Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le
RAPPEL CONFÉRENCE À RENNES SAMEDI 1er FÉVRIER 2025
INSCRIPTION OBLIGATOIRE À L'ADRESSE MAIL SUIVANTE: 

 

                           c2rbzh@gmail.com
L'Atelier Régional de Recherche de l'Alliance. 
En collaboration avec

 

Le Centre de Réflexion et Recherche de Bretagne

 

Vous proposent
Le samedi 1er février 2025 à Rennes 35000
Salle de la Pizzeria au Comptoir d'Italie centre commercial Les Longs champs.
 De 10 h 00 à 12h 30.
Entrée gratuite sur réservation nombre de places limité. Repas possible sur place menu à 15€ boissons en sus.
Contact inscription par mail :
          c2rbzh@gmail.com                 
Une Conférence débat sur le thème

 

Platon et Socrate détail du tableau l'école d'Athènes de Raphaël
 Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Conférencier
Jean-François Guerry. Écrivain, Franc-maçon auteur du Livre : Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie. Co-édité par les Éditions UBIK et l'Académie Maçonnique de Marseille.
RAPPEL CONFÉRENCE À RENNES SAMEDI 1er FÉVRIER 2025
RAPPEL CONFÉRENCE À RENNES SAMEDI 1er FÉVRIER 2025
RAPPEL CONFÉRENCE À RENNES SAMEDI 1er FÉVRIER 2025

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Thierry Didier
L'harmonie de l'univers

L'harmonie de l'univers

Où il sera question de vacuité, vacuité insupportable !!! De recherche de plénitude et de complétude, d'Harmonie.

 

Bonne lecture...

 

Jean-François Guerry

La nuit étoilée de Vincent Van Gogh

La nuit étoilée de Vincent Van Gogh

Mathématiques astronomie et musique la balade se transforme progressivement en ballade lorsque nous découvrons une source d'inspiration et de création.

Jean-Philippe Uzan.

 

De l’Harmonie cachée

 

 

I

l existe en astronomie un postulat qui prétend que l’Univers serait constitué non seulement de ce que nous observons à travers le télescope, mais également de ce qu’on appelle, faute de mieux, la matière noire, et ce qui en découlerait, l’énergie sombre. Sa présence n'est détectée qu’indirectement, sur le papier, d’où les qualificatifs qui lui sont attribués et qui dénote de l’herméticité de ce concept. Ce postulat a été émis parce qu’il corrobore certaines théories actuelles de l’astrophysique, et qu’il rend compte de la nécessité de la présence massive de cette matière hypothétique (environ 33% de l’Univers visible) pour corroborer diverses hypothèses sur la structure du tissu interstellaire tel que nous le supputons aujourd’hui. Cette théorie de la matière noire, comme tout postulat, est combattue par d’autres scientifiques, ce qui est là le propre de la science, le caractère « évasif », imprécis au moins de son appellation témoignant à la fois de nos carences actuelles et d’un certain aveu de faiblesse de la part des sachants.

Ce qui est très formateur pour les scientifiques, et ils n’en ont pas forcément conscience, est qu’en travaillant sur ce « manque » de matière, ils questionnent en sous-main le manque, dans toute son ampleur philosophique, symbolique et psychologique. Cet aveu de faiblesse est aussi ce qui fait la grandeur de celui qui sait s’accommoder desdits manques : nous retrouvons là l’esprit Écossais, qui permet de ne rien s’interdire, et qui y voit l’occasion de sans cesse se remettre en question pour continuer à avancer. Et cela colle très bien, avec ce que nous, maçons, percevons de l’Univers, que ce soit sur le plan symbolique, métaphysique ou existentiel, et qui nous amènera, nous y reviendrons, aux concepts, pour le philosophe, de l’Harmonie cachée, et pour le franc-maçon, de la Parole Perdue. Car ce qui manque de visible à l’Univers finit aussi par nous manquer à nous-même.

Il s’agira alors d’observer une véritable herméneutique du manque, et d’y voir l’occasion non pas nécessairement d’accéder à ce manque, mais simplement en avoir conscience, pour au moins en intégrer la dimension, et n’y voir qu’une complétude à éprouver. Les scientifiques élaborent en effet des concepts que la métaphysique leur avait « soufflé » précédemment, tout simplement parce que l’intuition humaine et la philosophie ne réclament pas les mêmes prérequis, les mêmes moyens et les mêmes preuves qu’on est en droit d’exiger, s’agissant de faits rationnels qui doivent être, eux, reproductibles à l’envi. Ainsi également la théorie du Tout, travaillée sur le plan scientifique par Stephen Hawking, consiste à embrasser la totalité de l’univers par l’unification des 4 grandes forces cosmiques connues aujourd’hui, que sont la gravitation, les interactions faible et forte, et l’électromagnétisme. Souvent un organisme, quel qu’il soit, se reconnait au travers de ses actions : c’est sans doute le cheminement que tenta d’éprouver Hawking, en partant d’une fin supposée, ces 4 forces manifestées, pour en remonter le fil jusqu’à sa source, une forme de « tout », comparable, dans l’esprit, à l’Univers complet dont l’intelligibilité sanctionne le 30ème degré du REAA. Cette totalité-là fut déjà pensée quelques siècles plus tôt par les alchimistes, avec l’appui, cette fois, des 4 éléments, globalisés au sein de l’Ether, sorte de bain symbolico-métaphysique qui constituait à la fois l’union de ces 4 éléments en une seule valeur, mais également le domaine d’expression concomitante desdits éléments. Une hypothèse voisine consistera à assimiler la centralité résultant de ces 4 éléments à l’Amour, entendu dans le sens qui intéresse le 18ème degré du REAA, c’est-à-dire une onde unificatrice qui se propagerait de proche en proche et définirait la Charité et le partage. Cette vision-là, plus confessionnelle que celle, métaphysique, de l’Ether, aura pour vertu d’introduire une coloration morale, donc plus incarnée, mais aussi pour inconvénient de limiter à sa propagation son influence générale, là où l’Ether considérait la totalité de l’espace disponible. A SUIVRE ….

Thierry Didier.

DE L'HARMONIE CACHÉE - Par Thierry Didier Part I

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
Frédéric Grolleau.com

Frédéric Grolleau.com

L’ALTÉRITÉ INCONDITIONNELLE

« Le visage de mon prochain est une altérité qui ouvre l’au-delà. Le Dieu du ciel est accessible sans rien perdre de sa transcendance, mais sans nier la liberté du croyant. »

                                                      Emmanuel Levinas.

 

L

a Franc-maçonnerie en général et le Rite Écossais Ancien et Accepté en particulier sont des creusets qui recueillent les valeurs et les vertus de nombreuses traditions, religions et philosophies sans en subir les dogmes. Parmi les vertus celle de la Charité, de l’Amour est celle qui couronne toutes les autres. Suivant le précepte du prophète le plus humble de tous aimez-vous les uns les autres…là est le génie du christianisme. Les vertus véhiculées par les traditions et perçues appréhendées par l’être, par tous les êtres forment un corpus pédagogique vivant actif moteur d’un collectif ou chacun prend individuellement sa part et où tous regardent dans la même direction. Tout commence par un travail sur soi, dont le résultat se propagera dans la société. En mettant en action les vertus morales universelles qui libèrent l’homme, ces mêmes vertus par porosité et ouverture de l’œil du cœur libèrent la société, ouvrent le compas de l’esprit qui recouvre la matière.

L’altérité maçonnique se rapproche de celle de Emmanuel Levinas elle est absolue, c’est-à-dire qu’elle s’applique pour tous sans aucun frein lié à un statut particulier, social ou religieux, cette altérité déborde elle touche à l’infini. Dès l’initiation il est demandé au postulant de pratiquer le pardon à ses ennemis d’hier, il se libère ainsi de la souffrance de la haine. La rencontre de son plus ennemi dans le miroir lui fait prendre conscience de l’immensité du travail à accomplir, du courage et de la persévérance dont il devra faire preuve en toutes circonstances. Il apprendra peu à peu à chasser tout esprit de vengeance pour faire régner la Justice, ce devoir de Justice qui semble héroïque au profane, n’est pour les Sœurs et les Frères que le simple accomplissement de leur Devoir.

La simple et pure exposition du visage silencieux de l’autre nous oblige, est notre responsabilité, nous le reconnaissons comme tel, nous avons fait le serment d’aider nos Sœurs et nos Frères en les reconnaissant comme tels. Le visage silencieux est la réalité d’autrui dans sa pure et totale et infinie humanité. C’est dans la pratique d’une éthique préalable à la vie de toutes les choses de notre quotidien que naît cette altérité responsabilité qui nous oblige à nous dépasser, à être dans une forme de transcendance qui nous permet de pratiquer une altérité sans attente de réciprocité, asymétrique disait Levinas.

Cette altérité posée d’emblée est tirée des textes sacrés, du Volume de La Loi Sacrée, elle n’est pas dogmatique. En effet les Sœurs et les Frères ne font pas une lecture littérale des textes sacrés, mais une lecture symbolique réfléchie, ils font aussi cette lecture des textes philosophiques.

L’altérité, la fraternité maçonnique est le signe d’une rupture ou du moins le départ du renoncement progressif à notre égoïsme et de notre ouverture à l’autre, la libération de notre moi pour devenir soi-même, de venir ce que nous sommes réellement. Le stoïcien Sénèque écrivait à son ami Lucilius : je sens que change mon cher Lucilius…

On se dépouille progressivement pour être soi, être soi est alors aussi être autrui, pour autrui, on devient le gardien de son frère.

 

« Le moi devant autrui, est infiniment responsable. »

Emmanuel Levinas.

 

                           Jean-François Guerry.

CAFÉ MAG - À RENNES le 05 Février 2025.

 

AU COMPTOIR D'ITALIE - LES LONGS-CHAMPS
Franc-Maçonnerie Magazine déc 2024

Franc-Maçonnerie Magazine déc 2024

Les première Loges Maçonniques se sont réunies à Londres dans des Tavernes. Les Cafés maçonniques se sont inspirés de cette tradition. Il sont un moyen de tisser des liens entre les Soeurs et les Frères de toutes obédiences, un moyen de réfléchir ensemble, de mêler les idées. Ces partages se font en général dans le respect des règles maçonniques de l'écoute, des interventions cadencées par un animateur sur un ou des thèmes choisis. Ici c'est autour de la Revue Franc-Maçonnerie Magazine. Saluons cette initiative Rennaise.

 

Le lieu de rendez-vous est la Pizzéria Le Comptoir d'Italie à Rennes.
L'horaire de 19h à 20h 30 le 5 Février 2025.
Le comptoir d'Italie au centre du plan.
Le comptoir d'Italie au centre du plan.

Le comptoir d'Italie au centre du plan.

L’ALTÉRITÉ INCONDITIONNELLE

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
F. Nietzsche : Devenir ce que l'on est .

F. Nietzsche : Devenir ce que l'on est .

LES TRAVAUX MAÇONNIQUES SONT BONS POUR LE MORAL.

 

Est-il ambitieux, déraisonnable de parler de morale universelle ? Si l’on entend par morale un ensemble de règles, de dogmes qui s’imposent pour régir et évaluer les rapports entre les hommes dans une société, une communauté, un pays, un groupe de pays. Il y a-t-il une morale universelle ? Une morale reliée à une Tradition Primordiale commune générale au sens guénonien du terme. Dont la mise en forme, en pratique, son adaptabilité serait l’éthique. Le Franc-maçon qui travaille à réunir ce qui est épars en pratiquant les vertus qui ennoblissent l’homme et en font un humain. Les travaux maçonniques sont alors pensée, (theoria) et pratique, (praxis), pensée et action. La pensée maçonnique dont le fondement est cette fraternité qui nous tire vers l’universel. La morale maçonnique, n’est donc pas une moraline, une morale faible, triste. Elle est force et vigueur, une morale constructrice de l’homme, une morale juste tempérée par l’Amour elle nous oblige à une éthique équitable. Comme il n’y a pas d’équité sans justice, il n’y a pas d’éthique sans pensée morale ordonnée, c’est pourquoi la Franc-maçonnerie est un Ordre initiatique.

On ne peut pas parler d’éthique à propos de tout, ce serait une éthique à propos de rien. L’éthique ne peut pas être un ingrédient que l’on saupoudre dans tous les plats pour les rendre comestibles, l’éthique n’est pas la servante de l’injuste, elle est toujours reliée à la pensée morale, à la réflexion morale. Aristote en est un exemple avec ses deux Éthiques celle à Nicomaque et celle à Eudème, partant d’une réflexion morale il construit une éthique de vie. L’éthique suture le physique et le moral, elle est un exercice spirituel alliant theoria et praxis. C’est en ce sens que l’on peut dire à la fois pour la philosophie et la Franc-maçonnerie que ce ne sont pas des écoles de pensées, mais des écoles à penser. Ou encore que La philosophie n’est pas une doctrine mais une activité.[1] Épicure disait aussi à propos de la philosophie : Par des discours et des raisonnements, elle nous procure la vie heureuse. Les raisonnements et les discours sont cependant insuffisants la joie ne peut être dans les cœurs et la vie bonne que par l’association de la pensée et de l’action, suivant les paroles de Socrate et de St Jean : N’aimons ni de mots ni de langue, mais en actes et en Vérité. [2] Penser vertueusement, ce n’est pas vivre vertueusement. L’éthique serait l’excellence, l’art de la pensée morale, une douce habitude de la pratique de la morale qui libère. C’est le fond qui manque le moins, encore faut-il sans cesse labourer le champ de son esprit avec la charrue de l’éthique, creuser des sillons dans son cœur pour y déposer les graines du Bien, du Bon, du Vrai, du Beau, qui ne poussent qu’avec l’onction quotidienne de la rosée de l’Amour.

Aristote - Éthiques à Nicomaque et Eudème

Peut-on envisager, la Franc-maçonnerie, comme une éthique postérieure à une réflexion morale, une éthique de la construction de soi, de son soi avec l’aide des autres. Cette construction dont la base, la fondation est la réflexion morale. Le comportement éthique serait alors le respect de soi, des autres, de la nature, une bienveillance générale réfléchie sans faiblesse.

Le Franc-maçon construit son éthique à partir de la connaissance de son être intérieur, la connaissance des autres et du monde. Paul Ricœur dans : Soi-même comme un autre au moyen de 10 études fait la part belle à l’Éthique praxis d’Aristote l’architecte de la sagesse et plus encore au conatus de Spinoza, où la persévérance dans son être devient une éthique de soi.

Il est factuel que Morale et Éthique se réfèrent aux mœurs, à nos mœurs, la morale qui rejette l’hypocrisie libère l’homme, on ne peut pas être un bon et vrai maçon que si l’on est libre et de bonnes mœurs.

Monique Canto-Sperber philosophe spécialiste de la Pensée Morale, constate la nécessité de disposer des deux termes Morale et Éthique. La Morale serait un tronc fixe, une mêmeté, une référence permettant de définir le permis et le défendu. Quant à l’Éthique elle serait séparée en deux : une éthique antérieure en l’amont des normes, et une éthique postérieure en aval des normes. L’éthique antérieure étant attachée aux racines de la morale au créé dans les normes, et l’éthique postérieure visant à insérer les normes dans des situations concrètes. L’éthique postérieure faisant appel à notre jugement, notre libre arbitre. On retrouve là, la pensée et l’action maçonnique.

Ce raisonnement pourrait être utilisé pour la vertu de Justice et l’Équité qui la surplombe. Plus encore, en mêlant Morale, Éthique, Justice et Équité dans nos pensées et nos actions l’on peut tendre vers une sagesse pratique. Donne à ton serviteur un cœur plein de jugement pour gouverner ton peuple, pour discerner le bien et le mal (…). Yahvé répond : Voici que je fais ce que tu as dit : je te donne un cœur sage et intelligent.[3] Nous parlons souvent de force morale, assez peu de la force de l’éthique, Monique Canto-Sperber fait aussi cette remarque judicieuse malgré la dévalorisation, la vulgarisation du terme éthique dans notre société, malgré tout le mot éthique garde toute sa force et sa valeur.

Le Franc-maçon fait des allers et retours constants entre la morale qui définit le Bien et le mal, la dualité Bien mal associée à l’éthique antérieure, et l’éthique postérieure ensemble d’actions quotidiennes dans la cité.

Le Franc-maçon a toujours à cœur de juger suivant sa conscience

(Terrible responsabilité, qui suppose Force et Courage, être un bon maçon en toutes circonstances) faire en sorte que son éthique postérieure, l’ensemble de ses actions satisfassent ou tendent le plus possible vers les principes d’une morale universelle. Nous sommes là, dans la morale Kantienne des Lumières : Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle. Charge à nous de valider en conscience l’origine et le contenu des maximes.

 

                                            Jean-François Guerry.

 

[1] Ludwig Wittgenstein.

[2] Ev Jean-I 3-18.

[3] Bible. 1er Livre des Rois- Salomon le magnifique- Le Sage.

LES TRAVAUX MAÇONNIQUES SONT BONS POUR LE MORAL
LES TRAVAUX MAÇONNIQUES SONT BONS POUR LE MORAL
LES TRAVAUX MAÇONNIQUES SONT BONS POUR LE MORAL

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Thierry Didier
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part IV - Thierry Didier
Suite et fin de la réflexion de Thierry Didier. Possibilité de recevoir l'intégralité de cette réflexion par demande à l'adresse mail suivante :

 

courrierlafmaucoeur@gmail.com

 

Bonne lecture

JF Guerry.

Á

 ce moment, 2 choix possibles : ou bien l’adversaire fait amende honorable, et admet d’y voir sa propre distorsion : ce cas de figure ne se produit jamais, car cela signifierait que le suppliciateur présente une valeur morale équivalente au supplicié, et dans ce cas, la candeur ne serait pas perçue comme une invite au crime.  Ou bien l’adversaire cherche, par frustration, à détruire ce reproche vivant posé devant ses yeux, qui le renvoie par effet-miroir à une carence de l’estime de lui-même, carence produite par le décalage entre la représentation d’une idée, d’un concept, d’une valeur, et la possibilité de l’objectiver. C’est ce que Freud qualifiait du terme de névrose, forme d’écart entre l’aspiration d’une chose et son objectivation, syndrome présent chez tout individu, mais à des degrés variables. La constitution de la licorne rappelle aussi celle d’une chimère, de sa capacité, par sa disparité structurelle, à échapper au jugement normatif, au regard orthodoxe, mais aussi à l’incitation morbide qu’a l’humain de séquestrer ce qu’il ne peut pas, par faiblesse, posséder. Son échappement consubstantiel, sa volonté vitale de fuir ne faisant qu’attiser la fureur destructrice de ses contempteurs.

Quelque part la chimère est l’expression de l’incapacité de l’observateur à comprendre le mécanisme que l’on met devant ses yeux : il empile les images, les significations, les indices selon un ordre qu’il ne perçoit que comme chaotique, dysharmonieux, sorte de cacophonie sensitive et de dissonance visuelle. La chimère, composite, échappe donc à l’harmonie. Originellement, la chimère, emprunté au latin chimaera désigne une jeune chèvre âgée d’un an à sa 1ère mise bas : déjà à ce niveau se manifeste un 1er télescopage, celui d’une certaine nubilité, et concomitamment de la perpétuation organique de la vie. J’oserais un sens complémentaire, celui de la racine grecque khimaira, et de khiasmos, d’où dérive khiazein, « entrecroiser » où est mis en exergue la lettre grecque khi, χ ou Χ, évoquant le croisement des formes et des destinations (comme, en physiologie, avec le chiasma optique), caractérisant aussi l’aspect hétérodoxe de l’anatomie de la chimère. L’image de la chimère apparait aussi dans le psychisme humain, lorsqu’il s’agira pour l’initié , de l’intégrer dans un schéma rédempteur : ce sera le cas au 24ème degré du REAA, grade de Prince du Tabernacle, initié dont la vision éclairée, aboutie, complexe présentera une dynamique générale matérialisée sous forme d’une triple déambulation : 6+1 pas vers l’avant, centrifuge (approche symbolique), puis 6+1 pas vers l’arrière, centripète (le ressac, le retour de flamme) enfin de nouveau 6+1 pas vers l’avant , centrifuge (l’amalgame) faisant office de structuration nouvelle par l’assemblage collecté d’éléments et de vécu personnel. La dynamique qui vient d’être décrite n’est autre que celle qui permet de comprendre en quoi le symbolisme façonne le franc-maçon. En effet, le symbolisme peut être défini comme un lien d’abord centrifuge : on définit par exemple à partir de l’image d’une pierre brute, par transposition, sa propre pierre brute. La première des 3 ambulations est donc celle de la projection symbolique, où nous jetons notre dévolu sur un support chargé de sens : c’est ce que le rituel appelle au 24e degré la première perspective, éclairée et structurée, portant l’attrait de la nouveauté, mais qui est aussi un rappel aux fondements de notre ordre, colonnes et pavé mosaïque .Mais le travail ne s’arrête pas là, car, à la façon du ressac de la vague contre une falaise, l’exposition de l’initié à aller de l’avant le condamne simultanément à s’ouvrir, à s’exposer.

Dit autrement, ce lien centrifuge de la 1ère ambulation ouvre concomitamment une voie centripète, celle de la 2ème ambulation, qui est celle d’une recherche en soi : nous retrouvons là le caractère introspectif du REAA. Ce transfert ouvre simultanément un canal à l’intérieur de nous-mêmes, à la façon d’un ressac où se mêlent notre orthodoxie de pensée, et la nouveauté née de l’interprétation symbolique. Cette orthodoxie n’a pas l’habitude d’être malmenée, car rien ne nous pousse à aller naturellement vers l’épreuve ou la douleur. Et donc ce reflux, symbolisé par la marche arrière de 6+1 pas, sera nécessairement désagréable, parce qu’elle sera une façon d’actualiser ce qui transforme profondément, et qui est, par principe, difficile à admettre. Le rituel du 24èmedegré illustre magnifiquement ce bouleversement intime en citant l’image des « enfants incestueux de la chimère et du délire, les autels renversés, la licence de Salomon… », c’est-à-dire des tréfonds de notre personnalité, et des erreurs idolâtres, qui sont les produits visibles de cet amalgame compliqué. Ces faux prophètes et ces chimères proviennent, c’est important, du même terreau que les éléments éclairés de la 1re perspective.

Ils sont simplement, à l’image de Lucifer, transformé par leur chute, des « idoles » se sont glissées entre les colonnes, le pavé mosaïque n’est pas détruit mais recouvert, le chandelier est toujours là, mais il est éteint. La chimère, le délire, la licence seront d’autant plus dangereux qu’ils se lieront à l’ordinaire, au commun et à l’habituel pour y instiller le poison de leur chaos. Ils mêleront à l’intellectualité, à l’instinctif, un renversement des valeurs pour produire ces chimères, qui sont la transformation dévoyée de valeurs universelles. Cette reculade, même dans la violence et le malheur, ne fermera pas pour autant la porte à un réveil ultérieur, nous signifiant également que seul l’initié est responsable de ses affects, et que donc tout est toujours possible. Le 3ème lien, symbolisé par la 3ème ambulation, 6+1 pas de nouveau vers l’avant, relèvera de l’intégration réussie d’éléments a priori contradictoires : c’est à l’aune de ce mécanisme qu’un initié chevronné pourra alors considérer les chimères pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des signaux, des alertes, des occurrences à même d’être dépassés. Je le répète donc, la licorne est un avatar, ainsi fût-elle au Moyen Age symbole à la fois de pureté et de férocité, dans une époque où la religion et la vie quelquefois belliciste prédominait. Autant est-elle aujourd’hui, à l’ère de la bienséance, un objet d’adoration pour les plus jeunes et les moins jeunes, qui y voient l’expression onirique et ludique d’une forme de fantaisie, de douceur un peu mièvre adaptée à une prime enfance que l’on n’a pas forcément envie d’abandonner. Ce qu’il y a de subtil avec la licorne, c’est donc qu’elle est composite, mais pas suffisamment hétérogène pour que l’on puisse à bon compte la tenir à bonne distance intellectuelle et symbolique : elle apparait comme un désordre « acceptable » placé au sein d’un ordre plus général auquel il convient de se référer. Tout en elle évoque un composite, la blancheur de sa robe nous renvoie à une candeur qui est plus une force qu’une faiblesse : ne dit-on pas dans l’instruction du grade de Maître que le fond blanc du tablier des Maîtres évoque leur candeur. Cette candeur nous renvoie à l’innocence éprouvée aussi bien par Abel, que par le Chevalier Kadosch, au 30ème degré du REAA. L’échelle mystérieuse, sorte de colonne vertébrale du Chevalier Kadosch, porte parmi ses vertus celle dénommée en hébreu « Schor Laban », qui se traduit par « taureau ou bœuf blanc », et qui suggère, selon l’instruction du grade, la force de l’innocence.

Tout est dit : l’innocence de la licorne lui conférera une force qui ne se verra opposée aucune entrave dirimante. Au 30ème degré du REAA, cette force de l’innocence se trouvera intégrée entre Tsedakah, que d’aucuns angélisent comme la Charité, mais qui est plus subtilement interprétable comme la Justice miséricordieuse, forme de régulation empathique de l’Existence, et d’autre part Mothek, la douceur, qui n’est pas une posture, mais l’accomplissement naturel d’une force intérieure. La douceur de la licorne, à l’instar du sentiment d’humilité, représentera la conséquence visible d’une unité intérieure, d’une paix intrinsèque, morale et psychique, à l’opposé, bien sûr de ses détracteurs, bercés par les turpitudes de leur jalousie et de leur morgue. Cette ambivalence, chez la licorne, de férocité et de virginité, fait de son apparence générale la métonymie de cette corne unique blanche, dure, raide et droite, dont la conformation spiralée invite à une certaine forme de violence dans la pénétration, dont l’acutesse cause quelquefois le malheur de celle ou celui qui en possède les prérogatives.

L’acutesse de la corne nous renvoie étymologiquement à l’acuité de la réflexion, et donc à la violence de la Vérité, telle que la symbolise aussi, au 26ème degré du REAA, Écossais Trinitaire, la statue anthropomorphique du Palladium, c’est-à-dire de la déesse Athéna, qui, pour nous protéger, nous renvoie à l’image apaisante de l’homme ordinaire. De la même façon que les grands visionnaires du passé ne pouvaient « digérer » leurs visions brutales qu’avec la maturation imposée par le temps, la Vérité est trop brute et trop pure pour être saisie d’emblée. La Vérité n’est pas un nom, un lieu ou un dieu, la Vérité est un accès dont les modalités s’effondrent dès qu’elles sont transcendées. La puissance de la vision de la Vérité, comme celle de la licorne, va donc imposer à notre esprit des pare-feu oblitérant sinon le sens, du moins la violence de la manifestation. Le choix d'une statue féminine, massive, blanche, soufflant le chaud et le froid, se concevra dans son interprétation alchimique, où le féminin est assimilé au cuivre et à Venus, c'est à dire à des valeurs liées à la protection, à l'englobement matriciel, et à la garantie d'une forme de douceur enveloppante qui tranche avec le caractère violent et cuisant que peut quelquefois revêtir la Vérité, et que symbolisent la flamme léchant l’arrière du Palladium, Cette flamme évoque, par transposition symbolique la corne de la licorne, à la fois dangereuse, fendant l’air, possiblement contondante lorsqu’elle est en mouvement. L’unicorne de la licorne est du même acabit que cette flamme. La Vérité première qui est renvoyée à l’homme est ici l’homme lui-même, selon un processus qui reflète le mécanisme alchimique, qui veut que toute découverte soit d’abord consubstantielle à l’observateur. Cette voie est l’unique façon pour l’humain d’accéder à des valeurs ou des concepts qui semblent le dépasser : quand on tente d’appréhender un objet, quel qu’il soit, on ajuste sa substance à notre jugement critique et rationnel, avant d’espérer en cerner tout ou partie : c’est la même chose avec le Palladium, mais aussi finalement avec la licorne.

Dans notre vie commune, nous connaissons tous des licornes : leur puissance mêlée de fragilité sont objets de rétorsion, de confiscation morale et d’une violence gratuite qui sont à l’aune de la pauvreté morale et intellectuelle qui illustrent quelquefois nos semblables. Le monde initiatique n’est pas exempt de cette lie et de cette vilénie, c’est pourquoi il faut être particulièrement bien armé lorsque l’on rentre en franc-maçonnerie : armé aussi bien si l’on se sent licorne, auquel cas cet écart que l’on nomme résilience pourra s’avérer salvateur. Mais aussi d’avoir suffisamment de courage pour convoquer son audit propre, et ne pas jeter à la vindicte communautaire les esprits fragiles, car le bruit et la fureur n’ont jamais sauvé quiconque.

Thierry Didier.

POUR ALLER PLUS LOIN DANS LA VOIE DU R E A A . Avec Thierry Didier.
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part IV - Thierry Didier
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part IV - Thierry Didier
Le blog Sentiment Océanique de Jean Dumonteil 

 

jdumonteilmecom

 

SENTIMENT OCÉANIQUE
Nos vies à émonder

La taille de la vigne se fait généralement en hiver quand la sève est redescendue dans les racines. Les corps sont penchés vers les ceps de vigne. Les mains font pression sur les sécateurs, les gestes sont rapides et précis. Rien de mutilant dans cet émondage, au contraire, dans la confiance du geste expert, il y a l’espérance de la récolte que produira la vigne dans quelques mois. Derrière l’effort, les sourires disent l’amour du métier. On élève la vigne comme on élèvera le vin à venir. Comme un travail d’éducateur, qui patiemment sait tout à la fois contenir et encourager la plante. Prendre soin et révéler.

Tout le paradoxe de l’émondage est là. Dans la main de l’homme qui taille et limite pour mieux développer. Le travail d’émondage exige d’être répété dans le cycle des saisons, compliance de l’homme et de la nature acquise dans la transmission de génération en génération d’hommes et d’arbres. Débarrassé, soulagé de ses sauvageons, cet arbre portera de meilleurs fruits. Il trouvera sa force et sa vigueur en lui-même. 

Émonder, comme une philosophie de vie. Vaincre ses passions, disent les uns ; ascèse répondent les autres. Retour à l’essentiel, simplicité de nos vies à émonder de tous les encombrements de nos environnements quotidiens. Émonder sans mutiler pour mieux grandir. 

J’arrête là pour émonder ce texte avant qu’il devienne trop bavard. Émonder aussi nos paroles, dans l’espérance de meilleurs fruits. Et, avec ces premiers mots qui ouvrent l’année 2025, je te souhaite, cher lecteur ou lectrice, paix, amour et joie. Puissions-nous cheminer ensemble dans la lumière vers le printemps encore caché !

POUR ALLER PLUS LOIN AVEC Jean-Dumonteil son livre : 
Éditions Numérilivre

Éditions Numérilivre

LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part IV - Thierry Didier

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Thierry Didier
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part III
La Licorne provoque une sidération , sidération par son unité par rapport à notre dualité elle est force et beauté....

Jean-François Guerry

 

D

u point de vue de l’observateur, il perçoit donc cet hétéroclisme de la forme à tout le moins comme une interrogation, voire un danger. C’est pourquoi le caractère composite de la licorne est véritablement vu de l’extérieur comme l’expression d’une impasse intellectuelle, d’une insuffisance de vision, voulue comme telle, comme si l’observateur n’était pas apte à capter toute l’essence qui lui était proposée : comme il ne peut capter, il tentera donc de capturer.

Les symboles composites, tels que celui de la licorne, sont complexes à considérer parce qu’ils mêlent en leur sein une opposition de valeurs dont la torsion génère, chez l’observateur, un sentiment de malaise, d’incompréhension et d’impuissance. Cette sidération est souvent mal vécue car elle remet en cause ce qui fonde la stabilité psychologique de l’individu. En résumé, si ce dernier ne s’équilibre que sur des faux-semblants, ces derniers voleront en éclat face à une entité dont il ne peut maitriser l’existence : on appelle cela un « reproche vivant ». A quoi est due cette sidération vis-à-vis de symboles duels tels que la licorne ? Eh bien au fait que, si l’homme est quelqu’un d’ontologiquement binaire (Le mal et le bien ; le noir et le blanc ; l’expir et l’inspir ; le repos et le travail…), il ne vit cette dualité qu’en alternant ces 2 versants, alors que la licorne, comme tout animal composite, les réalise simultanément. Devant une licorne, celui qui ne désire pas s’élever au-delà de sa propre condition, et donc de ses propres sens, n’y verra qu’un obstacle métaphysique, qu’une composition à la fois dangereuse et alarmante, là où celui qui désire évoluer en fera un objet de travail, une énigme à tenter de comprendre, à l’image de l’aporie de la quadrature du cercle au 5ème degré du REAA, Maître Parfait. Citer une aporie dans le cadre ésotérique est une confrontation assimilable à la détermination d’une position particulière,renforçant l’individualité et la recherche de celui qui se trouve partagé entre 2 vérités : au 5ème degré, celle du cercle, du saint des saints, de la vérité révélée, et celle du carré, de la vérité prédicative. Car il n’y a pas d’aporie en initiatique, dans la mesure où tout obstacle est destiné à être contourné, voire transcendé. Cette mise en tension entre des pôles inconciliables, correspond, dans le cas de la licorne, à l’hétérogénéité de parties la composant. Son interprétation ne vise pas à être solutionnée, mais à nous confronter aux limites de notre vision de la réalité, et si une telle entité existe dans l’imaginaire, c’est qu’elle a quelque part sa place, qu’il conviendra alors de tenter de connaître. Dans la Genèse, Adam, à la demande de Yahvé, assujettit les animaux en les nommant. La licorne deviendra là une forme d’exception, car Adam ne pourra la nommer : elle en ressortira donc du monde sensible comme composite. Cet écart de la licorne avec ce qui est censé la qualifier est donc également sémantique, en ce sens qu’on ne la prénomme pas : il y a un modèle, mais pas de signifiant proprement dit.

La licorne est candide, reflétant la candeur, c’est-à-dire étymologiquement une blancheur de robe éclatante, et donc dérangeante, extrême, inquiétante… La licorne présente une naïveté, mais aussi une capacité d’échappement qui n’ont d’égales que la puissance de l’innocence qu’elle génère. Ce curieux mélange de force et de pureté fera écho, chez tout être moins pourvu, à une insupportable violence qu’il conviendra d’annihiler par un seul moyen, la disparition du supplicié, seule échappatoire et seul exutoire possibles à la survie de falots impuissants face à cet insupportable symbole mêlant force et douceur. Ce mélange improbable de puissance, de férocité et de fragilité apparentes sera vécu par tout être dépourvu de ces mêmes qualités, comme un insupportable supplice, comme un reproche vivant. La licorne représente une vision désinhibée de la pureté, de la violence et de la fuite : face à elle le commun s’autorisera également cette désinhibition, légitime, pense-t-il, dans sa volonté de réduire à néant ce reproche vivant de clarté et de perfection.

 L’image collusive de la licorne et du chasseur reflète celle, plus triviale, du créatif et de l’apparatchik, ou du besogneux et du spiritueux, qui peuplent tout assemblage humain ordonnancé. Comme tout symbole fort, la licorne est un avatar, c’est-à-dire une figure dont les valeurs et les expressions varieront suivant la personnalité de celui qui l’observe, et suivant aussi l’époque et la civilisations considérées. C’est à partir du 12ème siècle que la licorne revêt un sens positif : l’image de la jeune fille accueillant la licorne en son sein devient alors le symbole de l’Incarnation du Christ. La mise à mort de la licorne, dont le flanc est percé par la flèche (ou la lance) du chasseur, deviendra ensuite le symbole de la passion du Christ, percé qu’il fut au côté lorsqu’il était sur la Croix. La candeur sera donc une façon d’utiliser la force de l’adversaire contre lui-même, à la façon du levier symbolique. Cet outil possède en effet comme fonction première de « soulever des montagnes », mais il existe une autre approche, plus subtile, qui est celle de la « torsion des contraires », au sein de laquelle voient se confronter 2 valeurs pas toujours acceptables pour un tiers, par exemple, pureté et force, labilité et fermeté, puissance et fragilité. La licorne symbolise quelque part cette torsion phénoménale : elle présente un corps équin, caprin ou ovin, une barbiche de bouc, des sabots fendus, plutôt caractéristiques des caprins, et une longue corne au milieu du front, droite, spiralée et pointue. On la voit comme un mélange de force et de pureté naïves, comme l’interprétation conjuguant l’Agneau de Dieu, et la barbiche du Diable ou du malheureux émissaire. Cet équilibre n’est pas obtenu par le simple empilement en son sein de prérogatives opposées qui se compenseraient structurellement : en effet, on peut penser qu’existe en la licorne comme chez n’importe quelle créature composite des forces opposées très puissantes issues de l’assemblage improbable de parties animales a priori incompatibles. Cette dissemblance structurelle amenant, par effet-miroir, à une inflation des sentiments qu’elle génèrera chez l’humain qui l’observe : cruauté, pureté, férocité, célérité en seront les jalons. Sa vitesse même permettra, comme une énergie de fission symbolique, de tendre vers son équilibre, dissipant ainsi par sa course rapide l’énergie débridée générée par son anatomie baroque et éclectique.

Thierry Didier

À SUIVRE....

LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part IIILA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part III
Patrick Lepetit

Patrick Lepetit

Yves Élléouet

Yves Élléouet

À LIRE : Patrick Lepetit Auteur du Livre Le Surréalisme parcours souterrain, de Surréalistes et Alchimistes chemins croisés. co curateur de l'exposition Le Château Étoilé et la Parole Perdue Au musée de la Franc-maçonnerie Rue Cadet à Paris.
Avec ce nouveau livre : Yves Élléouët Farder la nuit. Il nous entraine dans un voyage merveilleux dans la matière de Bretagne dans les pas d'un poète à la fois connu et trop méconnu. Yves Élléouët est à la fois marin pêcheur, dessinateur, peintre, poète dans une vie qui ne dura que 43 ans. Une poétique du symbole "emprunts de mythologie bretonne... comme le dit Patrick Lepetit oeuvre d'un peintre qui s'élève alors plus haut que son art....

 

Livre disponible aux Éditions Sémaph( a)re
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE Part III

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Thierry Didier
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE - Part II
Où il sera question du passage d'un monde à l'autre.... et d'une'interprétation du Mythe de Caïn et Abel 

Bonne lecture

Jean-François Guerry.

L

a trace que laisse cette licorne en se dérobant, et l’éperon, que symbolise la corne de la licorne ont une racine commune : la plus ancienne, sper, signifie « heurter du pied, fouler ». Mais l’éperon, jusqu’au 18ème siècle, symbolise aussi l’allure rapide (en ancien français, la locution a esperon signifie « très vite »). Ce qui nous donne le passage de spornen, éperonner, à spur, la trace, la piste. La licorne symbolisera alors par excellence cette « trace fuyante », celle qui génère de l’écart. Lorsque l’on pense à la licorne, c’est donc l’écart immédiat qu’elle crée avec notre volonté et notre appréhension, matérielle comme spirituelle, qui se manifeste. Écart structurel, par son aspect composite, et écart fonctionnel, conjoncturel, lié à ce qu’elle inspire en termes d’échappement, de fuite et de célérité. Créer un écart à partir d’une trace, c’est se distinguer du passé, du passif, et donc engendrer 2 bornes, celle du départ, toujours bien connue, et celle de l’arrivée supposée, à distance.

L’écart, c’est donc la marque de ce qui ne se laisse pas réduire, de ce qui demeure intraduisible et qui est donc dangereux pour le médiocre, c’est-à-dire étymologiquement celui qui reste « au milieu du passage ». La symbolique de la licorne, en échappant au regard et aux griffes du commun, signe finalement un passage entre le monde d’avant et celui d’après. La licorne sera signifiante pour qui s’y frotte, car, en se dérobant, elle laisse le suiveur, devenu chasseur, dans une torpeur mêlée de honte et d’impuissance. Ainsi celui qui aura les capacités à comprendre l’ésotérisme comprendra très vite qu’il ne faut pas se mesurer à la licorne sur ce qu’elle donne à voir de sa force et de sa vitesse, mais qu’il conviendra au contraire de l’accompagner avec ses moyens propres. C’est la définition même du passeur, qui apparaît alors comme une forme évoluée, aboutie et cathartique du chasseur. Un seul moyen alors pour la « rattraper », s’investir donc de ce rôle de passeur, à l’image d’un Juda, fils de Jacob, face à son frère Joseph, d’un Judas Iscariote, face à Jésus, où même, nous y reviendrons, d’un Caïn face à Abel.

Abel, Jésus et Joseph, fils de Jacob, (et non le père putatif de Jésus) obéissent à la symbolique de la licorne : ce sont des victimes splendides, qu’« il va falloir tuer parce qu’elles nous échappent ». Ces victimes sont naïves et pures, commettant des actes sans filtre, faisant écho ravageur en l’esprit des vilains qui les entourent, et qui n’ont alors plus d’autre choix, pour ne pas se renier eux-mêmes, que de détruire ce qui les met face à leur faiblesse et à leurs contradictions. Une seule solution donc, pour ces mauvais esprits, se débarrasser du candide, car sa lucidité et sa pureté deviendront des reproches vivants insupportables à la bassesse et à l’inconséquence du tueur.  Car, comme le dit si bien Georges Bernanos, « les ratés ne vous rateront pas… » Bien entendu, sous l’empire de la moraline, le passeur deviendra un « traître » vis-à-vis de ces licornes de l’Ancien et du Nouveau Testament, c’est-à-dire symboliquement quelqu’un dont on ne comprend pas l’action, et qu’on préfère vilipender plutôt que de le comprendre.

Ainsi Jacob fit peser sur son fils Joseph une préférence pénitentielle que ne lui ne pardonneront jamais ses frères. Joseph possédait en effet, contrairement à ses frères, rudes et belliqueux, une subtilité et une sensibilité dont la capacité divinatoire était la manifestation la plus évidente. Cette faculté d’interprétation des songes, doublée d’une forme de naïveté, mais également d’une supériorité décomplexée dans la manière de présenter sans ambages ces visions à ses frères (Gen. 37,7 : « Elles (les gerbes de ses frères) se prosternèrent devant ma gerbe », contribueront à la mise de côté, puis à la capture de Joseph. Cette forme de suffisance explicitera sans doute la pompe et l’arrogance un peu niaise de sa déclamation. C’est cette attitude décalée qui va énerver ses frères et leur donner l’énergie de la rage et de la jalousie nécessaire à la perpétration de leur crime. Ce sera aussi le cas de Jésus, exposé aux traits de ses contemporains, dans sa puissance sacrificielle face à leur faiblesse crasse. C’est enfin le cas d’Abel, qui signifie « innocent », mais aussi, selon l’étymologie hébraïque, vapeur et vanité, comme quelque chose d’évanescent, de peu de substance, condamné à une disparition rapide.

La destinée d’Abel sera d’être tué, et donc discerné afin de révéler Caïn. On parle communément de la violence exacerbée exercée par Caïn sur Abel, mais la violence insidieuse de l'acte discriminatoire de Yahvé envers Caïn, est tout aussi, voire plus dévastatrice. On parlerait, en termes modernes, de maltraitance psychologique de Yahvé envers Caïn, et donc de maltraitance physique entre Caïn et Abel. Ces 3 personnages bibliques, Joseph, Jésus et Abel correspondent donc parfaitement à l’esprit symbolique de la licorne, en ce sens que leur dissemblance intrinsèque contraindra le témoin, le frère ou le disciple à les trahir ou à les tuer.

A SUIVRE....

Thierry Didier

LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE - Part II
Pour continuer sur la voie du Rite Écossais Ancien et Accepté. Lire, pour Comprendre, Agir et Aimer, un exercice une ascèse selon les mots de Pierre Coïc...

 

 

LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE - Part II
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE - Part II
LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE - Part II

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le
TRANSMISSION DE VOEUX REÇUS SUR LE BLOG

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Thierry Didier
Aileen Lee est une Business Angel elle est passée par le M I T et Harvard Business School. Fondatrice du Cow boy ventures . Créatrice du mot modernisé de Licorne  désignant les entreprises de moins de dix ans  réalisant au moins un milliard de dollars de CA. Des Startups !!! Comparés à des chevaux ailés !

 

Aileen Lee et sa montureAileen Lee et sa monture

Aileen Lee et sa monture

C'est à la découverte d'une autre Licorne et de sa symbolique que Thierry Didier nous invite...
Bonne lecture.

JF GUERRY

Tenture dite de la Dame à la Licorne composition de la tapisserie du début du XVI ème siècle. Chef d'oeuvre de la Renaissance. Musée National du Moyen-Âge- Thermes et Hôtel de Cluny à Paris

Tenture dite de la Dame à la Licorne composition de la tapisserie du début du XVI ème siècle. Chef d'oeuvre de la Renaissance. Musée National du Moyen-Âge- Thermes et Hôtel de Cluny à Paris

La symbolique de la licorne

 

 

Q

uand nous regardons une fleur ou le cosmos, que nous réfléchissons à un concept ou que nous visitons un monument de la Grèce antique, notre vision, qu’elle soit idéelle ou physique, s’appuie toujours sur l’objet considéré, et en même temps sur son rapport à ce qui l’entoure. Cette intelligence de la forme, que symbolise si bien la Sephirah Binah, et qui anime toute chose pérenne, appuyée sur les mouvements de notre esprit, ne pourra alors se lier à notre intellect que si cette intelligence contribue à une forme d’harmonie. Binah est associée sur le plus haut échelon de l’Échelle mystérieuse du 30ème degré du REAA, Chevalier Kadosch, à une autre Sephirah, Hochmah, la Sagesse, et à Tebounah, en hébreu la représentation, la compréhension : c’est dire la haute portée symbolique de cette triade, véritable moteur de l’entendement humain. Cette harmonie deviendra alors le bruit de fond de notre existence, et la condition sine qua none de sa persistance. Dit autrement, l’harmonie des choses sera consubstantielle à leur survivance, elle en sera à la fois la condition indéfectible et le résultat factuel.

Chasse à la Licorne extraite du bestiaire de Rochester XIII ème siècle

Ainsi tout objet participant à ce concert de la vie lui permettra de croitre et d’embellir dans un monde calibré pour lui. Ce fonctionnement sera à la fois la force et la faiblesse de notre entendement : la force car ce mécanisme de l’harmonie permettra de raccrocher en permanence de nouveaux wagons à notre compréhension : c’est ce en quoi il sera progressif et évolutif. Et en même temps la faiblesse, car va se dresser devant nos sens et notre pensée une sorte de rideau tissé par cette merveilleuse conjonction des éléments de la vie, mais aussi subordonnés à ses limites. Ce rideau marquera la quintessence, mais bornera aussi notre compréhension, tout simplement parce que l’entièreté de la vie ne passe pas que par le canal de l’harmonie. Cette perception fine d’une harmonie générale sera néanmoins le meilleur garde-fou qui soit pour éviter de se colleter aux indépassables de notre conscience : l’infini, la mort, l’existence…

Les dissonances éventuelles seront alors traitées par le canal de la religion (veau d’or, anges déchus, démiurge, démons…) ou par celui de la science (chimères, dont nous reparlerons plus avant, maladies, déviances physiques ou mentales…). L’existence, dans l’imagerie populaire, d’entités composites (Basilic, licornes, centaures…) viendra éprouver cette douce communion lorsqu’il va s’agir de sortir de sa zone de confort, de venir rompre cet équilibre statutaire qui n’est que la partie émergée de l’iceberg existentiel. Ça n’est pas faire offense au monde sensible que de penser qu’il n’est pas tout : la psychologue Anne Bourgain explique fort clairement, dans son ouvrage « Chemins de traverses » en quoi la trace que nous laissons dans la vie commune se transforme par moments en écart, anagramme de « trace », ouvrant la porte à un passage possible, qui n’est autre qu’une forme de rétablissement, de rééquilibrage d’une harmonie momentanément rompue du fait dudit écart.

« L’écart est ce pas de côté que propose la pensée quand elle ne se soumet pas à la facilité, au prêt-à-penser, et qu’elle prend le temps de faire les détours nécessaires » dit-elle. La licorne est donc l’expression d’une « trace fuyante », de celle qui génère de l’écart…. À suivre.

Thierry Didier

Ne manquer pas la suite...
Envie  de lire:  LES LIVRES DE Thierry Didier
AUX ÉDITIONS SYMBOLON TOUTES LIBRAIRIES FNAC AMAZON
AUX ÉDITIONS SYMBOLON TOUTES LIBRAIRIES FNAC AMAZON

AUX ÉDITIONS SYMBOLON TOUTES LIBRAIRIES FNAC AMAZON

CONFÉRENCE À RENNES LE SAMEDI 01/02/2025
LES LICORNES .... LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE par Thierry Didier

L'Atelier Régional de Recherche de l'Alliance. 

 

En collaboration avec

 

Le Centre de Réflexion et Recherche de Bretagne

 

         Le samedi 1er février 2025 à Rennes 35000

 

Salle de la Pizzeria au Comptoir d'Italie centre commercial Les Longs champs.

 De 10 h 00 à 12h 30.

Entrée gratuite sur réservation nombre de places limité. Repas possible sur place menu à 15€ boissons en sus.

 

Contact inscription par mail :

          c2rbzh@gmail.com                 

             

Une Conférence débat sur le thème

 

 

 

 Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie

 

Conférencier

Jean-François Guerry. Écrivain, Franc-maçon auteur du Livre : Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie. Co-édité par les Éditions UBIK et l'Académie Maçonnique de Marseille.

Contact possible par SMS UNIQUEMENT :

 

06 23 75 58 00

LES LICORNES .... LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE par Thierry Didier
LES LICORNES .... LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE par Thierry Didier
LES LICORNES .... LA SYMBOLIQUE DE LA LICORNE par Thierry Didier

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Publié le par Jean-François Guerry
Chers Tous
Je reviens vers vous, j'étais absent au travail sur d'autres chantiers.

 

Bonne lecture

 

L'ÊTRE MODERNE - LA MODERNITÉ

L’ÊTRE MODERNE

 

 

À

 un moment où toutes les religions traditionnelles, toutes les traditions en général sont bousculées contestées, apparaissent comme obsolètes où le vieil homme semble disparaître avec ses pensées morales assimilées à de la moraline par les hommes nouveaux portant leur individualisme et leur autonomie au pinacle. L’homme moderne semble être « le produit » de la sécularisation de la société. L’homme moderne est-il le résultat d’une histoire nécessaire, est-il le résultat d’un processus transcendant, devenant unique ?

A vouloir trop classer, caractériser dans une société des techniques et de la spécialisation, nous assimilons la modernité à une unité homogène. Mais avons-nous définitivement renoncé aux religions aux traditions comme éléments de formation de l’homme ? Avons-nous accédé pleinement à cette autonomie de la raison mis au jour par les Lumières ? Ne sommes-nous plus reliés à la nature aux traditions, voir aliénés par les traditions religieuses ? Nous serions totalement seul, autonome, libre, satisfait sans inquiétude morale d’aucune sorte ? C’est renoncer de voir le besoin de sacré, de spirituel de l’homme, même moderne. Il suffit de constater l’engouement récent quasi universel vécu par la reconstruction de la Cathédrale Notre-Dame de Paris, symbole chrétien, mais aussi Temple de l’esprit.

La situation morale de l’homme moderne est donc complexe, elle est plus hétérogène qu’homogène. Cette situation est comparable avec celle de notre monde complexe, différencié et souvent contradictoire.

Nous pouvons donc dire sans crainte, que nous sommes le produit, je n’entends pas par produit un objet, mais un sujet imprégné de sources et de valeurs morales multiples. Nous sommes le résultat de l’existence d’une vie d’obligations universelles et intemporelles.

On constate aisément, que les vertus et les valeurs morales ne vieillissent pas, les grecs aspiraient comme nous à la Justice à la mesure à l’Amour sous toutes ses formes, comme nous-mêmes. Ils avaient les mêmes inquiétudes, les mêmes incertitudes des choses, il en est de même pour tous les adeptes des religions du Livre.

Il apparaît dès lors difficile d’établir entre toutes nos sources normatives, une échelle de grandeur une hiérarchie immuable. Nous en sommes le résultat complexe et mouvant, toujours en marche, en transformation et soumis en permanence aux influences de ces sources morales. Nous sommes le résultat de cette complexité, de cette hétérogénéité.

On ne peut donc par être puriste et revendiquer une modernité en faisant abstraction des traditions.

Cette intranquillité morale, cette inquiétude morale n’est pas négative, elle est mise à l’épreuve, elle est un moteur pour avancer. Le Franc-maçon en général et celui du Rite Écossais Ancien et Accepté en particulier est en permanence un homme moderne, il est dans la cité. Il a en lui la mémoire profonde des traditions qui rassemble en un Tradition primordiale (CF René Guénon). Il s’efforce de tendre vers son unité, son harmonie intérieure, pour rendre le monde plus harmonieux. Ce rassemblement n’est pas pensée unique dogmatique, mais tension commune vers le bien, le bon, le juste, le vrai, la connaissance qui est Amour et donc vers la Liberté.

Certains se construisent et construisent la société grâce à leur Amour des hommes, d’autres font de même en pratiquant l’Amour de Dieu de leur Dieu. Le Franc-maçon lui fait appel aux deux montants de l’échelle pour pouvoir monter avec la force et la pratique des vertus, ces deux montants sont Amour de Dieu[1] et Amour des hommes.

Nous sommes sans doute des fragments de ces deux Amours, comme deux parties d’un même symbole qui assemblés forme un tout, une pensée, une idée.

Rien ne semble définitivement sûr, que sommes-nous vraiment ? Le produit d’une contingence de l’histoire humaine avec ses croyances morales qui ancrées en nous perdurent, mais de manière assez irrégulière et suivant chacun d’entre-nous. Privilégier une quelconque influence c’est renoncer à un examen profond de ce que nous sommes réellement, le sujet de toutes ces influences. Un doute subsiste toujours, mais c’est un doute constructif qui nous active, une inquiétude morale qui nous oblige à la persévérance sur le chemin de la Connaissance et de la Vérité.

 

                                            Jean-François Guerry.

 

 

Pour conclure cette brève réflexion sur l’homme moderne et la réalité moderne, voici un texte de Monique Canto-Sperber.[2] :

 

La réalité moderne est faite tout ensemble d’exaltation démocratique et de glorification de talents ou de personnalités placées de manière aléatoire en situation d’exception, de rationalité tatillonne et de superstition, d’émancipation et de dépendance. Déclarer que la « sécularisation » ou l’émancipation de l’autorité sont en tant que tels les critères permettant de mesurer la distance de la pensée à la vérité est un vœu que seule une vision très partielle de la réalité rend crédible. Surtout, une telle façon de considérer notre présent nous induit en erreur parce qu’elle nous fait accroire que nous sommes parvenus à la modernité, alors que le processus, si processus il y a, est loin d’être achevé, qu’il peut se maintenir tel quel et ne plus évoluer, conduire à l’auto-annulation de lui-même, ou prendre des formes soit dépassées soit inouïes, puisque son sens n’est pas encore accessible.

 

[1] Dieu étant le G A D L U c’est-à dire un principe unique créateur au sens déiste ou Dieu au sens théiste.

[2] Monique Canto-Sperber. L’inquiétude morale et la vie humaine. Chapitre le mythe de la modernité Pages 67 et 68. Éditions PUF 2001.

L'ÊTRE MODERNE - LA MODERNITÉ

ABONNEZ-VOUS EN DÉPOSANT UNE ADRESSE MAIL DANS LA FENÈTRE S’INSCRIRE A LA NEWSLETTER. (GRATUIT)

 

 

POUR LES ABONNES : IL EST POSSIBLE DE RECEVOIR GRATUITEMENT LES TEXTES DES ARTICLES AU FORMAT WORD EN ECRIVANT A L’ADRESSE SUIVANTE :

 

COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

INFO : LE BLOG RESPECTE LA LOI RGPD

 

WWW.LAFRANCMACONNERIEAUCOEUR.COM

 

 

DÉSABONNEMENT SUR SIMPLE DEMANDE SUR LE SITE OU À L’ADRESSE MAIL : COURRIERLAFMAUCOEUR@GMAIL.COM

 

 

ASTUCE : CLIQUEZ SUR LES IMAGES POUR LES AGGRANDIR.

 

FAITES CONNAÎTRE LE BLOG À VOS AMIS.

Voir les commentaires

Catégories

Articles récents

Hébergé par Overblog