVERSELLE
 Mes BAS et BAF,la richesse de la diversité maçonnique s inscrit dans la force ,la sagesse et la beauté,qui permettent à chacun de nous de poursuivre son chemin de lumière ,en fonction de ses propres convictions et aspirations spirituelles.
 Cette voie de tradition que nous représentons,attachée aux constitutions d Anderson, ouverte ,à toutes et à tous ceux que nous reconnaissons comme tels,sœurs et frères,tendue vers tous les initiés répandus sur la surface de la terre,nous fait espérer que nous réussirons à réunir ce qui est épars,dans le cadre de notre projet ambitieux,de grande fédération de loges,au service des sœurs et des frères,à la recherche de l idéal d harmonie,de paix,et d amour ...
 C est mon vœu pour la FM en général;et pour chacune et chacun d entre vous,je vous souhaite l équilibre physique,familial,professionnel,pécuniaire ,et de toujours vous épanouir dans le cocon de la loge,dans le bonheur,que vous ressentez à chaque tenue,et que vous propagez autour de vous,dans le monde profane...
 Avec mon affection 
 
CG,GM de la Grande Loge Européenne de la Fraternité Universelle

GRAND ORIENT DE SUISSE

GRAND ORIENT DE SUISSE

 Passer sa vie à aimer et à penser, c'est la véritable vie des esprits. (Voltaire)


Mes très chers et bien aimés Sœurs et Frères,

A l’aube de l’année 2018, permettez-moi de célébrer deux évènements majeurs de l’histoire suisse et universelle. 
Il y a 170 ans, en 1848, la Suisse, sortie à peine de la guerre civile du Sonderbund où s’étaient affrontés cantons catholiques et protestants, conservateurs et radicaux, va vouloir mettre un terme à l’obscurantisme, qu’il soit religieux ou politique, en construisant un espace de paix, démocratique et fraternel. Ce sera l’esprit de la constitution de 1848, dont le franc-maçon vaudois Henry Druey sera un des principaux rédacteurs, texte qui instaurera pour la première fois en Europe le suffrage universel masculin. Membre de la Loge Akazia de Winterthur, Jonas Furrer lui aussi franc-maçon, deviendra en cette même année 1848 le premier président de la Confédération helvétique. A compter de ce jour, la Suisse sera gouvernée par 7 conseillers fédéraux, l’un d’entre eux étant élu président chaque année, les 7 travaillant en toute simplicité, loin de tout éclat pompeux, au service du seul bien commun, transcendant leurs divergences politiques ou religieuses.
Il y a 70 ans, en 1948, au sortir de la seconde Guerre Mondiale, et du paroxysme de l’inhumanité, les nations unies vont adopter un texte, fondamental pour les francs-maçons comme pour tous, un texte qui en 1789 concernait exclusivement les hommes, mais qui cette fois-ci se rapporte à tous les êtres humains, à leur dignité, et au respect qui leur est dû. Même si ce texte encore aujourd’hui n’est pas appliqué par tous ni partout, il n’en demeure pas moins qu’il montre la voie, trace un horizon, rassemble tous les hommes de bonne volonté et révoque tout relativisme moral qui ne serait que complicité avec l’infâme.
A l’aune de ces deux épisodes de notre histoire, permettez-moi, mes TT :.CC :.SS :. et FF :., de vous souhaiter une année 2018 aussi lumineuse que les cœurs de ceux qui, en 1848 comme en 1948, ont su dépasser les singularités et les passions égoïstes, pour bâtir un monde plus juste et plus fraternel.

Fraternelle affection. Alexandre Rauzy
Grand Maître du Grand Orient de Suisse
LA CARTE DE VOEUX DE FRANCOIS REGIS

LA CARTE DE VOEUX DE FRANCOIS REGIS

LA CARTE DE VOEUX D'EMMANUEL PIERRAT

CARTE D'EMMANUEL PIERRAT D'APR7S L'OEUVRE DE FABRICE HYBER

CARTE D'EMMANUEL PIERRAT D'APR7S L'OEUVRE DE FABRICE HYBER

CARTES DE VOEUX

BONNE ANNEE

Des sourires pour chasser la tristesse,

De l’audace pour que les choses ne restent jamais en place,

De la confiance

Des gourmandises pour croquer la vie,

Du réconfort, pour adoucir les jours difficiles. De la générosité pour le plaisir de partager,

Du courage, pour continuer à avancer !

Et avant tout la Santé, 

TOUS MES VŒUX DE BONHEUR POUR L’ANNEE 2018

Vincent 

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Publié le par jean françois
GUIDE SPIRITUEL OU PAS ?
GUIDE SPIRITUEL OU PAS ?

 

L’initiation maçonnique nécessite t’elle l’accompagnement d’un guide spirituel et si oui lequel ?

J’ai le souvenir d’un Grand maître, d’une Grande obédience qui déclarait à la presse : « je suis le guide spirituel de mes Frères. » Ce fût le début d’une dérive qui amena cette obédience à la perte de la moitié de ses Frères.

Les Francs-Maçons, pour leur chemin initiatique, leur élévation spirituelle qui commence par la découverte de leur intériorité, n’auraient donc pas besoin de guide, de père spirituel, ce serait donc une démarche entièrement solitaire.

Dans « Le pur et l’impur » Wladimir Jankélévitch  écrit : « Seul l’impur avec ses rugosités, aspérités, disparités et mélanges, offre prise à notre savoir. » Si l’initiateur, le guide, le maître extérieur est utile c’est donc parce que l’homme est le plus souvent incapable de prendre contact avec lui-même, avec son être intérieur, il lui manque les clés.

Il lui faut donc un serrurier pour débloquer cette porte souvent fermée à double tour, par les contingences de sa vie profane.

Une fois qu’il aura pénétré en lui-même, une fois le contact établit et la connaissance prise des diverses pièces de son intérieur, il lui faudra s’affranchir de son guide, le conserver toute une vie durant, serait la démonstration d’une faiblesse, oubliant que c’est de sa propre volonté qu’il s’est fait recevoir Franc-Maçon. Son guide deviendra alors son soutien dans les épreuves, un simple tuteur à l’image de celui qui soutient l’arbre durant sa croissance. Tuteur de lumière vers la lumière, la Lumière va à la lumière.

Le parrain en Franc-Maçonnerie rempli ce rôle, c’est celui qui éveillera, ranimera la lumière qu’il a discerné enfouie dans le cœur de son filleul, d’où l’importance de ne conférer cette mission qu’à un Maître accompli, celui qui sera réceptif plus aux qualités de cœur, qu’aux apparences ou aux connivences sociales et professionnelles.

Le parrain agira comme Maïa l’ainée des Pléiades, ces sept sœurs et que Zeus prit pour épouse, celle qui accoucha d’Hermès, ce Dieu ambigu des voyageurs situé au carrefour du bien et du mal, mais qui deviendra pasteur. Le parrain favorisera donc l’accouchement du chercheur de lumière.

On se rappelle que les Pléiades furent transformées en colombes, pour transporter un message de paix et d’harmonie, concilier en quelque sorte l’extérieur et l’intérieur.

Le parrain initiateur pour son filleul devra posséder les qualités de pédagogue, pour l’aider, lui faire comprendre que les clés sont à sa portée, à lui de s’en saisir. C’est à l’initié d’ouvrir ses portes, la Franc-Maçonnerie n’est pas une secte, chacun est maître de sa conscience.

Le parrain met en place le processus, la propédeutique, il guidera jusqu’au pied de l’édifice à construire, il posera sa main sur l’épaule ou tiendras l’étendard au-dessus de la tête de son filleul, mais c’est ce dernier qui frappera les trois premiers coups sur sa pierre brute, il sera le compagnon qui partira à la conquête du monde et le Maître qui reviendra au centre avec ses Frères.

Le parrain est donc l’animateur si j’ose dire du séminaire de formation, et c’est le jeune initié qui partira avec sa mallette, ses outils pour accomplir le travail sur lui-même. On comprend ainsi la puissance du rituel confié à l’initié, légué par les anciens, et l’importance de lui conserver sa pureté. Tous ceux qui ont quittés temporairement la chaîne d’union, mais qui sont présents dans nos cœurs observent avec bienveillance les jeunes pousses qui fortifient la forêt.

Le parrain fournit donc les armes à l’initié, il est un montrant, il se doit d’être exemplaire, responsable à l’écoute, il marche ainsi sur les traces de Socrate, Pythagore, Sénèque, Plotin etc…En faisant pratiquer à son filleul une série d’examens de conscience, une méditation à la manière de Marc Aurèle, il exerce et enrichit sa spiritualité.

Au-delà du dire, et du faire le rôle du parrain est aussi d’apprendre à son filleul le silence de ses sens et la modération de ses passions, il favorise la réflexion et la sagesse de l’attente avant l’action. Puis quand la voix de la conscience de son filleul parlera en lui, quand il verra la lumière venant du cœur dans ses yeux, il se retirera dans l’ombre sans faire de bruit, il ne soufflera pas dans les trompettes de la renommée, il partira sur un autre chantier, le temps presse.

En conclusion les rituels sont les véritables guides des Francs-Maçons et c’est aux parrains de les ouvrir pour leurs filleuls, comme se déroule le tableau de loge, ils leurs feront comprendre l’importance des rites ancestraux.

 L’initiation maçonnique est un chemin que l’on parcoure seul, mais avec un bâton placé dans notre main par notre parrain et le regard tourné vers les bornes que sont nos Frères tout au long de notre route, véritables équerres rectificatrices.

Indispensables guides donc, Marie Magdeleine Davy à écrit : « Tous les hommes soucieux de se connaître ont-ils besoin de guide ? Sénèque répond à cette question : « Certains-dira-t-il-sont parvenus à la vérité sans l’assistance de personne ; ils se sont fait eux-mêmes leur chemin… D’autres ont besoin d’aide ; ils n’avanceront pas si personne n’a marché devant eux, mais ils sauront suivre… Une catégorie d’hommes…pour parvenir au bien sous l’empire de la contrainte…un guide ne suffirait pas ; on appellera un moniteur, ou mieux encore un dresseur. (à Lucilius)

JF.

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Publié le par Jacques Viallebesset

Cet article est reposté depuis L'atelier des Poètes - par Jacques Viallebesset.

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Publié le par jean françois
Montesquieu

Montesquieu

LES LUMIÈRES DE MONTEQUIEU HIER ET AUJOURD’HUI DE 1718 À 2018.

Montesquieu, aristocrate, et ami des peuples, il voulait leurs apprendre leurs droits, mais aussi leurs devoirs. Il fût initié Franc-Maçon le 12 mai 1730 à Londres dans la Loge The Horn Tavern Lodge, le Duc de Norfolk en était le Vénérable Maître. Un de ses amis Andrew Michael, le chevalier de Ramsay a été initié dans cette même loge.

Montesquieu eut pour parrain le mendiant de sa paroisse, afin qu’il se rappelle que « tous les pauvres sont ses frères. ». Il fût membre de l’académie française et si par un concours de circonstances ses cendres n’avaient pas été dispersées, elles seraient au Panthéon.

C’est de manière anonyme qu’il écrivit Les Lettres Persanes elles furent publiées en 1721. Elles restent d’une actualité criante.

Sa 118ème lettre datée de Paris, le 26 de la lune de Chahban , 1718, est une critique sans concession de la religion catholique qui proscrit le divorce et impose le célibat des prêtres je cite pour extrait :

« La prohibition du divorce n’est pas la seule cause de la dépopulation des pays chrétiens. Le grand nombre d’eunuques qu’ils ont parmi eux n’en n’est pas moins considérable. Je parle des prêtres et des dervis de l’un et l’autre sexe, qui se vouent à une continence éternelle : c’est chez les chrétiens la vertu par excellence ; en quoi je ne les comprends pas, ne sachant ce que c’est qu’une vertu dont il ne résulte rien. »

Parlant ensuite de la religion protestante et des pasteurs, qui eux pratiquent le mariage.

« (…) Cette religion qui ramenait tout aux premiers temps, (…), il ne faut pas douter qu’après avoir rendu la pratique du mariage universelle, ils en ussent encore adouci le joug, et achevé d’ôter toute barrière qui sépare, en ce point, le Nazaréen et Mahomet. »

Plus loin, il ajoute :

« (…) J’ose le dire dans l’état présent (1718) où est l’Europe, il n’est pas possible que la religion catholique y subsiste encore cinq cent ans. »

Sa critique va jusqu’à atteindre la manière dont s’exerce l’économie, majoritairement alors sous le joug des hommes d’église, remplacés aujourd’hui souvent par une caste de petits marquis politique, aristocrates de naissance ou élevés dans les mêmes institutions et éloignés des aspirations des peuples. Je cite :

« (…) La culture des terres y est abandonnée, mais même l’industrie est pernicieuse : elle ne consiste qu’a apprendre cinq ou six mots d’une langue morte. »

« Les dervis ont en leurs mains presque toutes les richesses de l’état. C’est une société de gens avares qui prennent toujours et ne rendent jamais ; ils accumulent sans cesse des revenus pour acquérir des capitaux. Tant de richesses tombent, pour ainsi dire, en paralysie : plus de circulation, plus de commerce, plus d’arts, plus de manufactures. »

Quelles sont les leçons tirées de ces lumières du passé, 300 ans après en 2018 ?

JF.

LES LUMIÈRES DE MONTESQUIEU: HIER ET AUJOURD'HUI 1718 - 2018

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Publié le par jean françois
Gilles Servat

Gilles Servat

Gilles Servat.

En Bretagne dans son pays, vous le croiserez peut-être un jour sur votre chemin, sur les bords de la rivière d’Étel, ou sur le marché à Auray. Si vous pouvez, perdez du temps avec lui, perdez du temps avec cet homme, chez vous, ailleurs avec vos amis, écoutez… Vous gagnerez du temps, et sûrement mille joies à chaque fois, et peut-être un peu de bonheur. Il est le pays, qui sera bientôt le vôtre, le pays de l’amour.

JF.

POUR L'AMITIE POUR L'AMOUR

Pour l’amitié.

 

C’est quelques lignes m’ont été inspirées par Rémy Le Tallec, mon ami, mon Frère, qui nous offre un supplément, un peu plus de Lumière avec ce beau poème du regretté Sylvain Lelièvre.

JF.

Toi l’ami

Toi l’ami dont je ne saurai jamais le nom
Toi mon frère inconnu, toi ma sœur anonyme
Toi qui vis dans le noir, toi l’obscur compagnon
Toi pour qui tant de fois j’ai retourné ma rime

Toi qui es là ce soir, qui entends ma chanson
Toi même qui ja
mais ne l’entendras peut-être Qu’importe mais toi dont je ne sais rien, sinon
Que nous vivrons tous deux sans jamais nous connaître

La vie a des façons de nous départager J’aimerais bien parfois te raconter des choses Comme on le fait le soir quand on est fatigué Quand on a sa journée, qu’on a le cœur morose Nous pourrions simplement nous asseoir et jaser En écoutant Félix ou Mozart ou Coltrane Quelque part vers minuit on se ferait du café
La veillée serait longue et courte la semaine.

C’est à notre amitié que je chante aujourd’hui
C’est au vin que jamais nous ne boirons ensemble
Je chante à l’impossible et j’en pleure à demi

Mais sache au moins combien je te ressemble
Sache que nous faisons un peu le même ouvrage

Et qu’à tout prendre, au fond, malgré tout ce qu’on vit Pareilles sont nos joies, pareilles sont nos rages

Mais que tombent ce soir nos murs et nos parois Et que pour un moment le cours du temps s’arrête Ce soir c’est notre fête, allez tu viens chez moi C’est le temps de fumer toutes nos cigarettes
Je veux te dire au moins que je marche avec toi
Et que tu n’es pas seul malgré tant de silence
Que par-dessus les mers, les villes et les toits
Se rejoignent nos mains à force d’espérance.

Sylvain Lelièvre 1965

auteur-compositeur-interprète
dans la lignée de Félix Leclerc, Gilles Vigneault et Robert Charlebois (Québec, 1943-2002)

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Publié le par jean françois
MEILLEURS VOEUX 2018

Mes Meilleurs Vœux pour l’’année nouvelle à toutes et à tous. Que la souffrance soit apaisée, que la joie brille dans les cœurs, que la Lumière de la fraternité éclaire le monde.

Un grand merci à tous les lecteurs du Blog.

 

      Jean-François.

 

 

LE BLOG

 

En juillet 2015 au cœur de l’été le mois du démarrage du Blog 282 pages ont été lues. Depuis 1078 articles sont parus.

 

Pour l’année 2016 : 53 743 pages vues par 37 467 visiteurs.

 

Pour l’année 2017 : 122 314 pages vues par 89 753 visiteurs.

 

Soit depuis sa création : 186 862 pages vues par 133 011 visiteurs.

 

Merci pour votre fidélité.

 

JF.

ACTUALITES
MEILLEURS VOEUX 2018
MEILLEURS VOEUX 2018
HÔTEL LES ABBATIALES  - MANOIR DE KERDREAN - LE BONO - 56400
HÔTEL LES ABBATIALES  - MANOIR DE KERDREAN - LE BONO - 56400
HÔTEL LES ABBATIALES  - MANOIR DE KERDREAN - LE BONO - 56400

HÔTEL LES ABBATIALES - MANOIR DE KERDREAN - LE BONO - 56400

Tenue Réservé aux Frères : Hôtel les Abbatiales au Bono 56400 en Bretagne, le Jeudi 08 Février 2018.

JF.

MEILLEURS VOEUX 2018
MEILLEURS VOEUX 2018
GUERRE ET PAIX

Une nouvelle série sur France 2 à voir ce soir, produite par la BBC dans cette série Romanesque, voir l'épisode numéro 3. Initiation d'un des héros !

JF.

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Publié le par jean françois
Lac Louise Isaac Viglione

Lac Louise Isaac Viglione

UN AMI UN FRERE…Rémy

Il fait froid dehors, c’est l’hiver, il fait chaud dans mon chez moi, je saisi un livre un peu jauni. « Les gens de mon pays ». Il était là depuis longtemps, peut-être depuis toujours. A chacun son pays peuplé de ses amis, de ses frères, de tous ceux avec qui on ne parle pas tous les jours, faute de temps, encore un an bientôt, mais ils sont là toujours. Comme Il est là, là, le pays, ton pays et bientôt tu sais, tu sais que tu reviendras au pays, dans ton pays. Encore un autre Gilles (Servat) perché haut, comme son cousin du Québec, ce Gilles de là-bas du pays de l’hiver.

Et puis il y a tous les autres du pays, tous ceux rencontrés grâce à la Franc-Maçonnerie, ils sont là fidèles comme Rémy le modeste, le discret, le découvreur de talents, grâce à sa plume sont nés quelques diseurs de bonheurs, quelques chanteurs de douceurs : Gilles Vigneault, Michel Jonasz, Dan Ar Braz, Denez Prigent, Thiéfaine entre autres.

 Hubert Reeves a écrit la préface, Rémy Le Tallec l’introduction « Des gens de mon pays. » cette édition de l’intégrale des chansons de Gilles Vigneault, l’hiver, le printemps, l’amour, la mort, la vie sont entrés chez moi.

Un cadeau déposé pour cette année là, et pour les suivantes…. Dehors c’est l’hiver, dedans il fait chaud, demain il fera beau, nous serons tous des Frères.

Quelques lignes de la préface d’Hubert Reeves :

« Mais comment aurais-je pu soupçonner le rôle de cet auteur et ses œuvres allaient jouer dans l’évolution sociale des Québécois ? Il est difficile de se rappeler, cinquante ans plus tard, combien la société du Québec était alors muselée dans son âme et son expression. Un clergé puissant contrôlait largement l’éducation, l’expression écrite et les manifestations artistiques. De plus, la langue française prétendue « gardienne de la foi », n’était pas vraiment personna grata sur la place publique. Tout cela allait changer autour des années 1960 grâce à la Révolution tranquille qui a vu s’évanouir le pouvoir du clergé et s’épanouir  l’identité francophone du pays. »

(…) Gilles Vigneault chante un pays, le sien, le nôtre. Il l’aime tel qu’il est, sans restriction, avec son hiver interminable et son printemps si longuement attendu : « Mon pays ce n’est pas un pays c’est l’hiver », «  Ah ! Que l’hiver tarde à passer. »

Rémy Le Tallec a écrit dans son introduction :

Extraits : VOS MOTS, LES MIENS

La prédominance de la communication orale dans cette société encore jeune trouve un incomparable médiateur dans l’œuvre de Vigneault, pour l’affirmation de son identité et donc de sa différence, en même temps que pour la transmission de son héritage. L’important pour Gilles est en effet de faire connaître aux plus jeunes le territoire de leur pays, leur histoire, leur héritage littéraire, pour les aider à construire leur propre imaginaire.

                        ICI, AILLEURS

La seule façon d’être universel c’est d’être profondément de quelque part. (….) Et je crois qu’on a plus de chance d’aller au fond de l’Homme en allant au fond d’un homme.

                        LA MER, L’AMOUR, LA MORT

La chaleur humaine, l’humanitude- selon le mot d’Albert Jacquard -, «  cet apport de l’humain à l’univers, cette richesse qui n’existerait  pas sans les hommes, et dont ils se gratifient les uns les autres », la tendresse et l’amour qu’il exprime (toujours avec beaucoup de pudeur) font le bonheur de vivre, un instant, une heure, un jour, malgré le fil du quotidien qui nous englue.

(…) Un pays, un homme, un arbre, l’espace, le temps, l’humanité ; la langue, la liberté, l’amour. Autant de variations d’une pensée inspirée par la valeur primordiale de l’Homme, son honneur, sa dignité. Avec humour et discrétion.

On finit souvent par ne plus voir ce qui importe d’être regardé, par supporter l’insupportable. Lui refuse l’indifférence, et entre métaphores subtiles et trouvailles harmonieuses, il invente le moyen de s’en libérer, par l’exercice de la poésie. Aux mots ordinaires, il met les habits du dimanche pour la fête du langage et la célébration de la vie.

Colporteur de bonheur et diffuseur de lumière, (…)

Voilà quelques lignes de ce qu’écrivait mon ami, mon Frère Rémy Le Tallec dans Chorus – les cahiers de la chanson dossier Gilles Vigneault, été 1996.

A tous les chercheurs d’Or, prenez ce manuel, vous êtes sûr de trouver les pépites qui brilleront longtemps dans vos cœurs. C’est de l’Or fin du plus pur. Vous verrez par Saint-Jean monter la Lumière en vous.

A cette époque j’étais reçu dans ma Loge de perfectionnement, je ne mesurais pas l’immensité du chemin a parcourir, mais j’avais déjà un ami, un Frère, nous étions des gens du même pays.

JF.

une pensée pour nos cousins, nos Frères du Québec qui subissent un froid exceptionnel.

Le livre : Gilles Vigneault « LES GENS DE MON PAYS » l’intégrale des chansons enregistrées par l’artiste.

Edition : de l’Archipel ISBN 978-2-84187-761-4

Ci-dessous la dédicace de Rémy.

1ère de couverture, la dédicace de Rémy, le Lac Louise au beau temps
1ère de couverture, la dédicace de Rémy, le Lac Louise au beau temps
1ère de couverture, la dédicace de Rémy, le Lac Louise au beau temps

1ère de couverture, la dédicace de Rémy, le Lac Louise au beau temps

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Publié le par jean françois
L'INEPUISABLE
L’INEPUISABLE…

 

La connaissance de soi premier pas  d’un inépuisable mouvement vers son intériorité, ouverture de la porte vers l’infini puissance du cœur, vers l’ascension de l’indéfinissable âme, entrée dans la spirale aux volutes ascendantes et descendantes remplie d’espérance et d’amour.

Je me suis souvent interrogé, quelle force me guidait année après année vers la porte du temple, vers mes frères donc vers moi-même. Sans doute le désir fou d’atteindre l’inaccessible connaissance. Pourquoi, toujours un intérêt mystérieux, à l’écoute des travaux de mes frères, sans doute, l’inépuisable beauté dans leurs yeux miroir de mon âme. Pourquoi progressivement sur mon chemin les barrières, les murs tombent et les ponts surgissent. Pourquoi la foi et l’espérance renaissent sans cesse, malgré les malheurs du monde qui nous entoure.

Cela échappe à toute raison, à chaque instant un monde neuf remplace l’ancien, des hommes nouveaux se dressent, mystère de la vie.

Pourquoi peu à peu toutes les certitudes, tous les dogmes deviennent inutiles, ridicules face à la force de l’amour.

Pourquoi plus ma vie avance, plus je suis immobile étonné devant l’immensité du ciel, la course du soleil, la pâleur de la lune, le fracas des vagues.

Pourquoi je vois de plus en plus de lumière dans l’obscurité, à l’intérieur de moi-même. Pourquoi quand je suis fatigué la force renaît dans les mains tendues de mes frères.

Pourquoi chacun à son soleil intérieur et pourquoi ce même soleil brille pour tous, pourquoi, il se consume sans jamais disparaître. Pourquoi est-il toujours présent quand j’ai tout oublié.

En m’interrogeant sans cesse je trouve la réponse, c’est la flamme de ma vie intérieure qui m’éclaire sans cesse. Mes questions deviennent réponses. Mon initiation, un commencement après ma mort. Sans cesse je me bats, entre le pur et l’impur, entre mes vices  et mes désirs de vertu, humain simplement, sûrement humain, inépuisablement humain, comme le disait  Jankélévitch.

Inépuisable successions de morts et de régénérations, beauté sublime miraculeuse, magique des métamorphoses humaines décrites par  Héraclite : « L’homme d’hier est mort pour faire place à celui d’aujourd’hui et l’homme d’aujourd’hui est en train de mourir pour faire place à celui de demain. Aucun de nous ne subsiste ni ne reste identique ; nous sommes successivement plusieurs êtres… l’on change précisément en ceci que l’on devient étranger à ce que l’on était auparavant. Ce sont nos sens qui, par ignorance de l’être véritable, nous font croire faussement que l’apparence a une existence réelle. »

Tout est donc en nous, et est inépuisable.

JF. 

Vladimir Jankélévitch est né dans une famille d'intellectuels juifs russes qui avait fui les pogroms antisémites dans leur pays. Son père médecin, Samuel, fut l'un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France ; il traduisit également des œuvres de Hegel et Schelling et publia des articles dans les revues de philosophie.

En 1922, Vladimir Jankélévitch entre à l'École normale supérieure où il étudie la philosophie ; il y a pour maître Léon Brunschvicg (1869-1944). En 1923, il rencontre Henri Bergson avec qui il entretient une correspondance.

Reçu premier à l’agrégation en 1926, Jankélévitch part pour l'Institut français de Prague l'année suivante. Il y enseigne jusqu'en 1932 et rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au lycée Malherbe de Caen, puis au lycée du Parc de Lyon avant d'intégrer l'université de Toulouse en 1936, puis celle de Lille en 1938.

Dès le mois de janvier 1940, il entre dans la clandestinité à Toulouse où il passera les années de guerre (sous plusieurs identités dont celle d’André Dumez). Il est révoqué le 18 juillet 1940 comme n’ayant pas la nationalité française « à titre originaire », puis destitué une seconde fois en vertu du « statut des juifs » en décembre 1940.

Il s'engage dans la Résistance et dit : « Les nazis ne sont des hommes que par hasard ». Sa sœur Ida (1898-1982) épouse le poète Jean Cassou. Durant l'Occupation, Vladimir Jankélévitch réussit à faire venir toute sa famille à Toulouse, où Jean Cassou devient commissaire de la République en juin 1944. Il reçut l'aide du recteur de l'Institut catholique de Toulouse, Mgr Bruno de Solages, ainsi que des francs-maçons, notamment la famille de Henri Caillavet. Il dit, contre Sartre, que là était le vrai moment de s'engager, et qu'alors, faire de la morale, ce n'était pas écrire un Cahier pour une morale ou rédiger un Traité des vertus (comme il le fera plus tard), mais de distribuer des tracts en pleine rue au péril de sa vie. Pour lui, la morale consiste à s'engager, «non à effectuer une tournée de conférences au cours desquelles on s'engage à s'engager».

Il retrouve en octobre 1947 son poste de professeur à la Faculté de Lille. De 1951 à 1979, il est titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne. Il est fait docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles en 1965. À la Sorbonne, en mai 1968, il épouse « corps et âme l'insurrection étudiante ».

Métaphysique : du « je ne sais quoi » et du « presque rien »

Source WIKIPEDIA.

 

HERACLITE.

 

« Joignez ce qui est complet et ce qui ne l’est pas, ce qui concorde et ce qui discorde, ce qui est en harmonie et en désaccord ; de toutes choses une et d’une, toutes choses »

L'INEPUISABLE

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Publié le par jean françois
QUELQUES MOTS QUELQUES PAROLES DE LIBERTE

Un cadeau, quelques mots, pour accompagner, pour donner du sens, pour voir la Lumière, pour être libre... Merci Philippe.

JF

En conscience je promets de chercher l’harmonie

Comme la nature dispense sans compter ses trésors

Je m‘en vais de ce pas déceler les accords

Qui seront les ferments de ma nouvelle vie.

Je chercherai d’abord auprès de mes aînés

De quoi vêtir mon âme pour ne pas déchaîner

Les violentes passions qui entravent ma quête

Je fuirai les gourous, les menteurs, les prophètes

Les faiseurs de miracle, les marchands de bonheur

Je choisirai, paisible, ma route et mon labeur ;

Puis je regarderai par-delà mon miroir

Les êtres et les choses dont l’éclat a terni

Je leur demanderai de gommer le verni

Qui déforme mes pensées, qui m’attelle au perchoir

De la médiocrité ; Ainsi vont mes vœux, Pieux !

Pour libérer mon âme, gagner un paradis,

Elever ma pensée, et ordonner ma vie.

A force de chercher rencontrerai-je Dieu ?

A défaut de divin, j’y trouverai la Paix

Et la sérénité, la tranquille assurance

Que confère à l’esprit une bonne conscience

Quand on ose arracher, brûler le voile épais

Qui réduit notre champ, et nous prive d’existence.

Cela prendra du temps, une vie toute entière

Le doute, omniprésent, enveloppera ma pierre

Et l’ouvrage sera plus ardu à polir.

Et puis tranquillement à force de fléchir,

A force de soumettre orgueil et volonté,

                                  Des portes s’ouvriront sur de riches contrées

                                  Et je contemplerai, ébahi, libéré,

                                 Ce que le cœur a mis où tout semblait aride,

                                 Ce que l’amour a fait d’un élan impavide.

                                  Alors s’établira la seule liberté

                                  La seule vérité qui console mon âme

                                En toute circonstance, ce pouvoir, ce grand art,

                                 Qui fait ce que je suis, constitué et sans fard,

                    Qui devient comme un socle, ma lumière et ma  trame.                

                               Cette force colossale encore enfouie en moi                                                 Qui sous-tend mes actions et dispose de mes choix,

Je la reconnaîtrai ; alors je serai libre,

Alors je serai Homme, tout suintant de Lumière

Etourdi et heureux, j’aurai l’âme qui vibre,

Et ces tressaillements, comme nos trois luminaires

Feront naître l’harmonie :

               Sagesse, Force et Beauté.

 

                                                                                                Philippe Joubert.

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