Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.
J'ai la joie de vous annoncer la parution ce mois-ci du deuxième TomeDes Racines du Rite Écossais Ancien et Accepté. Il est question dans ce deuxième opus plus particulièrement Des Racines du Sacré et Spiritualité Maçonnique.
L'auteur avait lors de son premier Tome déjà franchit un des sommets de son Rite, pour l'explorer et le voir avec le regard d'en haut, ce regard qui élève et permet de regarder le monde avec une acuité qui touche à l'universel, donc en toute fraternité c'était une gageure, réalisée avec succès. Il écrivait : La spiritualité donne une autre vie à la vie. Le message était annoncé, les portes du sacré entre ouvertes. Aujourd'hui se réalise cette annonce, Angel Fajardo y Sorribes nous permet de pénétrer et de connaître la dimension sacrée du Rite Écossais Ancien et Accepté, au-delà de l'information, c'est une véritable formation qui mène à la Connaissance que nous propose l'auteur. Cela n'est possible parce qu'il a franchit toutes les marches qui mènent au sommet de ce Rite, ascension qui se réalise grâce au nécessaire et impératif temps long et l'indéfectible humilité. Un regard authentique, reconnu par le rédacteur du prologue de ce livre George Bousquets qui témoigne de sa grande qualité. Un autre spécialiste du Rite Pierre Coïc dans la quatrième de couverture relate cette épopée spirituelle à travers les traditions qui irriguent le Rite, font sa force, l'importance de sa diffusion et sa pérennité. Tous les mots ouvrent des portes pour une réflexion personnelle, fécondent et développent la pensée pour une vie plus spirituelle, plus vraie. L'auteur, a mis le Zohar ce texte emblématique de la Kabbale en point d'orgue de sa réflexion.
Cet ouvrage dense trouvera son public au sein des initiés et des profanes, avides de savoirs et de Connaissance, de spiritualité et de fraternité qui se conjuguent et c'est un bonheur dans ce monde fracassé. La voie de la spiritualité et de l'Amour Fraternel peut donner du sens à nos vies et rénover, réparer le monde, pour une vie un peu meilleure. Je reviendrais vers vous à propos de ce livre après une lecture complète.
Jean-François Guerry.
Angel Fajardo y Sorribes.
Le message de l'auteur à ses lecteurs :
Chers amis, chères amies,
C’est avec une immense joie que je partage avec vous une nouvelle qui me tient particulièrement à cœur. Dans quelques jours j’aurai le plaisir de vous proposer le deuxième tome des « Racines du Rite Écossais Ancien et Accepté », intitulé « Racines du Sacré et Spiritualité Maçonnique ».
Ce livre, dont la sortie est prévue au mois de mars, est le fruit de mon inspiration et de ma réflexion sur le cheminement spirituel proposé par la Franc-maçonnerie Ecossaise. Il est l’affirmation de mon souhait d'éclairer davantage nos pratiques et nos rituels, tout en approfondissant notre compréhension des racines sacrées et spirituelles qui nourrissent notre engagement maçonnique. C'est une invitation à plonger dans un univers riche en symbolique et en sagesse, où chaque page résonnera comme un écho de notre quête personnelle de vérité et de lumière.
La date précise de publication sera bientôt communiquée. Que vous soyez déjà initiés ou simplement curieux d'explorer cet univers fascinant, je suis convaincu que ce tome 2 « Racines du Sacré et Spiritualité Maçonnique » saura éveiller votre esprit, nourrir votre cœur et enrichir votre âme.
Pour ceux qui souhaitent se le procurer, des informations seront communiquées sous peu.
En attendant cette parution, je vous invite à l’inspiration et à la méditation sur nos propres racines sacrées. Ensemble, continuons à explorer les profondeurs de notre engagement et à illuminer notre chemin et celui de l’humanité.
Avec toute mon amitié et ma fraternité,
Angel FAJARDO Y SORRIBES
LE PRÉCÉDENT LIVRE DE Angel Fajardo y Sorribes.
Critique reprise par le site Amazon.
Le thème choisi par l’auteur est ambitieux, de nombreux livres ont déjà été écrits sur le Rite Maçonnique le plus répandu dans le monde. L’originalité de l’ouvrage réside comme l’indique Angel Fajardo dans une recherche et analyse spirituelles sur des évènements fondateurs de notre Tradition au regard des grandes civilisations. L’ouvrage qui souligne le caractère universel du rite intéressera à la fois les initiés et ceux que l’on appelle les profanes en recherche de la Connaissance, de la Vérité, de l’Harmonie de leur unité. On n’ouvrira certes pas ce livre par hasard mais animé du désir de Savoir, Comprendre, pour ensuite agir sur soi-même et avec humilité sur le monde. Ce livre est un voyage, ou plutôt plusieurs voyages à travers les spiritualités de nombreuses civilisations qui sont les sources de nos rituels maçonniques. La métaphore qui a été choisie par l’auteur est celle de l’arbre qui grandit grâce à ses nombreuses racines. Les branches, les rameaux, les feuilles sont en quelque sorte fécondés par une sève unique, cette sève permettant leur développement, leur épanouissement. L’auteur dans son introduction nous parle d’une synthèse supérieure, je le cite : Pour le Rite Ecossais Ancien et Accepté, toutes les religions lui paraissent contenir des vérités don’t il est tenu compte en affirmant une synthèse supérieure. Dans un autre chapitre, l’auteur nous indique pourquoi Beith est la première lettre et pas la seconde, reliée avec Boaz. Il dévoile aussi pourquoi Aleph dissimule la Vérité imprononçable, ce qui naturellement vous conduira à la connaissance de Tsimtsoum, la Lumière Suprême. L'auteur souligne que matière et esprit ne sont pas en opposition, l'esprit aide la matière à se débarrasser de ses encombrants. Vidée, elle peut se reconstituer avec la puissance de l'esprit, ainsi l'Homme s'élève vers le meilleur de lui-même: sa spiritualité. Il écrit :La spiritualité donne une autre vie à la vie. Quel beau message d’espérance ! Ouvrir la porte du Sacré. C’est ce que propose le Rite : s’ouvrir à la spiritualité. Je cite pour conclure Angel Fajardo : Notre rite apparaît comme le fleuve ouvrant la porte du sacré, pour faire découvrir l’étincelle première du monde spirituel au profane devenuinitié. C'est à des découvertes passionnantes que nous invite Angel Fajardo.
Jean-François Guerry. Blog : lafrancmaçonnerieaucoeur.
LES LUMIÈRES DES TRADITIONS ÉCLAIRENT LE PRÉSENT ET ....
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Les temps sont proches réservez !!! Ami (e)s de Bretagne ne manquez la conférence de Jean Dumonteil membre de l'Alliance et créateur animateur du Blog Sentiment Océanique. Une occasion unique de mettre fin aux fantasmes sur le secret maçonnique, mais surtout d'en découvrir la beauté, les clefs pour un éveil spirituel. Un secret dont une partie du voile sera sans nul doute levée ?
Jean-François Guerry
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La Revue Maçonnique de la Fédération française du Droit Humain.
Ce deuxième numéro a pour thème général La Transmission- Une institution qui ne transmet pas ses valeurs, sa ou ses Traditions est en sursis de mort. Transmettre est intimement lié avec Tradition. Sylvain Zeghni le Président de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique mixte international du Droit Humain, dans son Éditorial affirme : La pérennité de notre association repose sur trois piliers : le « recrutement », la transmission d’un corpus et la mise en œuvre de la méthode initiatique.
Il souligne la caractéristique de l’initiation maçonnique un partage implicite et collectif, où rien n’est donné de façon individuelle ou dogmatique.
L’association des réflexions individuelles dans un cadre collectif permet la progression initiatique individuelle et du groupe, ainsi que la transmission. La réflexion symbolique n’est pas un contenu figé. (…) en empruntant à loisir tous Chemins de Traverse qui peuvent nous y aider, en allant au-delà de la surface des symboles pour en saisir la profondeur et l’universalité, en en faisant le creuset de nos réflexions individuelles. Une pratique fécondante et enthousiasmante, qui renouvelle sans cesse l’intérêt et permet de progresser sur le chemin de la Vérité et de la Connaissance.
Ce deuxième Chemin de Traverse est ouvert à Alain Kleinmann artiste peintre qui a accepté de prêter quelques-unes de ses œuvres pour illustrer cette revue.
J’ai particulièrement apprécié l’article introductif de Jean-Michel Mathonière ainsi que ses illustrations : La Transmission n’est pas un long fleuve tranquille. Il rappelle l’impératif de mieux connaître les racines de chaque Rite initiatique, mais aussi de prendre en compte les regards croisés qui donnent de la vitalité aux rites. L’importance de ne pas radoter, de se payer de mots qui deviennent alors creux et stériles. Il souligne l’importance des racines ancestrales que l’on nomme la Tradition qu’il qualifie du bon mot de miel nourrissant. Qui comprend les symboles, les rites, les légendes, les croyances, les mythes, et leurs valeurs.
Il est question des symboles parfois malmenés, de contresens originels comme celui de la Pierre Brute et de la Pierre Taillée : une aberration de taille…paragraphe plein d’enseignements et de remise en cause des significations trop simples…
À la suite de cet article Annick Drogou dans Transmission et Tradition remet les points sur les I. Les deux termes n’étant pas interchangeables, il sera question de Que transmettre et à qui ? Des propositions et non des certitudes, de comment transmettre sans imposer ? Elle met l’accent sur le fait que la tradition est d’abord un don. Concluant par Transmettre le silence.
Dominique Segalen s’interroge et nous interroge : Pourquoi et comment transmettre, elle développe les animaux transmettent par instinct, les humains par expérience. Elle affirme Transmettre, c’est donner sans perdre, c’est offrir un condensé ce à quoi nous tenons le plus. Elle conclut sa réflexion par une interrogation : La transmission initiatique est censée « éclairer » la société. Nous francs-maçons, y arrivons-nous, même très modestement ? Ces derniers mots sont : L’introspection se fait verticalement, la transmission horizontalement.
Je vous laisse découvrir la richesse de ce deuxième numéro qui se poursuit avec Michel Meley par La transmission, devoir du franc-maçon, avec Sylvain Zeghni qui s’interroge Quels héritiers sommes-nous ?, Michel Dronne l’engagement au cœur de la transmission et de la transformation sociale.
La plume est laissée pour l’expression libre d’un groupe de compagnons et leurs réflexions. Annick Drogou parle des mots comme condition de la transmission. Je cite un moment d’émotion : Une petite main d’une toute jeune fille sub-saharienne s’est levée, une voix timide a demandé : « Mais alors, dans « solidarité », il y a « solide » ? La Beauté n’est pas absente, c’est Laure Scheffel qui la traite dans son article : La Beauté une mémoire révélée, transmise et partagée- Le beau une émotion transcendante.
Pour terminer ce cheminement plusieurs articles que je qualifieraient de plus sociétaux : par Sophie Leduc : Transmission intergénérationnelle et psychotraumatismes, par Colette Gasselin La transmission des biens dans les familles, le collectif Commission Éthique-Bioéthique traite de La transmission génétique, de Cognition et transmission, la transmission essence de la relation à autrui.
Un article qui mêle ethnologie et transmission par Michel Calzat : KÔRE : La transmission dans la tradition Bambara, une ethnie de l’Afrique de l’Ouest termine ce périple initiatique.
Avant de refermer ce deuxième numéro de Chemins de traverse vous pourrez lire un article sur la vie de Jean Zay un républicain humaniste rédigé par Isabelle Klinka-Ballesteros. Jean Zay qui à 31 ans fût ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts.
C’est Yonnel Ghernaouti qui dirige la rubrique recension où vous trouverez des livres de qualité ayant un rapport avec la transmission.
Je vous engage à la lecture de ce numéro de Chemins de traverse, disponible aux Éditions Numerilivre : www.numerilivre.fr
Le ferment est la chose qui en fait fermenter une autre. Les justes, les prophètes, sont-ils les ferments qui ouvrent la voie qui permet aux hommes de devenir plus harmonieux, plus radieux que jamais ? Les justes sont-ils ceux qui empêchent la destruction totale du monde quand celui-ci est soumis à l’injustice, à la barbarie, à l’iniquité, si c’était le cas nous aurions évités toutes les catastrophes, les guerres, ils ne sont donc que des contributeurs à l’harmonie du monde à cette théodicée recherchée. Faut-il s’en remettre uniquement et exclusivement à eux, les justes, les messies, les sages, ne sont que des ferments. Ils ne peuvent pas résoudre les problèmes à notre place, ils nous donnent simplement des clefs.
Ils participent au savoir, mais ils ne sont que des symboles vivants ou mythiques à nous de parvenir à la Connaissance. Cette Connaissance qui est recherche de la Vérité et qui est Amour et altérité. Cette donc une erreur que de croire que seule la bonté, l’humilité, l’exemplarité de quelques-uns peut sauver, reconstruire, rénover le monde. C’est un projet collectif où nous devons prendre notre part, à notre place. (Prenez-place mes sœurs et mes frères à vos places et vos offices.) On ne peut pas déléguer, accepter nos insuffisances, nos refus de faire le bien, le bon le juste. Les autres fussent-ils justes et des sages ne peuvent pas se substituer à nous, comme les paroles substituées ne sont que des étapes vers la recherche de la Vérité de la Parole perdue.
Levinas le philosophe de l’altérité inconditionnelle émet une autre hypothèse face aux justes et aux messies : Le fait de ne pas se dérober à la charge qu’impose la souffrance des autres définit l’ipséité même. Toutes les personnes sont le messie. [1]
Il ne faut donc pas attendre le temps presse de passer de la pensée à l’action. Il ne faut pas attendre un soutien providentiel, se soumettre à l’incertitude qui modifierait le cours de notre histoire, de l’histoire. L’initiation est commencement, commençons donc, entrons-en nous-mêmes comme le suggère le V I T R I O L du Cabinet de réflexion. La puissance de l’introspection nous ouvre la voie, nous permet de supporter les souffrances de tous, j’ai la capacité d’assumer, c’est ma responsabilité personnelle qui devient dès lors universelle. Le ferment est donc en moi, c’est le levain du pain, c’est le grain mis en terre qui lève et donne les beaux épis blonds dans lesquels chante le vent de l’harmonie, chante cette mélodie universelle de l’Amour.
Le ferment est persévérance et espérance dans le cœur des hommes, plus il gonfle, plus il remplace la haine et sa violence.
Le ferment, fertilise notre jardin intérieur associé à la rosée céleste il faire croître les roses de l’Amour. L’initiation maçonnique recherche de la Lumière, permet à chaque femme, à chaque homme pourvu qu’ils soient de bonne volonté de recevoir ce ferment, de le sortir de son exil, de son sommeil, de la dévoiler. Ainsi l’Âme humaine atteint sa grandeur et se tourne vers l’infini. Les initiés ne construisent pas des temples matériels éphémères, mais construisent en eux avec le ferment de l’Amour une demeure spirituelle capable d’accueillir l’altérité qui met fin à leur souffrance et à la souffrance du monde.
Réparer n’est jamais effacer, c’est d’abord tenter de remettre en état de marche ou de compenser des torts, d’essayer de dédommager ou de surmonter un échec. À qui demander réparation ? Peut-on tout réparer, réparer un oubli, une offense ou pire crime ? Tout réparer, comment ? Et même réparer son honneur… Toujours, il s’agit de recoudre nos vies fragiles, nos déchirures, comme dans un raccommodage permanent.
Alors, célébrons la réparation. Ne tentons pas d’effacer ni de cacher ce qui s’est produit. Dans la culture japonaise, on met même en évidence les traces de la réparation sur le bol dont on a recollé les morceaux. Pour rester conscient de la réparation, en garder la trace comme d’un accident de la vie de l’objet. Pareillement, avant la survenue de l’économie jetable, on savait réparer le tissu taché ou déchiré ; une nouvelle broderie venait parer à nouveaux frais le vêtement d’une décoration qui n’était pas initialement prévue.
La réparation devient alors création, réinvention, car réparer n’est jamais un retour à l’état initial. Beauté du geste de réparation. Qu’a-t-on réparé dans cette réparation ? L’objet, l’acte ou bien le réparateur lui-même, l’artisan qui est davantage qu’un habile bricoleur. Soyons donc cordonniers, ravaudeurs, rétameurs et réparateurs de porcelaine, de nos vies à sans cesse réparer, réinventer, régénérer dans un continuel accomplissement.
Et puis acceptons ce qui ne peut pas être réparé, accueillons notre impuissance devant l’accident, la survenue du malheur. Tenons-nous là, simplement là, devant la béance ou l’absence de ce qui ne sera jamais réparé. Et cherchons assez de force réparatrice pour faire face aux ciseaux de la Parque.
POUR QUE LA PAIX RÈGNE SUR LA TERRE, AU SECOURS LEVINAS !
Dans Totalité et infini, Emmanuel Levinas écrit : (…) la guerre ne se range pas seulement- comme la plus grande- parmi les épreuves dont vit la morale. Elle la rend dérisoire.[1]
Nous sommes hélas en pleine actualité, cet essai de Levinas sur l’extériorité paru en 1961 et prolongé par Autrement qu’être, au-delà de l’essence, met en exergue notre responsabilité inconditionnelle comme la structure essentielle de notre être. L’éthique pour Levinas n’est pas un ajout, un supplément d’âme, une aristocratie ou une mise en pratique de la morale, elle doit être la base de l’existence. Elle est le fondement du dés-intéressement. Dans le sens qu’elle ne peut être soumise à un ou des intérêts.
Levinas évoque la possibilité d’être Autrement qu’être. Je dirais être autre et le même à la fois. Envisager la possibilité de se dépasser, de s’initier au dépassement de soi-même, non exclusivement pour nous-mêmes mais essentiellement pour les autres. Tendre vers l’infini et l’absolu, en prenant conscience de la responsabilité inconditionnelle qui nous incombe, sans réciprocité, sans attendre rien en retour pas même des terres rares ! C’est le chemin vers une paix durable.
Pour comme nous le disons Que la paix règne sur la terre, il faut faire appel à une socialité utopique qui met en extériorité toute l’humanité et la spiritualité qui est en nous. C’est cette prise de conscience de cette humanité non dévoilée et qui par nature nous est consubstantielle que ce fait le passage de l’homme à l’humain. C’est là que notre esprit s’élève et rend possible la Paix durable. Cette inflexible rectitude associée à la charité, l’Amour est la seule voie pavée vers la Paix durable.
C’est même une naïveté que de croire que la Paix durable repose sur un intérêt, une soumission à des intérêts, une réciprocité éphémère ce ne peut être au mieux qu’une trêve. Trêve souhaitable certes pour arrêter les massacres et construire la Paix durable, mais ce n’est qu’un masque, le visage du refus de l’altérité, de l’Amour du prochain. La politique des intérêts, ne mène qu’a un ersatz de paix elle prépare les conflits qui viendront.
Parfois : (…) sont oubliés les étalons et le clichés politiques et toutes les motivations perfides qu’une certaine sagesse prête même au geste d’un homme qui se transcende et qui s’élève au-dessus de sa prudence et de ses précautions. [2] On ne peut nier que cette inspiration totale de l’esprit altruiste en soi est une épreuve. Comme la fraternité est une épreuve pour le Franc-maçon quand sans restriction, ni réciprocité il accepte de sa libre volonté de pactiser avec ses ennemis d’hier, afin de ne pas briser la chaîne de l’Amour fraternel entre les hommes. Mais cette épreuve est aussi l’espérance, la pierre de base nécessaire pour que le monde tienne debout. S’il y avait une voie nous le saurions !
Cette pierre qu’est la fraternité est à sculpter, à polir sans cesse pour obtenir à la fois des édifices solides conformes à leur destination accueillir les hommes et être des lieux de partage, dont la beauté frappe au cœur. Pour que ces constructions perdurent Levinas nous demande de nous poser ces sempiternelles et exigeantes questions : Qu’as-tu fait de tes frères ? Qu’as-tu fait de la Terre ?[3]
Quelle sorte d’homme faut-il essayer d’être, pour humblement tendre vers ce degré de perfection et d’Amour pour ses Frères et la Terre, et comment espérer y parvenir ? Par quelle voie ? …
Est-ce la fin des nuanciers, devons-nous peindre nos vies en noir et blanc ? C’est ce que voudrais nous faire croire les diseurs de mésaventures. Sylvain Tesson rapporte dans un article du magazine le Point quelques lignes écrites par son père Philippe à propos de Jacques Audiberti poète, écrivain, dramaturge. Ce fils de Maître maçon a approché le mouvement surréaliste sans vouloir en être. Il voulait sans doute être plutôt que d’être définitivement de quelque chose d’irrémédiable. Philippe Tesson écrit donc à son propos : Il est irrécupérable. Dangereux. Juif et palestinien. Comique et tragique. Mystique et païen. Gauche et droite. Aristocrate et paysan. Triste et bouffon. Tantôt l’un tantôt l’autre ou les deux à la fois. Un gêneur baroque, un corps étranger à tout système…[1]
Je rajoute avec humilité, expression et conscience de la dualité qui est en nous visible dès nos premier pas et invisible au fond de nous si nous n’y regardons pas de plus près ou refusons de voir, que le monde n’est pas blanc ou noir, ni blanc et noir mais bien plus que cela plein de couleurs et sons. Pourvu que nous décidions d’en être les peintres ou les maçons. Jacque Audiberti avait peut-être hérité de son père maçon le goût pour la construction, la reconstruction, la rénovation ou la peinture en couleurs.
Comment résister dans un monde qu’on veut absolument nous faire voir en noir et blanc simple comme un mauvais jour, sans couleur, sans nuance. Un monde complexe ne peut pas être simple, se serait un monde de justice sans justesse et amour. Il nous faut peut-être essayer d’opter pour le regard d’en haut, celui des astronautes de Baïkonour et Cap Canaveral ils n’ont pas les mêmes yeux mais ils sont capables de s’émerveiller ensemble en regardant en direction de la terre, qu’ils regardent non pas en scientifiques mais en humanistes.
Regarder d’en haut, avec du recul de la distance envisager le monde ternaire, celui de l’unité plutôt qu’être bipolaire. Prendre son nuancier et chaque jour repeindre sur le noir et le blanc et même le gris, mettre les couleurs de la vie, de la vraie vie sur toutes les portes qui s’ouvrent devant nous. Sans violence, mettre des couches mêmes fines de joie, de petits bonheurs tout en couleur.
Jean-François Guerry.
[1] Sylvain Tesson. Magazine le Point. N°2742 du Jeudi 13 février 2025. Journal Article l’Histoire tourne. Page 83.
Provided to YouTube by Universal Music Group Chanson pour le maçon · Claude Nougaro Bidonville (1965 - 1966) ℗ 1965 Mercury Music Group Released on: 2014-01-01 Ensemble: Maurice Vander Et Son ...
Jacques Audiberti, dites-moi que faire Pour que le maçon, chante mes chansons?
Eh bien, mon petit, va-t'en chez mon père Il te le dira, il était maçon Dans le vieil Antibes, derrière la mer Il a sa maison, rue du Saint-Esprit
Rue du Saint-Esprit, j'y suis allé hier Votre père est mort, Jacques Audiberti
Bien sûr, mon petit, mais je voulais dire Chante tes chansons devant sa maison La pierre a du cœur puisqu'elle fait des murs Ils ont des oreilles, rue du Saint-Esprit
Jacques Audiberti, je suis enroué D'avoir trop chanté, rue du Saint-Esprit
Alors mon petit, que s'est-il passé? Est-ce que ta salade plaît à la façade? Que t'ont dit les marches quand tu chantais l'air? Et les volets verts se sont-ils ouverts? Le vert des volets devint-il du verre Quand tu as chanté, rue du Saint-Esprit?
Jacques Audiberti, le vert des volets Est resté de bois, rien ne s'est passé
Mais je reviendrai dans le vieil Antibes Oui, je reviendrai devant la maison Chanter pour les marches, chanter pour les murs Pour le cœur des pierres et pour le maçon
Oui, je chanterai, rue du Saint-Esprit Où vous êtes né, Jacques Audiberti
COMMUNIQUÉ CONFÉRENCES BIENTÔT FIN DES INSCRIPTIONS
Samedi 1er mars 2025 Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures
XIIIes Rencontres
Académie Maçonnique Provence
De l'Orient à l'Occident,
poursuivons notre chemin...
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,
Nous avons le plaisir de t'inviter aux XIIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence qui se dérouleront le samedi 1er mars 2025 au Château Saint-Antoine à Marseille, pour la suite des conférences sur la thématique
De l'Orient à l'Occident,
poursuivons notre chemin...
Nous avons, en effet, décidé d'approfondir les échanges nourriciers entre l'Orient et l'Occident, et inversement.
Nous accueillerons, trois conférenciers afin de leur donner plus de temps d'expression et d'échanges avec les participants.
Je vous rappelle que la nouvelle formule avec trois conférenciers nous permet d'avoir également un temps de rencontres directes lors des dédicaces des auteurs qui ont lieu dans la salle humide avec boissons et "petit goûter de départ ".
Le programme de la journée est donc le suivant :
- 9h00: Accueil des participants ;
- 10h00 : Mot d'accueil et de présentation de la journée ;
- 10h15 : 1ʳᵉ conférence et échanges avec les participants ;
- 11h30 : 2ᵉ conférence et échanges avec les participants ;
- 13h00 : Agapes fraternelles
- 14h30 : 3e conférence et échanges avec les participants ;
- 15h45 : Conclusions et Chaîne d'Union ;
- 16h00 : Rencontre et dédicaces avec les auteurs et pot de départ.
À l'occasion de ces XIIIes Rencontres, nous aurons l'honneur d'accueillir
Michel LECOUR GLDF
lecteur, éditeur, libraire, auteur
L'abonnement annuel est inchangé (35€) et te donnera accès gratuitement (hors repas) aux deux rencontres de l'année 2025 ainsi qu'aux manifestations organisées par les Académies de Lyon, Lille, Dijon,Toulouse et Paris.
Nous comptons sur ton soutien qui nous aide grandement à organiser en toute sécurité ces Rencontres réservées aux Frères et Sœurs Maîtres de toutes les obédiences.
La participation aux frais pour la journée et de 25€ pour les non-abonnés auxquels s'ajoutent, le cas échéant, les frais de restauration (25€) comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ.
À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.
Toujours disponibles : Christophe Richard : Initiations, tantriques, initiations bouddhiques David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ? Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie. Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie Claire Reggio: Temple et lumière, une question d'orientation ?
Connaître une chose et en vivre une autre est une erreur, un contresens. À partir de là, une tension apparaît. Elle est due au conflit de la pensée et du sentiment.
Connaître c’est être.
Swâmi Prâjnanpâd.
VOIR ET AVANCER
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