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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Antelope Canyon US, Alex Povolyasko

Antelope Canyon US, Alex Povolyasko

DE L’ACEDIA AU DEMON DE MIDI

La construction matérielle du temple s’achève, le sage Salomon sombre dans l’acedia. Après avoir prodigué tous ses soins à cette construction, il a fait  preuve de négligence pour sa vie spirituelle. Le mal insidieux de l’acedia s’est répandu dans son esprit. Son manque de vigilance a conduit son âme au desséchement.

Thomas d’Aquin ira jusqu’à réintégré l’Acédie dans la liste des péchés capitaux, l’empereur philosophe Marc Aurèle insista sur le soin que nous devons appliquer à notre être intérieur, à notre vie spirituelle. Dans ses Pensées consignées chaque jour, il prenait soin d’écrire ce qu’il avait fait de bien, cet exercice spirituel de méditation lui permettait un entretien constant de son âme.

L’homme atteint d’acedia, de la négligence de son âme, cherche pour vaincre son ennui des dérivatifs comme le bavardage, l’oisiveté, la luxure etc.. Sa vie intérieure devient chaotique, la fuite, le voyage ne change rien, il traîne avec lui sa détresse. L’humour à l’égard de lui-même est incapable de résoudre son mal, car il n’a pas la force de le mettre en œuvre.

La guérison de cette maladie de l’âme ne surviendra que grâce à sa volonté, son humilité, son travail, sur lui-même.

L’acedia guette le Franc-Maçon qui néglige sa participation aux travaux de sa loge, son absentéisme physique atteint son âme et son esprit, chaque acte manqué est une pierre qui manque à la construction de son temple intérieur, le Franc-Maçon, a besoin de la fraternité de ses frères pour cimenter solidement sa vie intérieure, sans cela il prend le risque d’être atteint par une forme de psychasthénie, cette névrose caractérisée par une baisse d’attention, une impuissance à agir, une angoisse de lui-même, il perdra alors le sens qu’il veut donner à sa vie.

Ces états ont été décrits par Paul Alphandéry, qui lui-même a étudié les travaux de Pierre Janet, ces névroses sont bien déclenchées par l’acedia et ont pour symptôme principal le démon de midi.

Comme le rappelle Marie-Madeleine Davy dans L’homme intérieur et ses métamorphoses, David, Samson et Salomon n’ont pas échappé à l’acedia et au démon de midi. David avec son adultère, Samson incapable de tenir un secret et qui chute malgré sa force, et enfin Salomon dont la sagesse légendaire ne l’empêcha pas de sombrer dans l’idolâtrie, le Franc-Maçon est mis en garde, il sait qu’il ne doit pas forger d’idoles humaines.

Ces trois personnages emblématiques ont donc succombés au démon de midi, au faîte de leur gloire. A l’heure fatidique où la lumière est au zénith où elle éblouit, à cette heure aussi ou le sacré est plus haut. C’est l’heure sublime de la rencontre avec soi-même, l’heure du choix, de l’affrontement entre la lumière et les ténèbres. Ce point culminant ou un nouveau départ doit être pris, le point de départ des travaux, en pleine lumière.

Ce point culminant de la lumière est difficilement soutenable par celui qui n’est pas préparé, qui n’est pas prêt à remettre en cause ses préjugés, ses acquis. C’est aussi le moment des mirages dans le désert brûlant, de la sortie des sirènes dans l’océan déchainé, l’heure de la décision, du choix, de la révélation, de l’ascension vers la Jérusalem céleste.

C’est la demi-heure décrite dans l’Apocalypse de Jean (VIII-1) : « Et lorsque l’agneau ouvrit  le 7ème sceau, il se fit un silence dans le ciel, d’environ une demi-heure… »

C’est l’heure du début de l’éveil, de l’essor de l’homme nouveau régénéré, la sortie de l’acedia, de la négligence de l’âme, l’heure de la montée de l’esprit, l’heure du souffle transmis par le Vénérable Maître au profane après ses trois premiers pas dans le temple, il est midi plein.

JF.  

Chuckanut Mountain (US) Patrick Fore

Chuckanut Mountain (US) Patrick Fore

HUMOUR DEMON DE MIDI

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Publié le par jean françois
MA LOGE EST ESPERANCE, ELLE EST COMME LE COLIBRI
MA LOGE EST ESPERANCE, ELLE EST COMME LE COLIBRI…

Ma loge fait sa juste part du travail, même s’il n’apparaît pas toujours comme concret à l’œil du profane. Les Frères eux se reconnaissent comme tels.

Dans un monde occidental, moderne où l’on a la chance de connaître l’art, la culture, l’agriculture, l’industrie, le commerce… L’homme s’est endormi, sédentarisé, son esprit est immobile. Il lui est difficile de se remettre en chemin vers l’autre.

Les apparences sont trompeuses on croit tout savoir, mais souvent on ne sait rien. Nous n’avons que l’illusion du savoir, nous ne recherchons que le pouvoir et l’avoir, pas la Connaissance. Avons-nous emprunté une mauvaise voie dans le labyrinthe de la vie ?

Robert Delafolie écrit : « Il arrive une chose très désagréable, depuis 10 à 30 000 ans ; un enfant mal élevé se prend pour majeur, et le Sapiens Sapiens (qui sait qu’il sait), se retrouve Homo Bellicosus, Economicus, Horribilis , malgré alerte et alarme permanentes, de la haute et vaste pensée humaine, à travers les lumières de tous horizons, (…)

Alors que la vie peut être différente, vraie, belle, merveilleuse, quand on aime, on devient aimé, bien aimé.

Le Chevalier de Ramsay dans son célèbre discours de 1737, qui conserve toute son actualité, grâce à son contenu sublime où il nous parle d’une terre peuplée  d’une unique et seule famille. Cette famille composée d’enfants, qui sont considérés avec une égale dignité. Bien sûr il parle aussi d’une élite, mais celle-ci est chevaleresque, elle domine par l’esprit et elle est au service de l’humanité et des plus humbles de tous, pour que la lumière soit partagée. Grâce à cette lumière l’homme quittera la barbarie pour la justice.

Dans ma loge, nous sommes tous des colibris porteurs d’eau pour donner à boire à ceux qui ont soif et éteindre l’incendie qui ruine notre terre. Nous sommes en ordre et en harmonie, chaque frère est à sa place, et a une place. Nous sommes réunis et rien ne nous sépare. Nous vivons une fraternité qui nous élève, nous connaissons l’harmonie des contraires elle nous unifie. Nous parlons une langue, un langage secret, c’est la langue mystérieuse des oiseaux, celle du cœur.

Le profane sourit de notre naïveté se gausse de notre utopie, peut importe comme les colibris, nous portons la bienfaisance partout où nous le pouvons.

Ce ne sont pas des paroles, ce n’est pas un rêve, nous avons eu les clés, nous avons été initiés, éveillés aux mystères, nous avons eu la révélation, celle de la vraie vie. Nous avons pris conscience de notre capacité infinie à donner de l’amour. Nous avons travaillés à réduire notre vanité, peu à peu nous retrouvons notre libre arbitre, perdu par la faute de notre avidité à construire des réussites matérielles ou sociales, vouloir à tout prix faire des  tours de Babel par orgueil, nous avons négligés les petites choses concrètes, utiles à l’autre.

Nous avons trop souvent oublié d’être des colibris porteurs d’espérance, alors dans ma loge et dans notre vie, nous avons un idéal, un plan magique redevenir des colibris pour donner du sens à notre vie et à notre initiation maçonnique.

 

JF.

MA LOGE EST ESPERANCE, ELLE EST COMME LE COLIBRI

La Légende du Colibri :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : " Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "

Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

 

 

Robert Delafolie (+2011)  a travaillé toute sa vie à l'Opéra de Paris. Il a également voué sa vie à l'étude des grands Opéras et à la transmission de la connaissance traditionnelle. Ayant donné de nombreuses conférences à travers le monde, il a également collaboré avec "Renaissance Traditionnelle", maison fondée en 1970 par René Désaguliers.

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Publié le par jean françois
L'ALCHIMIE DE NOEL
L’ALCHIMIE DE NOEL

C’est jour de Lumière, la fin d’un cycle, le solstice d’hiver, la remontée de la caverne. La Lumière chasse peu à peu les ténèbres, le coq chantera à l’aube. L’alchimiste voit dans son creuset briller l’or pur, l’or spirituel. L’homme commence sa croissance dans l’œuf magique, le bandeau tombe, la lumière est donné au profane.

L’hermétisme des premiers temps de la chrétienté à faire naître l’alchimie probablement venue des rives du Nil. Pas d’église, pour la propagation de l’hermétisme, pas de guide emblématique, seulement quelques textes propices à la méditation, comme le célèbre corpus herméticum. Une pierre blanche sur le chemin de l’initiation maçonnique en général, et, du Rite Ecossais Ancien et Accepté en particulier.

On l’attribue à Hermès Trismégiste : le trois fois très grand. En est-il l’auteur rien n’est moins sûr. Il fût peut-être égyptien, prêtre ou prophète ? Ce qui importe c’est que ce texte parle du fils de Dieu et du Verbe.

Jamblique parlait d’Hermès Trismégiste en ces termes : « le dieu qui préside à l’éloquence, Hermès, passe à bon droit depuis longtemps pour être commun à tous les prêtres ; et cet unique protecteur de la vraie science des dieux est le même toujours partout,(…) »

Bien plus tard voici ce qu’en dit Carl Gustave Jung : « Hermès est un dieu des révélations et, dans la philosophie naturelle du haut moyen âge, rien de moins que le Noûs créateur du monde. »

On trouve aussi notre Hermès dans un dialogue qui aurait eu lieu entre Isis et son fils Horus, celle-ci se sert d’Hermès pour lui expliquer la création du monde, la descente des âmes à l’intérieur des êtres humains et leur destinée.

Au-delà de la raison, l’hermétisme va consacrer l’écoute de l’intuition, véritable ésotérisme à la recherche du mystère de la vie. On peut faire un rapprochement entre le Corpus Herméticum et l’évangile de jean, écrits sans doute tous les deux a des dates assez proches, on y retrouve que ce soit à Alexandrie où à Ephèse les mêmes mots, les mêmes expressions.

L’alchimie cette partie de l’hermétisme, qui cherche les correspondances entre le microcosme et le macrocosme inspira Paracelse et Isaac Newton dont on connaît la proximité avec les Francs-Maçons.

Les Francs-Maçons font remonter l’origine de la Franc-Maçonnerie aux traditions les plus anciennes, de même les écrits d’Hermès, s’inspirent de la Genèse, de l’ancienne et la nouvelle alliance, du Timée de Platon, dans une sorte de continuité, de chaîne d’or. Le Noûs est considéré comme le Dieu père créateur, le Verbe son fils ou encore le Verbe est esprit. On remarquera cette première opération alchimique la conjonction des éléments, terre, eau, souffle, feu lumière. Cette alchimie organise le monde, c’est l’ordre après le chaos.

On peut s’interroger sur l’origine de l’hermétisme est-ce une religion égyptienne ? Est-ce alors l’ancêtre de la loi mosaïque qui dérive semble t’il de la théologie égyptienne. Ebeling va jusqu’à dire que : «  l’hermétisme, en tant que religion égyptienne, peut-être incluse dans la préhistoire du christianisme. » Ce qui importe pour nous Francs-Maçons c’est que l’hermétisme fait la distinction entre la surface et la profondeur, entre l’exotérique et l’ésotérique. Le V I T R I O L de l’alchimiste a donc bien sa place dans le cabinet de réflexion, c’est la première clé d’ouverture vers l’homme intérieur.

Les Francs-Maçons comme des oiseaux ont picorés, les graines qui leur permettent une ascension au-dessus de la matérialité, le corpus hermeticum même s’il est un assemblage de textes pseudépigraphiques,(1) que l’on attribue à Hermès, cela nous importe peu. Cette alchimie fonctionne, et fait de l’hermétisme : « La religion du cosmos. » Comme le disait Philippe du Plessis Mornay, ce caractère universel est en correspondance avec l’initiation maçonnique.

L’hermétisme et sa méthode alchimique, une religion universelle, une philosophie embrassant toutes écoles, une tradition primordiale, une clé, une voie initiatique, pour pénétrer l’homme intérieur, et accompagner ses métamorphoses successives dans le vase, dans la Loge maçonnique permettant l’éclosion de l’homme régénéré, celui qui accomplit le voyage de la périphérie vers le centre, qui a compris la suprématie de l’intelligence du cœur. L’homme nouveau qui aspire a répandre partout et en tous l’amour fraternel. Celui qui fait résonner les trompettes de la Jérusalem céleste, il possède tous les mystères de la vie, qui se retrouvent en un seul celui de l’Amour, c’est là sans doute l’alchimie de Noël.

JF.

Sources : Valérie Thorin – Titulaire d’un master en théologie de l’université de Genève. Hermès Trismégiste : Une esquisse.

Et Qohéleth (L’Ecclésiaste) 3, 1-15 Essai d’exégèse : (Job ayant tout perdu s’interrogeait sur le problème du mal et du malheur ; Qohéleth lui, se pose une question qui semble aller encore plus loin, que celle de Job : qu’est-ce que le bonheur ?

Recherches personnelles.

  

NOTES :

Gerhard Ebeling (Berlin, 6 juillet 1912 Zurich, 30 septembre 2001) est un philosophe et théologien luthérien allemand, disciple de Rudolf Bultmann. Avec Ernst Fuchs (autre élève de Bultmann), Ebeling a influencé toute la « théologie herméneutique » du xxe siècle. Professeur de théologie à l'université de Tübingen et à celle de Zurich, il a fait partie de la mouvance des Quêtes du Jésus historique.

Telle qu'elle est développée dans son triptyque Wort und Glaube (1960-1975), son œuvre porte avant tout sur la question de l'annonce de la parole de Dieu dans un monde laïcisé.

En 1987, Ebeling a reçu le prix Sigmund Freud pour la prose scientifique. Il est docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel.

Philippe Duplessis-Mornay, en réalité Philippe de Mornay, seigneur du Plessis–Marly, également appelé Philippe Mornay Du Plessis (né le 5 novembre 1549 à Buhy, dans l'actuel Val-d'Oise — mort le 11 novembre 1623 à La Forêt-sur-Sèvre, près de Cerizay, dans les Deux-Sèvres) était un théologien réformé, un écrivain et un homme d'État français, ami d'Henri IV, qui fut l'un des hommes les plus éminents du parti protestant à la fin du xvie siècle.

(1) Un pseudépigraphe est un ouvrage dont le nom de l'auteur ou le titre sont faux.

Sources : WIKIPEDIA

L'ALCHIMIE DE NOEL

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Publié le par jean françois
LA LUMIERE DU COEUR
LA LUMIERE DU CŒUR

En cette nuit particulière, nous allons être inondés par la Lumière du cœur, celle qui apparaît dans les ténèbres de la nuit. C’est le temps de l’amour Agapae, de l’amour universel.

Il existe des hommes très humbles qui vivent leur intériorité loin du monde, ils ne sont pas des frustrés au contraire, ils vivent dans la plénitude de leur lumière intérieure, ils sont accomplis. Leur amour entoure avec tendresse ceux qui sont sur leur chemin. Nous devons avoir du respect pour leur choix de la solitude.

Le Franc-Maçon lui travaille à s’élever vers la spiritualité à la fois seul, de sa libre volonté, mais il sait qu’il a besoin de l’aide de ses Frères dans cette recherche difficile. Il ne rejettera donc pas l’ermite qui forme un couple avec son créateur, mais il se gardera aussi des citadelles sectaires, closes, des ordres aristocratiques, des pseudos intellectuels, de ceux qui méprisent les plus humbles, la fraternité n’a pas de limites, en cette journée en particulier et en général. Le prochain est notre Frère. Les portes du temple sont ouvertes aux plus riches, comme aux plus pauvres pourvu qu’ils soient vertueux.

L’Eros réducteur, égoïste, se transformera en Agapae. Le cœur où siège l’amour devient si vaste qu’il contient l’univers entier avec tous ses éléments. L’amour devient feu éternel, souffle de l’air, eau de jouvence, soleil créateur de vie, lune des sentiments, il resplendit comme un éclair dans la nuit étoilée, il monte et descend le long du fil à plomb.

En ce 24 décembre symbole de l’amour, il y a tant de lumières qui montent du cœur des hommes, vers le ciel, vers les autres. Qu’elles redescendent en milles étoiles.

L’homme intérieur s’éveille et « C’est Lumière sur Lumières. » Coran 24-35.(1)

JF.

                       « Dans la cité de Brahman (qui est l’homme)

                       Il y a un petit lotus, une demeure,

                       Et au-dedans un petit espace.

                       Ce qu’il y a en ce dedans

                       C’est cela qu’il faut chercher,

                       C’est cela qu’il faut désirer savoir. »

Chandogya Upanishad VIII, I – Philosophie Indienne.

  1. Verset de la Lumière- Calligraphié au centre du dôme de Saint-Sophie.

Séparer la Lumière des ténèbres, faire naître la Lumière : Symbolique Chrétienne.

Recherche Maçonnique :

« Que cherchez vous mon Frère ? La Lumière ! »

 

 

 

LA LUMIERE DU COEUR
LA LUMIERE DU COEUR

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Publié le par jean françois
LE CHEMIN VERS L'ETOILE
LE CHEMIN VERS L’ETOILE

 

Le Franc-Maçon inverse le cheminement, il va chercher la porte qui est à l’intérieur, comme tous les initiés il va des ténèbres à la Lumière, de la mort  matérielle à la Lumière spirituelle, c’est l’éveil de l’or pur, de l’or fin.

Dans sa Loge mère, le nom de mère prend ici tout son sens, comme le vase de l’alchimiste, elle est le creuset des métamorphoses de l’être purifié, débarrassé des scories de l’avoir. Libérés des aspérités de son corps par dépouillements successifs. Ni nu, ni vêtu il pénètre dans l’espace sacré du temple, il devra se libérer de tous ses conditionnements, de ses acquis, pour pouvoir au milieu de sa vie, à midi plein, descendre au plus profond de lui-même, quitter l’exil ou il est retenu dans le monde des apparences, les yeux voilés.

Le Franc-Maçon va trouver en lui la force, l’énergie de sa libre volonté, pour construire une vie nouvelle, une vie de l’esprit. Débarrassé de l’inutile, il va se concentrer sur l’essentiel, l’essence de la vie, de sa vie.

Il est de retour, radieux, en route vers son unité. Au nord dans la faible lumière il a fait ses premiers pas, sur la ligne étroite qui relie le blanc et le noir du pavé mosaïque, recueilli seul, en silence il cherche la nourriture spirituelle, le viatique pour son voyage, qui lui permettra de maîtriser ses passions, ses Frères lui donnent le pain car il a faim, le vin car il a soif.

Alors la lumière progressivement le pénètre, la flamme se ranime, il se réveille et brûle d’amour comme l’oiseau mystérieux sans se consumer. Il chante la joie avec le coq, il sort de son sommeil. Il fait le parcours inverse de la mort à la vie.

Les ignorants le prennent pour fou, mais ses Frères voient la Lumière éclatante dans ses yeux et la douceur de son sourire, il renaît à lui-même, il est maintenant un fils de la Lumière, « la Lumière véritable celle qui éclaire tous les hommes. »

Il va pouvoir donner autour de lui ce qu’il a reçu, travaillé et conquis. Il fait la synthèse en lui entre le fini et l’infini, il trouve sa place dans le cosmos, la vie, sa vie, a un sens. Il sait que le feu éternel est en lui, tout est vivant, rien ne meurt.

La joie remplit son cœur enfin ouvert : « Le temps des chants arrive quand l’homme se lève et se met en marche pour remonter la route le conduisant vers son origine. »

Il a vu les portes de la Jérusalem céleste, il a vu l’étoile flamboyante.

JF.

LE CHEMIN VERS L'ETOILE

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Publié le par jean françois
JESUS ET LES FRANCS-MACONS
JESUS ET LES FRANCS-MACONS

L’hebdomadaire l’Express du 20 décembre en première de couverture : « Jésus vu par…. Les francs-maçons » entre autres. C’est Roger Dachez historien de la Franc-Maçonnerie et président de l’institut maçonnique de France, qui rédige un article sous le titre : « Jésus un modèle pour les Francs-Mac’ ? »

Roger Dachez explique en préambule que la grande majorité des Francs-Maçons en France, et dans le monde sont des croyants, par forcément en une religion ou un Dieu révélé, mais en un principe nommé Grand Architecte de l’Univers, et ce contrairement à ce que pense la plupart « des profanes ».

Les rituels maçonniques sont fortement imprégnés de légendes et récits qui font références à la construction, mais aussi à la Bible et aux religions juive et Chrétienne, l’alchimie viendra même « corriger » certains rituels considérer comme trop proches des religions. La Franc-Maçonnerie s’intéresse au caractère ésotérique des religions, et aux valeurs de celles-ci elle n’accepte aucune limite, donc aucun dogme, elle n’est pas contradictoire avec la foi religieuse qui est un cheminement parallèle et en aucun cas incompatible avec l’initiation maçonnique.

C’est ainsi que les Francs-Maçons considère Jésus comme un initié, et se reconnaissent dans les valeurs qu’il a prônées il sont proches des premiers chrétiens et des gnostiques. Jésus, comme Hiram personnage central du grade de Maître Maçon ira jusqu’au sacrifice pour défendre les valeurs de justice.

Parler de Jésus en Loge n’est donc pas parler de religion, mais de ce que symboliquement Jésus incarne. C’est pour les Francs-Maçons un exercice spirituel, une pratique des vertus, un combat contre les vices. C’est oser l’amour contre la haine.

L’enseignement de Jésus prophète et initié, est un  enseignement d’amour il est rappeler par Paul dans sa première lettre aux Corinthiens, on y trouve bien des similitudes avec l’initiation maçonnique, c’est presque un rituel maçonnique : bien sûr il y a la charité, l’amour fraternel, l’agapaé, puis l’acte de sacrifice nécessaire, régénérateur, par le feu spirituel, le détachement des biens matériels, le combat contre l’ego, les limites de la science qui se heurtent aux portes des mystères de la vie, le langage de l’enfant qui ne sait ni lire, ni écrire qui balbutie, la recherche du perfectionnement individuel par la connaissance de soi à travers le miroir, pour aller vers les autres.

Le Franc-Maçon initié apprend à faire le vide en lui, il sait se dégager des apparences trompeuses, des préjugés, des dogmes imposés, il apprend à connaître ses passions et les maîtriser. Ainsi il se met dans un état où il est apte a recevoir, le message d’amour de Jésus en tirer bonheur et profit il reçoit en lui l’or spirituel et aspire à le faire rayonner autour de lui pour que la Lumière chasse les ténèbres du monde.

JF.

A lire L’Express du 20 au 16 décembre N°3468 «  Jésus vu par Les Juifs, les Musulmans, les Athées, les Francs-Maçons. »

JESUS ET LES FRANCS-MACONS

13 Première Epitre aux Corinthiens.
 

1

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.

2

Quand j'aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science; quand j'aurais même toute la foi, jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

3

Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien

4

La charité est patiente, elle est bonne; la charité n'est pas envieuse, la charité n'est point inconsidérée, elle ne s'enfle point d'orgueil;

5

elle ne fait rien d'inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s'irrite point, elle ne tient pas compte du mal;

6

elle ne prend pas plaisir à l'injustice, mais elle se réjouit de la vérité;

7

elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

8

La charité ne passera jamais. S'agit-il des prophéties, elles prendront fin; des langues, elles cesseront; de la science, elle aura son terme.

9

Car nous ne connaissons qu'en partie, et nous ne prophétisons qu'en partie;

10

or, quand sera venu ce qui est parfait, ce qui est partiel prendra fin.

11

Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai laissé là ce qui était de l'enfant.

12

Maintenant nous voyons dans un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu.

13

Maintenant ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande des trois c'est la charité.

JESUS ET LES FRANCS-MACONS

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Publié le par jean françois
LE SENS DES MOTS, LE CHOC DES SYMBOLES.
LE SENS DES MOTS, LE CHOC DES SYMBOLES.

 

Dans une société fracturée par les violences de toutes sortes, celles des extrémistes, ces terroristes qui répandent la mort, sous prétexte de défendre une religion dont ils ont une connaissance partielle et dévoyée, ils abusent les plus faibles exploités et exclus par le mondialisme et le capitalisme sauvage. Ils les manipulent par les mots et les images, favorisant les réponses populistes toutes si mensongères, les mots deviennent alors des virus porteurs de tous les maux.

Les Francs-Maçons ne sont pas toujours exemptés de ces dérives, le spectacle de la division des obédiences en est l’un des symptômes. D’où l’importance du sens des mots et des idées sous les symboles. Nommer c’est créer.

La radicalité qui envahit nos sociétés européennes dites évoluées interroge, elle menace aussi le Nouveau Monde celui où Lafayette porta l’esprit de la Liberté. Il nous faut protéger la valeur et le sens des mots. Pascal Ory dans son livre au titre évocateur : « Peuple souverain. De la révolution populaire à la radicalité populiste. » Montre le chemin dangereux sur lequel est engagé notre société du dire et de ne pas faire, alors les mots ne créent plus, ils n’ont plus de sens.

Quand, l’injustice sociale fiscale est accolée à l’égalité, quand la liberté individuelle surpasse la liberté collective, la liberté ne devient plus qu’un concept réservé aux plus favorisés d’entre nous, quand la fraternité est laissée à la charge des associations caritatives visitées par les petits marquis de la république, « comme un voyage en terre inconnue. »

Les mots n’ont plus de sens alors on finit par mal nommer les choses. « Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur du monde. » Disait Albert Camus. La parole créatrice, les idées derrière les symboles, sont des balises de l’initiation, le Franc-Maçon s’élève progressivement vers la Connaissance, en élevant sa conscience il comprend intuitivement où est son devoir, imaginer un monde meilleur et combattre au quotidien pour sa réalisation. La Vérité et la Connaissance sont à la fois dans la raison, elles ne sont pas que raison, mais aussi au-delà de cette raison restrictive. Ou alors comment rêver d’un monde meilleur, d’une vie plus bonne, sans le secours de l’imagination.

Le sens des mots, le choc des symboles  doivent résonner sur la porte du cœur pour quelle s’ouvre, cette porte de l’espérance, oser l’utopie, car à la manière de Saint –Exupéry, on ne peut pas vivre réellement et véritablement que de frigidaire et d’écrans plats. Il est nécessaire de voir briller la Lumière de la joie dans les yeux des autres, de nos frères en humanité. Ne laissons pas les mots et les symboles entre les mains des extrémistes, défendons-les, donnons leur vie dans l’action.

JF.

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Publié le par jean françois
Monte Altissimo di Nato Italy de Christina Gottardi

Monte Altissimo di Nato Italy de Christina Gottardi

VOYAGE

 

Le thème du voyage est récurrent en Franc-Maçonnerie, des premiers pas aux ultimes pas au seuil de l’éternel Orient. Le rite initiatique n’est peut-être après tout qu’un guide de voyage, les premières pages tournées sur les marches du temple, après le passage de la porte étroite entre les colonnes, jusqu’au miroir. Puis poussant « la porte qui est en dedans », marcher le long de la spirale ascendante, vers le monde mystérieux, inconnu. Oser le voyage vers soi, pour aller vers les autres.

Alors apercevoir la grande Lumière qui commence à paraître, celle qui rayonne  et diffuse l’amour fraternel.

JF.

Un cadeau pour vos voyages de Philippe Joubert.

« Le seul véritable voyage, le seul bain de jouvence, ce ne serait pas d’aller vers de nouveaux paysages, mais d’avoir d’autres yeux, de voir l’univers avec les yeux d’un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d’eux voit, que chacun d’eux est… » (Marcel Proust)

Le Voyage Véritable

Je veux partir ce soir vers où partent les rêves

Un ailleurs savoureux, de nouveaux paysages

Pour oublier l’histoire et ses mauvais présages

Et toutes ces années d’attente sur la grève.

Je voudrais d’autres yeux pour cerner l’univers,

Que l’on m’en prête cent, que l’on m’en prête mille,

Que je découvre ainsi, attentif et docile,

Des horizons nouveaux et la fin de l’hiver.

Ainsi donc je saurai l’infini de l’amour,

je pourrai entrevoir sous la lumière des jours

Des trésors de piété pour me mettre debout ;

Le temps fera son œuvre, lentement, sûrement,

Afin que l’édifice aux contours encore flous,

S’érige un jour prochain sous le clair firmament.

Philippe Jouvert.

VOYAGE

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Publié le par jean françois
Old Harry Rocks United Kingdom

Old Harry Rocks United Kingdom

L’ABSOLU, L’UNIQUE, L’ELEVATION VERS L’AMOUR..

 

Une querelle constante oppose les Francs-Maçons rationalistes et spiritualistes. Les tenants du rationalisme objectent que la Franc-Maçonnerie est fille unique des Lumières, que l’homme enfin libéré de l’obscurantisme, de la scolastique, du miracle grec, a retrouvé sa place au centre du monde, point n’est besoin dès lors d’une transcendance, l’homme s’épanoui libre en même temps que les sciences et les techniques, il lui reste à défendre les vertus propices à vivre ensemble dans une société juste, équitable, affirmer avec constance la devise républicaine de Liberté, d’Egalité et de Fraternité.

Vanité sociale immense pour les spiritualistes, qui s’ils reconnaissent les valeurs de l’homme, ils mesurent aussi ses limites. Ils se réfèrent aux traditions ancestrales, parfois dans le sillage de René Guénon à une tradition globalisante, unique, primordiale. Il y a pour eux immanence et transcendance, travail constant pour une augmentation de degrés de conscience, afin de régénérer leur part de divin. La tentation, l’écueil, est grand pour ces derniers de se relier sans distinction aux religions et d’approcher une forme de dogmatisme, par nature à l’opposé de la Franc-Maçonnerie.

Pour les rationalistes a vouloir trop influencer la société, le quotidien, la politique dans la cité, ils peuvent perdre la voie initiatique qui élève l’homme au-dessus du matérialisme, conscients de cette dérive, ils prônent pour une spiritualité laïque, point n’est besoin de Dieux ou de Dieu pour la pratique des vertus, la déesse de la raison suffit, tout est dans l’homme.

Les deux courants Maçonniques visant à l’amélioration de l’homme sont menacés par le trans humanisme, fils des progrès techniques, sans limites, sans morale, sans éthique. Les machines habilement maniées par quelques uns prennent possession de nos cerveaux, annihilant ainsi notre liberté de conscience.

La Franc-Maçonnerie en général ne s’impose aucunes limites pour l’amélioration de l’homme en particulier et de l’humanité en général, dans le respect et la tolérance des idées, si elles ne sont pas extrémistes. Les connaissances, les savoirs, les techniques, ne sont rien s’ils ne sont pas au service de l’homme, s’ils asservissent sa liberté. Ils ne donnent pas de sens à sa vie.

L’initiation Maçonnique est un chemin ou les Frères se retrouvent venant de sentiers différents, les possibilités infinies de l’être peuvent s’exprimer.

La Loge Maçonnique en est le creuset, l’athanor ou naissent des hommes libérés, où leur esprit s’élève par l’apprentissage des vertus, c’est le lieu magique, sacralisé, où s’expriment rituellement les idées qui naissent de l’étude et de la contemplation des symboles, un lieu de respect des différences. Un lieu où la dualité est reconnue, admise pour se transformer en une trinité réalisatrice corps, âme et esprit, aboutissant à la réunion de ce qui est épars à l’un.

L’initiation, conduit à une véritable unité, un absolu, une élévation finale qui est l’amour, là est la Vérité et la Lumière de tous ceux qui sont reconnus pour tels.

JF.

L’ABSOLU, L’UNIQUE, L’ELEVATION VERS L’AMOUR..
L’ABSOLU, L’UNIQUE, L’ELEVATION VERS L’AMOUR..
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Publié le par jean françois
SAINT-JEAN D'HIVER

Dans la Lumière de l'hiver, la vie renaît, un beau poème maçonnique offert aux lecteurs avec l'aimable autorisation de Philippe Jouvert.

JF

 

           Hymne à la Saint Jean d’hiver…

 

C’est une nuit très longue, les ténèbres sur terre

Sont épaisses et poisseuses et tous les cœurs accueillent

Le froid et la fatigue au fond de leurs chaumières,

Tandis que nous mettons des postures de deuil.

 

On dirait que l’espoir a déserté les lieux,

Et l’on entend parfois en deçà de la lande,

Des plaintes et des soupirs à la face de dieu.

 

Voici venu le temps de la saint Jean d’hiver !

Et les ténèbres masquent la lumière et la joie,

 

Ce repos contrariant, qu’exige l’univers

N’est que nécessité afin que s’accomplisse

Le cycle de lumière, et pour que notre voie

Creusée de mille sillons très bientôt reverdisse.

 

Alors réjouissons-nous !, car les jours dès demain,

Grandiront à nouveau ; la lumière paraîtra

Plus belle et plus fervente avec un tel entrain

Qu’elle réconfortera et nous réchauffera.

 

Bientôt dans la ferveur d’agapes fraternelles

De nouvelles étincelles mettront dans nos regards

Des étoiles d’amour et des chants éternels,

Comme pour effacer un vilain cauchemar.

 

Gravons jour après jour au fonds de nos mémoires

Ces chaleureuses agapes, ces étonnants festins,

Accueillons la lumière autour de cette table

Et refermons un temps nos poussiéreux grimoires

Pour observer la lune où l’astre s’est éteint

Pour espérer encore à la lumière palpable,

Poursuivre le chemin d’un destin mémorable.

 

                                         Philippe Jouvert.

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