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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par jean françois
Schuman, Monet, Delors, la chute du mur
Schuman, Monet, Delors, la chute du mur
Schuman, Monet, Delors, la chute du mur
Schuman, Monet, Delors, la chute du mur

Schuman, Monet, Delors, la chute du mur

PLUS D’EUROPE ! PLUS DE FRATERNITÉ !

Samedi dernier c’était une des journées Européennes du patrimoine. J’ai visité le Fort de Penthièvre à Quiberon, je suis rentré dans ce qui est nommé la « crypte » c’est d’ailleurs normal puisqu’il s’agit de la sépulture des soldats Français assassinés par la barbarie nazi. C’est un long tunnel à l’extrémité duquel est planté une croix blanche verticale.

Mon attention a été retenue par la réflexion d’un enfant disant à son père : «  Papa il n’y a pas grand chose à voir. » et le papa de répondre : « c’est vrai on va plus loin. » Et ils sont passés les mains dans les poches….

Pourtant pour ma part j’ai lu une lettre affichée sur un tableau à l’entrée de ce tunnel, de cette crypte et je suis reparti en pleurant…

La Lettre :

«  A mon petit garçon chéri »

En ce jour anniversaire de la mort de ton frère, mon petit gars ton père t’écrit pour la dernière fois, du fond d’une cellule dans une prison. Je vais mourir  mon petit, je vais mourir pour la France, comme ton oncle Marc est mort.

Tous les deux nous avons été assassinés par les mêmes bandits sans honneur et sans scrupules. Le 12 de ce mois je suis passé au tribunal et condamné à mort : j’attends mon recours en grâce, mais je n’ai aucun espoir, ta maman est aussi en prison elle souffre. Aussi mon cher petit garçon quand elle sortira et quelle apprendra cette chose horrible, il faut la consoler, sois doux et gentil avec elle ainsi qu’avec tes grands parents qui n’ont plus que toi à compter pour leurs vieux jours. Il faudra me remplacer auprès d’eux, les chérir comme ils le méritent, ta mère t’expliquera pourquoi ton oncle et ton père sont morts, pour quel idéal et quand plus tard, tu verras la France forte et belle et débarrassée de ces brutes tu pourras te rendre compte de la grandeur de notre sacrifice.

Je suis peut être un martyr mais d’autres ont soufferts plus que moi. Certes je souffre de me séparer de ta mère, de toi mon petit. Ainsi que de mon père et ma mère. Sois courageux devant eux, puise dans le malheur qui te frappe la force nécessaire pour me venger quand tu seras grand et fort.

Plus tard quand tu comprendras bien pourquoi je suis mort, pourquoi ton oncle est mort, il faudra tout faire pour empêcher de si horribles choses, il faudra tout faire pour éviter ces maudites guerres qui font tant de victimes.

Il faudra aider ton pays, c’est à dire la France, pour qu’elle devienne forte et pour qu’avec d’autres pays aussi loyaux qu’elle puisse imposer au monde ses volontés de paix.

Je souhaite que cette guerre soit la dernière, que plus jamais les peuples s’entretuent et c’est pour cela, qu’il faut croire à mon idéal, c’est pour cela qu’il faut que la France soit forte et elle compte sur toi comme sur toute la jeunesse Française : et quand le fascisme sera mort et détruit, le monde entier pourra vivre librement et sans guerre.

Quand tu liras cette lettre, tu ne comprendras pas bien, car tu es jeune, mais plus tard, quand tu auras appris, quand tu sauras, tu verras enfin que mon sacrifice  n’aura pas été vain.

Depuis le 12 j’attends la mort…. Vois tu  c’est pour cela que le plus dur est d’être enfermé dans une prison et que la sortie pour moi sera l’exécution. Devant le peloton je serais brave et ces brutes verront une fois de plus comment va mourir un Français.

N’abandonne jamais ta mère mon petit, fais des sacrifices pour elle car elle le mérite et ce que je te souhaite plus tard, c’est d’avoir  une compagne comme elle, aussi mon petit ne sois jamais ingrat, pense aux autres qui souffrent sans espoir.

Je vais te quitter et quand dans la vie tu auras des moments de découragement lis cette lettre, tu puiseras des forces pour lutter car la vie est ainsi.

J’aurais voulu une dernière fois te serrer dans mes bras, je sais cela impossible, crois et fais aux dernières volontés de ton père qui va mourir  et qui souffre de te laisser orphelin, je penserai à vous jusqu’au dernier moment.

                                    Ton père

                                                            Robert.

A une heure où nos dirigeants européens se réunissent pour s’interroger, sur la relance, sur la reconstruction de l’Europe qui prend eau sous les coups de boutoir des extrémismes, il convient peut être de revenir aux fondamentaux qui ont inspirés les constructeurs de cette réussite « unique au monde », comme le souligne l’édito de Samedi dans Ouest –France de François Régis Hutin, qui lui même relate le message optimiste qui Michel Serres a livré dans le Monde du 12 septembre dernier.

« En regard de ce que j’ai vécu durant le premier tiers de ma vie au temps de Franco, Hitler, Staline puis Pol Pot, nous vivons des temps de Paix. J’oserai même dire que l’Europe vit une époque paradisiaque. »

C’est aussi une opportunité qui s’offre à nous Francs-Maçons, qui gardons en souvenir les heures sombres qu’ont connus nos Frères, de nous interroger sur notre incapacité à nous réunir sur des idées simples, fondamentales, un véritable centre de l’union fédérant tous les hommes libres et de bonnes mœurs en Europe. Comment faire entendre notre voix si nous sommes incapables de réunir nos obédiences dans un projet commun.

Aussi encourageons toutes les initiatives de nos grands maîtres à se parler, à se réunir en Europe et au delà, l’on sent en cette rentrée Maçonnique frémir une quantité de bonnes intentions. Les Frères eux savent depuis longtemps dans leur loge qu’ils ont en communs bien plus de choses en communs que de sujets de se diviser, ils le savent au plus profond de leur cœur, c’est l’amour de l’autre qui soude notre Fraternité initiatique humaine, cet amour Agapae qu’il nous faut donner en exemple à notre Europe Unie bien plus enthousiasmante que des normes ou des accords économiques même s’ils sont utiles par ailleurs, ils ne sont que des instruments de la construction du désir de vivre ensemble dans la paix, l'harmonie, l’amour d’autrui.

 

JFG. 

PLUS D'EUROPE ! PLUS DE FRATERNITÉ !
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Publié le par jean françois
La semaine en Images
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LA SEMAINE SUR LA FM AU CŒUR 

 

Dimanche 11 : Symbole – La Tour.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/symbole-la-tour.html

 

                             La Semaine sur la FM au Cœur.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/la-semaine-sur-la-fm-au-coeur-du-04-au-10-09-2016.html

 

Lundi 12 : Prescription XV- Il faut faire un peu d’exercice – Se gouverner pour ensuite gouverner.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/prescrption-xv-il-faut-faire-un-peu-d-exercice.html

 

Mardi 13 : Faire renaître les Lumières, Ranger les couteaux !

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/faire-renaitre-les-lumieres-ranger-les-couteaux.html

 

Mercredi 14 : Du Symbole à l’image.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/du-symbole-a-l-image.html

 

Jeudi 15 : Sauvons notre jeunesse.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/sauvons-notre-jeunesse.html

 

Vendredi 16 : Victor Schoelcher VI Franc-Maçon et combattant pour la Liberté.

 

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/victor-schoelcher-vi-franc-macon-et-combattant-pour-la-liberte.html

 

Samedi 17 : Samedi Actualités Maçonniques.

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/samedi-actualites-maconniques-4.html

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Publié le par jean françois
SYMBOLE : WALHALLA !

 WALHALLA 

Chaque tradition, chaque religion à son « eden ». Les Chrétiens ont leur Jérusalem céleste révélée par Saint –Jean de Patmos dans son apocalypse. Pour les musulmans le prophète promet aux « bons croyants » l’entrée du jardin merveilleux.

Dans la tradition nordique il y a un paradis pour les guerriers défunts, le « Walhalla » et ils y sont guidés par les  « Walkyries ».

Ainsi tous se prennent à espérer, à rêver de ce jardin magnifique, cette espérance de béatitude c’est vivre dans un monde d’espoir permanent, reléguant le présent au vulgaire.

Qui en effet ne serait pas séduit par les récompenses promises, l’abondance de l’eau, du lait, du vin, de l’hydromel nectar des Dieux, des Walkyries des nordiques, des houris des musulmans, je cite :

« Et ils auront auprès d’eux des belles aux grands yeux, au regard chaste semblables au blanc bien préservé dans l’œuf. » Coran 37,48.

Ainsi le Walhalla, l’Eden, le paradis promis aux esprits les plus faibles est de nature à les déstabiliser en effet c’est plus séduisant que la cité de Banlieue abandonnée aux dealers, aux tagueurs ou le R. E. R. (le train bien sûr) à 6 h du matin qui s’enfonce dans l’obscurité souterraine.

Les « vendeurs de paradis » distillent la haine du monde, du présent dans leurs esprits.

La Franc-Maçonnerie propose une autre quête, compatible avec la quête religieuse. La recherche de son soi véritable, ici et maintenant pour être en harmonie et en joie avec le monde terrestre qui est le nôtre, un Walhalla sur terre ! N’excluant pas le paradis céleste des religions, c’est l’esprit de respect et de tolérance.

Pour le Franc-Maçon la construction  de son Walhalla, de son paradis, de son temple intérieur se fait tous les jours, sans dogmes.

La Franc-Maçonnerie réunit, n’exclue pas elle est l’héritière des Lumières telle que Kant les voyait à leur apogée et dont il disait

« Les Lumières c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité à se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. ‘Sapere aude’ ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Voilà la devise des Lumières.

 

JFG.

 

Sapere aude : latin emprunté sans doute à Horace = Ose Savoir !

 

 

 

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Publié le par jean françois
SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
 SUR LE BLOG LA LUMIÈRE

Grande Loge de France. 

Après avoir été réélu Grand Maître de la Grande Loge de France (GLDF) avec 83% des voix, Philippe Charuel entame une deuxième année de mandat. Il dévoile ici la nouvelle stratégie de son obédience. C’est peu dire qu’il y a du changement dans l’air !

ENTRETIEN

Le paysage maçonnique français est très atomisé, comment distinguer en quelques mots la GLDF des autres obédiences ?

Nous sommes spiritualistes et humanistes. Alors que le GODF se dit sociétal et humaniste (même si son nouveau Grand Maître Christophe Habas parle de spiritualité) et la FFDH est spiritualiste et sociétale. Quant à la GLFF, elle y ajoute un combat féministe. Les relations entre obédiences sont désormais sereines et apaisées.

Y compris avec la GLNF, qui n’a pas apprécié l’alliance de la GLDF et de la GLAMF (scission de la GLNF) au sein de la Confédération ?

Il est vrai que la Confédération Maçonnique de France [CMF] était un projet concurrent, puisqu’il s’agissait de prendre la place de la GLNF comme obédience reconnue par la GLUA [Grande Loge Unie d’Angleterre]. Tout cela est derrière nous. On ne court plus après une chimère anglo-saxonne. La franc-maçonnerie anglaise et américaine est d’ailleurs en chute libre alors que les effectifs de la GLDF ont grimpé de 14 000 à 34 000 depuis mon initiation, il y a 32 ans.

Voulez-vous dire que votre stratégie a changé ?

La route de la GLDF n’est pas celle de la régularité londonienne. Nous nous estimons réguliers… sans imposer de croyance en Dieu. Notre voie est consensuelle.

La CMF existe-elle encore ?

La CMF n’existe plus. Depuis septembre 2015, nous avons constitué à la place un Pôle de Tradition avec les 15 000 frères théistes de la GLAMF. Très vite, la GLTSO nous a rejoints, puis, quelques mois plus tard, la GLFF. Ce Pôle est informel et son coordinateur est Alain Juillet [l’ancien Grand Maître de la GLAMF devenu Président de la CMF]. En 2017, nous organiserons des colloques régionaux. Nous respectons les débats sociétaux, mais nous pensons qu’il faut aussi communiquer sur la spiritualité et l’humanisme.

Comme au GODF, l’âge moyen de vos frères est de 59 ans. Pourquoi avez-vous tant de mal à recruter des jeunes ?

Après l’expérience du Colloque commun avec la GLFF à Paris (en avril dernier), nous voulons réussir mieux encore dans cette voie en organisant des rencontres dans de grandes villes de provinces : le 4 mars 2017 à Lille et le 10 juin 2017 à Marseille. A partir de 13 h 30, car nous avons compris que les jeunes ne viennent pas le matin.

Votre Dîner annuel du 24 septembre a pour invité François Barouin, soutien de Nicolas Sarkozy à la primaire du parti LR. N’est-ce pas gênant pour votre indépendance ?

Nous avons invité François Baroin es qualité de président de l’Association des Maires de France, très longtemps avant qu’il décide de soutenir Nicolas Sarkozy. Les années précédentes, nous avions invité Christiane Taubira et Najat Valaud-Belkacem. A notre Dîner annuel, j’ai aussi convié des chanteurs populaires : Yves Duteil, Bernard Lavilliers, Michel Fugain et Renaud. Fugain a répondu positivement.

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
JOURNÉES DU PATRIMOINE A LA G.L.D.F.

Visites des Temples à Paris et en Province 

 En province

Avignon, Lyon/Villeurbanne, Marseille, Rochefort… De nombreux sites de la Grande Loge de France accueilleront le grand public dans leurs locaux à l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2016. L’occasion de découvrir de magnifiques temples, d’assister à des conférences, etc.

Renseignements, Infos sur www.gldf.org

 

LES CONFÉRENCES DU G.M. de la G.L.D.F.

 

CONFÉRENCES PUBLIQUES DU GRAND MAÎTRE

> Vendredi 16 septembre 2016, à 17 h 30, à Rochefort (17)

« La Grande Loge de France, une invitation dynamique pour l’avenir »

Une conférence publique à l’occasion des 240 ans de la loge L’Accord Parfait

Auditorium du palais des congrès - 40, rue Jean Jaurès - 17300 Rochefort

Entrée libre et gratuite

> Mardi 11 octobre 2016, à 20h30, Le Mans (72)

"Être Franc-maçon aujourd'hui"

Salle des Saulnières - 239 avenue Rhin et Danube - 72000 Le Mans

Entrée libre et gratuite - Parking gratuit

Renseignements et inscriptions : gldf@francmaconneriesarthe.fr

> Vendredi 14 octobre 2016, à 18h30, à Valenciennes (59)

« La Grande Loge de France : une invitation dynamique pour un avenir radieux 

Espace de la Plaine - rue de la Plaine - 59300 Valenciennes

Entrée libre et gratuite

Infos sur WWW.gldf.org

 

 

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

LE DROIT HUMAIN

Alain Michon a été initié dans une loge grenobloise du DROIT HUMAIN en 1998. Il vient d’être réélu pour un second mandat de trois années au Conseil National de la Fédération française.

Dans son propos de clôture du Convent 2016, le nouveau Grand Maître National a tenu à situer sa réflexion dans le contexte actuel. Il a marqué sa grande préoccupation face aux risques de divisions inquiétantes  parcourant la société française. Il a insisté sur l’impérieuse nécessité de trouver des perspectives d’avenir partagées pour construire une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles. A cette tâche les francs-maçons de la Fédération française du DROIT HUMAIN veulent apporter leur pierre.

Voici un extrait de son discours…

« Il faudra que nous soyons d’une grande vigilance car les temps qui viennent risquent de voir s’exprimer en toute impunité des messages de violences et de rejets. Autant de menaces contre la République fraternelle et unie que nous aimons. Des haines en miroir pourraient se nourrir l’une de l’autre et dessiner le pire cauchemar potentiel qui soit. Soyons donc très attentifs : des fissures, puis des failles pourraient s’ouvrir.

Soyons prêts à condamner le pire, à faire entendre la voix de paix et de partage à laquelle aspirent beaucoup plus de citoyens que nous ne l’imaginons. Il faudra trouver des mots qui rassemblent et qui ouvrent des perspectives raisonnées, et les faire entendre. Ne soyons pas les somnambules dont vient de parler récemment Edgar Morin.

Cette année la vie estivale fut brisée de morts, et beaucoup dans le monde se sont émus. Au bord de la Méditerranée, une nuit de 14 juillet, des vies, toutes sortes de vies, venant de partout pour une fête, ont été percutées, écrasées avec une sinistre et terrifiante application. 

Puis il y eut Saint Etienne du Rouvray.

L’année nous est revenue en mémoire. En France mais aussi en Europe et dans le monde, des explosions, des massacres, des destructions d’humanité. 

Et toujours les guerres.

Est-ce ainsi que des hommes et des femmes vivent, et meurent ?

Depuis un an, par milliers, des morts au fond de la Méditerranée, anonymes et sans autre tombe ou sépulture qu’une barcasse déglinguée. Un pays frontalier du nôtre a récemment fait remonter du fond de la mer environ 700 noyés – qui connaît le chiffre exact ? – d’une nuit d’avril 2015. Pour essayer de donner à ces corps, et grâce à des outils modernes, un nom, un pays de départ, un peu d’humanité. Retrouver une trace d’une histoire de vie, ne pas être juste un néant dans une statistique connue, mais ignorée. Ce projet magnifique est peut-être voué à l’échec, mais au moins existe-t-il. Ote-t-il pour autant l’effroi de leur mort ? 

Est-ce ainsi que des hommes et des femmes vivent, et meurent ?

Où est leur renaissance dans l’oubli de la grande nuit ?

Le rêve et la volonté maçonniques de construire une humanité fraternelle sont intacts, bien sûr, ils ne sont pas diminués par ces horreurs, mais ils semblent se heurter au deuil, à la haine, à la perte, aux régressions en tous genres. L’idéal de la maçonnerie mixte du DROIT HUMAIN est-il audible ? Comment le faire entendre dans le brouhaha des prétendues informations dites en continu ?

Comment s’y prendre pour dire, affirmer, promouvoir l’idée que « l’Amour est plus fort que la mort » ? Il ne s’agit pas d’être faibles, naïfs ou lâches face aux franchisés de la terreur. Bien sûr que non. Il s’agit du fond des choses.

Le découragement alimente la mort. Pour demeurer fidèles il faut donc nous déprendre de la Mort qu’on pourrait croire plus forte que l’Amour. 

Il faut trouver la force de réfléchir librement et au bon rythme au devenir du monde. Pour nous préparer à l’action. Car les francs-maçons du DROIT HUMAIN ne sont pas de purs contemplatifs. Des questions essentielles doivent s’activer ou se réactiver: Liberté – Egalité – Fraternité – Laïcité, liberté absolue de conscience, valeurs humanistes, universalité, République et République française, frontières, altérité, lutte contre le racisme et la xénophobie, droits des femmes…

Les francs-maçons du DROIT HUMAIN sont animés de la flamme de l’union, désireux de chercher, de faire du sens, et non d’user une langue de bois formelle. Leur rêve d’une humanité organisée en sociétés libres et fraternelles doit plus que jamais reprendre force et vigueur. Dans certains moments c’est justement là qu’il ne faut rien lâcher.

Nous ne devons pas davantage laisser sur le côté du chemin tout ce qui nous conduit à réfléchir à la société comme elle ne va pas, et aussi aux projets d’avenir mis en œuvre ici ou là.

Nous voyons bien que certains beaux mots filent à vau-l’eau, en d’étranges bouches parfois. Culture historique défaillante, logorrhée des éléments de langage usés jusqu’à la nausée, tics de com’. Il faudrait pouvoir « redonner un sens plus pur aux mots de la tribu » comme disait le poète, pensant « peuple » et non tribalisme bien sûr. Nous réapproprier la mesure des mots, mais aussi la mesure des réalités, des vrais enjeux, de la complexité des choses.

« Utopie » par exemple est piégé, certains l’associant à une inutile construction de l’imagination, voire à une coercition, à l’horreur de la pensée et du comportement uniques. L’écrivain italien Erri De Luca suggère que l’utopie soit au début des projets, non à leur fin… Cette idée n’est pas une pirouette de sophiste roublard.

Par ailleurs des alternatives qui prennent en compte l’humain  existent bien. Sachons voir des perspectives, c’est la meilleure réponse aux monstres qui rôdent en France et en Europe. Renouons avec l’appel à la culture ouverte, sur tous les plans, de la science à l’Art. Qui dit un mot sur ces sujets dans notre monde trop envahi par la précipitation ? Qui parle d’éducation ? Ce ne sont que des exemples.

Nous voulons, nous devons œuvrer pour la Beauté de la Fraternité. Et il faut user de tous nos outils. 

Nous sommes reliés à cette idée du « Droit humain ». Ces deux termes contiennent, si on les développe et si on leur donne toute leur portée, un vrai projet d’avenir pour le progrès de l’Humanité.

A nous de les faire vivre aujourd’hui. »

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES

FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE

Alors que la plupart des premiers rites « égyptiens » n’ont pas survécu à la Révolution française, dans la première moitié du XIXe siècle, apparaissent en France les rites de Misraïm et de Memphis. Tous deux se réfèrent à l’Égypte : Misraïm signifie en hébreu « les Égyptiens », tandis que Memphis est une des capitales de l’Égypte pharaonique. Séparés et même concurrents pendant des décennies, ils s’associeront très diversement à la fin du XIXe siècle, pour donner naissance aux rites de Memphis-Misraïm, aujourd’hui plus vivants et plus répandus que jamais.

A la UNE de ce numéro :

Les rites égyptiens, une fascination pour l’Orient; Memphis-Misraïm - Sagesse antique et occultisme; La franc-maçonnerie en Egypte ou l'idéal du vivre-ensemble; Philosophie : Le scepticisme, une école de lucidité; Société : La République est-elle soluble dans la démagogie; Culture : Partir à Blois, un rendez-vous avec l’Histoire

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
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A LIRE TAROT DE MARSEILLE

Cet ouvrage vous invite à entrer dans le jeu du Tarot de Marseille en passant une à une les portes destinées à vous faire découvrir les secrets des arcanes majeurs. Un parcours ésotérique qui conduit au seuil du dialogue le plus riche, le plus intense, le plus passionnant, car unique : le dialogue avec vous-même. Trois personnages vous accompagnent tout au long de ce voyage qui fait appel à l’intelligence, l’intuition, l’imagination, la sensibilité… 

VU sur GADLU INFO.

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
SUR LA FRANC-MAÇONNERIE AU COEUR 

Article sur l'identité, les identités.....

LE COMMENTAIRE DE CINCINNATUS !

Il en va des « Obédiences » au sein de la Maçonnerie comme il en va des diverses « communautés » au sein d’un même pays :

Il ne peut y avoir de « rassemblement » effectif, que si tous partagent les mêmes valeurs autrement dit la même identité, maçonnique pour les unes, nationale pour les autres, aussi convient il de définir ces fameuses identités sinon on parle de n’importe quoi et les mots n’ont pas le même sens pour tous. 

Il a déjà été question de « l’Identité Nationale » n’y revenons pas, mais parlons plutôt de  « l’Identité Maçonnique » dans laquelle chacun des présumés frères aspire à se reconnaître.

Vu de l’extérieur, la FM apparait comme plurielle, multiforme, et …divisée, ce qui est un comble pour une association qui prétend « réunir » !

Aussi, afin de donner au monde profane l’illusion de l’unité, est il de bon ton pour les diverses obédiences de multiplier les postures,  de faire semblant d’être d’accord, ce qui fait que l’on se tapote gentiment, que l’on se donne du TCF, que l’on s’embrasse frénétiquement, que l’on s’étreint chaleureusement, qu’on se reçoit (mais « hors tenues »), qu’on évite d’aborder franchement les sujets qui fâchent,  etc…bref tout cela manque singulièrement de sincérité et n’abuse personne !

            Comment pourrait il en être autrement quand on constate :

* que déjà au sein d’une même obédience des affrontements peu fraternels se manifestent, voir la situation à la GLAMF concernant le REAA, 

* que les tentatives de « regroupements » sous quelque forme que ce soit de diverses obédiences n'aboutissent pas, voir le coup mortel qui vient d’être porté à la fameuse « Confédération Maçonnique Française » !  

 Je n’aurai pas l’impudence de rappeler la guerre picrocholine qui a fait éclater la GLNF mais je pose la question suivante :

Qui me dira exactement ce en quoi consiste cette « identité maçonnique » sinon … la Maçonnerie elle même?

En effet, il y a un abîme entre celle qui se dit "régulière" et celle qui ne le serait pas, même si à travers les décors, les rites, le vocabulaire, les  ambitions proclamées,  existent indéniablement des similitudes, la première d’entre elles étant bien évidemment l’esprit de fraternité qui doit régner entre les hommes.

A ses origines, c’est du moins ce que l’on m’avait dit, la FM était incontestablement déiste (sinon théiste et même chrétienne !), son objet était le perfectionnement de la société à travers celui des individus et sous l’égide du GADLU ; ce dernier « déborda » par la suite du cadre étroit du Christianisme pour s’étendre aux gens du livre, sinon « des » livres ; la politique et la religion étaient absolument bannies des ateliers, les Maçons se devaient d’être des citoyens exemplaires, et le recours au « volume de la sainte loi » permettait d’apporter une réponse à toutes les situations.

Est-ce vraiment cela que l’on observe, je m’interroge, et vous ?

En effet, des « obédiences » et non des moindres, du moins en France, sont laïques après avoir été franchement anti – cléricales ; elles traitent des thèmes de société, abordent les sujets politiques ou autres, ont une vision de l’évolution des mœurs en contradiction avec ce que prescrit le VSL, toutes choses incompatibles à priori avec la doctrine initiale de la Maçonnerie, alors comment parler d’unité.

Si la mode actuelle est au « bisounours » inter - obédientiel, et c’est mieux bien sûr que de se regarder en chiens de faïence, cela pue quand même parfois à plein nez, le « je t’aime moi non plus ».

Si nous voulons créer une « identité maçonnique », laquelle serait la preuve et le gage de l’union de « ce qui était épars » il faudrait définir une fois pour toutes ce qu’est la Maçonnerie et cesser de raconter la chose et son contraire aux candidats, cela en fonction des obédiences à la porte desquelles ils sont allés sonner, avec la foi du charbonnier.

Il est probable que la difficulté majeure à résoudre en vue d’aller vers une certaine unité, est relative à la reconnaissance ou non du GADLU, mais qui proposera  une solution susceptible de satisfaire tout le monde et qui n’ira pas à l’encontre de la tradition maçonnique ?

Pardon pour le caractère impie de ce qui va suivre, mais faute d’intervention du GADLU lui-même je ne vois guère d’espoir !

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/reunir-ce-qui-est-epars.html

http://www.lafrancmaconnerieaucoeur.com/2016/09/reflexions-identite-nationale-et-franc-maconnerie.html

Il en va des « Obédiences » au sein de la Maçonnerie comme il en va des diverses « communautés » au sein d’un même pays :

Il ne peut y avoir de « rassemblement » effectif, que si tous partagent les mêmes valeurs autrement dit la même identité, maçonnique pour les unes, nationale pour les autres, aussi convient il de définir ces fameuses identités sinon on parle de n’importe quoi et les mots n’ont pas le même sens pour tous. 

Il a déjà été question de « l’Identité Nationale » n’y revenons pas, mais parlons plutôt de  « l’Identité Maçonnique » dans laquelle chacun des présumés frères aspire à se reconnaître.

Vu de l’extérieur, la FM apparait comme plurielle, multiforme, et …divisée, ce qui est un comble pour une association qui prétend « réunir » !

Aussi, afin de donner au monde profane l’illusion de l’unité, est il de bon ton pour les diverses obédiences de multiplier les postures,  de faire semblant d’être d’accord, ce qui fait que l’on se tapote gentiment, que l’on se donne du TCF, que l’on s’embrasse frénétiquement, que l’on s’étreint chaleureusement, qu’on se reçoit (mais « hors tenues »), qu’on évite d’aborder franchement les sujets qui fâchent,  etc…bref tout cela manque singulièrement de sincérité et n’abuse personne !

            Comment pourrait il en être autrement quand on constate :

* que déjà au sein d’une même obédience des affrontements peu fraternels se manifestent, voir la situation à la GLAMF concernant le REAA, 

* que les tentatives de « regroupements » sous quelque forme que ce soit de diverses obédiences n'aboutissent pas, voir le coup mortel qui vient d’être porté à la fameuse « Confédération Maçonnique Française » !  

 Je n’aurai pas l’impudence de rappeler la guerre picrocholine qui a fait éclater la GLNF mais je pose la question suivante :

Qui me dira exactement ce en quoi consiste cette « identité maçonnique » sinon … la Maçonnerie elle même?

En effet, il y a un abîme entre celle qui se dit "régulière" et celle qui ne le serait pas, même si à travers les décors, les rites, le vocabulaire, les  ambitions proclamées,  existent indéniablement des similitudes, la première d’entre elles étant bien évidemment l’esprit de fraternité qui doit régner entre les hommes.

A ses origines, c’est du moins ce que l’on m’avait dit, la FM était incontestablement déiste (sinon théiste et même chrétienne !), son objet était le perfectionnement de la société à travers celui des individus et sous l’égide du GADLU ; ce dernier « déborda » par la suite du cadre étroit du Christianisme pour s’étendre aux gens du livre, sinon « des » livres ; la politique et la religion étaient absolument bannies des ateliers, les Maçons se devaient d’être des citoyens exemplaires, et le recours au « volume de la sainte loi » permettait d’apporter une réponse à toutes les situations.

Est-ce vraiment cela que l’on observe, je m’interroge, et vous ?

En effet, des « obédiences » et non des moindres, du moins en France, sont laïques après avoir été franchement anti – cléricales ; elles traitent des thèmes de société, abordent les sujets politiques ou autres, ont une vision de l’évolution des mœurs en contradiction avec ce que prescrit le VSL, toutes choses incompatibles à priori avec la doctrine initiale de la Maçonnerie, alors comment parler d’unité.

Si la mode actuelle est au « bisounours » inter - obédientiel, et c’est mieux bien sûr que de se regarder en chiens de faïence, cela pue quand même parfois à plein nez, le « je t’aime moi non plus ».

Si nous voulons créer une « identité maçonnique », laquelle serait la preuve et le gage de l’union de « ce qui était épars » il faudrait définir une fois pour toutes ce qu’est la Maçonnerie et cesser de raconter la chose et son contraire aux candidats, cela en fonction des obédiences à la porte desquelles ils sont allés sonner, avec la foi du charbonnier.

Il est probable que la difficulté majeure à résoudre en vue d’aller vers une certaine unité, est relative à la reconnaissance ou non du GADLU, mais qui proposera  une solution susceptible de satisfaire tout le monde et qui n’ira pas à l’encontre de la tradition maçonnique ?

Pardon pour le caractère impie de ce qui va suivre, mais faute d’intervention du GADLU lui-même je ne vois guère d’espoir !

SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
PARTIR A BLOIS .....
SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
SAMEDI ACTUALITÉS MAÇONNIQUES
JOURNÉES DU PATRIMOINE DESTRUCTION DU PATRIMOINE STOP !!!

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Publié le par jean françois
VICTOR SCHOELCHER -VI- Franc-Maçon et combattant pour la Liberté.

 

Victor Schoelcher  Franc-Maçon et Combattant pour la Liberté.

 

Les résultats du décret d’abolition.

J’arrive au terme de mes articles sur V S, il a pu constater les résultats du combat de sa vie. Mais sa lutte n’était pas terminée et elle persiste jusqu’à nos jours, les préjugés ont la vie dure en particulier ceux liés à la couleur de notre peau, malheur à ceux qui sont nés avec la peau noire. V S écrit à ce sujet :

« L’ordre matériel ne peut porté tous ses fruits, s’il n’est pas accompagné de l’ordre moral, et il n’y aura pas d’ordre moral dans nos colonies aussi longtemps qu’une classe de la population persistera à offenser l’autre par d’intolérables prétentions à une supériorité de naissance. »

Pour traiter cette maladie des préjugés, il fallait répandre l’instruction, qui contribuera à rapprocher les hommes par delà leur couleur de peau. Combattre l’ignorance fut aussi le combat de V S, « faisant le constat qu’a éducation égale toutes les races humaines sont égales. » Remarquons au passage que le mot Race employé à l’époque par un des ardents défenseurs de ce qu’il appelait la Race noire et les nègres ne posait pas de problème et n’occupait la sphère médiatique pendant des semaines.

La multiplication des anciens esclaves à des postes clés de l’administration, dans les professions libérales, l’enseignement témoignait déjà de l’égalité intellectuelle des hommes ; « Quelle éclatante négation de la prétendue infériorité intellectuelle de la race noire ! »

V S s’attaqua violemment à l’église qui avait main mise sur l’éducation, son anticléricalisme devint légendaire, il dit à propos de l’instruction :

« La France n’a pas de pires ennemis que ses ennemis de l’intérieur : les cléricaux dont la patrie est à Rome. »

Bientôt va naître une école de la République sous l’impulsion du ministre Bardoux prédécesseur de Jules Ferry.

Le ministre fit sortir l’argent des caisses de l’état et proclama avec foi :

« Le temps est proche ou chaque hameau aura son école. »

Reprenant ces propos V S dit il faut que dans les endroits les plus retirés en métropole et outre mer, il y ait pour les pauvres la faculté de donner à leurs enfants, l’instruction primaire et de plus gratuite et obligatoire.

« Le père n’a pas le droit de priver son enfant du pain de l’intelligence que du pain de la vie. Un homme qui ne sait ni lire ni écrire n’est plus au milieu du monde moderne un homme complet. »

« Les écoles feront naturellement pénétrer de plus en plus l’amour de la République au fond des cœurs. »

Où sont passées ces bonnes intentions ? Qu’avons nous fait de l’école de la république ?

V S termine son livre « Esclavage et Colonisation » par cette incantation.

« Bravo sauvages africains », continuez à vous éclairer….et à mépriser vos insulteurs. Vos étonnants progrès répondent pour vous. »

 

JFG.

 

"Disons nous et disons à nos enfants que tant qu'il restera un esclave sur la surface de la Terre, l'asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière."

Victor Schoelcher - 1804-1893

 

 

Sources : Victor Schoelcher – Esclavage et Colonisation aux PUF
Victor Schoelcher- Républicain et Franc-Maçon de Anne Girollet aux Editions Maçonniques de France.

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Publié le par jean françois
SAUVONS NOTRE JEUNESSE !
SAUVONS  NOTRE  JEUNESSE !

C’est avec beaucoup, d’ambition à la limite de l’orgueil, de la vanité mais surtout en colère que je me réveille ce matin, à cause de ces enfants perdus de notre république, nos enfants pris un couteau à la main. Ils sont prêts à assouvir leur vengeance, la haine au cœur, ces débordements de violence qui nous ramène quelques siècles en arrière au temps de la barbarie ce temps ou la justice ne s’était pas encore assise à côté de Zeus.

Et face à cette violence qui heurte les moins sensibles d’entre nous, je n’entends que des discours de répression qui cachent notre peur et notre incapacité à résoudre les causes de ces violences. Ce ne sont que réponses de haine face à la haine, la loi du talion au quotidien.

Puis suivent les imprécations : c’est la faute aux extrémistes, c’est la faute aux parents, c’est la faute aux éducateurs,  c’est la faute aux déviances religieuses, c’est la faute aux politiques etc…

Et moi individuellement et nous collectivement nous nous exonérons de toute responsabilité.

Nous Francs-Maçons qui voulons prendre part à la vie, dans la société que faisons nous pour redonner de la dignité à notre jeunesse ? A part quelques colloques rassemblant une majorité d’adultes intellectuels bien pensants.

Que faisons nous par exemple pour la promotion de l’apprentissage tant vanté, comme voie royale pour sortir nos jeunes de l’oisiveté, du chômage, des petits trafics ou du travail au noir.

Cet apprentissage trop souvent perçu comme un travail au rabais pour l’apprenti, à qui l’on donne des tâches ingrates et permet à l’employeur de trouver de la main d’œuvre à bas prix. Comme les stagiaires dans les grandes entreprises une forme d’apprentissage en col blanc.

Et pourtant l’apprentissage porte de grandes valeurs à condition qu’il fasse rêver. J’ai eu et j’ai encore dans ma Loge des Frères Compagnons issus des compagnons du devoir et de l’union compagnonnique, nous avons même eu le bonheur d’initier un ingénieur qui diplôme en poche est parti faire un apprentissage de compagnon charpentier désireux m’a t’il dit de connaître la véritable beauté du travail manuel, il a fait son tour de France et en est revenu « plus radieux » que jamais.

Alors pourquoi, oui pourquoi les ministères de l’éducation, du travail et de la culture, ne s’allient pas pour ouvrir de grands chantiers de rénovation de notre patrimoine culturel ? Ce patrimoine qui reste une des seules valeurs à l’abri de la marmite de la mondialisation. Et pour mettre en œuvre ces chantiers, pas besoin, de réunions, de colloques, d’études de faisabilité, de commissions en tout genre, de rapports, aussi coûteux qu'inutiles !

Nous avons les Cayennes avec leurs compagnons finis, bien formés. Voilà peut-être une voie pour que notre jeunesse retrouve sa dignité ainsi que nous mêmes la notre.

Nous rappelant nous Francs-Maçons le haut degré intellectuel de nos bâtisseurs de cathédrales, qui font depuis des siècles notre admiration, ces chefs d’œuvres mis sous nos yeux, valent tout autant qu’un diplôme sur une ligne de CV.

Ainsi ceux qui « ne savent ni lire, ni écrire » pourraient susciter notre admiration, rejetant ainsi tous le préjugés les plus vulgaires.

Une belle manière pour nos jeunes de laisser tomber le couteau, pour prendre le maillet et le ciseau et s’inscrire ainsi dans l’architecture de nos cités.

JFG.  

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Publié le par jean françois
DU SYMBOLE A L'IMAGE.
DU SYMBOLE A L’IMAGE

Dans notre quotidien hyper médiatisé, nous recevons un flux d’images permanent. Parmi ces images certaines sont érigées en Icônes, en idoles.

L’icône vient alors remplacer le symbole aux yeux de certains. L’icône est ainsi « la parole faite chair » ce qui n’est pas scandaleux le Christ aurait dit à Philippe : « qui m’a vu a vu le père. »

Il y a cependant des opposants la représentation de Dieu qui selon eux est considéré comme insaisissable ! Sa représentation est donc blasphématoire. Ainsi avec l’icône, l’image le symbole se révèle, mais sa révélation doit restée de l’ordre du multiple.

Le passage de la « Parole » à l’image est une opération décadente, en Franc-Maçonnerie par commodité la tradition qui se transmettait par les rituels de manière orale au fil du temps et avec l’expansion de l’imprimerie, cette transmission s’est faite par écrit sous forme de signes symboles, avec les dérives que l’on connaît, chacun voulant mettre son empreinte aux rituels sans cesse remaniés, jusqu’à parfois perdre tout ou partie de leur sens. On constate la même dérive dans les tableaux de Loges, variant dans l’espace et dans le temps.

Certaines traditions comme le Druidisme n’ont pas été écrites ou imagées, ont t’elles mieux conservées leur pureté originelle rien n’est moins sûr. Pour en assurer la sincérité de la transmission cela implique un travail de mémoire considérable, souvent en rapport avec la topographie, être Druide demande une persévérance d’au moins vingt ans de recherche.

La profusion des images icônes détruit à terme le symbole ou plutôt il y a confusion entre image et symbole. On sacralise, on divinise l’image. Ainsi « les stars médiatisés » deviennent des idoles sacrées. Le couple parole icône, marque de plus en plus les esprits en quête de repères. L’icône, l’image la représentation se confond avec l’un, le tout, on en vient à aduler, idolâtrer la « représentation.»

On oublie que le symbole est un faisceau unificateur de multiples significations, comme le triangle par exemple. Le symbolisme est efficient pour l’initié, pour celui qui est préparé à l’interprétation, à son interprétation. Pour le profane ou l’initié en préparation en chemin, le symbole n’est pas inspirant il est perçu comme une simple image ou une combinaison d’images, un afflux d’images reçues avec passivité. Le regard projeté sur l’image peut ainsi jouer le rôle de miroir de notre Ego.

Au dialogue avec le symbole se substitue une espèce de monologue réducteur et l’image produit une sorte de vénération d’idolâtrie. « Au point de concevoir si l’on n’est pas vigilant des idoles humaines. »

JFG.

DU SYMBOLE A L'IMAGE.

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Publié le par jean françois
FAIRE RENAÎTRE LES LUMIÈRES, RANGER LES COUTEAUX !
FAIRE RENAÎTRE LES LUMIÈRES, RANGER LES COUTEAUX !

 

Pour nos enfants.

A la recherche d’un paradis, l’espoir porte t’il en germe du malheur, la sotériologie cette science théologique détourne t’elle du réel et de la raison nos enfants ?prend la forme de spots publicitaires sur la toile, les spiritualités se diversifient, s’atomisent et donc se mercantilisent.

La quête du sens de la vie est laissée aux extrémistes, on sous paye nos enseignants en leur demandant sans cesse plus, alors que les parents renoncent de plus en plus à leurs devoirs.

Les petro dollars construisent les maisons ou se propagent les idées des barbares assoiffés du sang de nos enfants.

Il est temps que renaisse les Lumières, telles définies par Lessing et Kant à leur apogée leur point de perfection. Lessing écrit :

« La révélation avait conduit sa raison, et maintenant la raison illuminait soudainement sa raison. »

Les Lumières sont donc l’éducation de et à la raison. La raison éclairée est la raison éduquée à la raison, la raison majeure, qui n’a plus besoin d’une révélation extérieure et sensible, mais qui peut se mettre d’elle même en rapport avec les vérités spirituelles, c’est la reconquête de la Liberté pour nos enfants indispensable pour nous, car nous avons besoin d’eux, ils sont notre chair et notre avenir. Faire renaître pour eux, pour nous ces Lumières, nos Lumières est notre devoir au sens Maçonnique de ce devoir. Ainsi nous redonnerons du sens à leur vie et au mot transmission.

Ci dessous un texte anonyme qui plaide aussi pour les Lumières.

 

JFG.

FAIRE RENAÎTRE LES LUMIÈRES, RANGER LES COUTEAUX !

J'ai besoin de toi...

Nous détenons le record mondial du suicide

chez les adolescents.

(Sommes-nous assez distincts comme ça?!)

C’est ce phénomène tragique du suicide chez les jeunes

qui m’a incité à m’intéresser à la troublante question des

kamikazes. Ce mot japonais nous est devenu familier

pendant la Seconde Guerre mondiale. Il se rapporte à ces

jeunes pilotes qui, à bord de leur avion porteur d’une

bombe, plongeaient sur un navire ennemi – américain

donc – sacrifiant ainsi leur vie pour l’honneur et la patrie.

 

On emploie parfois, ces années-ci, le mot kamikaze à

propos de ces bombes humaines qui se font sauter en terre

ennemie, entraînant avec eux dans la mort autant de

victimes que possible. Car il faut savoir que, si certains

candidats à la mort volontaire pour une cause sont des

psychotiques, il demeure que la plupart sont en fait des

adolescents normaux.

 

Je suis d’autant plus sensible à la détresse de certains

adolescents que j’ai moi-même connu de grandes difficultés à cette étape de ma vie. Je dois à quelques adultes éclairés, à leur perspicacité et à leur générosité, de m’en être tiré. Mais il me restera sans doute toujours, tout au fond de moi, quelque chose de cette détresse. Et lorsqu’il m’arrive de la reconnaître chez des adolescents, à travers leur quête effrénée de sens, mon intérêt s’éveille.

 

Le Nouvel

Observateur,

mars 1996.

 

J’ai trouvé un jour un article portant sur un de ces candidats au martyre pour la cause islamique, Musa Ziada, un jeune garçon de 15 ans. Sans la vigilance de son père, ce jeune militant du hamas aurait noué autour de sa taille une ceinture de 8 kilos de TNT, pour ensuite se rendre en Israël y semer la mort dans un lieu public, au prix de sa propre vie.

 

– " À la mosquée, explique-t-il, ils m’ont dit

que le martyre menait droit au Paradis. "

 

On l’a aussi assuré qu’un martyr pouvait gagner l’entrée au paradis pour soixante-dix de ses proches, amis ou membres de sa famille. Je prends note que l’idée de servir les siens, d’être

utile aux autres, à sa communauté, puisse être auprès de ces jeunes gens un argument en faveur de la mort volontaire.

 

Durant les mois où on le conditionnait à accepter le destin

de martyr, chaque fois qu’une bombe éclatait, Musa disait :

 

– " Si seulement c’était moi, le martyr... "

Son père explique :

– " Mais nous n’y avons pas attaché

d’importance. C’est comme ça que parlent tous les jeunes dans la rue... "

 

À propos de ceux qui l’ont recruté, l’assurant qu’il avait

l’étoffe d’un martyr, Musa dit :

 

– " Ce sont des gens comme les autres. Leur travail est de convaincre des garçons de notre âge de commettre des attentats-suicides. " Et si on lui demande pourquoi ces recruteurs ne faisaient pas le voyage eux-mêmes, il répond :C’est de cet appel, que les jeunes d’aujourd’hui manquent.

 

– " Je n’étais pas là pour discuter... Je voulais être convaincu. "

 

Ce jeune garçon me touche beaucoup. Je reconnais en lui l’adolescent que j’ai été. À la recherche d’un sens à la vie, d’une raison de vivre, peut-être même de mourir, en quête d’une cause.

 

Je me suis parfois demandé si j’aurais pu, à l’adolescence

et jusqu’à dix-huit ou vingt ans, me consacrer sans réserve

à une cause. Je n’ai aucun doute, dans l’éventualité où on

m’eût demandé de vivre pour une cause. Je suis plus réservé dans celle où on m’aurait demandé de mourir pour

elle. Encore que...

 

Un jour, je devais avoir quinze ou seize ans, un adulte m’a

dit, avec l’intention de m’engager avec lui et quelques autres dans une forme de service social :

 

– " J’ai besoin de toi... "

 

Et comme il était un vrai leader, il a ajouté :

 

– " Et quand je dis: j’ai besoin de toi..., je ne

veux pas dire que j’ai besoin de quelqu’un en

général, de n’importe qui, mais que j’ai

besoin... de toi! "

 

J’ai alors, pour la première fois, vu le monde comme un lieu où j’avais ma place et où je pouvais investir dans une cause la capacité d’engagement de l’adolescent que j’étais.

 

" J’ai besoin de toi... "

 

J’entends encore parfois cette phrase qui résonne en

moi. C’est de cet appel, que les jeunes d’aujourd’hui manquent.

Je ne soutiens pas pour autant que les jeunes doivent se

mettent au service des intégrismes. Je déplore au contraire

qu’il n’y ait plus que les intégrismes, politiques, sectaires

et autres, pour songer encore à faire appel à la capacité

d’engagement des adolescents. Mais nous sommes dans un

monde de compétition et de performance, à la vision

mécaniste et matérialiste, où l’être humain est constamment ramené au modèle de l’homo economicus, obsédé par la rentabilité, la productivité : dans une société où il n’est plus un citoyen mais d’abord un consommateur de biens et de services, de la naissance à la mort...

 

Je souhaite simplement que l’on puisse dire sans rire à nos

adolescents, afin de canaliser cette belle énergie de l’engagement qui leur est propre et de leur permettre ainsi

de trouver un sens à la vie :

 

– " J’ai besoin de toi! "

 

Auteur Anonyme.

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Publié le par jean françois
FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE HORS SÉRIE
Le deuxième numéro hors série de FRANC-MAÇONNERIE MAGAZINE est en VENTE LIBRE dans les Kiosques jusqu'au 15 septembre.

L'imaginaire au programme à ne pas manquer. Bonne lecture

JFG

 

 

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Publié le par jean françois
PRESCRPTION XV : Il faut faire un peu d'exercice !
 PRESCRIPTION –XV- : Il faut faire un peu d’exercice 
             Exercices Spirituels – Voie Initiatique.

 

  Philosophie Antique et Franc-Maçonnerie Contemporaine.

 

 

               TRAVAUX PRATIQUES.

 

  • Se Gouverner pour ensuite gouverner :

Faites ce que je dis mais pas ce que je fais, les conseilleurs sont nombreux, mais combien d’entre eux s’appliquent à eux mêmes leurs conseils ? Cela ressemble à de la morale, mais c'est peut être de l'Ethique. Se gouverner, pour ressentir une joie après l’effort après avoir l'habitude de l'indulgence envers soi et de l'intransigeance envers autrui.

Se gouverner c’est en quelque sorte être honnête avec soi même, se regarder dans le miroir sans être narcissique, mais par respect de soi-même, écouter la voie de la conscience, le génie qui parle en nous, architecte de notre travail intérieur en capacité de gérer sa vie matérielle, familiale nous pourrons ensuite prétendre écarter le compas et aspirer à plus de spiritualité et d’éthique. La tâche est longue, ardue est la pente, sinueux sont les chemins qui mènent vers le sommet de la montagne.

Cette gouvernance dont le but n’est pas le salut de l’âme, n’est pas espoir mais espérance, c’est un apprentissage de la vie bonne et de l’acceptation de la mort sans crainte, but ultime de la maîtrise de soi, se gouverner est le préalable au gouvernement de la cité. Apprendre et admettre les différences pour peu quelles enrichissent la société.

La démocratie forme la moins mauvaise de gouvernement doit être confiée à des sages, en quelque sorte des aristocrates du beau, du bien qui en toutes circonstances penseront en priorité à l’intérêt général, utopie d’un souverain empire spirituel ?

 

JFG.

" Si un homme sait se gouverner lui-même, quelle difficulté aura-t-il à gouverner l'État ? Mais celui qui ne sait se gouverner lui-même, comment pourra-t-il gouverner les autres ? "

Confucius.

"Se vaincre soi-même et bien se gouverner, c'est le secret de la tempérance, du courage, de la sagesse, et même de la justice."

 

Alain -  Les Aventures du coeur [1945]

PRESCRPTION XV : Il faut faire un peu d'exercice !

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