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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Thierry Didier
LES TEMPS MAÇONNIQUES Part IV - FIN

L

 ’immédiateté a aussi toute sa place : l’exposition au feu brûlant du dernier voyage, ou le déséquilibre soudain de l’épreuve de l’air se voient, à notre corps défendant, d’une brièveté absolue. Elles seront les prémisses de l’Idée maçonnique, entendue comme le ferment et le catalyseur de toute pensée : c’est ce qui définira ensuite le caractère progressif de l’exercice maçonnique, où le temps long sera toujours scandé et ponctué par le temps immédiat. Si, lors de la cérémonie d’initiation, le candidat s’oppose intrinsèquement à l’action indivise et incisive de chaque élément alchimique pris isolément, c’est parce que l’humain est culturellement et fondamentalement le mix de tout ce qui l’a précédé. Il devient ainsi d’autant plus atteint que l’acutesse de l’élément sera affirmée, à la façon dont est affilée une arme blanche, conditionnant alors son « entrée en matière », locution pour le moins explicite.

Or nous savons combien l’orthodoxie qui résulte d’un savant mélange préalable est ontologiquement opposée à tout ce qui est susceptible d’en amender le contenu et les principes. C’est pourquoi tout appareil est névrosé, au sens freudien du terme, c’est-à-dire que ce qui le constitue devient, dès qu’il est créé, un obstacle à sa propre évolution. Ce décalage crée un abyme au-dessus duquel on doit immédiatement, pour paraphraser Nietzsche, tendre une corde. Cette corde symbolique sera un appendice fragile, qui ne dépendra finalement que du bon vouloir de celui qui s’y soumet. Et c’est là où le moment de vérité viendra inséminer ce bon vouloir. Quel que soit le temps de maturation, il existe en effet des moments-carrefour où les choses se débloquent d’un coup : les Grecs appelaient ça le Kaïros.

Les alchimistes parlaient, eux, de conjonction planètes-métaux, qui présidaient au bon déroulement d’une opération en cours. Cette conjonction portait en elle un caractère d’immédiateté, d’impératif et d’inexorabilité. En loge, le moment de vérité sera celui au cours duquel le franc-maçon se trouvera un point de similitude supplémentaire (temps immédiat) avec le milieu dans lequel il évolue (temps long) : patiemment assemblés un à un, ces points de similitude constitueront le fil rouge de notre progression individuelle. En fait, temps long et immédiat ne sont pas à opposer, ils constituent les 2 mamelles de toute manifestation. Les cérémonies d’initiation à chaque degré, qu’il soit vécu ou communiqué, constitueront alors une somme de temps courts et longs, installant une pensée nouvelle et profondément marquante.

Cette saillie est créatrice, et nécessite bien souvent cette fulgurance afin de s’imposer à ses tiers : regardons, à d’autres degrés, l’« immédiateté active » de Johaben, au 6ème et 9ème   degrés, qu’on attribue narrativement à un manque de maturité. En fait, cette supposée immaturité n’existe pas, puisque le récit légendaire est constitué d’un continuum de personnages et de situations qui interviennent au moment opportun, et qui ne sont que des modes de pensée et d’attitude s’imbriquant les uns aux autres durant le fil de la narration. A ce temps court du Secrétaire intime et du Maître élu des 9 succèdera alors dans le REAA le temps long, numériquement pondéré, celui du 10ème degré, à travers le temps d’acheminement des 2 derniers compagnons, leur séquestration dans la Tour d’Achizar et leur exécution structurée, tous opus régi par les nombres et la durée. Si, dans le récit de la Tour d’Achizar, 10ème degré du REAA, c’est la notion de réclusion qui ressort en premier lieu, c’est en fait, sous la gouvernance du temps chiffré, celle de la maturation qui prédomine lors de la séquestration des deux compagnons.

La maturation est une évolution de l’homme par rapport à ce qu’il a déjà mis en place : elle a cette vertu d’impliquer l’individu dans l’action qu’il mène sur lui –même : il est sujet et objet, à l’image de l’alchimiste : la maturation n’est pas à proprement parler un temps long, mais un temps qu’on pourrait qualifier de « suffisant », inhérent à la fois au milieu dans lequel l’être évolue, et à sa nature propre. Ce confinement par les nombres annoncera la mesure du temps comme de l’espace, en affranchissant l’initié, libre alors de déambuler dans le temple du 12ème degré. La notion de maturation sous-entend celle de temps passé : on a coutume de l'y associer, mais ce n'est qu'à moitié vrai car il ne s'agit pas là du temps linéaire, que tout le monde vit et que personne ne maitrise, mais d'un temps qui n'appartient qu'à soi. La maturation maçonnique n'est pas qu'une confrontation avec l'autre, mais aussi à soi-même : c’est la raison pour laquelle le temps passé par un apprenti ou un compagnon sur sa colonne est variable.

Géométriquement, si l’on visualise le temps immédiat comme un point, le temps long pourrait en être la circonférence. L’instruction du 12e degré du REAA, Grand Maître Architecte reprendra ce principe : ne nous dira-t-elle pas que « le centre du cercle représente l’esprit humain là où la circonférence représente le champ des connaissances humaines » ?  Il sera ainsi possible de corréler les 2 temps à des valeurs discursives comparables Ce sera tout l’objet, également, de l’instruction du 5ème degré, du REAA, Maître Parfait, placé entre « la volonté de Dieu et l’action donnée au premier corps mouvant ». Cette nouvelle distribution de la vie en 2 pôles, qu’on retrouve dans d’autres expressions symboliques du grade, telle, « La pureté de nos mœurs (principiel) et la rectitude de l’intention (matériel) » vont permettre de placer l’initié au sein d’un concert permanent, et les 2 temps en seront une autre déclinaison possible.

Cette approche discursive ouvrira alors au temps dit cyclique, qui est une forme de syncrétisme entre temps long et court.  Le cycle porte en germe le souvenir de ce qui l’a fondé, et c’est ce même souvenir qui induira à un moment donné l’amorce d’une nouvelle révolution.  C’est tout l’objet du 22ème degré du REAA, Chevalier de Royal Hache, où les fragments minéraux enfouis, lors du 21ème degré nourriront au degré suivant par leur minéralité les cèdres du Liban, symboles vivants d’une continuation spirituelle par cette matière infiniment renouvelable dont seront faites les « saintes entreprises », c’est à dire les arches et les temples. Le 22ème degré privilégiera l'évidence du manifesté, de la verdeur et du natif, qui sont une façon de renouveler l’existence en la rendant répétable à l’envi. Alchimiquement le cèdre qui succède aux cendres se réfère à la couleur verte de l’Opus alchimique, qui prolonge l’œuvre au Noir, aride mais nécessaire, en un cycle perpétuel. Cette dynamique s'appelle au 22ème degré du REAA la récolte : « Les arbres sont bons pour la coupe » nous dit le rituel. Le cèdre est la continuation de le recherche ésotérique, en ce sens qu’il se nourrit de cette terre mêlée, qui est le fond de l’humanité, dans lequel s’agrègent les faits de l’initiatique, matérialisés donc au 21e degré par les différents fragments enterrés mais retrouvés. Nous effleurons encore l'alchimie en assimilant au cèdre la Materia Prima, pérenne et constante quant à sa nature, indéfiniment renouvelable. Le signe du grade exprime d'ailleurs la croissance et l’abattage perpétuels, selon un cycle primal et reproductible à l’envi.

Quelque part dans sa sève et dans sa structure, le cèdre possède partie de ces fragments, car le cèdre lave, blanchit, et régénère, en quelque sorte, tout en les pérennisant, les acquis du passé. Comme nous l’a révélé le sous-sol prussien au 21e degré, la matière est aussi une mémoire, qui porte en elle à la fois l’Esprit, c’est-à-dire l’héritage ésotérique et sacré de ce qui l’a engendré, mais aussi la Lettre, c’est-à-dire la prédisposition à se perpétrer, et à se régénérer : « les arbres repoussent » qualifie, au 22ème degré, cette prédisposition. Et l ’abattage ne signera pas la fin de leur vie, mais simplement cette transition « circulaire » qu’est le temps cyclique. Pour en revenir au temps long, celui-ci sera aussi une façon, non pas de se dégager du cadre étroit de la sacralité maçonnique, mais de nuancer l’importance relative du temps et de l’espace.

 Á cet égard, des personnages de la Bible seront susceptibles d’exercer une action qui ira à l’encontre de la flèche du temps, par exemple le combat avec un être putatif pour Jacob : Gn 32, 27 : "laisse-moi aller, car déjà l’aurore se lève."[Jacob] répondit : "Je ne te laisserai pas sans que tu m’aies béni. » La scène se passe « en pleine nuit », dans un temps relatif sans point de référence clair. La nature incertaine de l’opposant à Jacob contribuera à ce flou artistique temporel. Je citerai aussi l’exemple parlant de Josué 10,12-13 : « Alors Josué parla à l'Eternel, le jour où l'Eternel livra les Amoréens aux enfants d'Israël, et il dit en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon, Et toi, lune, sur la vallée d'Ajalon ! Et le soleil s'arrêta, et la lune suspendit sa course, jusqu'à ce que la nation eût tiré vengeance de ses ennemis ». Dans cet énoncé, ce sera non la nature même de Josué qui sera transcendante, mais son action sur un temps brièvement suspendu.

Dans ce cas, c’est l’arrêt, ou la négativation du spatiotemporel qui manifestera une approche du divin. Plus que de considérer le temps sacré comme « anhistorique », une négation étant toujours préjudiciable à l’avancée de l’initié, nous pourrions faire de ce temps sacré l’amalgame entre ces 3 composantes subjectives que sont temps immédiat, cyclique et long. Il n’est de toute façon pas possible de caractériser plus avant ce temps qui nous accompagne, mais le syncrétisme est toujours préférable à la négation.  En effet, dans un univers non défini, les choses se propagent nécessairement suivant une ligne de fuite dont nous ne percevons pas l’origine, et sont donc le témoin de cette vision parcellaire qui est la nôtre : cette vision parcellaire est poussée au maximum dans le postulat de théologie négative, où la négation serait l’amie du moindre.

Sur le plan théologique, Leibniz y ajoutera le concept de théodicée ontologique, qui veut que ce que nous percevons de l’univers n’est pas exempt de défauts, car sinon l’univers serait Dieu lui-même, invisible car transcendant dans son essence. Si certains outils symboliques du 1er et 2ème degré deviennent au 3èmedegré des armes par destination, puis au 12ème degré des instruments, ça n’est pas parce que la substance desdits objets se modifie, mais parce qu’ils ne sont qu’un avatar en prise avec un état d’esprit différent. Dit autrement, c’est l’approche et l’appréhension évolutive, dans le temps, de l’initié qui va en moduler l’usage. Or, l’instrument a cette vertu de maintenir à équidistance spatiale, mais aussi temporelle, sujet et objet. Cette équidistance est fondamentale, car elle transcende la notion d’un espace-temps indéfini. Cette équidistance ne relève pas d’un égalitarisme imposé, mais de la nature propre d’un initié hautement qualifié, titulaire, dans le REAA, du grade de Grand Commandeur du Temple, 27ème degré, où les initiés siègent à une table ronde, à équidistance du centre ; ils sont ici tous décorés de la même façon, et le président sera nommé « le premier parmi ses égaux », formule adroite et ambivalente.

Le temps long deviendra ainsi une forme d’  équidistance temporelle ou d’équitemporalité, empreinte de pondération et de tempérance, car elle permettra le recul, mettant en œuvre la « stratégie de l’écart », chère à la psychologue Anne Bourgain. L’écart est ce pas de côté ou ce recul apodictique que propose la pensée quand elle ne se soumet pas à la facilité, au prêt-à-penser, et qu’elle prend le temps de faire les détours nécessaires. Cet état de fait convoquera notre statut d’architecte, au niveau duquel les outils de l’apprenti et du compagnon seront alors transformés en instruments. Le compas uniciste du grade de Maître, par exemple, se verra décliné, pour le Grand Maître Architecte, en 3 occurrences qui matérialiseront les possibilités nouvelles offertes à cet « Maître augmenté ». Ces formes multiples témoigneront simplement d’une appréhension plus complète de l’initié, qui ajoutera à celle de centralité, c’est-à-dire d’individuation de la créature, celle de proportion, de perspective et de variété, qui viendront renforcer l’œil et l’esprit du franc-maçon, dans le temps comme dans l’espace.

Le statut d’architecte permettra également d’imaginer l’homme comme pouvant fabriquer mimétiquement, mais à son échelle, un modèle restreint de l’environnement spatio-temporel dans lequel il baigne. Au-delà de son caractère progressiste et perfectionniste, ce statut aura la vertu d’ouvrir l’horizon à des perspectives nouvelles, qui ne seront malgré tout que la projection imparfaite et relative de notre position ontologique d’être humain, « Souvenez-vous que vous n’admirez l’Univers qu’en proportion de votre faiblesse » : cette sentence du 4ème degré contribuera plus à la contrition philosophique qu’à l’élargissement de notre conscience, qu’elle pointa néanmoins du doigt par l’émersion elliptique de la notion de proportion.

C’est comme si la proportion apparaissait ici plus comme un jalon, une méthode-limite comportant 2 versants :  celui, introspectif d’une part, et celui ouvrant au monde, ostensible, solaire, ouvert nous donnant à nous confronter plus directement à l’espace-temps dans son ensemble. Cette notion de proportion appuiera une vision relative de l’observateur, par rapport à ce qu’il est censé voir. Un décalage ontologique existera, un peu comme celui qui oppose, ou à tout le moins confronte la physique quantique régissant l’infiniment petit, de celle, relativiste régissant l’infiniment grand.

D’ailleurs dans ces 2 postulats, le temps varie : il peut être « courbé » sous les lois de la relativité, ou intriqué, voire simultané sous les lois quantiques. Le temps cessera donc d’être un invariant lorsqu’on le confrontera à ces 2 théories-limite. Cette proportion spatiotemporelle se manifeste chez l’humain par la notion de perspective. On parle donc au sujet de la cérémonie d’initiation au 24ème degré, de 3 perspectives, entendues comme les 3 volets dont la représentation particulière ne dépend que de la capacité du moment du récipiendaire (il est indiqué au candidat à ce degré que ce qu’il cherche a toujours été visible : D- « Comment êtes-vous devenu éclairé ? R- « En étudiant le Livre de la Loi, perpétuellement ouverts aux yeux de l’Univers »). Le temps long peut justifier au moins 2 origines : celle d’être une des 3 occurrences du temps sur sa nature et sa durée, à savoir le temps immédiat, le temps cyclique et le temps long. Mais être également le syncrétisme asymétrique de l’espace vu comme visible et indéfini, et du temps, vu comme invisible et défini.

La flèche du temps, sorte de tsunami qui emmènera en permanence tout sur son passage, ressassera indéfiniment une mise à jour perpétuelle qui tiendra plus, en bon français, du « reset » que d’une actualisation pleine et entière. Ces 3 temps sont des perspectives aussi imparfaites que relatives. Le terme de perspective procède à la fois de la vision spatiotemporelle qu’a l’individu, que de la chose vue, en conservant la relativité dudit regard. Un perspectif était à la Renaissance, un miroir, cette signification suffisant à caractériser l’aspect subjectif du terme. Á cet égard, et ceci dès la Renaissance, la perspective fut définie comme une différenciation entre la vision de la Nature, et sa représentation graphique moderne dans l’espace, mais aussi dans le temps, par sa distribution étagée.

Le temps apparaîtra, dans toute sa puissance, dès le 17ème degré marquera, comme le dit l’instruction du grade, « le lien entre les valeurs de l’Ancien Testament et celles du Nouveau Testament ». Donc entre la transcendance et l’immanence, et plus particulièrement sur le plan maçonnique, entre une vision quelque peu distanciée, voire ineffable du principe créateur, et son incarnation au sein de l’initié. On ne peut pas mesurer l’incarnation à l’aune de la transcendance, ni la transcendance à l’aune de l’incarnation, car ce qui prévalait dans un univers déterminé n’aura plus lieu d’être dans un autre. C’est pourquoi une phase de transition sera indispensable, où l’initié devra se « perdre » partiellement, tout en conservant une structuration suffisante à même de l’inviter à percevoir la suite des évènements. C’est l’Apocalypse qui servira de support biblique pour illustrer cette phase compliquée, où temps et espace semblent chaotiques.

Une phrase apparemment anodine est d’ailleurs inscrite à la fin de l’instruction du 16ème degré : « le retour de l’Ambassade est fêtée par des étoiles réparties indifféremment ». Cet adverbe souligne une approximation qui n’est pas dans les habitudes du rituel, et qui sera une façon de nous amener progressivement aux mouvances temporelles du 17e degré. La sensation que nous aurons de vivre un moment où, comme il est dit « règne la confusion », sera incontournable. Mais cette confusion sera aussi une opportunité nous obligeant à fabriquer notre propre vision du monde. Cette vision sera assimilable à cette fin des temps décrite et narrée dans divers textes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament, c’est-à-dire à l’avènement d’un temps particulier se situant initiatiquement entre phrase d’ouverture et phrase de fermeture des travaux du 17e degré, c’est-à-dire entre « Les temps sont proches », et « Il n’y a plus de temps ». Cette finesse sémantique permise au Chevalier d’Orient et d’Occident permettra de considérer dans un même élan la proximité d’un fait et sa consommation : c’est un défi pour le langage, en ce sens qu’il ne pourra qu’imparfaitement exprimer cette transition. Car la fin des temps n’est en aucune façon une extrémité. La fin des temps pourrait s’assimiler au mur d’airain décrit au 8ème degré, et qui, je cite encore cette phrase du rituel, « nous masque encore partiellement les ornements du Temple ». La fin des temps sera une forme d’abandon temporaire du centre, ce sera l’aveu implicite de notre impuissance provisoire à pouvoir regarder notre avenir, tout simplement parce qu’autant l’homme substitué nous a donné, durant les grades de Perfection, latitude à nous projeter, autant l’homme incarné que nous deviendrons au 18e degré ne s’anticipera pas. Tout le challenge sera d’encadrer la fin des temps par des bornes savamment déterminées : ces bornes, je le répète, « les temps sont proches » et « il n’y a plus de temps » découperont ainsi une période sans rien préjuger de ce qu’elle pourra contenir.

Si nous avons décidé de fabriquer la fin des temps, c’est donc pour accompagner le déplacement du centre, depuis l’extérieur vers l’intérieur de soi-même, depuis le Temple vers la Croix, depuis l’homme substitué vers l’homme incarné, depuis le 16e degré vers le 18e degré. Cette migration sera un moment charnière où interviendra l’eschatologie, terme un peu barbare qui signifie le discours ou le dialogue avec le « dernier » : ce « dernier »n’est pas que la mort, ce sera aussi l’expression de toutes les fins, provisoires ou définitives, qui nous affectent ou qui nous allègent. Initiatiquement, cette approche incitera à nous confronter aux confins de nous-mêmes, car confiner c’est étymologiquement « faire avec la fin », cette fin n’étant pas une extrémité, mais l’objet transitoire d’une réalisation. La puissance de l’eschatologie permettra de créer une tension bénéfique entre soi et une fin supposée, afin de mettre le doigt sur ici et maintenant, avec une force de conviction sans équivalent.

L’eschatologie servira à nous rassurer, à nous ancrer dans la réalité immédiate, à limiter les impasses mentales qui se dressent devant nous lorsque notre esprit tente d’embrasser une nouvelle réalité. Car nous aurons besoin, pour nous éloigner de nos terreurs, de les illustrer, afin de les rendre plus lisibles. D’où le texte très allégorique de l’Apocalypse de Jean, avec ses cavaliers et ses armées du ciel. Autant le symbole sera-t-il nécessaire pour structurer la pensée, autant l’allégorie permet-elle le lien entre raison et imagination, afin de transcender cette fin des temps qui n’est qu’un plafond de verre. Ainsi la puissance de la vision apocalyptique de Jean imposera-t-elle à notre esprit des « pare-feu », des boucliers oblitérant sinon le sens, du moins la violence de la manifestation : l’allégorie sera ce pare-feu. La « fin des temps » sera donc la prise de conscience d’un changement de statut, car la fin des temps c’est aussi, initiatiquement, analogue à ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la Destruction Créatrice, c’est-à-dire une forme de renouvellement perpétuel de la société, et donc de l’homme.

Thierry Didier.

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Publié le par Thierry Didier
LES TEMPS MAÇONNIQUES -Thierry Part III

A

insi, lorsque je parlerai de vision ou d’entendement dans cet article, il faudra faire en permanence l’effort mental d’y accoler le qualificatif de « spatio-temporel », pour éviter le fatal biais d’attrition qui consisterait à extirper la dimension « temps » de l’équation. Le simple fait d’associer dans un même concept l’espace et le temps témoigne de la difficulté que nous avons à en mesurer la teneur, la texture et la prépondérance. Dans cet état déclaratif, l’espace et le temps semblent donc indissolublement liés. Intuitivement, je dirais qu’espace et temps ne constituent que 2 modalités d’une même dimension, qui serait donc la seule dans laquelle nous pourrions croître et évoluer. Il n’est pas plus logique d’imaginer la prégnance de 2 ou 3 dimensions, que d’une seule ou d’une infinité : seul compte alors nos « anastomoses » avec un réel qui n’est défini que par notre capacité à le percevoir. Le temps et l’espace apparaitront à cet être pragmatique qu’est l’initié maçon comme intimement intriqués, voire, comme une seule et même dimension. Notre incapacité à les distinguer peut être due au fait que nous baignons dans ce mélange ontologique, duquel on ne pourrait s’extirper qu’en différenciant des 2 valeurs « espace » et « temps », ce dont nous sommes incapables. La difficulté pour notre entendement d’humain sera que ces 2 modalités, par essence complémentaires mais différentes, ne seront pas appréhendables dans une même mesure. Ce « syncrétisme asymétrique », ce « différentiel existentiel » entre un temps impalpable et un espace, lui, concevable, nous poussera à distinguer, à notre corps défendant, espace et temps, et à tordre notre raison au point d’engendrer ces impensés fondamentaux que sont l’infini et l’éternité.

Néanmoins, le REAA nous invitera à accueillir dans notre conscience ces impensés par différents biais dont, nous le verrons, le biais du mythe et de l’eschatologie. Cet état de fait passera crème dans la vie quotidienne car nous n’« accrocherons » pas cet impensé à notre intellect et d’une façon plus générale, à notre vie quotidienne, où la « fin du mois » prime sur la « fin des temps ». Ce serait à la fois trop traumatisant et surtout improductif : le franc-maçon n’est en effet pas un doux rêveur, mais quelqu’un de pragmatique dont le prosaïsme utilise des biais ésotériques divers afin de s’accomplir, intellectuellement comme spirituellement à moindre coût, dans la vie réelle. Ce moindre coût n’a pas de connotation morale : il recoupe le célèbre « meilleur des mondes possibles » de Leibniz, qui prône une indispensable optimisation de la vie. Cette optimisation s’appelle en franc-maçonnerie l’espace sacré.

Mais la sacralité maçonnique est plus subtile que la simple sécabilité artificielle de 2 milieux, profane et initiatique. La méthodologie du sacré, qu’elle soit maçonnique ou confessionnelle permettra de « découpler » ce différentiel existentiel évoqué plus tôt pour inaugurer, d’une part un temps figé, puis contenu, et d’autre part un espace restreint et contraint : les alchimistes appelleront ça « fixer » le volatil, et les maçons « ouvrir » la tenue.  Le sacré est une méthode artificielle que met en place l’homme initié lorsqu’il cherche à maitriser l’espace et le temps : Mircea Eliade parlera par exemple du temps sacré comme étant « anhistorique », ce qui n’est à proprement parler pas exact, cette négation privative ne suffisant pas à cantonner le temps autrement que dans un contexte nihiliste. Cette façon de rendre le temps, d’une certaine façon, « sans déroulement aucun » recoupe le principe de la théologie négative, approche qui insiste plus sur ce que Dieu n'est pas que sur ce que Dieu est.  

Il s’agit au fond, par cette négation ontologique, d’assimiler une forme de transcendance à celle d’un manque, formule simpliste visant à déterminer la transcendance par une forme d’abstraction qui en appuierait le fond : ça relève quelque part d’une forme de gnosticisme, dans lequel le démiurge serait la négation d’un principe divin plus élevé, complètement transcendant. Le temps pourra ainsi se décomposer en 3 valeurs plus philosophiques qui correspondent à notre aptitude cognitive et intellectuelle, j’ai nommé le temps long, le temps immédiat et le moment de vérité, ou Kaïros. Le temps long n’est pas précisément définissable eu égard à son épithète quelque peu imprécise. Néanmoins il n’est pas plus flou que le temps immédiat, dont la fulgurance n’est pas établie numériquement : en effet, le terme « laps de temps » définit étymologiquement « tout mouvement de glissement, d'écoulement, de course rapide », ce qui est subjectif. Le temps long est donc relatif, mais pas pour autant relativiste, en ce sens que c’est son aspect qualitatif qui importe ici. Cet aspect qualitatif présente l’énorme avantage de tenir compte de l’observateur, sans jugement de valeur : c’est même ce qui le valide. Le relatif lie de façon irréfragable un évènement à la façon dont on le perçoit et dont on le considère. Et c’est bien cela qui compte. Le temps immédiat est aussi jugé comme tel parce qu’il échappe quelque part à notre capacité à le fixer, c’est-à-dire en fait à l’assujettir à notre entendement, à le quantifier. Vous noterez ainsi combien, intuitivement, le temps d’exposition au parjure ou au miroir, durant la cérémonie d’initiation, est corrélé à l’appréciation qualitative que l’on en fait. Ce temps apparait comme un temps long car les intervenants, armés de leur épée, figés autour du cadavre, contribueront à cette longue séquence douloureuse. Il en va de même avec le breuvage amer : l’amertume est une sensation rémanente qui fait durer le moment. Un temps ressenti comme long devient ainsi un temps long, quel que soit sa durée.

Thierry Didier À SUIVRE...

LES TEMPS MAÇONNIQUES -Thierry Part III

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

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Publié le par Thierry Didier
LES TEMPS MAÇONNIQUES - Thierry Didier Part II

N

ous avons coutume de voir, et c’est déjà un pas important, la potentialité comme un chaos primal dans lequel vont peu à peu s’installer les forces de l’ordonnancement qui, par l’explosion de la vie, aboutiront à une forme de différenciation de l’existence : c’est tout le sens ésotérique de la Chute adamique depuis le Paradis vers la vie sensible. Cette vision est logique mais parcellaire, car ce qui semblera couler de source dès que la flèche du temps opérera son long travail de lissage des mondes et des consciences proviendra justement de cet écoulement du temps et de cette inflation de l’espace déterminant la vision que nous avons de l’Univers. Pas dupes de la réalité des choses, les alchimistes parleront pour cette forme initiale, de « masse confuse », épithète ambivalente de cette mouvance initiale à laquelle nous pouvons relier tout le contenu du Cabinet de Réflexion.

Confuse car ce terme évoque tout autant le désordre qu’une forme de fusion, d’accord originel entre les parties. Dès la sortie de la tenue, temps linéaire et espace inflatif prendront leur droit, et les différents éléments composites rencontrés et égrenés dans ledit cabinet s’étalonneront alors sur l’élan de la vie, se retrouveront et se regrouperont afin d’exister dans la « vie réelle ». Ce passage sera une épreuve, en l’occurrence celle de la terre alchimique, mais pas un véritable voyage, ce dernier terme réclamant une forme de syncrétisme entre l’essence de l’initié, et son environnement calibré, voyages que nous découvrirons seulement lors des 3 épreuves de l’Air, de l’Eau et du Feu. L’épreuve de la Terre sera différente, car le référent sera ici un monde immobile, propre à relayer un périple pour le coup intérieur. L’initié deviendra le spectateur impliqué de ses propres mouvements, de ses soubresauts. Ce mot signifie étymologiquement « saut périlleux », affirmant l’occurrence de l’imprévu, de l’involontaire, de la soudaineté, tous viatiques nourrissants, par leur énergie de l’insolite, cette transformation intime. Si cette épreuve de la Terre n’est donc pas un voyage proprement dit, c’est donc que le temps baignant le Cabinet de Réflexion apparaîtra comme figé. Le Cabinet de Réflexion est potentialité et non manifestation.  Dans cet état de fait, tout est, pour le dire en bon français, « en standby ». Mais en même temps cette « sidération symbolique » offrira à voir au récipiendaire la source même des choses, leur constitution initiale. La vision éclatée des choses de la vie ne pourra se visualiser que durant cette phase de potentialité initiale. Une fois que le train de la vie et sa flèche du temps sera enclenchée, elle emmènera dans son élan toutes les composantes initiales en un flux qui paraîtra alors continu, où les spécificités de chaque chose disparaitront au bénéfice d’une forme dynamique, mobile, du temps linéaire.

La mythologie recoupe le symbolisme initiatique, ou l’épouse, c’est selon : Chronos, divinité primordiale du temps dans les traditions orphiques, va engloutir les « enfants du Tout », c’est-à-dire qu’il va avaler les « parties » du temps. Cette dévoration correspondra à l’assimilation des 3 caractéristiques du temps, symbolisés dans le Cabinet de Réflexion par le Coq, le sablier et le crâne. Ces composantes archétypiques du temps s’effaceront sous l’action de la flèche d’un temps pour le coup linéaire, qui les contiendra tous : on dira que Chronos ingérera, absorbera ses enfants. Cronos sera ainsi le « coupeur » entre le ciel nocturne (Ouranos), symbolisé par le Cabinet de Réflexion et le ciel diurne, celui de la manifestation ostensible de la suite de la cérémonie d’initiation. Ainsi, si la pensée ternaire était le moteur idéel de l’évolution du maçon, ça ne serait pas uniquement parce que 1+1=3, mais aussi parce qu’il s’agira là du retour à cette forme triadique à la fois indifférenciée et composite du temps rencontré dans le Cabinet de Réflexion.

Le temps y est décomposé, je le répète, entre 3 entités : le coq, symbole du réveil, du départ, de la source et de la création ; le crâne, symbole de l’inéluctable fin du temps ressenti, du terme organique de la création ; et le sablier, corpus d’un temps visualisé comme à la fois linéaire et cyclique. On pourra ensuite considérer, nous y reviendrons, que le temps long, le temps immédiat et le moment de vérité, ou Kaïros seront le prolongement, suivant le temps linéaire, respectivement du crâne, du coq et du sablier. Dans le Cabinet de Réflexion, tout sera ainsi présent, mais rien ne sera ordonné : il faudra l’avènement de la Loi Universelle, régissant l’action du principe créateur sur la matière, pour aligner et structurer lesdits éléments sous le flux de l’espace-temps tel qu’on le connait.

Thierry Didier.

Le dernier Livre de Thierry Didier. 

Éditions Complicités Symbolon

LES TEMPS MAÇONNIQUES - Thierry Didier Part II
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Publié le par Thierry Didier
LES TEMPS MAÇONNIQUES Thierry Didier Part I

Les temps maçonniques

 

N

ous autres êtres humains sommes soumis à l’espace-temps : c’est en tout cas ce que nous sommes intuitivement capables d’entendre de notre environnement, avec le peu de moyens dont nous disposons pour comprendre le milieu dans lequel on baigne. Nous subodorons également en quoi ce tissu est relatif. Pourquoi ? Parce nous ne sommes pas aptes à délimiter ces 2 dimensions : les bornes spatiales et temporelles de l’Univers restent indéterminées, voire dangereuses à confronter, car nous confinant à la folie lorsque nous tentons d’en imaginer les contours. Néanmoins nous sommes en capacité de circonscrire au moins les portions les plus proximales de cet univers, en les compilant à la façon d’un mille-feuille spatiotemporel qui se veut ontologique. Par exemple, l’ordinateur sur lequel je tape possède des dimensions bien concrètes, bien délimitées : nous pouvons y appliquer notre système de mesures et en produire une mise en abyme destinée à en évaluer grossièrement la portée et les modalités. Mais ce système apparaît néanmoins toujours autoréféré : il faut en effet avoir en permanence à l’esprit, du profane comme de l’initié, que tout ce qui invite à la vision et à la compréhension des choses n’est jamais uniquement spatiale, mais tout autant temporelle.

Ainsi, il ne faut surtout pas tomber dans le piège d’une forme d’évidence, où voir et comprendre une chose ne dépendrait que de l’espace : le temps leur est autant nécessaire, même s’il demeure invisible à nos sens. Il n’y a, en effet, pas de génération spontanée où apparaîtrait ex nihilo un « volume ou un plan », qui obèrerait alors la dimension temporelle. Le terme générique d’étendue, posée par Guénon, caractérise bien ces 2 dimensions coexistentes et interpénétrées. Cela dit, autant l’espace peut être convoqué par l’image d’un volume, plus ou moins défini, autant n’y a-t-il rien de plus complexe à imaginer, et donc à maitriser, que le temps : peut-être, me direz-vous, qu’il ne faut pas chercher à le maîtriser, et que sa seule acceptation suffit : je ne le pense pas, car le célèbre « lâcher prise » ne peut pas se passer de ce préalable qu’est la structuration intime de l’initié, sans quoi ce dernier exploserait en vol.  C’est pourquoi les 2 1ers degrés du REAA sont consacrés essentiellement à l’outillage symbolique, qui sera là pour donner une consistance à l’apprenti et au compagnon maçon face à cette « dévoration » de l’espace et du temps.

La franc-maçonnerie étant holistique, tout ce qui en fait l’essence se devra d’être travaillée suivant les différents angles de notre compréhension progressive.  Ainsi, même le temps passé, et donc objectivé, est difficile à appréhender : Il n’est qu’à voir comment notre ordre tente d’approcher la tradition, qui est une remembrance sélective de faits qui se sont déjà déroulés. Sélective car la mémoire du passé a, comme tout appareil humain, ses canons, et donc ses apocryphes. L’existence de ces 2 tenants doctrinaires explicite clairement la vision duale de nos semblables, et la dichotomie philosophique des Anciens et des Modernes en porte d’ailleurs le sceau. Si le temps semble, de par sa prégnance et de son défilement ontologique, être un invariant, il est en fait pour l’initié un avatar, c’est-à-dire que sa texture, sa dynamique et sa direction varieront en fonction de l’époque, du degré de sophistication et, pour ce qui nous intéresse ici, de notre degré d’évolution spirituelle. La légende du rite portera, nous le verrons, cette multiplicité dans la façon d’aborder le temps. Pour un profane, si le temps est souvent fuyant, sans substance visible, sans bornes et sans couleurs, c’est peut-être en raison de l’échappement intellectuel qu’il suscite, et donc du danger inconscient qu’il produit, eu égard au problème de l’intemporalité et de l’éternité. De plus, la flèche du temps condamne toute organisation structurée à peu ou prou se désorganiser :  on appelle cela l’entropie, qui, d’une certaine façon, conduit à retourner à l’éclatement des valeurs constaté originellement dans le Cabinet de Réflexion. En effet, le but du Cabinet de Réflexion est de donner au candidat maçon le sentiment d’une richesse symbolique ambiante, et de lui faire comprendre le foisonnement d’idées qu’il sera à même de découvrir lors de son parcours initiatique. Au-delà de son aspect tellurique et matriciel et des éléments disposés en son sein, s’ajoutera le fait que le Cabinet de Réflexion verra son entrée refermée, lorsqu’il va s’agir pour l’encore profane d’y réaliser son testament philosophique. Ce testament, dont la rédaction immédiate constitue déjà une forme d’échéance-butoir, est un premier confinement « intérieur », à la fois métaphysique et temporel, propre à permettre au futur apprenti d’évaluer ses propres limites.

Lorsque les limites de l’existence seront plus tard posées, l’eschatologie, qui, quelque part en découlera, nous aidera grandement dans notre recherche initiatique. L’eschatologie, dont nous reparlerons plus avant, inclura à l’infini en son sein la naissance et la fin d’une idée, d’un être ou d’un monde. Elle permettra quelque part de s’abstraire des fluctuations du temps et de l’espace, puisqu’elle se réfèrera uniquement à une finalité, et non à une circonstance précise, en l’occurrence la « fin des temps ». La nécessité de se référer en permanence à une fin supposée, qu’elle soit spatiale ou temporelle, aura la vertu de potentialiser la pensée, la réflexion au moment immédiat, comme s’il s’agissait de la dernière cigarette. Nous verrons ainsi qu’au fil des degrés, les modalités qualifiants ledit temps vont changer plusieurs fois de paradigme, permettant d’approcher, sans se brûler les ailes, une certaine « conscience » temporelle plus aiguisée.

Thierry Didier - 

A SUIVRE ...

LES TEMPS MAÇONNIQUES Thierry Didier Part I

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Publié le par Philippe Dubach
GLOIRE AU TRAVAIL
Une belle fête du travail à tous !

Jean-François Guerry.

Bâtir des cachots pour les vices et des Temples pour les Vertus

Bâtir des cachots pour les vices et des Temples pour les Vertus

Gloire au travail !

Le 1er mai, connu comme la fête du travail, a comme origine la revendication des syndicats  americains pour obtenir les 8 heures quotidiennes de travail, soit 48 heures maximum, car seul le dimanche était chômé pour se rendre à l'église.

Vive le travail !
Si on remonte au moyen âge, la fête de l'amour, aujourd'hui objet de la Saint Valentin du 14 février, se fêtait le 1er mai. On y offrait des courronnes de fleurs à sa bien-aimée. La tradition a remplacé cette fête par la Saint Valentin, laissant la dimension travail au 1er mai.

 

Étiquette du Blog 450 FM


Que l'amour règne parmi les hommes.
C'est Charles IX qui débutera la tradition d'offrir un brin de muguet, cette tradition française prendra tout son essor lorsque les grands couturiers du 20ème siècle reprennent ce geste symbolique et très printanier pour remercier les couturières de leurs maisons lors de la fête du travail.

Le symbole du brin de muguet se trouve indéniablement dans la fleur à clochettes delicates et son magnifique parfum et pas dans la plante elle-même qui est toxique. Le brin offert est idéalement composé de 13 clochettes, pour porter chance.

Que la joie soit dans les cœurs.
Offrir du muguet est donc un symbole d'amour, de fraternité et de reconnaissance du travail réalisé dans le respect de chacun.

Le travail est certainement un des mots les plus polysémiques de notre langue.
Le travail n'est pas simplement l'effort de l'ouvrier qui produit dans le labeur son gagne pain. Le travail désigne bien plus sur cela...

La fête du travail glorifie le salarié qui travaille pour vivre, le travail étant le labeur réalisé pour gagner son salaire. Le travail est soit manuel soit intellectuel, ou les deux lorsque l'art impose à l'intellect de guider la main.

Le travail est source de vie, celui de la parturiente qui célébre la vie donnée au nouveau né.

Même l'apprenti ou l'étudiant travaille à son instruction, mais ne gagne par encore sa vie même s'il gagne à travailler. Apprendre n'est pas un métier mais c'est un travail à part entière.

Quel beau travail ! : le travail désigne le résultat même du travail. Le chemin parcouru pour le résultat participe à l'œuvre réalisée, le chemin peut même devenir l'œuvre.

 



La matière elle-même travaille, comme ces maisons qui fissurent et travaillent dans le temps. La Vie qui anime la matière entière témoigne du travail réalisé du microcosme au macrocosme.

Pour beaucoup le travail fait toujours le moine : quel travail fais-tu ? Est souvent la question posée sensée non définir...

Même nos économies travaillent si elles sont correctement placées. Le travail invisible de l'argent virtuel est portant celui qui profite à ceux qui travaillent le moins

Le travail désigne non seulement son métier mais souvent le lieu de son activité, ne dit-on pas "je vais au travail" ? Depuis la Covid on trouve même le terme de télétravail ! 

Pour le physicien, le travail est le résultat d'une force s'exerçant durant un mouvement. Ainsi, aucun travail n'est réalisé en l'absence de force ou dans l'immobilisme ! Le travail est voyageur par nature…

Le franc-maçon vit pour, et non de, son travail, dans la construction de son œuvre, le travail définissant alors la lente conversion entreprise sur lui-même pour imaginer se transformer et s'améliorer.

Joyeux 1er mai 


Philippe Dubach

LA LUMIÈRE DES TRAVAILLEURS DE LA MER

LA LUMIÈRE DES TRAVAILLEURS DE LA MER

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Publié le par Philippe Dubach
La Fraternité comme des pierres levées

La Fraternité comme des pierres levées

Souvent nous entendons parler de Fraternité avec un un 'F' sans pour autant en constater pour autant la plus petite mise en oeuvre. Elle souvent remplacée par la solidarité dans la plupart des cas. Certes la solidarité est nécessaire elle est la force de l'union mais elle souvent trop restrictive elle s'applique à un groupe, une communauté, une corporation, tout ce qui réunit par intérêt, pour des intérêts. Il me semble que la vraie, la pure peut-être, la grande Fraternité est un mirage, ou ne soyons pas pessimiste, un chemin, un idéal parce que désintéressée. Elle comparable à l'altérité de Levinas asymétrique, sans réciprocité, sans attente de retour. Elle est le ciment du centre de l'union des hommes si cher aux Soeurs et aux Frères. Une utopie, un idéal, ou moment comme l'a écrit Régis Debray. Elle est pourtant constitutive de ce que l'on pourrait définir comme une éthique du Franc-maçon, une éthique de sa personnalité. La fraternité est souvent liée à l'horizontalité aux rapports entre les hommes sur terre. Ce n'est que quand elle devient un principe de vie, quand elle irrigue tous nos gestes, toutes nos actions quelle devient si belle et se pare d'un grand 'F' et devient verticale et transforme les hommes en humains, elle devient alors transcendante et nous permet de nous tenir debout. Avant d'arriver à ce état de Fraternité sans limite, de Fraternité infinie inatteignable. Ce qui fait dire que la Fraternité est une épreuve, il faut sans relâche faire des actions fraternelles, pour construire cette Fraternité, suivant la formule trop souvent employée, apporter sa pierre à l'édifice. Simplement de temps à autre porter son regard vers les frontons de nos édifices publics  et relire notre devise républicaine. Les soeurs et les frères  ont compris qu'il fallait sans cesse mâcher et remâcher les devises comme des mantras. Notre frère Philippe Dubach nous apporte ici une contribution fraternelle inspirante pour poursuivre notre chemin vers la Fraternité, pierre de base de la Franc-maçonnerie.

Jean-François Guerry.

Le colibri qui porte une goutte d'eau, comme une petite pierre.

Le colibri qui porte une goutte d'eau, comme une petite pierre.

UNE PETITE PIERRE


Une petite pierre

Un jour, au détour d'une discussion, un ami m'a transmis un message, le voici.

"J'ai pris conscience, il y a longtemps, que je n'étais que pierre... et qu'en tant que pierre, avoir la prétention d'être temple ou joyau était totalement irréel et déplacé...

Mais j'ai pris conscience que, par contre, toutes les pierres participaient du même temple...
J'ai donc choisi, au quotidien, d'être tantôt un petit bout de mur pour rassurer, un petit bout de toit pour abriter, un petit banc pour le repos, une pierre à briquet pour allumer un feu...
J'ai choisi d'œuvrer, dans le seul but que chacun puisse vivre et faire un petit peu mieux... sans beaucoup plus d'ambition que ça... mais pour moi, c'est déjà énorme..."

Mon ami était habité, sans en avoir conscience, de la même pensée qu'Antoine de Saint-Exupéry : "La pierre n'a point d'espoir d'être autre chose que pierre. Mais de collaborer, elle s'assemble et devient temple."

Je suis heureux d'avoir croisé la route de cet ami, un frère d'humanité qui, sans connaître la franc-maçonnerie, exprimait ce que je crois en être l'idéal de Fraternité.

Philippe Dubach

Disponible dans toutes les librairies
UN IDÉAL DE FRATERNITÉ
LA LUMIÈRE DE LA FRATERNITÉ EST ÉTERNELLE

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Publié le par Philippe Dubach
GRAND MÉNAGE DE PRINTEMPS
Sachons hommes et femmes faire notre grand ménage de printemps.

Jean-François Guerry

_____________________

Le coup du balai

Le balai est ce modeste instrument entre les mains des femmes longtemps identifiées par ce bâton poilu reçu en héritage patriarcal. 

Abracadabra ! Donnons un coup de balai aux idées phalocentriques poussiéreuses, pour retrouver équilibre entre manche et poils, un équilibre entre le masculin et le féminin, un équilibre entre la matière et l'esprit...

Ouvrons le placard et laissons apparaître le balai des femmes comme un étendard levé, bravant le pouvoir masculin, un balai psychédélique qui débarrasse d'un passé poussiéreux, invitant celles et ceux à voyager loin au-dessus de leurs soucis matériels dans un lieu où l'esprit éclaire...

Un coup de balai pour replacer devant nos yeux les poussières d'étoiles que nous sommes toutes et tous malgré nos délires égocentriques...

Voici le balai véritable, la machine volante de nos fées, véhicule céleste capable de nous transporter haut et de pénétrer par la porte la plus basse dans un lieu ouvert à ceux qui osent nettoyer les résidus dogmatiques qui les encombrent, et en premier lieu leurs métaux.

Autrefois balai diabolique, symbole de la libération sexuelle des femmes qui maniant le balai telle une verge de bois qu'une main ferme oblige à danser dans une valse enchantée.

Ce balai, détourné de l'asservissement patriarcal, devient l'épée qu'une main guerrière utilise pour nettoyer les scories accumulées et dégager le chemin qui mène l'être plus haut dans un céleste magnifique.

Montré du doigt accusateur, ce balai était dénoncé comme le manche enfourché aux creux des jambes féminines, oint d'un jus d'ergot de seigle, poison psychédélique, jouet des sorcières délirantes voyageuses célestes.

Balayons devant notre propre être avant de partager nos moindres pensées. Débarrassons nos êtres des poussières collantes, de nos métaux accumulés de nos armures matérialistes et dogmatiques. Utilisons le balai biblique de la destruction mais à la maille maîtrisée pour ne pas chasser ces bonnes fées et ces bons esprits cachés au milieu de la poussière de notre lassitude.

Le balai, modeste instrument indispensable à toute maison accueillante, devient l'épée qui combat nos dragons,
 anima syncrétique constitués de dogmes et de la doctrine qui nous envahissent et nous illusionnent, nous détournant de notre liberté d'espérance. 

Le Franc-maçon qui ne souscrit à aucune doctrine, ni à aucun dogme ne doit pas se fossiliser prisonnier d'une gangue de poussières profanes sédimentées.

Balayons le chemin devant la porte de notre temple intérieur pour tenter de devenir des Hommes libres. 

Avec le printemps bien installé, en ces heures de plus en plus lumineuses, place au grand ménage symbole de la renaissance et du renouveau, nettoyons nos esprits comme nos maisons.

Pour accueillir le renouveau, le coût de balai libère la place nécessaire. Le tri et la sélection de ce qui restera devient l'œuvre du balai, véritable baguette magique faisant disparaître nos encombrants et nos routines aveugles.

Qu'un grand ménage de printemps libère nos esprits pour mieux accueillir la lumière qui arrive.

Bon ménage à tous

Philippe Dubach

GRAND MÉNAGE DE PRINTEMPS

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Publié le par Jean-François Guerry
Il y a une coquille dans la communication sur la conférence de JC SITBON le site pour tous les renseignements complémentaires est :

https://rite-ecossais-rectifie.com

Merci à M  DAIN d'avoir vu cette erreur.

 

ERRATUM CONFÉRENCE JC SITBON

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Publié le par Jean-François Guerry
Jean-Claude Sitbon- Étiquette blog Hiram-be

Jean-Claude Sitbon- Étiquette blog Hiram-be

En vue d’une éventuelle publication dans votre blog

Merci d’avance 

Jean-Claude Sitbon

 

CON֤FÉRENCE de JEAN-CLAUDE SITBON 

Auteur et conférencier maçonniques

 

Le mercredi 07 mai 2025 à 19h30

CONFÉRENCE EN LOGE

à SIX FOURS LES PLAGES (83)

 

Le Cabinet réflexion Étiquette blog 450 FM

Thème de la conférence :

« La mort initiatique » 

 

Tenue blanche fermée au 1er grade du Rite Écossais Rectifié ouverte aux Sœurs et aux Frères et suivie d’agapes

Information et réservation avant le 06/05. auprès du Vénérable Maître, Tél 06 60 96 99 44, ou uniondescoeurs@3eme-province.fr

 

Pour toute information complémentaire : contact@riye-ecossais-rectfie.com

 

En guise d’introduction à la conférence :

 

La mort a toujours effrayé les hommes qui, de tout temps, ont voulu savoir ce qui se passe au-delà de cette échéance ultime. Si aujourd’hui les sociétés profanes s'acharnent souvent à occulter la mort, avec son cortège de souffrances et de douleurs, le thème de la mort est familier à la philosophie maçonnique.

 

La Franc-Maçonnerie propose une propédeutique de la mort dans laquelle le maçon est appelé à méditer sans peur sur le mystère de la mort afin de pouvoir, notamment, se préparer à l’affronter avec sérénité.

 

Dans un bon nombre de rites maçonniques, le thème de la mort apparaît dès le grade d’Apprenti. 

 

Ainsi, dans le Rite Écossais Ancien Accepté par exemple, l’image de la mort, dans le  « cabinet de réflexion », est donnée au candidat sous une forme multiple : une faux, un sablier, un squelette, un crâne. Il est demandé à l’impétrant de rédiger son testament philosophique, véritable bilan de sa vie, véritable travail de deuil également.

 

Au Rite Écossais Rectifié, cette image de la mort est présentée au candidat lors de son séjour dans la Chambre de préparation, avant la cérémonie de sa réception, peinte sur un tableau dans lequel est dessinée « sur un fond noir, (et) en couleur d’argent une tête de mort sur deux os en sautoir ».

COMMUNIQUÉ TENUE BLANCHE FERMÉE- Jean-Claude Sitbon

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