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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
ABSENCE !
Bonjour ! je serais absent probablement jusqu'au 14 octobre. Comme je suis sûr que vous allez dire chouette, moins de messages dans ma boite. Et bien non grâce à la fée informatique pour les abonnés  des petits messages journaliers continueront a tomber comme des feuilles d'automne dans votre boite à lettre, bonne lecture.
PS: Il est toujours possible de s'abonner sur le site.
JFG
ABSENCE !
ABSENCE !

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Publié le par jean françois
FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE SPÉCIAL N°3
PARUTION 

 

FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE NUMÉRO SPÉCIAL. 29 Septembre.

Les Textes Fondateurs de la Franc-Maçonnerie.

Sommaire.

            Le manuscrit Grand Lodge n°1

            Nouveau regard sur les anciens devoirs

            Les Statuts Schaw

            Les Statuts de Ratisbonne

            Le discours de Ramsay

            Le manuscrit Graham

            Les constitutions d'Anderson

            La lettre d'un franc-maçon

            La chaîne d'Union d'Arthur Groussier

            Le testament philosophique de Maria Deraismes

            Impressions d'initiation d'Amélie Gédalge

            Interview : Philippe Langlet

            Transmission et tradition

LE CHEVALIER DE RAMSAY

LE CHEVALIER DE RAMSAY

Le Discours de Ramsay. (1736)

 

D'après le manuscrit 124 de la Bibliothèque municipale d'Epernay

 

Discours de M. le chevalier de Ramsay

 

prononcé à la loge de Sain-Jean le 26 Xbre

 

omne trinum perfectum (triangle équilatéral)

 

Messieurs,

 

La noble ardeur que vous montrez pour entrer dans l'ancien et très illustre Ordre de francs-maçons est une preuve certaine que vous possédez déjà toutes les qualités nécessaires pour en devenir les membres. Ces qualités sont la philanthropie, le secret inviolable et le goût des beaux-arts.

Lycurgue, Solon, Numa et tous les autres législateurs politiques n'ont pu rendre leurs républiques durables : quelque sages qu'aient été leurs lois, elles n'ont pu s'étendre dans tous les pays et dans tous les siècles. Comme elles étaient fondées sur les victoires et les conquêtes, sur la violence militaire et l'élévation d'un peuple au-dessus d'un autre, elles n'ont pu devenir universelles ni convenir au goût, au génie et aux intérêts de toutes les nations. La philanthropie n'était pas leur base ; le faux amour d'une parcelle d~ommes qui habitent un petit canton de l'univers et qu'on nomme la patrie, détruisait dans toutes ces républiques guerrières l'amour de l'humanité en général. Les hommes ne sont pas distingués essentiellement par la différence des langues qu'ils parlent, des habits qu'ils portent, ni des coins de cette fourmilière qu'ils occupent. Le monde entier n'est qu'une grande république, dont chaque nation est une famille, et chaque particulier un enfant. C'est, messieurs, pour faire revivre et répandre ces anciennes maximes prises dans la nature de I'homme que notre société fut établie. Nous voulons réunir tous les hommes d'un goût sublime et d'une humeur agréable par l'amour des beaux-arts, où l'ambition devient une vertu, où l'intérêt de la confrérie est celui du genre humain entier, où toutes les nations peuvent puiser des connaissances solides, et où les sujets de tous les différents royaumes peuvent conspirer sans jalousie, vivre sans discorde, et se chérir mutuellement. Sans renoncer à leurs principes, nous bannissons de nos lois toutes disputes qui peuvent altérer la tranquillité de l'esprit, la douceur des mœurs, les sentiments tendres, la joie raisonnable, et cette harmonie parfaite qui ne se trouve que dans le retranchement de tous les excès indécents et de toutes les passions discordantes.

Nous avons aussi nos mystères : ce sont des signes figuratifs de notre science, des hiéroglyphes très anciens et des paroles tirées de notre art, qui composent un langage tantôt muet et tantôt très éloquent pour se communiquer à la plus grande distance, et pour reconnaître nos confrères de quelque langue ou de quelque pays qu'ils soient. On ne découvre que le sens littéral à ceux qu'on reçoit d'abord. Ce n'est qu'aux adeptes qu'on dévoile le sens sublime et symbolique de nos mystères. C'est ainsi que les orientaux, les égyptiens, les grecs et les sages de toutes les nations cachaient leurs dogmes sous des figures, des symboles et des hiéroglyphes. La lettre de nos lois, de nos rits et de nos secrets ne présente souvent à l'esprit qu'un amas confus de paroles inintelligibles: mais les initiés y trouvent un mets exquis qui nourrit, qui élève, et qui rappelle à l'esprit les vérités les plus sublimes. n est arrivé parmi nous ce qui n'est guère arrivé dans aucune autre société. Nos loges ont été établies autrefois et se répandent aujourd'hui dans toutes les nations policées, et cependant dans une si nombreuse multitude d'hommes, jamais aucun confrère n'a trahi notre secret. Les esprits les plus légers, les plus indiscrets et les moins instruits à se taire apprennent cette grande science aussitôt qu'ils entrent parmi nous : ils semblent alors se transformer et devenir des hommes nouveaux, également impénétrables et pénétrants. Si quelqu'un manquait aux serments qui nous lient, nous n'avons d'autres lois pénales que les remords de sa conscience et l'exclusion de notre société, selon ces paroles d'Horace :

 

Est et fideli tuta silentio

 

Merces : vetabo, qui Cereris sacrum

 

Vulgarit arcanae, sub isdem

 

Sit trabibus, fragilemve mecum

 

Solvat phaselum*

 

Horace fut autrefois orateur d'une grande loge établie à Rome par Auguste, pendant que Mécène et Agrippa y étaient surveillants. Les meilleures odes de ce poète sont des hymnes qu'il composa pour être chantées à nos orgies. Oui messieurs, les fameuses fêtes de Cérès à Eleusine, dont parle Horace, aussi bien que celles de Minerve à Athènes et d'Isis en Egypte n'étaient autres que des loges de nos initiés, où l'on célébrait nos mystères par les repas et les libations mais sans les excès, les débauches et l'intempérance où tombèrent les païens, après avoir abandonné la sagesse de nos principes et la propreté de nos maximes.

 

Le goût des arts libéraux est la troisième qualité requise entrer dans notre Ordre, la perfection de ce goût fait l'essence, la fin et l'objet de notre union. De toutes les sciences mathématiques, celle de l'architecture, soit civile, soit navale, soit militaire est, sans doute, la plus utile et la plus ancienne. C'est par elle qu'on se défend contre les injures de l'air, contre l'instabilité des flots, et surtout contre la fureur des autres hommes. C'est par notre art que les mortels ont trouvé le secret de bâtir des maisons et des villes pour rassembler les grandes sociétés, de parcourir les mers pour communiquer de l'un à l'autre hémisphère les richesses de la terre et des ondes, et enfin de former des remparts et des machines contre un ennemi plus formidable que les éléments et les animaux, je veux dire contre l'homme même qui n'est qu'une bête féroce, à moins que son naturel ne soit adouci par les maximes douces, pacifiques et philanthropes qui règnent dans notre société.

Telles sont, messieurs, les qualités requises dans notre Ordre dont il faut à présent vous découvrir l'origine et l'histoire en peu de mots.

 

Notre science est aussi ancienne que le genre humain, mais il ne faut pas confondre l'histoire générale de l'art avec l'histoire particulière de notre société. Il y a eu dans tous les pays et dans tous les siècles des architectes, mais tous ces architectes n'étaient pas des francs-maçons initiés dans nos mystères. Chaque famille, chaque république et chaque empire dont l'origine est perdue dans une antiquité obscure a sa fable et sa vérité, sa légende et son histoire, sa fiction et sa réalité. La différence qu'il y a entre nos traditions et celles de toutes les autres sociétés humaines est que les nôtres sont fondées sur les annales du plus ancien peuple de l'univers, du seul qui existe aujourd'hui sous le même nom qu'autrefois, sans se confondre avec les autres nations quoique dispersé partout, et du seul enfin qui ait conservé ses livres antiques, tandis que ceux de presque tous les autres peuples sont perdus. Voici donc ce que j'ai pu recueillir de notre origine dans les très anciennes archives de notre Ordre, dans les actes du parlement d'Angleterre qui parlent souvent de nos privilèges, et dans la juridiction vivante d'une nation qui a été le centre de notre science arcane depuis le dixième siècle. Daignez, messieurs, redoubler votre attention ; frères surveillants couvrez la loge, éloignez d'ici le vulgaire profane. Procul oh procul este profani, odi profanum vulgus et arceo, favete linguis.

 

Le goût suprême de l'ordre et de la symétrie et de la projection ne peut être inspiré que par le Grand Géomètre architecte de l'univers dont les idées éternelles sont les modèles du vrai beau . Aussi voyons-nous dans les annales sacrées du législateur des juifs que ce fut Dieu même qui apprit au restaurateur du genre humain les proportions du bâtiment flottant qui devait conserver pendant le déluge les animaux de toutes les espèces pour repeupler notre globe quand il sortirait du sein des eaux. Noé par conséquent doit être regardé comme l'auteur et l'inventeur de l'architecture navale aussi bien que le premier grand-maître de notre Ordre.

 

La science arcane fut transmise par une tradition orale depuis lui jusqu'à Abraham et aux patriarches dont le dernier porta en Egypte notre art sublime. Ce fut Joseph qui donna aux égyptiens la première idée des labyrinthes, des pyramides et des obélisques qui ont fait l'admiration de tous les siècles. C'est par cette tradition patriarcale que nos lois et nos maximes furent répandues dans l'Asie, dans l'Egypte, dans la Grèce et dans toute la Gentilité, mais nos mystères furent bientôt altérés, dégradés, corrompus et mêlés de superstitions, la science secrète ne fut conservée pure que parmi le peuple de Dieu.

 

Moîse inspiré du Très-Haut fit élever dans le désert un temple mobile conforme au modèle qu'il avait vu dans une vision céleste sur le sommet de la montagne sainte, preuve évidente que les lois de notre art s'observent dans le monde invisible où tout est harmonie, ordre et proportion . Ce tabernacle ambulant, copie du palais invisible du Très-Haut qui est le monde supérieur, devint ensuite le modèle du fameux temple de Salomon, le plus sage des rois et des mortels. Cet édifice superbe soutenu de quinze cents colonnes de marbre de Paros, percé de plus de deux mille fenêtres, capable de contenir quatre cent mille personnes, fut bâti en sept ans par plus de trois mille princes ou maîtres maçons qui avaient pour chef Hiram-Abif grand-maître de la loge de Tyr, à qui Salomon confia tous nos mystères. Ce fut le premier martyr de notre Ordre...(lacune)... sa fidélité à garder...(lacune)... son illustre sacrifice. Après sa mort, le roi Salomon écrivit en figures hiéroglyphiques nos statuts, nos maximes et nos mystères, et ce livre antique est le code originel de notre Ordre.

 

Après la destruction du premier temple et la captivité de la nation favorite, l'oint du Seigneur, le grand Cyrus qui était initié dans tous nos mystères constitua Zorobabel grand-maître de la loge de Jérusalem, et lui ordonna de jeter les fondements du second temple où le mystérieux Livre de Salomon fut déposé. Ce Livre fut conservé pendant 12 siècles dans le temple des israélites, mais après la destruction de ce second temple sous l'empereur Tite et la dispersion de ce peuple, ce livre antique fut perdu jusqu'au temps des croisades, qu'il fut retrouvé en partie après la prise de Jérusalem. On déchiffra ce code sacré et sans pénétrer l'esprit sublime de toutes les figures hiéroglyphiques qui s'y trouvèrent, on renouvela notre ancien Ordre dont Noé , Abraham, les patriarches, Mose, Salomon et Cyrus avaient été les premiers grands-maîtres. Voilà, messieurs, nos anciennes traditions. Voici maintenant notre véritable histoire.

 

Du temps des guerres saintes dans la Palestine , pIusieurs princes, seigneurs et artistes entrèrent en société, firent vœu de rétablir les temples des chrétiens dans la terre sainte, s'engagèrent par serment à employer leur science et leurs biens pour ramener l'architecture à la primitive institution, rappelèrent tous les signes anciens et les paroles mystérieuses de Salomon, pour se distinguer des infidèles et se reconnaître mutuellement... [et décidèrent de] s'unir intimement avec... [les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem]. Dès lors et depuis, nos loges portèrent le nom de loges de saint Jean dans tous les pays. Cette union se fit en imitation des israélites lorsqu'ils rebâtirent le second temple. Pendant que les uns maniaient la truelle et le compas, les autres les défendaient avec l'épée et le bouclier.

 

Après les déplorables traverses des guerres sacrées, le dépérissement des armées chrétiennes, et le triomphe de Bendocdor soudan d'Egypte pendant la huitième et dernière croisade, le fils de Henry III d'Angleterre, le grand prince Edouard, voyant qu'il n'y aurait plus de sûreté pour ses confrères maçons dans la terre sainte quand les troupes chrétiennes se retireraient, les ramena tous et cette colonie d'adeptes s'établit ainsi en Angleterre. Comme ce prince était doué de toutes les qualités d'esprit et de cœur qui forment les héros, il aima les beaux-arts et surtout notre grande science. Etant monté sur le trône, il se déclara grand-maître de l'Ordre, lui accorda plusieurs privilèges et franchises, et dès lors les membres de notre confrérie prirent le nom de francs-maçons.

 

Depuis ce temps la Grande-Bretagne devint le siège de la science arcane, la conservatrice de nos dogmes et le dépositaire de tous nos secrets. Des îles britanniques l'antique science commence à passer dans la France. La nation la plus spirituelle de l'Europe va devenir le centre de l'Ordre et répandra sur nos statuts les grâces, la délicatesse et le bon goût, qualités essentielles dans un Ordre dont la base est la sagesse, la force et la beauté du génie. C'est dans nos loges à l'avenir que les français verront sans voyager, comme dans un tableau raccourci, les caractères de toutes les nations, et c'est ici que les étrangers apprendront par expérience que la France est la vraie patrie de tous les peuples.

 

* Il est au silence fidèle une récompense assurée;

mais à celui qui aura divulgué les rites de la mystérieuse Céres,

j'interdirai qu'il vive sous mon toit,

ou s'embarque avec moi sur un fragile esquif.

Horace, Odes, Livre III

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Publié le par jean françois
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.

MAGRITTE : Symboliste. Philosophe, Surréaliste.

Quand on évoque René Magritte et sa peinture avec une certaine orthodoxie, c’est manie de classer. L’on place en avant le mot surréaliste. L’exposition actuelle du Centre Pompidou donne un autre éclairage sur ces œuvres qui ne lassent de surprendre et susciter notre imagination.

Lors de ma dernière visite à Bruxelles l’hiver dernier, j’ai visité le Musée Magritte à deux pas de la statue de Godefroy Bouillon qui domine la place royale.

Je fus impressionné par l’effet des ses tableaux sur mon imagination, j’ai découvert le symbolisme de Magritte. Néophyte en la matière, j’aime néanmoins parcourir les musées découvrir les peintres à travers leurs œuvres, ils reflètent pour moi leur époque, d’autres sont intemporels, leurs œuvres sont une visite de leur vie intérieure ou des reflets de leur sensibilité.

Les peintures de Magritte provoquent une émotion et force notre imagination, un désir de connaissance, un voyage dans un rêve éveillé, le monde étrange de Magritte est une provocation, la naissance d’un doute. Il suscite l’intérêt, comme il le fit dans ses affiches publicitaires son premier métier alimentaire.

Son détournement des objets de leur utilité première, efface leur matérialité, l’incongruité force à la réflexion. Symbolisme et philosophie font donc partie de son œuvre. A l’exemple de ses tableaux de la série « La Condition humaine. » évoquant l’allégorie de la Caverne de Platon.

Nul doute qu’avec notre sensibilité Maçonnique notre imaginaire sera content et satisfait.

 

JFG.

 

EXPO : Magritte la Trahison des Images. Centre Pompidou à Paris jusqu’au 23/01/2017.

Un Musée Magritte à Bruxelles

Le Musée Magritte Museum, qui a ouvert ses portes au public le 2 juin 2009, dans l'Hôtel Altenloh appartenant aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, a accueilli en moins d'un an plus de 500.000 visiteurs.

Situé en plein coeur de Bruxelles, place Royale, ce Musée, aménagé grâce au mécénat de compétences déployé par les filiales françaises et belges de GDF SUEZ et au soutien de la Fondation Magritte, offre au regard du public les créations de l'artiste surréaliste appartenant aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et provenant principalement d'achats ainsi que des legs Irène Scutenaire-Hamoir et Georgette Magritte. De nombreux collectionneurs particuliers et des institutions publiques et privées se sont également joints au projet du Musée Magritte Museum par le prêt de leurs chefs-d'oeuvre.

Biographie

Je ne pense pas connaître de circonstances qui auraient déterminé mon caractère, ni mon art. Je ne crois pas au "déterminisme".

René Magritte naît à Lessines, dans le Hainaut, le 21 novembre 1898. Aîné de trois enfants, sa jeunesse est marquée par de multiples déménagements, l'instabilité financière due aux mauvaises affaires de son père et la mort dramatique de sa mère en 1912 qui se suicide par noyade dans la Sambre. Dès l'âge de 12 ans, Magritte suit des cours de peinture chez un maître d'école et se passionne pour les films de Fantômas tout en lisant Edgar Allan Poe et Maurice Leblanc. Avant de s'installer en 1914 à Bruxelles pour suivre les cours de l'Académie des Beaux-Arts, il rencontre déjà, à la foire de Charleroi, celle qu'il recroisera quelques années plus tard dans la capitale et qui deviendra sa muse et son épouse : Georgette Berger, devenue Georgette Magritte en 1922.

A l'Académie, le jeune peintre rencontre Victor Servranckx et Pierre-Louis Flouquet qu'il suit dans l'aventure constructiviste du groupe 7 Arts, période durant laquelle il effectue ses premiers travaux décoratifs et publicitaires. En 1922, Magritte sympathise avec le professeur de piano de son frère Paul : E.L.T. Mesens, un dandy davantage attiré par l'esthétique nihiliste du dadaïsme. En 1923, un autre ami, le poète Marcel Lecomte, lui montre une photographie du Chant d'Amour (1914) de Giorgio de Chirico. C'est le choc et le début de son oeuvre surréaliste avec, en 1926, la réalisation du Jockey perdu. Mais c'est aussi l'ébauche d'une aventure commune avec la cristallisation de diverses personnalités qui fondent, à Bruxelles, le noyau dur du groupe surréaliste : Paul Nougé, Camille Goemans, E.L.T. Mesens, Marcel Lecomte, André Souris et Louis Scutenaire. En 1928, ce groupe signe au complet la préface de Nougé pour son exposition à la galerie L'Epoque de Paul-Gustave Van Hecke, l'époux de la styliste Norine dont Magritte réalise aussi les projets publicitaires.

 

Je déteste mon passé et celui des autres. Je déteste la résignation, la patience, l'héroïsme professionnel et tous les beaux sentiments obligatoires.

J'aime l'humour subversif, les taches de rousseur, les genoux, les longs cheveux de femme, le rêve des jeunes enfants en liberté, une jeune fille courant dans la rue.

MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.
MAGRITTE : Symboliste, Philosophe, Surréaliste.

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Publié le par jean françois
PROFITER DE LA VIE !

 

 

Profiter de la vie

 

 


Ce jour-là, on venait d'apprendre la mort accidentelle, dans des circonstances tragiques, de deux personnalités des médias. Sur toutes les chaînes de télévision, on diffusait les réactions de parents, d'amis, d'étrangers même, tous aussi ébranlés. 

 

 


À un ami d'une des victimes, l'animateur demande en fin d'interview : " Et vous-même, que retenez-vous de cet événement? Qu'est-ce que ça vous dit, personnellement? " Après un court moment d'hésitation, l'ami répond sur un ton grave : " Ca me dit que la vie est courte... Je vais en profiter pleinement... "

Tout le monde comprend le sens de cette réflexion. Mais afin de creuser davantage, j'ai voulu savoir ce que quelques personnes autour de moi comprenaient de la formule : profiter de la vie. Si j'écarte ceux des farceurs, la plupart des commentaires que j'ai obtenus m'ont paru très significatives : profiter de la vie c'est être plus attentif au lever et au coucher du soleil, à la texture des feuilles, au rythme de saisons, aux rapports avec les intimes, les proches, les amis, avec les autres en général; s'occuper davantage des enfants, servir la société, quelques vagues projets écologiques ayant même été esquissés...; s'amuser davantage, consacrer plus de temps aux loisirs, faire plus souvent l'amour, s'engager socialement, faire des choix plus exigeants en fonction de valeurs plus élevées; consacrer du temps à s'épanouir, se développer. 

En résumé, je dirais que, pour la plupart de ces personnes, profiter de la vie revenait, en somme, à faire de meilleurs choix, à veiller davantage à la qualité des rapports humains et à une meilleur communion avec la vie même, en particulier avec la nature…À chacune d'entre elles – comme à moi-même, je m'empresse de le souligner – j'avais envie de dire : " Mais qu'est-ce qui t'empêche de profiter davantage de la vie ici et maintenant? Où est donc l'obstacle? Tout ce que tu estimes être l'essentiel se trouve à ta portée! Non? "

L'obstacle qui empêche de profiter davantage de la vie semble dû à l'état de sommeil où nous sommes plongés, sans nous en rendre compte. Nous vivons comme des automates. Prendre conscience, à un moment donné, que la vie est courte et qu'il faut d'autant plus en profiter, c'est avoir un choc, se réveiller subitement de l'état léthargique que nous entretenons par habitude, par lassitude aussi peut-être. Après l'enfance, la faculté d'émerveillement s'émousse rapidement.. La vie perd de son relief. Presque tous les gestes deviennent une corvée. Par exemple, faire les courses. On achète les fruits et les légumes sans s'investir! C'est pourtant un geste sacré, un acte par lequel on communie avec la nature. Et si je donne cet exemple c'est que la découvertes des fruits et des légumes est récente pour moi et qu'elle a été l'occasion d'une révélation.

Profiter de la vie, ça me paraît aussi être plus attentif aux gestes de tous les jours. Par opposition à vivre dans son mental, absorbé par le bavardage incessant dans sa tête; engourdi par le bourdonnement des mots, le collage figé de pulsions émotionnelles, passant d'un état à un autre, dans une discontinuité, un éparpillement, un éclatement de la conscience d'être. C'est pourtant l'état habituel dans lequel nous vivons notre vie, un état dont il est d'autant plus difficile de se libérer qu'on n'en est pas conscient. Je pense même qu'il est impossible de s'en libérer tout à fait. Car cet état d'instabilité mentale semble faire partie de la nature humaine. Mais ce n'est pas, comme tel, un état malheureux, plutôt un état d'absence à soi qui empêche de profiter de la vie parce qu'elle est subie plutôt que vécue consciemment. 

Ce qui me frappe dans la plupart des commentaires que j'ai recueillis, c'est de constater jusqu'à quel point profiter de la vie se trouve dans les petites choses dont elle est faite, les gestes les paroles, les regards, les attentions… J'ai déjà dit que la voie sur cette planète est celle des petites choses; se lever, se laver, ouvrir le frigo… et tout le reste, jusqu'au moment où on ferme la lumière dans l'attente du sommeil. Les petites choses, par rapport à l'idée qu'on se fait qu'il n'y a que les grandes entreprises qui sont importantes. Alors que profiter de la vie, c'est porter attention à chaque moment de la vie: porter attention non pas à la notion du temps, mais, concrètement, à chaque tranche du temps de la vie.

En définitive, le sentiment de profiter pleinement de la vie réside dans la conscience d'être; on peut faire les mêmes gestes avec ou sans cette conscience d'être. Le sentiment de plénitude n'est donc pas seulement dans ce qu'on fait, mais dans l'attention à ce qu'on fait et à ce qu'on est , dans le temps de la vie. Il n'y a là rien là de très nouveau, j'en conviens. Ce serait même plutôt banal. Mais il se trouve que pour s'éveiller à l'importance de la conscience d'être jusque dans les petits gestes, dans les tranches du temps de la vie, un choc est nécessaire. Et c'est généralement la mort autour de soi qui provoque ce réveil, cette prise de conscience. C'est peut-être même une fonction de la mort que d'éveiller ceux qui restent, du moins ceux qui n'ont pas le sommeil trop lourd, l'engourdissement trop collant, l'ankylose trop gluante...

C'est la mort qui éveille à la vie. La mort des autres. Et la perspective, parfois même la menace, de sa propre mort…

AUTEUR ANONYME.

 

COMMENTAIRE

Profiter de la vie ! Le simple fait de prononcer cette phrase révèle une certaine angoisse, comme quand on a le sentiment de s’être perdu, seul dans une forêt inconnue, c’est presque comme un mauvais rêve, j’ai perdu mon chemin et s’est de ma faute, j’ai regardé ailleurs au moment ou ne fallait pas et je me suis perdu.

Profiter de la vie cela peut prendre l’allure d’un paradoxe pour un Franc-Maçon, c’est d’avoir une tolérance modérée, sélective, envers soi-même d’abord, mais aussi avec autrui, en appliquant un principe de réalité à l’adage « on ne donne pas confiture aux cochons.»

Profiter de la vie c’est avoir plus d’empathie envers ceux que l’on reconnaît pour tels, de l’empathie jusqu’à l’émotion.

Redécouvrir la valeur des choses simples, pures, rechercher le silence au milieu d’une logorrhée qui bourdonne et tourne autour de nous, nous assaille et prend le pouvoir.

Profiter de la vie c’est oublier l’avoir, le statut social, pour retrouver  l’essence, ce qui a permis d’acquérir ce statut. Ne pas estimer l’autre pour ce qu’il a, mais pour ce qu’il est, ce qui lui a permis d’avoir ce qu’il a.

Profiter de la vie c’est ce nourrir des qualités humaines de mon Frère, apprécier la constance de son amitié en toutes circonstances.

Profiter de la vie c’est avoir la joie de dire j’ai rencontré un homme bon, juste, intègre, fidèle, sa profession, sa réussite sociale devenant ainsi accessoire.

Profiter de la vie c’est dire j’ai rencontré un homme sincère, plutôt que j’ai rencontré le Président directeur général de…., ou le ministre de …, un notaire…., un médecin avec qui j’étais bien. J’ai oublié ce qu’il a au profit de ce qu’il est.

Profiter de la vie c’est découvrir à la mort de mon Frère sa modestie concernant ses biens matériels que j’avais le bonheur d’ignorer, mais ne retenir de lui qu’il était simplement mon ami, mon Frère.

 

JFG. 

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Publié le par jean françois
SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N’EST PLUS ….

Un des pères d’Israël n’est plus, homme de paix, de conviction, de fraternité, ce prix Nobel de la Paix a dit :

Chaque religion est persuadée d'avoir trouvé l'unique chemin véritable pour mener les hommes au bonheur

Les gens ont le droit de rêver comme ils ont le droit de manger et de boire.

Pour celui qui disait aux jeunes osez ! Ayons une pensée Gémissons et Espérons.

 

JFG.

 

 

Nationalité : Israël

Né(e) à : Wiśniew , le 02/08/1923

Mort(e) le : 28/09/2016

Biographie :

 

Shimon Peres, né Szymon Perski le 2 août 1923 à Wiśniew (Pologne, actuelle Biélorussie), est un homme d'État israélien, président de l'État d'Israël de 2007 à 2014.

 

Dans les années 30, sa famille et lui décident de rejoindre Tel Aviv, en Israël. Shimon Peres grandit là-bas et décide, après ses études, d’entrer au sein de l’armée clandestine de l’époque, appelée le Haganah.

 

Lorsque l’État d’Israël est reconnu et proclamé en 1947, Shimon Peres grimpe les échelons jusqu’à devenir, en 1953, directeur général du ministère de la Défense. Il devient député au sein du Parlement israélien, nommé la Knesset, en tant que membre du Parti travailliste. Les postes de ministre s’enchaînent pour lui, passant de ministre de l’Immigration, de l’Information ainsi que de la Défense avant de devenir Premier ministre en 1977.

 

Il assuma, à trois reprises, la charge de Premier ministre en 1977, à titre provisoire, de 1984 à 1986, puis de 1995 à 1996. Chef du Parti travailliste durant de nombreuses années, il rejoint le parti centriste Kadima, en 2005.

 

Prix Nobel de la paix 1994, titre qu'il partage avec Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, Shimon Peres, à l'issue d'une longue carrière politique, est élu président de l'État d'Israël le 13 juin 2007 ; son mandat présidentiel de sept ans s'ouvre officiellement le 15 juillet 2007. Le président Peres est le premier chef de l'État israélien ayant été Premier ministre avant son élection. Il quitte ses fonctions le 24 juillet 2014, à l'âge de 90 ans.

 

Shimon Peres est, depuis la disparition de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, l'ultime père fondateur de l'État d'Israël.

WIKIPEDIA.

SHIMON PERES N'EST PLUS.....
SHIMON PERES N'EST PLUS.....

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Publié le par jean françois
BENJAMIN FRANKLIN - Homme de Lumière, Homme des Lumières.
BENJAMIN FRANKLIN
Homme de Lumière, Homme des Lumières.

Ils nous ont légués un héritage considérable, dont le trésor subsiste dans nos esprits et nos cœurs, c’est le courage, la foi dans l’homme et ses incommensurables ressources. Le souffle de leur vie est un vent d’espérance. Il ne s’agit pas de nostalgie, de regret, mais d’exemplarité, qui a été remplacée dans notre société moderne par l’individualisme et la célébrité.

 L’exemplarité, vertu à portée de l’homme juste et bon, oubliée de nos jours, n’est ni orgueil, ni vanité, mais respect de la parole donnée, combat contre l’ego, volonté de servir autrui plus que soi-même être individuellement, chaque jour au service de l’autre, l’entourer de sa joie, de son amour fraternel, agir selon sa conscience humblement en fonction de ses possibilités sans ostentation.

Des hommes ont marqués pour toujours de leur empreinte notre humanité,  ils ont été également amis du riche et du pauvre, ils restent des hommes de Lumière.

Si les Lumières du passé participent à la construction de l’avenir, il n’est pas inutile de se souvenir de leur vie exemplaire.

Après avoir parcouru les mers avec La Pérouse, avoir suivi Lafayette homme du nouveau monde et de la Liberté, célébré Victor Schoelcher, et le combat de sa vie pour l’abolition de l’esclavage. Je pars maintenant à la recherche de l’exemplarité de Benjamin Franklin l’homme aux multiples vies, issu d’une famille modeste et qui brillera de belles manières : scientifique, écrivain, homme politique, homme de Lumière, Franc-Maçon.

Jean Audouze (1) écrit dans ses commentaires de l’autobiographie de Benjamin Franklin :

« Au moment ou l’occident subit une crise non seulement économique mais également, et peut être plus gravement, d’ordre moral ou, plus précisément psychologique qui peut conduire soit à la résignation, soit à la révolte, il est surement utile d’aller à la rencontre des quelques personnages exceptionnels qui parvinrent à leurs époques, à transformer le monde. »

C’est en me promenant sur le Quai Benjamin Franklin au port de Saint-Goustan (2) à Auray dans le Morbihan que j’ai eu le désir de redécouvrir ce Franc-maçon célèbre, dont Condorcet a sans doute écrit le plus bel éloge en soulignant :

« Qu’il croyait à l’existence d’un Dieu bienfaisant et juste, à qui il rendait dans le secret de sa conscience, un hommage libre et pur. »

A suivre après le 13 octobre….. Benjamin Franklin les débuts

 

JFG.

 

Conseil de Lecture : Moi, Benjamin Franklin Citoyen du Monde, homme des Lumières. Autobiographie et Textes Scientifiques. Editions DUNOD.

 

(1) Jean Audouze est un astrophysicien français, né en 1940. Ancien élève de l'astronome Hubert Reeves, avec lequel il a publié en 1971 un article de référence sur la nucléosynthèse des éléments légers. Maurice Meneguzzi en était également l'auteur. WIKI

 

(2) Le nom de ce quai est un hommage à Benjamin Franklin, célèbre diplomate, physicien et ingénieur qui débarque à Auray, le 4 décembre 1776, pour appeler les Français à soutenir les Américains dans leur guerre d'indépendance. WIKI

BENJAMIN FRANKLIN - Homme de Lumière, Homme des Lumières.

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Publié le par jean françois
FRATERNITÉ L'HOMME DE LA FOULE

 

 

 
 

 

 

L'homme de la foule

"Quand on est plus de trois on est une bande de cons!"

Georges Brassens

 


J’emprunte le titre de cette chronique à une nouvelle de l’écrivain danois Knut Hamsun. C’est l’histoire d’un homme qui, tous les matins, pressé de sortir de chez lui pour échapper à l’angoisse, se rend marcher dans la rue. D’un pas rapide, il s’éloigne de la périphérie où il habite pour atteindre le centre de la ville où il passe ses journées à marcher parmi la foule. C’est alors seulement qu’il échappe à l’angoisse... Incapable de s’assumer comme individu, de vivre de façon autonome et responsable, il ne trouve la paix que lorsqu’il se confond avec les autres. L’état d’indistinction qu’il éprouve lorsqu’il est relié aux autres, soutenu par eux, le libère de l’obligation de s’affirmer. Parmi la foule qui le prend en charge, il éprouve un sentiment de sécurité et de participation. Comme le sein maternel enfin retrouvé, la foule le contient, le nourrit... Mais le soir venu, les gens rentrent chez eux. Et bientôt la ville est déserte. Il lui faut alors retourner chez lui où il retrouve son angoisse jusqu’au lendemain.

 

 


Le souvenir de cette nouvelle m’est revenu comme je regardais à la télévision une foule de manifestants qui lançaient des pierres à un groupe adverse – je ne crois pas nécessaire de préciser les circonstances de cet affrontement. Je ne m’intéresse ici qu’au comportement de la foule et plus spécialement aux effets de la foule sur les individus. Pour tout dire, il m’a semblé que ces manifestants étaient portés par une vague d’identification collective qui se traduisait par une exaltation.

L’identification au groupe répond naturellement à deux besoins fondamentaux la sécurité et la stimulation. Elle répond aussi du reste, mais non sans risque pour l’intégrité des individus, au troisième de ces besoins : l’identité... Car l’identification au groupe répond nécessairement au besoin d’identité mais par la diminution et parfois même, dans les situations qui exigent le plus au plan émotif, par l’annulation de la conscience individuelle au profit de la conscience de groupe. Pris en charge par le groupe et reliés entre eux par un état psychique commun, les individus ne sont plus tout à fait eux-mêmes. C’est alors la conscience de groupe qui, à leur insu, commande les comportements. " Un événement vécu en groupe, écrit Carl Jung dans L’Ame et le Soi ( éd. Albin Michel), se déroule sur un plan inférieur à celui de l’événement individuel. " La conscience de groupe se traduit inévitablement par une régression psychologique à un stade inférieur et primitif. Il ne s’agit pas pour autant de condamner toute forme d’identification au groupe. C’est affaire de degré. Car la vie en société repose sur la conscience de groupe qui est à l’origine de l’esprit de famille, de l’esprit tribal, etc. Elle représente même un facteur d’efficacité et de progrès sur tous les plans. À la condition toutefois que la conscience de groupe n’absorbe pas la conscience individuelle.

La conscience de groupe est créée et alimentée par les émotions. Elle prend racine dans notre animalité. Ce qui n’est pas mal en soi. Mais encore devons-nous en être conscients. Plusieurs études ont démontré les effets de la foule chez les animaux, en particulier les mammifères. Et voici quelques années, une étude faite par l’école de médecine de l’université Yale, qui portait sur ces effets chez les humains, a permis d’établir que les effets de la foule se traduisaient par un accroissement de l’agressivité, de l’émotivité, et une hausse de la pression sanguine. Parmi les conclusions, on notait que le rassemblement en foule entraîne chez les individus une perte de contrôle personnel. Par ailleurs, il est certain que la raison, une faculté spécifiquement humaine qui détermine entre autres la compassion, parvient mal à se faire entendre en situation de foule.

Cela dit, l’être humain étant un animal social, il doit assumer cette dimension de sa nature, qui représente comme on l’a vu un facteur important de satisfaction de ses besoins fondamentaux. Mais il doit aussi veiller à ce que son individualité ne soit pas absorbée par la conscience de groupe. Car la conscience individuelle, son apparition à une étape de l’évolution qui marque la naissance de l’homme et son expansion depuis à travers chacun de nous, est l’essence même du phénomène humain... Si je devais juger de l’étape à laquelle nous sommes parvenus à la fin du millénaire qui s’achève, je dirais que nous ne sommes pas encore sortis de l’adolescence.

Texte anonyme transmis par Claudius lecteur actif du Blog.

REFLEXIONS:

A la lecture de ce texte d'un anonyme, je me fais plusieurs réflexions. L'homme est un animal social, il a besoin de vivre en groupe, de s'intégrer dans une communauté, de se compter, pour compter, se comparer pour se rassurer. 

Le Franc-Maçon fait l'apprentissage de lui même en se plaçant face à lui même. Le groupe est présent pour l'accompagner, l'aider dans cette recherche, ce n'est pas pour autant qu'il s'abandonne au groupe, pour se forger une identité et surtout son identité.

S'abandonner à un groupe c'est rechercher une forme d'avoir une facilité, et renoncer à être soi-même.

 Est-ce qu'une somme de refléxions individuelles, peut générer une conscience collective, à votre avis ?

JFG

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Publié le par jean françois
YOGI

YOGI

         Exercices Spirituels – Voie Initiatique.

       Philosophie Antique et Franc-Maçonnerie Contemporaine.

 

           TRAVAUX PRATIQUES.

 

            L’Ascèse Physique 

Les Exercices Spirituels sont des pratiques pour la santé de l’âme, mais aussi du corps qui contient cette âme. Ce n’est pas sans raison que le jeun, est une pratique rituelle dans certaines religions. Que « l’Hermite » est souvent représenté avec un corps amaigri, faire maigrir son corps pour faire grossir son esprit ? Se préoccuper plus de son esprit que de son corps, les yogis suivent cette ascèse. La douleur corporelle s’efface, devant la force de l’esprit.

Il faut avoir le souci de son soi véritable, s’intéresser plus au contenu qu’au contenant, plus au fret qu’au camion. Cette doctrine n’est pas nouvelle, elle n’est pas une invention moderne issue de l’écologie ou de ceux que l’on qualifie de « bobos » elle nous vient de l’école des Cyniques citée plus qui préconisaient une vie frugale et ascétique  dénonçant  l’hypocrisie et l’inutilité  des biens matériels, pour être « riche de soi ».

Trouver un équilibre entre le corps et l’esprit, une harmonie de vie, c’est le corps sain et l’esprit sain.

Ce n’est la préoccupation de la primauté du corps, ce n’est pas la recherche effrénée de beauté et la conservation du corps jeune. La beauté est ailleurs que dans l’apparence.

Xavier Pavie dans son dernier Le Choix d’Exister avec pour sous titre Se convertir à une vie meilleure trouver une harmonie corps et esprit est un précepte de cette conversion à la vie meilleure. Il écrit à ce sujet :

« Considérer son corps, lui faire vivre une ascèse corporelle, peut se faire sans règles précises, sans méthode prédéfinie, peut importe la forme de l’exercice physique ; ce qui importe, c’est l’utilisation du corps, c’est le mettre en mouvement d’une façon ou d’une autre. C’est autant le yoga que la marche, c’est autant le chant que la gymnastique, c’est autant le vélo que la course à pied. »

Le Franc-maçon par le respect de sa vêture, démontrera sa simplicité, pas de vêtements ostentatoires en Loge, pas signe de richesse matérielle. Au delà de sa vêture le maçon respecte la gestuelle vecteur d’accès au symbolisme maçonnique, chaque geste, attouchement exécuté avec soin est propice à la réflexion, autant que la lecture du Rituel. Le comportement, l’attitude physique en Loge est propice à la méditation et à l’égrégore.

Le Franc- maçon assis sur les colonnes, le corps droit les mains à plat sur les genoux, recevra dans cette position les mystères avec plus d’intensité. Il ne s’agit pas de postures, le Franc-Maçon se reconnaît se reconnaît à ses sig… par…et att… Contraindre son corps à des positions qui permettent la méditation.

 Les agapes qui suivent la tenue seront sobres et frugales.

L’agape n’est pas un repas de chasseurs, parce que l’initiation maçonnique n’est pas une réunion ou la convivialité est le but, ce qui n’exclu pas la Fraternité. Comme le compas posé sur l’équerre l’esprit doit dominer la matière.

 

JFG.

 

A suivre…..le Rôle d’autrui dans les exercices spirituels.

 

Conseil de Lecture : pour aller, plus avant dans vos réflexions –

« Les Exercices Spirituels » de Xavier Pavie Éditions Belles Lettres.

Pierre Hadot : Exercices Spirituels et Philosophie Antique.

 

Le Choix d’Exister Se convertir à une vie meilleure. De Xavier Pavie. Éditions des Belles Lettres. 

LE CHANT

LE CHANT

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Publié le par jean françois
LE SHRI YANTRA

LE SHRI YANTRA

SYMBOLE – YANTRA.

Le Y du Yantra symbolise d’entrée l’unité des voies ; on pourrait presque qualifier le Yantra de symbole au premier degré. Trace d’humanité retrouvée dans les « avens » au centre de la terre, mère de fécondité.

Le Yantra s’inscrit sur les murs, sur les pages blanches de notre vie.

Le Yantra est la baguette verticale guide vers les contrées de l’esprit.

La contemplation d’une ligne droite inspire une direction qui parle à notre conscience à chaque fois que nous cherchons la voie la meilleure après avoir essayer les voies parallèles, le Yantra est notre règle qui rectifie sans cesse.

La Ligne horizontale, la Ligne verticale, l’Étoile, le Cercle, le Carré placé dans cet ordre cosmologique sont les signes des Francs-Maçons.

Ces Yantras sont sous leurs yeux dans la nature, dans leur Temple, sur le Tableau de la Loge apparaissent les Yantras maçonniques, dans le texte des Rituels, ils développent leur imagination, ils sont des repères inspirants, sur leur chemin vers la Lumière.

Symboles alchimiques des éléments contenus dans l’œuf de la Loge, dans le vase où bouillonne l’esprit de sel.

Avec le Yantra on trace, on écrit, on burine dans la Pierre notre présent et notre avenir. Alors le cosmos s’organise après le chaos, « Ordo ab Chao », le passage se fait du fini à l’infini.

Le Yantra symboliquement nous montre tel que nous sommes et tel quel nous souhaitons devenir. Le Yantra c’est la porte vers la formule mentale du Mantra. C’est la baguette du berger qui trace sur le sol le cercle au centre duquel il se trouve et termine l’œuvre en inscrivant le cercle dans le carré et le carré dans le cercle, pour que dans un éclair magico mystique resplendissant.

Bonne méditation sur le Yantra et bon dimanche.

 

JFG. 

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Publié le par jean françois
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES
LA SEMAINE EN IMAGES

LA SEMAINE EN IMAGES

LA SEMAINE SUR LA FM AU CŒUR DU 18/09 AU 24/09/2016.

Dimanche 18 :  Symbole – Walhalla

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/symbole-walhalla.html

                        La Semaine sur la FM au Cœur.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/la-semaine-sur-la-fm-au-coeur-du-11-09-au-17-09-2016.html

Lundi 19 : Plus d’Europe ! Plus de Fraternité !

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/plus-d-europe-plus-de-fraternite.html

Mardi 20 : Prescription XVI – Il faut faire un peu d’exercice ! Travaux pratiques : De la lecture et de l’écriture.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/prescription-xvi-il-faut-faire-un-peu-d-exercice.html

Mercredi 21 : Les Cafés Maçonniques.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/les-cafes-maconniques.html

Jeudi 22 : La Société est –elle malade ?

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/la-societe-est-elle-malade.html

Vendredi  23 : Civitas le retour de Vichy !

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/civitas-le-retour-de-vichy.html

Samedi 24 : Samedi Actualités Maçonniques.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/samedi-actualites-maconniques-1.html

Bonne lecture ou relecture.

 

JFG.

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