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la Franc Maçonnerie au Coeur

la Franc Maçonnerie au Coeur

Un blog d'information, de conversations sur le thème de la Franc Maçonnerie, des textes en rapport avec la Franc Maçonnerie, comptes rendus et conseils de lectures.

Publié le par Jean-François Guerry
L'ignorance aux yeux bandés chassée du château de Fontainebleau

L'ignorance aux yeux bandés chassée du château de Fontainebleau

 

LE COMBAT CONTRE L'IGNORANCE

 

I

l commence par la recherche de la connaissance de ce que nous sommes : notre identité. Cette question de l’identité est universelle, mais qu’est-ce que notre identité ? La définition de ce que sommes par rapport à l’autre, à nous-même ? La mondialisation, l’essor des communications et leur vitesse, notre instinct grégaire le constat que l’homme est un animal social et le besoin de sociabilité qui s’en suit, plaident pour le vivre ensemble dans une fraternité universelle multicolore. À contrario, la société plus consumériste flatte notre individualité avec la profusion des vendeurs de « bien-être » personnel, comme des refuges, des cénacles, des jardins secrets du seul profit personnel nous éloignant des valeurs de partage et de Fraternité.

La Franc-maçonnerie ordre initiatique dont le fondement est la fraternité, mène un combat contre l’ignorance des autres par la connaissance de soi. Se connaître se reconnaître pour mieux connaître les autres. C’est un combat contre l’injustice et tous les fanatismes et despotismes qui clivent et séparent. Revenir au fondamental à ce que nous sommes, sans céder à la nostalgie de l’éternel retour, comme Ulysse pourtant tant vanter : « heureux qui comme Ulysse à fait un beau voyage…Et puis est retourné plein d’usage et de raison… » Ce désir d’éternel retour, cette nostalgie qui était pour les grecs Nostos retour, mais aussi Algos souffrance est-elle consubstantielle à notre recherche d’une vie nouvelle semblable à l’ancienne vie ? Faut-il refuser tout changement, tout désir devenir autre ? Ce serait refuser toute initiation. Comment peut-on être le même et autre pourtant ? Il est commun d’entendre dans la bouche de ses proches quelques temps après avoir été initié : tu n’es plus le même, tu as changé.

La philosophie de Paul Ricoeur nous aident à comprendre cet état de fait, en particulier avec son ouvrage : Soi-même comme un autre.[1] J’y vois, une identité dynamique en construction permanente, une initiation à notre identité. Ricoeur définit le concept du soi comme une médiation entre « identité mêmeté -Idem » et « identité comme soi -Ipse l’ipséité ». L’identité s’est construite par une sédimentation ininterrompue de soi, cette modalité humaine ontologique, répond à la question que suis-je ? L’ipséité répond à la question qui suis-je ? Nous sommes comme Ulysse, nous ne pouvons pas ignorer nos voyages, mais aussi notre pays natal, notre fondement. Certains rituels maçonniques, nous le rappelle relatant le Psaume 137 (136) – Chant de l’exilé.[2] Nous sommes à la fois mêmeté et ipséité, la mêmeté est notre pierre de base et l’ipséité nos pierres de construction, l’ensemble est notre édifice. Plotin disait autrement on se sculpte soi-même, Sénèque écrivant à son ami Lucilius : Je sens, Lucilius, non seulement que je m’amende, mais que je me transforme. Je n’ose garantir ni espérer que je n’ai plus rien à changer en moi. Qui suis-je…[3] Milan Kundera à propos de l’exil et du retour dans son roman L’ignorance, a décrit le déchirement des exilés confrontés au choix soit du retour dans leur pays natal, soit l’adoption définitive de leur pays d’accueil.

Le Franc-maçon qui combat l’ignorance se pose la question : Qui suis-je ? Une question déjà présente à l’esprit du profane dans le cabinet de réflexion confronté à l’image du crâne décharné qui remet en cause sa vanité : memento mori souviens-toi que vas mourir. Le Frère Goethe y oppose son memento vivere n’oublie pas de vivre. L’ignorance de notre identité ne provient-elle pas de notre mêmeté incomplète et illusoire et de notre ipséité en permanence mouvante en construction, comme une espérance puisque nous avons toujours à nous perfectionner. La nostalgie du « c’était mieux hier » est donc dérisoire, c’est par la pensée et l’action ici et maintenant que l’on construit le présent et l’avenir, c’est la manière de combattre l’ignorance. L’identité reconnue comme le fil qui nous relie aux autres et l’ipséité comme le tissage permanent de ce fil symbolise notre devoir de fraternité.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

[1] Paul Ricoeur- Soi-même comme un autre. Éditions le Seuil 1990.

[2] Psaume 137 (136) Chant de l’exilé – Au bord du fleuve de Babylone nous étions assis et nous pleurions…Si je t’oublie Jérusalem que ma droite se dessèche ! Que ma langue s’attache à mon palais…

[3] Sénèque- Lettres à Lucilius (I à XL)

Heureux qui comme Ulysse

Joachim du Bellay

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

Joachim Du Bellay

LE COMBAT CONTRE L’IGNORANCE

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Publié le par Jean-François Guerry
L'espérance

L'espérance

UN MOMENT DE FRATERNITÉ UNIVERSELLE

 

 

Il n’y a pas une Amérique noire et une Amérique blanche, une Amérique latino et une Amérique asiatique. Il y a les États-Unis d’Amérique.

                                                                       Barack Obama. [1] Prix Nobel de la Paix 2009.

 

T

out ce qui se passe en Amérique se réalise en Europe avec un décalage, la lumière ne semble plus se lever à l’est, l’Orient s’obscurcit par la montée des dictatures et des despotismes. L’impérialisme américain tant décrié porte encore nos rêves malgré ses soubresauts, ses accidents. Barack Obama alors candidat à l’investiture de son parti lucide et pragmatique a écrit à propos de cette déclaration en sous-titre : « C’est sans doute ce passage de mon discours à la convention démocrate en 2004 qui a le plus marqué les mémoires. Il était censé traduire une aspiration plutôt que de rendre compte d’une réalité, mais c’était une aspiration en laquelle je croyais, et une réalité à laquelle je voulais atteindre. L’idée selon laquelle notre humanité commune importait plus que nos différences était chevillée à mon ADN. C’était aussi, à mes yeux, l’expression d’une certaine vision pragmatique de la politique : dans une démocratie, les grands changements ne pouvaient advenir qu’avec l’appui d’une majorité, et en Amérique cela voulait dire bâtir des coalitions au-delà des frontières ethniques et raciales. » On m’objectera avec raison, mais aussi facilité, l’Amérique n’est pas l’Europe ni la France. Mais nous quelle grande vision à l’Europe ou la France avons-nous en dehors de projets économiques trop modestes. Comment rallier les peuples si ce n’est par un sursaut de fraternité ? Pourquoi Barack Obama se présentait-il à l’époque au poste suprême de Président des États-Unis d’Amérique ? Il le déclarait pour libérer la politique des contraintes, des ressentiments de droite et de gauche. Il prenait la parole disant par conscience personnelle. Donc, sans calculs sordides à visée réduite au court terme, ou comme un canard sans-tête tournant dans un marigot. Il ne voulait pas contenter tout le monde au risque de ne contenter personne, mais faire que les gens fassent leur devoir.

LE DEVOIR

 

Il écrit c’était l’une des raisons pour lesquelles je me présentais. Pour nous libérer de ce genre de contraintes. Pour imaginer ce qui était possible. Je ne voulais pas être ce solliciteur, toujours en marge du pouvoir et en quête de faveurs distribuées par les bonnes âmes de gauche, ni un professionnel de la contestation brandissant en permanence sa colère et son bon droit en attendant que l’Amérique blanche expie ses fautes. Ces deux stratégies, fondamentalement, étaient l’expression d’un désespoir. [2]

Puisque l’Amérique nous inspire est-ce que nous pouvons dire : Yes we can ? [3]

                                    Jean-François Guerry.

 

 

 

[1] Barack Obama- Une Terre Promise. Page 159.

[2] Ibid Page 163 et 164.

[3] Barack Obama Discours de campagne dans le New- Hampshire le 10 janvier 2008.

UN MOMENT DE FRATERNITÉ UNIVERSELLE

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Publié le par Jean-Laurent Turbet

Cet article est reposté depuis Le Blog des Spiritualités.

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Publié le par Jean-François Guerry
Grenade

Grenade

À LA RECHERCHE DE L’HARMONIE

 

L’art est l’image de la création. C’est un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du cosmos.                                      Paul Klee.[1]

 

L

es signes traces de l’invisible permettent de se diriger vers l’harmonie, constituent une voie pour donner un sens à sa vie et du sens à la vie en général. Dans notre monde trouble qui se cherche affublé de tous les maux et des mots mondialisé, archipélisé, séparé, clivé, où le Sacré ne cesse de disparaître, où les religions ne relient plus les hommes et laisse le champ libre sans protester aux intégrismes que l’on croyait disparus dans les oubliettes de l’histoire, et qui resurgissent avec leurs intolérances violentes et haineuses; comment notre monde civilisé peut-il supporter par exemple le sort des femmes afghanes dans un silence assourdissant qui frôle le déni de responsabilité. Nous devons être les gardiennes et les gardiens de nos Sœurs et de nos Frères. Les lumières du passé sont censées nous servir dans le présent et nous guider dans l’avenir.

Paul Klee - L'Ange Terrestre

La Franc-maçonnerie ordre initiatique ayant pour fondement la fraternité reste une voie de re naissance, de re création, de rénovation pour le moins, un itinéraire vers l’harmonie. La méthode maçonnique est le symbolisme de la construction, elle est universelle et intemporelle. « Nous vivons dans un monde de symboles, un monde de symboles vit en nous. » [2] Les symboles inspirent notre esprit, ils sont des images qui nous permettent d’accéder à la Connaissance, ils sont les moteurs et l’énergie de notre vie intellectuelle, plus ils nous ouvrent les portes de la spiritualité. Il suffit d’un seul mot, d’une seule image avec leur formidable puissance et le voyage vers l’infini l’absolu, peut commencer tout en ayant la certitude de ne jamais pouvoir l’atteindre. Mais c’est l’élan, le chemin qui permet à l’Homme de se réaliser et de faire avancer l’humanité. Le langage symbolique est la seule langue accessible à tous les Hommes, la nudité du symbole, sa forme la plus simple permet toutes les ouvertures, les interprétations personnelles, qui se rejoignent en un universel compréhensible par tous. Les symboles sont des « étrennes permanentes, des inaugurations de nouveaux cycles, des lancements vers de nouveaux mondes, ils sont des gestes de bon augure, présage d’abondance. » [3]

Les Amis d'Hermès

Les Francs-maçons ont leurs Rites et leurs Rituels initiatiques : « Qui sont une véritable symbolothérapie une remise en harmonie. » [4] Chaque étude d’un symbole sollicite l’imagination personnelle elle est donc spécifique et infinie, cette étude provoque une communication avec son Maître intérieur son Maître Secret, ce ressenti peut s’exotériser  sous la forme d’une émotion qui suscite l’intérêt. Cette émotion n’a rien à voir avoir une culture livresque, académique ou intellectuelle. Elle produit des effets qui aboutissent à une sorte de communion fraternelle. Autrefois cette symbolothérapie était réservée au cénacle des prêtres et des initiés. La Franc-Maçonnerie a permis que cette symbolothérapie agissent sur ses initiés qui sont libres et de bonnes mœurs pour le bienfait du monde extérieur. L’initié se gardera de tomber dans une forme de syncrétisme déraisonné ou un obscur occultisme décharné, ainsi la Force du symbole restera universelle et correspondra à ce qu’il est un emboitement de deux parties qui se correspondent et forme une harmonie lisible. Le Rite Maçonnique avec ses multiples degrés initiatiques fait penser à une poupée russe ou chaque partie est une entité complète, chaque entité étant reliée aux autres et formant ensemble une harmonie parfaite. Ainsi, on enseigne aussi au nouvel initié que dans la loge qu’il découvre tout est symbole et harmonie.

 

                                    Jean-François Guerry.

 

[1] Paul Klee – Théorie de l’Art Moderne. Il est peintre majeur qui a su redonner à l’art sa connotation spirituelle.

[2] Guy Schoeler – Éditeur fondateur de la Collection Bouquins – Robert Laffont.

[3] Jean Servier- Historien, Ethnologue de l’histoire des idées. L’homme et l’invisible. Franc-maçon à la GLNF il fût le compagnon de Gilbert Durand, Joseph de Maistre, Robert Amadou et Serge Hutin.

[4] Annick de Souzenelle- Le Symbolisme du Corps humain. Éditions Dangles 1977. Annick de Souzenelle est décédée le 11aôut 2024.

À LA RECHERCHE DE L’HARMONIE

Date de parution : 24.03.1994 
Nb. de pages : 413
EAN : 9782268017112


 

Tome1 

Jean Servier (Auteur)

Jean Servier remet en question les dogmes évolutionniste et matérialiste qui fondent - bien mal - la civilisation occidentale et ne visent qu'à calmer l'angoisse de l'homme blanc et à justifier son racisme. Si l'on repousse les idées toutes faites et jamais vérifiées de certains savants, les hommes apparaissent égaux en pensée d'un bout à l'autre de l'espace et du temps, et de fait, plus soucieux des choses invisibles que des biens de ce monde. Ils croient tous à la survie d'un principe invisible, l'âme, après la mort charnelle. Partout réside la même volonté de considérer l'invisible. Comme la seule vraie patrie humaine, la seule dimension à l'échelle de l'homme. Face à ces certitudes, notre Occident.En cette fin de siècle, est en proie à une grande peur, qui reflète notre peur de la mort, car l'aventure humaine nous est désormais étrangère. Apprenons à écouter la voix des sages en haillons qui peuvent encore nous dévoiler leur immense richesse spirituelle. Apprenons à lire dans les humbles traces laissées par les pieds nus de nos frères le mot dépasse de toutes les initiations : ce mot est Univers, sa réponse Homme. C'est la Parole que nous avons perdue…

Charles Baudelaire

Charles Baudelaire

Correspondances

Charles Baudelaire

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers.
Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
II est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
— Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

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Publié le par Jean-François Guerry
L’INSPIRE ET L’EXPIRE

L’INSPIRE ET L’EXPIRE

 

I

l y a eu le souffle puis le Verbe. Ceux qui étaient prêts, qui étaient au Kairos au point de basculement à l’instant décisif ils ont frappé à la porte du Temple, pour revivre c’est-à-dire éprouver le changement comme le disait Vladimir Jankélévitch. Ils ont reçu le souffle, l’inspire en silence au terme de leur cérémonie d’initiation transmis par le Vénérable Maître. Celui-ci qui investi du pouvoir de transmission, peut créer, constituer et recevoir le profane pour en faire un initié.

Ainsi, l’inspire passe presque en silence, comme murmure dans l’esprit et l’Âme du nouvel initié le mystère se transmet. C’est une véritable mutation ontologique pour le nouveau Frère. Il en demeure coït, muet, les mots muet, murmure, mystère ont la même racine profonde. Ils s’ancrent dans l’être intérieur du nouvel initié, qui s’ouvre à une nouvelle vie. Il avait compris en demandant la lumière que le temps était proche du dévoilement. Non pas pour lui seul, non pas par vanité. Non nobis Domine, non nobis sed Nomini tuo da gloriam [1]. Le profane devient initié à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers et pour les Hommes ses Frères.[2]

La transmission du souffle par l’accolade fraternelle, provoque une tempête spirituelle dans le cœur du nouvel initié. Après avoir été éprouvé par les éléments il ressent l’élan de fraternité qui le rattache à la chaîne d’or qui relie toutes les Sœurs et les Frères. La communication du premier mot entre en Force en lui, l’inspire ainsi reçu se transformera en lui s’établira et quand la maturation spirituelle aura fait son œuvre, son regard vers les Hommes et le Monde se sera converti, sa verticalisation réalisée, son Maître secret intérieur sera capable de transmettre l’expire. Il aura, élevé sa conscience avec humilité sachant qu’il aura toujours à se perfectionner pour atteindre l’inaccessible plénitude qui est harmonie avec la Nature et les Hommes. Il lui faudra toute une série de communions spirituelles avec ses Sœurs et ses Frères jusqu’à l’ultime initiation, beaucoup d’inspire et d’expire pour réaliser son être intérieur, est-ce cela l’indéfinissable et incommunicable secret initiatique ?

 

                                            Jean-François Guerry.

 

[1] « Non pas à nous, Seigneur, mais ton Nom donne la gloire. » C’est la devise de la milice des pauvres chevaliers du christ.

[2] Psaume 115 V1. « Non pas à nous Yahvé, non pas à nous, mais à ton nom rapporte la gloire pour ton amour et la vérité.

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Publié le par Jean-François Guerry
LA NAISSANCE DE LA LUMIÈRE SEL DE LA VIE
Photo de nicod5300 sur Unsplash

LA NAISSANCE DE LA LUMIÈRE SEL DE LA VIE

 

La naissance de la lumière a lieu à la porte du Temple. La tradition populaire dit : « J’ai vu de la lumière en passant, j’ai frappé et l’on m’a ouvert. » Puis la frêle lumière était là dans la nuit du cabinet de réflexion. Apprenti, je l’ai reçue, compagnon sa flamboyance m’a éclairé, Maître elle m’a illuminé. Elle n’est donc pas restée sous le boisseau. C’est l’enseignement du Sermon sur la Montagne, des Béatitudes, la lumière scintille sur le lac de Tibériade et remonte sur ses pentes où les hommes l’attendent ils sont sortis des ténèbres. Celui qui ne reçoit pas la lumière passe à côté de la joie qui est dans les cœurs, sa vie est sans saveur.

C’est l’enseignement que nous rapporte Matthieu, Luc et Marc : « Sel de la terre et lumière du monde. Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel vient à s’affadir avec quoi le salera-t-on ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les gens.

Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne peut se cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau… Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres… » [1]Mes Sœurs et mes Frères ne vous cacher pas vous êtes la lumière et le sel du monde.

La lumière quand elle est née doit se répandre sur la terre. L’initié a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles. Celui qui a connu la lumière, connaît la vie, la vie est la lumière des hommes. Celui qui a cette connaissance à l’Amour parce que la Connaissance est Amour. L’homme est tendu entre la Terre et le Ciel il se trouve entre les deux pôles d’un aimant, et il est un aimant de la Terre et du Ciel. S’il vient à lâcher un des deux pôles le courant la tension, tout ce qui le fait avancer et s’harmoniser avec le monde s’écroule. Il se volatilise alors soit dans un faux spiritualisme, ou il s’enlise dans la matière et il ne peut s’accomplir en tant qu’humain. Il perd son humilité, il succombe à son hubris, il a perdu la mesure.

L’initié a compris par la grâce de son initiation, que sa conscience s’élève mais qu’il reste un homme, il se perfectionne seulement un peu. Il est dans le monde d’en bas, mais son regard se tourne vers le monde d’en haut. Ainsi progressivement ce qui est en bas devient semblable à ce qui est en haut. La fréquentation des hautes sphères de la Connaissance, fait que l’esprit pénètre la matière. Un peu comme le vitrail d’une cathédrale laisse passer la lumière pour qu’elle illumine les fidèles et le Temple qui est la représentation du Ciel sur la Terre. Quand la lumière pénètre l’homme, elle l’illumine. L’homme est alors Sel de la Terre et lumière du monde.[2] N’oubliez pas mes Sœurs et mes Frères de mettre du Sel à côté de la Lumière dans le Cabinet de réflexion !

Jean-François Guerry

 

 

[1] Matthieu- Le Sermon sur la Montagne- Les Béatitudes. V- 13 à 16. Bible de Jérusalem. 

[2] Marc IX- 50. C’est une bonne chose que le sel : mais si le sel devient insipide avec quoi l’assaisonnez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes et vivez en paix les uns avec les autres.

Luc XIV 34, 35 Ne pas s’affadir c’est donc une bonne chose que le sel. Mais si le sel même vient à s’affadir, avec quoi l’assaisonnera-t-on ? Bible de Jérusalem.

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Publié le par Jean-François Guerry
L’ÉCORCE, LA CHAIR, L’OS

L’ÉCORCE, LA CHAIR, L’OS

 

L

’initiation est commencement et elle commence par le corps. Après s’être courbé et passé par la porte basse, le profane sent une lame sur son cœur. Ensuite, il entame une marche lente ses pas son mal assurés, ses yeux sont voilés, il erre dans les ténèbres. Il est éprouvé dans corps par les éléments, l’écorce est touchée, la chair tremble jusqu’à l’os, l’esprit s’éveille. Le corps s’amenuise, l’esprit s’élève, le vieil Adam celui d’en bas laisse peu à peu la place à un nouvel Adam celui d’en haut. Le corps et l’esprit se distinguent sans se séparer. La chair quitte les os, le corps se verticalise en s’appuyant sur le Sacrum l’os du Sacré. L’homme prend conscience de cette trinité Corps, Âme, Esprit qui est harmonie et unité, il y a synchronicité. Le corps chante et réveille l’esprit. Les hébreux qualifient Elohim parmi tous ses noms d’homme d’en haut et Adam d’homme d’en bas. Hermès le trois fois grand affirme que ce qui est en bas est semblable à ce qui est en haut. Si l’on cherche la racine d’Elohim de mot en mot en épelant on arrive à Jean.

 

                                    Jean-François Guerry.


Samedi 5 octobre 2024
Château Saint-Antoine
Marseille
10 heures - 17 heures



XIIes Rencontres

Académie Maçonnique Provence





De l'Orient à

l'Occident...



 
 
Ma Très Chère Sœur,
Mon Très Cher Frère,


Voici venu le temps de vous présenter les XIIes Rencontres de l'Académie Maçonnique Provence qui se dérouleront le samedi 5 octobre 2024 au Château Saint-Antoine à Marseille.
Les trois conférenciers traiteront de sujets en relation avec notre thématique annuelle, à savoir :

 
De l'Orient à l'Occident..

J'ai aujourd'hui le plaisir de vous présenter le premier de nos conférenciers

 
Christian ROBLIN
Président du Collège Maçonnique
GLDF


Au croisement des chemins

de l'Orient à l'Occident : 

voie maçonnique, voie initiatique,

autres voies traditionnelles.

 
Sous ce titre follement ambitieux se cache une approche simple, d’autant plus que nous nous situons au 3e degré. Il ne s’agit donc pas de dresser un tableau historique des influences orientales dans nos rites à leurs divers degrés mais de considérer que, dans la tradition maçonnique, « l’Orient » est source et symbole de spiritualité. Plus que des indications dans nos textes, des inspirations riches et variées chez chacun d’entre nous, allant de l'Andalousie, jusqu’au Japon, en traversant l’Asie…
Un survol propice aux échanges avec la salle.

 
Christian Roblin est le directeur d'édition de 450.fm.
Il a exercé, pendant trente ans, des fonctions de direction générale dans le secteur culturel (édition, presse, galerie d’art). Après avoir bénévolement dirigé la rédaction du Journal de la Grande Loge de France durant, au total, une quinzaine d'années, il est aujourd'hui président du Collège maçonnique, association culturelle regroupant les Académies maçonniques de Paris, Lyon, Lille, Dijon, Toulouse et Marseille ainsi que l’Université maçonnique.
 


L'abonnement annuel est inchangé (35€) et te donnera accès gratuitement (hors repas) à cette dernière rencontre de l'année 2024 ainsi qu'aux manifestations organisées par les Académies de Lyon, Lille, Toulouse et Paris.

La participation aux frais pour la journée et de 25€ pour les non-abonnés et les frais de restauration comprenant le café d'accueil, le repas (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ sont de 25€.

À l’issue des conférences, nous vous enverrons les textes des conférenciers de même que l'enregistrement intégral des conférences et des échanges qui suivront.




 
Merci de diffuser cette invitation à tous
les Frères et Sœurs Maîtres de ton entourage.

 
Toute l'équipe te souhaite un très bel été.
 
Salutations très fraternelles,
Alain Boccard
Président



PS: Les ouvrages coédités par les Éditions Ubik et l'Académie Maçonnique Provence
sont toujours disponibles en cliquant ICI:


Toujours disponibles :

Christophe Richard : Initiations tantriques, initiations maçonniques
David Taillades : Aperçus sur les origines médiévales de la Franc-maçonnerie
Alain-Noël Dubart: La Franc-maçonnerie entre passé et avenir
Marc Halévy, Après la Modernité, quelle Franc-maçonnerie ?

Marc Halévy, Kabbale et Franc Maçonnerie.
Louis Trébuchet, Le désir des collines éternelles
Louis Trébuchet, Appel aux racines spirituelles du REAA
Michel Fromaget, Corps, Âme, Esprit: Liberté, Vérité, Beauté
Solange Sudarskis, Il était une fois un mythe, Hiram

Jean-François Guerry, Exercices spirituels antiques et Franc-maçonnerie
Claire Reggio: Temple et lumière, une question d'orientation ?
 
 
 
 
 
 
L’ÉCORCE, LA CHAIR, L’OS
L’ÉCORCE, LA CHAIR, L’OS
L’ÉCORCE, LA CHAIR, L’OS
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Publié le par Jean-François Guerry
LA VISION

LA VISION

 

                                                       Que le bandeau lui soit enlevé, qu’il voie et qu’il médite.

 

L

e prophète comme l’initié ne prévoient pas l’avenir. Ils voient ce que les autres ne voient pas. Ils distinguent les idées derrière les symboles, ces idées qui sont infinies, donc jamais définitives toujours vivantes et mettent en harmonie avec le monde qui nous entoure.

L’initié a acquis la capacité de voir, de distinguer les archétypes, car il a appris à aller jusqu’au tréfond de son inconscient. Il y distingue ces modèles universels, innés ou hérités d’une conscience collective. Ces archétypes ont une force, une énergie incroyable. Ils ont un potentiel capable de relier l’individuel à

Jean de Patmos

l’universel. Ils traversent le temps et l’espace, ainsi, la vision d’Ézéchiel[1] au bord de l’Euphrate est fleurissement, l’Euphrate qui fleurit les jardins de Babylone, de Babel Porte de Dieu et va se jeter dans la mer à Basorah qui signifie Bonnes nouvelles paroles divines, là où tout se rejoint.

La vision d'Ézéchiel

Un autre initié plus tard Jean de Patmos [2] a une autre vision et annonce une Bonne nouvelle, les deux initiés distinguent dans le ciel l’espérance d’un monde nouveau meilleur, quand leurs yeux ont été dessillés, comme ceux du nouvel initié. Tous étaient en exil, et ont fait le chemin de Babylone à Jérusalem. Ils ont vu…

 

                                            Jean-François Guerry.

 

 

 

[1] Ézéchiel I -1 – La trentième année, au quatrième mois, le cinq du mois, alors que je me trouvais parmi les déportés au bord du fleuve Kebar, le ciel s’ouvrit et je fus le témoin de visions divines. Bible de Jérusalem.

[2] Apocalypse de Jean IV- 1,2. J’eus une vision. Voici : une porte était ouverte au ciel, et la voix que j’avais naguère entendu me dit : monte ici, que je te montre ce qui doit arriver par la suite. À l’instant je tombais en extase.

LA VISION

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Publié le par Jean-François Guerry
PLATON

PLATON

NOTRE HUBRIS

 

 

 

L

’Hubris, le plus grand des maux selon les grecs est de plus en plus présent dans notre société matérialiste et individualiste, il règne sur notre quotidien dénature nos rapports sociaux. L’exemple affligeant de nos politiques, leurs outrances sont autant d’outrages à tous les citoyens.

Cette hubris, est en rapport avec les fameux oracles de la Pythie de Delphes : Connais-toi, toi-même… et surtout Rien de trop, qui devrait nous incliner à la mesure. C’est au sophiste Protagoras que l’on attribue la formule : l’homme est la mesure de toute chose, formule qui sera reprise par Platon dans le Théétète, et qui précède la devise des Lumières de Kant Sapere Aude ose penser par toi-même. L’homme est donc responsable de son hubris, de sa démesure.

Platon selon Raphaël

Je laisse à votre réflexion, les analogies avec le but de l’initiation maçonnique l’amélioration de l’homme en vue de l’amélioration de la société, un but qui passe par le combat contre l’hubris, contre notre égoïsme, nos outrances, nos viles passions. La méthode maçonnique et ses travaux doivent nous permettre de réduire notre hubris, et de faire croître notre humilité. Dans certains lieux clos et couverts l’on s’efforce de pratiquer les vertus en silence sans ostentation avec fraternité, c’est par ses douces habitudes qui doivent être la normalité pour les Maçons que se combat le mieux l’hubris. Dans ces lieux, pas de compétition mais l’enrichissement personnel dans un cadre collectif et bienveillant asile de la tolérance. Dans ces lieux règne le silence qui est le début de la connaissance. Les estrades où l’homme se gonfle d’orgueil ne sont pas connues des vrais maçons, car ils sont au pied des murs pour aider leurs sœurs et les leurs frères. Le meilleur de l’homme se développe quand son regard se tourne vers les astres qui illuminent la voûte étoilée, et la beauté de la nature. C’est dans ces instants que l’homme prend conscience qu’il n’est qu’un point lumineux dans l’univers en comparaison de son immensité.

Aristote selon Raphaël

L’homme qui pratique la démesure, se soumet à son hubris défie la grandeur des dieux et de la nature, c’est le même homme qui se prend pour Jupiter ou Icare aveuglé par son orgueil, il se compare aux dieux et méprise les hommes ses frères. Les grecs savaient que l’hubris était inséparable de la déesse Némésis la déesse de la vengeance. Ce couple infernal ne génère que la haine et la souffrance. C’est pourquoi la Franc-maçonnerie demande à ses membres de défendre la justice et de pratiquer les vertus qui ennoblissent l’homme. Certains grades maçonniques sont dits de Vengeance, mais aussi d’élection, ils ont pour but de faire comprendre à l’homme que c’est en lui que naît la vengeance qu’il doit combattre afin de pouvoir faire régner la justice à sa place. L’univers s’est transformé quand la déesse Thémis qui symbolise la justice s’est assise à côté de Zeus, l’association de la Force et de la justice peut transformer le monde.

Mais, à notre niveau d’homme, les choses ne sont pas si simple toute notre brève vie sur terre doit être un combat contre nous mauvais penchants. Les grecs le savait aussi, il faut accomplir son destin la moïra, tenir sa place dans l’univers. Les rituels maçonniques le répète inlassablement prenez place mes frères, frères officiers remplissez vos offices !Depuis le jour où nous avons franchi la porte basse, choisi la voie étroite du Jambium du Y pythagoricien et non la facilité des chemins les plus larges qui incitent au sommeil de l’esprit. Depuis ce jour là nous combattons notre hubris conscient de la dualité qui est en nous et dans le monde. Cette dualité qui sans relâche nous poursuit en noir et blanc jusqu’au Nec Plus Ultra de l’initiation et jusqu’à la porte de l’Orient éternel. Mais notre victoire sur l’hubris est la conscience que nous en avons. Alors, seul ou collectivement notre destin prend forme nous rendons grâce au principe, à la nature et aux hommes de bonne volonté. Nous devenons plus capables au gré des fortunes et des infortunes de la vie de ne pas nous laisser emporter vers des extrémités destructrices, plus capables de rester dans la médiété qui est nécessaire à la reliance entre les hommes. L’hubris et l’histoire de l’homme et de l’humanité sont liées, ce n’est pas un alibi pour baisser le glaive et la force de l’Amour, le combat contre celle-ci est notre Force et notre devoir. Le Franc-maçon, qui a pris conscience de son hubris, a entrepris sa purification il accepte toutes les épreuves qui sont les portes les passages vers l’harmonie, c’est ainsi qu’il devient peu à peu lentement un homme libre et de bonnes mœurs. Il sait que l’harmonie ne peut pas régner sans le concours de ses Sœurs et de ses Frères, il doit échapper à la paranoïa de vouloir tout régler par lui-même, tout régenter par lui-même. L’homme le plus intelligent, le plus instruit, n’est qu’un brin d’herbe dans le vent de l’univers, s’il a la faiblesse de se croire au-dessus des autres il tombe dans le despotisme et l’intégrisme qui se pare des atours les plus beaux. Les remèdes à l’hubris sont la tolérance sans faiblesse, la tempérance dans les mots. Les manifestations de l’hubris dans notre société sont les mêmes que celles de l’antiquité elles ont pour nom l’arrogance, l’insolence, les outrages, mais aussi l’assistanat permanent qui fait perdre à l’homme sa dignité. Il n’y a pas que deux catégories d’hommes ceux qui reçoivent et ceux qui donnent, c’est dans l’échange et le respect d’autrui que se construit l’harmonie. Laissez notre hubris nous gouverner c’est faire offense à nos Frères les plus fragiles. Comment atteints par la démesure pourrions-nous, prendre de justes mesures avec mesure. Il faut toujours apercevoir l’exacte mesure [1] Il faut mettre fin dans notre société à ce couple infernal hubris-némésis démesure et vengeance, orgueil et vengeance. La justice triomphe de la démesure quand son accomplissement est venu : le sot ne le comprend qu’en l’éprouvant.[2] C’est fou comme les poétes ont raison et ont plus de jugement que les autres hommes, ils sont plus humains.

Ce que la Franc-maçonnerie nous demande depuis la première initiation, jusqu’au Nec plus Ultra c’est de pratiquer la justice. Il est constant d’observer que l’hubris, la démesure frappe plus durement, « les gros » selon l’expression populaire, les riches et les puissants. Pourtant, les Sœurs et les Frères apprennent à garder la mesure dans leurs jugements ils sont les amis des riches et des pauvres pourvu qu’ils soient vertueux.

Ce n’est pas par hasard aussi que les Francs-maçons dans leurs rites et rituels s’inspirent du symbolisme de la construction, et en particulier de celle du Temple du Roi Salomon reconnu pour sa justice légendaire. Les grecs considéraient aussi l’hubris comme un outrage aux lois de la cité, à la sociabilité ce que nous appelons le vivre ensemble. Un outrage qui se manifeste par toutes les irrespects des lois démocratiques et toutes les incivilités. Ainsi dans les procès de ‘l’Aréopage’, les pierres brutes sur lesquelles se tiennent les accusés et les accusateurs étaient appelées pierres de l’hubris et de l’implacabilité.[3]  Tout rapport avec le travail maçonnique sur la pierre brute et le symbolisme maçonnique me semble néanmoins démesuré ou pas ?

Pour Aristote la pratique de l’outrage qu’il assimile à l’hubris vis-à-vis de quelqu’un va provoquer chez celui-ci, de la honte et sera ressenti comme une humiliation. L’outrage (hubris) consiste en des actes ou des paroles qui suscitent la honte de la victime, sans autre but que celui-ci et par plaisir (…) la cause du plaisir chez ceux qui outragent, est leur pensée qu’ils affirment, leur supériorité par leurs mauvais traitements. C’est pourquoi les jeunes et les riches sont enclins à l’outrage. Ils croient être supérieurs en outrageant. [4] Si les grecs anciens associaient l’hubris à la vengeance, notre société y associe en plus l’individualisme exacerbé par le plaisir de la célébrité, la propension à l’humiliation des plus faibles, ceux pour qui la mondialisation n’est que souffrance. Notre société de plus en plus archipelisée suivant le mot à la mode encourage l’hubris, les groupes se comparent, se jaugent, entre en compétition et pratiquent les uns envers les autres les outrages et les outrances jusqu’à l’irrespect même dans les titulatures nous appelons nos élus par leur prénom par exemple. Quand on se réfère aux enseignements du passé aux vertus intemporelles et universelles pour vivre au présent et éclairer l’avenir, nous devenons moins orgueilleux et plus humbles. L’antiquité grec c’est avant tout Platon, l’image du ‘Miracle Grec’ de la sagesse antique. La philosophie européenne n’est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon.[5] À propos de l’hubris Platon disait :

Amis, le dieu qui a dans ses mains, suivant l'antique parole, le commencement, la fin et le milieu de tous les êtres, va droit à son but parmi les révolutions de la nature; et il ne cesse d'avoir à sa suite la Justice, qui venge les infractions à la loi divine et à laquelle, modeste et rangé, celui qui veut le bonheur s'attache pour la suivre, tandis que tel autre, gonflé d'orgueil, exalté par la richesse, les honneurs ou encore la beauté physique attachée à la jeunesse et à la folie, enflamme son âme de démesure (μεθ᾽ὕβρεως); à l'en croire, il n'a besoin ni de maître ni de chef d'aucune sorte, mais se sent capable même de conduire autrui; celui-là reste abandonné de Dieu, et, à cause de cet abandon, il s'en adjoint d'autres qui lui ressemblent pour bondir désordonnément et tout bouleverser; beaucoup le prennent pour quelqu'un, mais il ne se passe pas longtemps avant qu'il donne à la Justice une satisfaction d'importance et se ruine de fond en comble avec sa maison et sa cité. (...) Quelle est donc la conduite qui plaît à Dieu et qui lui fait cortège ? Il n'y en a qu'une, un proverbe antique suffit à l'exprimer : au semblable, s'il garde la mesure, le semblable sera un ami, tandis que les êtres démesurés ne le sont ni entre eux ni aux êtres qui ont de la mesure. Or pour nous, la divinité doit être la mesure de toutes choses, au degré suprême, et beaucoup plus, je pense, que ne l'est, prétend-on, l'homme.[6]

La Franc-maçonnerie quant à elle, malgré son âge vénérable a su garder les précieux secrets que sont l’amélioration progressive et humble de l’homme pour en faire un humain capable de trouver sa place dans la société sans humilier ses Sœurs et ses Frères en maitrisant au mieux son orgueil conscient, conscient que le perfectionnement est sans fin que c’est donc une espérance qui dépasse l’espoir. C’est pourquoi, elle se déclare avec constance pour la défense de la justice, l’Amour de Dieu principe créateur et des hommes.

                                   

                                            Jean-François Guerry.

 

 

[1] Pindare- Theognis V 694 Pythiques II-V34

[2] Hésiode- Les Travaux et les Jours V 213-218.

[3] Démosthène contre Midias 47.

[4] Aristote – Rhétorique 1378b 23-29.

[5] Alfred North Whitehead – Procès et Réalité.

[6] Platon- Lois IV- 715 e – 716 b Dans traduction Edouard des Places Professeur à l’institut Biblique Pontifical (CUF Paris Les Belles Lettres 1951-1975.)

LE BLOG DE YANN. IMPERTINENCE ET PERTINENCE.
AMÉLIORATION DES FINANCES

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Les dépenses s’élèvent pour faire face aux revenus …  

Une loi d’airain des finances publiques sur un sujet d’actualité 

 

C’est une loi qui relève de l’expérience quotidienne ; son évidence éclate sitôt qu’on l’a énoncée, elle est aussi claire qu’elle est simple. Quand l’individu a une augmentation de salaire, sa femme et lui sont enclins à décider comment dépenser ce revenu supplémentaire : tant pour une police d’assurance vie, tant à verser au compte en banque, tant à former un capital pour les enfants. Ils feraient aussi bien de s’épargner cette peine, car aucun surplus n’apparaît jamais. Ce supplément de salaire est silencieusement absorbé, laissant la famille à peine à flot, et souvent, en fait, affligée d’un déficit qui a même augmenté. Les dépenses individuelles non seulement s’élèvent pour faire face au revenu mais tendent à le dépasser, et ont toutes les chances d’y parvenir. 

On reconnaît moins généralement que ce qui est vrai des individus est également vrai des gouvernements. Quel que puisse être le revenu, il y aura toujours le besoin impérieux de le dépenser. Mais entre les gouvernements et les individus, il y a cette différence essentielle, que le gouvernement prend rarement la peine de se demander même quel est son revenu. Si nous nous mettions à adopter dans les affaires privées les méthodes des finances publiques, il nous faudrait ignorer le total de notre revenu et ne considérer que ce que nous aimerions dépenser. Nous pourrions décider d’agrandir la maison, de faire l’acquisition d’un yacht et de longues vacances aux Bermudes. Tout cela, devrions-nous nous dire, constitue l’indispensable. Il ne resterait plus qu’à ajuster notre revenu pour faire face à ces simples nécessités ; et si nous faisons quelques économies, ce sera en ce qui concerne les impôts. Au contraire, un gouvernement qui appliquerait les méthodes des finances individuelles aux dépenses publiques commencerait par calculer ce que devrait être son revenu. Ayant tant à dépenser, combien faudrait-il allouer et à quelles et quelles dépenses ? Un gouvernement qui adopterait cette nouvelle méthode instaurerait une révolution dans les finances publiques.  

Mais il ne faudrait pas imaginer que la réforme des finances nationales ne rencontrerait aucune opposition. Le réformateur se heurtera, inévitablement, à une phalange aux rangs serrés de fonctionnaires des différents ministères. Leur opposition, bien que passive, sera redoutable. A toutes propositions d’un système de comptabilité acceptable, ils répondront avec un sourire apitoyé qu’on l’a essayé jadis, qu’on l’a trouvé sans intérêt et abandonné depuis longtemps. Ils se retireront alors devant un écran de fumée de mystères techniques, murmurant enfin que les finances publiques sont quelque chose de bien plus complexe que ce qu’on croit généralement. Les comptes ne peuvent pas mentir, mais les menteurs peuvent conter. 

Les attitudes hiératiques et ésotériques que l’on observe au Ministère des Finances ont amené à créer un terme spécial pour décrire leur culte : ésoterrorisme. Les fidèles de ce culte sont les ésoterroristes du Trésor. Au 18ème siècle, ces mêmes gens dissimulaient les mystères des finances derrière les complications du latin médiéval et des procès-verbaux calligraphiés au point que, déplorant « une façon si obscure de tenir les livres des comptes publics », le malheureux Turgot s’exclamait : « Je suis stupéfiait qu’à une époque aussi brillante, tout soit plongé dans de telles ténèbres ». Les ténèbres sont devenues, si tant est que la chose soit possible, plus sombres encore, car à la confusion originelle des comptes se sont ajoutés le babil des experts et le jargon de l’ENA. Après n’avoir été qu’un inconvénient, l’ésoterrorisme est en train de devenir rapidement une religion. 

Les forteresses de l’ésoterrorisme sont imprenables depuis le temps de Turgot. Parmi les broussailles qui entourent leur position, se trouvent les tombes de leurs attaquants de jadis, le baron Louis (1755-1837), Raymond Poincaré, ou plus récentes, celles d’Antoine Pinay, de Raymond Barre. Il y a également la tombe mutilée du contribuable inconnu en souvenir duquel, à chaque anniversaire de sa mort, les principaux ésoterroristes échangent encore une flèche empoisonnée. Qu’on n’aille pas croire que cette citadelle cèdera au premier assaut. Qu’on ne doute cependant pas qu’elle ne résistera pas au dernier. 

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Notes de lecture à partager - été 2024   

Régis Debray ; Bilan de faillite ; Gallimard ; 2018  

"Bilan de faillite", gauche droite rompez !  

Par ces temps politiquement agités, un homme de mon âge a des idées de testaments. J'ai donc dévoré Bilan de faillite, bijou d'écriture ciselée de Régis Debray, où l'humour et la mélancolie s'enroulent autour des aphorismes du ci-devant intellectuel-guérillero devenu Candide à sa fenêtre.  

   

A quoi s'intéresse cet excellent esprit ? A la transmission et à la mort ensuite. On me dit que Regis Debray est un homme de gauche. Je n'en doute pas, mais alors moi aussi, car je souscris entièrement à ses vues sur la transmission et la mort. Or je suis de droite, semble-t-il. Trouble sur la taxinomie. Ou alors c'est un homme de gauche de droite, et moi un homme de droite de gauche. Et si cela n'avait aucune importance, du point de vue de la vie de l'esprit politique ? S'il ne reste pour se classer à gauche ou à droite que les coordonnées socio-culturelles de chacun, être de gauche ou de droite relève d'une sorte de donnée sociologique qui ne forge ni le destin ni les conceptions politiques. Bouliste donc de gauche, golfeur donc de droite, ces différences pacifiques ne peuvent accoucher de grands drames historiques. La bipolarisation est devenue une respectable foutaise, à laquelle s'accrochent encore quelques identitaires de la guerre froide.  

 

La jonction opérationnelle se fait dans l'idée de transmission, de paternité, d'héritage. Ce qui nous reste des morts est vénérable, à conserver. La paternité, dont Régis Debray traite dans son Bilan de faillite, est cet art de la transmission qui n'est ni de gauche ni de droite : l'exercice d'être soi-même un objet d'histoire pour son enfant. Exercice compliqué, dans lequel il faut être une sommité légère, un ponte tout en finesse, un homme qui, tel le comte Mosca dans la Chartreuse, a "honte de son importance". 

YANN .

NOTRE HUBRIS

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Publié le par Jean-François Guerry
THIERRY DIDIER – DE L’HOMME PROFANE AU CHEVALIER KADOSCH.

THIERRY DIDIER – DE L’HOMME PROFANE AU CHEVALIER KADOSCH.

 

L

es titulatures maçonniques du Rite Écossais Ancien et Accepté, sont parfois déroutantes pour les profanes et même les Francs-maçons qui ont interrompus leur chemin maçonnique au 3ème degré de ce rite qui en comporte 33. Ce qui peut parfois rebuter mêmes les chercheurs de la Connaissance et de la Lumière les plus sincères.

Il y a plusieurs manières d’aborder les degrés initiatiques qui se succèdent. Soit individuellement limitant sa recherche et sa connaissance à chaque degré reçu ou communiqué, soit en transgressant pour étancher sa soif de connaissance et de spiritualité. C’est avec cette appétence à mon sens que l’on peut progresser sur la voie, ce qui ne signifie pas un renoncement ou un dédain quelconque pour les degrés acquis, sont-ils d’ailleurs acquis quand on mesure leur richesse ? Ainsi, le maçon effectue une progression spiralée et ne progresser qu’en s’appuyant sur les degrés qu’il maîtrise, il y a toujours des idées à découvrir derrière les symboles.

C’est à ce titre entre autres que l’ouvrage de Thierry Didier est original et essentiel. Il porte un regard sur l’articulation entre les degrés du Rite, découvrant dès lors leur cohérence dans un ensemble qui forme un corpus didactique, pédagogique et initiatique. Degrés qui chacun délivre individuellement une connaissance spécifique, mise en exergue par des moments forts, les chocs initiatiques que sont les cérémonies ou les communications et sont une partie du fil d’ariane que l’adepte a dès lors le désir de tirer. L’articulation entre les degrés leur donnent une Force plus grande, qui n’est pas un savoir, mais une émotion spirituelle. Peu à peu, pierre après pierre se construit une cathédrale de lumière. Le livre de Thierry Didier pourrait se suffire de cette Force, mais il va plus loin, il nous invite à puiser dans la nature source, matrice ce supplément d’âme et cet enrichissement de notre raison.

Le lecteur découvrira l’essentiel de la communication de chaque degré, qui lui permettra son interprétation personnelle et lui donnera l’envie de pour- suivre son chemin, à son rythme, à sa manière.

Ces éclairs de lumière rassemblés formeront dès lors une grande lumière, au point d’un nouveau jour, d’une nouvelle aurore.

 

                                            Jean-François Guerry.

 

À LIRE : De l’homme profane au chevalier Kadosch – Thierry Didier Éditions Symbolon.  

 

Pour préciser la méthode, l’intention, de l’auteur, ainsi que la densité de ses recherches personnelles je vous propose quelques extraits de l’introduction de son livre. Cela lève un peu le voile sur la richesse qui se trouve dans chaque chapitre du livre correspondant à chaque degré du rite ainsi que la cohérence de l’ensemble. À chaque degré une réflexion originale personnelle liée au vécu de son expérience. Le livre devient alors un instrument de travail pour l’initié qui veut approfondir la signification des rituels, et construire aussi sa réflexion personnelle. Il fera office de guide, de clé, de porte ouverte, sans imposer une norme. Il deviendra un instrument de travail pour l’initié tout au long de son parcours personnel.

                                            Jean-François Guerry.

 

LES EXTRAITS DE L’INTRODUCTION

 

J’ai été tout naturellement amené à m’interroger sur les relations qui existaient entre chaque degré maçonnique, et de voir combien ce « patchwork » apparent constituait en fait un continuum d’idées, de symboles et de principes constructeurs. (…) L’image commune utilisée ici est souvent celle du symbole et du symbolum, 2 morceaux dissemblables accolables en un seul, qui devient pour le coup homogène.

(…) Je m’appuierai aussi, de nombreuses fois, sur l’étymologie de certains mots, révélatrice souvent de sens cachés ou oubliés, (…) Je m’appuierai enfin et aussi sur de nombreuses phrases et sentences des instructions et des rituels des différents grades, qui portent, déjà, en eux le climat, l’orientation et l’intention voulu par les créateurs…

RÉSUMÉ ÉDITEUR

 

Après avoir abordé dans son ouvrage précédent comment mêler réflexion et initiatique à travers l’étude de thèmes généraux, de personnages et de concepts variés, l’auteur a été tout naturellement amené à s’interroger sur les relations qui existent entre chaque degré du Rite Écossais Ancien et Accepté, et de voir combien ce « patchwork » apparent constituait en fait un continuum d’idées, de symboles et de principes constructeurs. L’auteur a donc décidé de décrypter les rouages sémantiques, les articulations symboliques et les engrenages philosophiques qui permettent de comprendre ces notions fondamentales en franc-maçonnerie que sont la gradualité et la progressivité de l’enseignement et l’apport essentiel de ce que l’on nomme l’ésotérisme. Ce dernier terme n’a rien de nébuleux, au contraire, il permet d’affiner, de prolonger et d’améliorer le message initiatique, qui veut que l’Homme puisse et doive puiser dans la Nature un supplément d’âme et de Raison. Cette Nature n’est pas seulement celle portée par les règnes minéral, végétal et animal telle que le pressentaient les alchimistes d’antan et les philosophes des Lumières. Elle est plus sûrement le domaine de ce qui échappe à l’homme au moment où celui-ci se livre au moindre exercice mental, voire physique, qu’il formalise la plus infime pensée, le sentiment le plus ténu. Car il y a 2 façons d´aborder l´initiatique, la première est de considérer le corpus de chaque degré, ce qui fait donc leur spécificité, en traitant tout leur contenu propre, que l´on appelle l´instruction du grade : le risque encouru est d´établir une sorte de compilation, soit, nécessaire à une première appréhension, mais qui a maintes fois déjà été décrite dans la littérature. Les articulations que l’auteur définit dans ce livre prennent naissance en partie dans un contenu particulier, situé à mi-chemin entre la simple déclamation descriptive de signes, mots et attouchements, et leurs projections en termes de caps, propres à chaque grade. C’est pourquoi, lorsqu’il entrera dans le narratif particulier d’un degré, il privilégiera des éléments, soit, constitutifs du grade, mais en cherchant aussi à retrouver en leur sein ces mêmes articulations déjà mises en évidence entre les grades.

Son précédent livre, toujours disponible. Même éditeur.
THIERRY DIDIER – DE L’HOMME PROFANE AU CHEVALIER KADOSCH.
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